Qui est Jésus en islam ?
Jésus, en arabe 'Îsâ (عيسى), est l'un des plus grands messagers de l'islam. Le Coran le nomme trente-six fois, le plus souvent « 'Îsâ ibn Maryam », Jésus fils de Marie, et lui donne un titre qu'il ne donne à personne d'autre, al-Masîh, le Messie (3:45). Il est à la fois nabî et rasûl : prophète, et messager envoyé aux enfants d'Israël avec un Livre. Les chrétiens arabophones disent plutôt Yasû', mais c'est 'Îsâ que le Coran emploie.
La tradition le range parmi les cinq messagers dits « doués de fermeté », avec Noé, Abraham, Moïse et Muhammad. Il rappelle aussi que Dieu a « favorisé certains messagers par rapport à d'autres » et donné à Jésus « les preuves » et le Saint-Esprit (2:253).
Croire à Jésus fait partie de la foi du musulman, au même titre que croire à tous les envoyés : « Nous ne faisons aucune distinction entre eux » (2:136). Le Prophète Muhammad l'a rencontré, selon les récits de l'Isrâ' et du Mi'râj, au deuxième ciel, en compagnie de Jean-Baptiste (Yahyâ), tous deux accueillant leur frère en prophétie. Un hadith rapporté par al-Bukhârî et Muslim dit que les prophètes sont comme des frères nés de mères différentes, mais d'une même religion, et que le Prophète est le plus proche des gens du fils de Marie, car aucun prophète ne les sépare.
Cheikh Khaled Bentounès rappelle dans La place de Jésus dans l'islam que le respect pour lui et pour sa mère est présent dès les débuts de l'islam.
Marie et sa famille : la maison de 'Imrân
L'histoire de Jésus commence avant sa naissance, par celle de sa mère. Le Coran dit que Dieu a élu « Adam, Noé, la famille d'Abraham et la famille de 'Imrân au-dessus de tout le monde » (3:33). La femme de 'Imrân, que les commentateurs nomment Hanna, a fait un vœu : consacrer à Dieu l'enfant qu'elle porte. Elle accouche d'une fille et dit : « Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni » (3:36).
Marie est confiée à Zacharie, père de Jean-Baptiste. Chaque fois qu'il entre dans le sanctuaire, il trouve près d'elle de la nourriture : « Cela me vient d'Allah », répond-elle (3:37). Les anges lui disent ensuite : « Allah t'a élue et purifiée ; et Il t'a élue au-dessus des femmes des mondes » (3:42). Marie est la seule femme nommée dans le Coran, et une sourate entière, la dix-neuvième, porte son nom.
Le Coran lui rend d'autres hommages : elle « a préservé sa virginité » et a déclaré véridiques les paroles de son Seigneur (66:12). Avec son fils, elle devient un signe pour l'univers (21:91), un prodige à qui Dieu donne asile sur une colline dotée d'une source (23:50). Ses accusateurs l'appellent « sœur de Hârûn » (19:28), expression que les exégètes expliquent par un lien de lignée ou de piété avec Aaron, non par une parenté directe.
Ahmadou M. Kanté a rassemblé les versets qui parlent d'elle dans Comment Marie est-elle célébrée dans le Coran ? : l'article montre qu'elle est une humaine, qui mange, prie et redoute la calomnie, mais d'une exemplarité exceptionnelle.
L'annonce et la naissance virginale de Jésus
Le Coran donne deux récits de l'annonce. Dans la sourate de la famille de 'Imrân, les anges disent à Marie : « Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera al-Masîh, 'Îsâ, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah » (3:45). Marie s'étonne : « Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ? » La réponse est : « Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : Sois, et elle est aussitôt » (3:47).
La sourate Maryam précise la scène. Marie se retire en un lieu vers l'Orient ; Dieu lui envoie « Notre Esprit », qui prend la forme d'un homme parfait (19:17). Il vient pour lui faire don « d'un fils pur » (19:19). À sa question, il répond que cela est facile à Dieu, qui fera de l'enfant « un signe pour les gens, et une miséricorde » (19:21). Marie se retire, enceinte, en un lieu éloigné (19:22).
L'enfantement a lieu au pied d'un palmier. Seule et éprouvée, Marie souhaite être morte avant cet instant ; une voix lui dit de ne pas s'affliger : Dieu a mis à ses pieds une source, et le tronc du palmier fera tomber des dattes fraîches (19:24 et 19:25). Le Coran ne parle ni d'étable ni de crèche ; il ne fixe pas non plus de date, et les musulmans ne célèbrent pas la naissance de Jésus à une date précise.
Le Coran lit ce miracle comme un signe de la puissance de Dieu, non comme une preuve de divinité : « Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit : Sois, et il fut » (3:59). Quant au titre « fils de Marie », que le Coran emploie presque partout, l'article Jésus et l'islam : le fils de Marie y lit un rappel permanent de sa naissance sans père et de son humanité.
La parole au berceau
Marie revient auprès des siens avec l'enfant. Ils lui disent : « O Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! » et rappellent que ses parents étaient irréprochables (19:27 et 19:28). Marie ne répond pas : elle a voué un jeûne de parole (19:26) et fait un signe vers le bébé. « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? » disent-ils (19:29).
C'est alors que l'enfant parle : « Je suis vraiment le serviteur d'Allah. Il m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. Où que je sois, Il m'a rendu béni ; et Il m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakât ; et la bonté envers ma mère. Il ne m'a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant » (19:30 à 19:33).
Ces premières paroles disent déjà tout. Elles défendent l'honneur de Marie, sans que celle-ci ait à se justifier. Elles affirment que Jésus est un serviteur de Dieu avant d'être un prophète. Elles lui donnent une mission et des devoirs : la prière, l'aumône et la piété envers sa mère. Le Coran annonce le même miracle quand les anges parlent à Marie : Jésus « parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr » (3:46).
Le Coran conclut : « Tel est 'Îsâ, fils de Marie : parole de vérité, dont ils doutent » (19:34), puis il ajoute qu'il ne convient pas à Dieu de s'attribuer un fils (19:35). Il évoque ailleurs l'« énorme calomnie » contre Marie (4:156) : le berceau en est la réponse.
Sa mission, ses miracles et l'Injîl
Jésus est envoyé « aux enfants d'Israël ». Dieu lui enseigne « l'écriture, la sagesse, la Thora et l'Évangile » (3:48). Il se présente avec un signe : « Je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission d'Allah, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission d'Allah. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons » (3:49). La formule « par la permission d'Allah » revient à chaque miracle : la source de l'acte est Dieu, non Jésus. Au Jour dernier, Dieu lui rappellera ses bienfaits, dont ces miracles, et dira que les incrédules y virent « de la magie évidente » (5:110).
Le message de Jésus est celui de tous les prophètes. Il confirme la Tawrât et rend licite une partie de ce qui avait été interdit (3:50). Il dit : « Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-Le donc : voilà le chemin droit » (3:51). Et le Coran précise ce qu'il a reçu : « Nous lui avons donné l'Évangile, où il y a guide et lumière » (5:46). Dans les cœurs de ceux qui l'ont suivi, Dieu a mis « douceur et mansuétude » (57:27).
L'Injîl du Coran est une révélation que Jésus a reçue de Dieu. Selon la position classique, il n'est pas identique aux quatre évangiles actuels, qui sont des récits sur Jésus écrits après lui ; le Coran s'intéresse à ce que Jésus a enseigné : adorer un Dieu unique. Dans La figure de Jésus (paix sur lui) à la lumière du Coran et des hadiths, Ahmadou M. Kanté recense les qualités que le Coran lui reconnaît : serviteur de Dieu, prophète, messager, signe et miséricorde de Dieu, et seul à qui le Coran attribue la formule « je crée » pour les miracles accomplis avec la permission divine.
Enfin, Jésus annonce un messager à venir : « Je suis vraiment le Messager d'Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera Ahmad » (61:6). Pour les musulmans, Ahmad est l'un des noms de Muhammad. Les chrétiens ne partagent pas cette lecture, et les savants musulmans eux-mêmes rapprochent ce verset de la promesse du « Paraclet » de l'Évangile de Jean, sans que cette identification fasse l'unanimité.
Les apôtres et la table servie
Face à l'hostilité d'une partie des siens, Jésus demande : « Qui sont mes alliés dans la voie d'Allah ? » Les apôtres, en arabe al-hawâriyyûn, répondent : « Nous sommes les alliés d'Allah. Nous croyons en Allah. Et sois témoin que nous lui sommes soumis » (3:52). Il rapporte que Dieu leur a inspiré de croire en Lui et en son messager (5:111) et que, parmi les enfants d'Israël, un groupe crut tandis qu'un autre nia (61:14).
Un épisode porte le nom d'une sourate : la Table servie (al-Mâ'ida). Les apôtres demandent à Jésus si son Seigneur peut faire descendre du ciel une table servie. Il leur répond de craindre Dieu s'ils sont croyants (5:112). Alors Jésus prie : « O Allah, notre Seigneur, fais descendre du ciel sur nous une table servie qui soit une fête pour nous, pour le premier d'entre nous, comme pour le dernier, ainsi qu'un signe de Ta part. Nourris-nous : Tu es le meilleur des nourrisseurs » (5:114).
Dieu répond qu'Il la fera descendre, mais avertit : celui qui refuse ensuite de croire sera châtié comme personne d'autre (5:115). Le Coran n'en dit pas plus. Les exégètes ont raconté la suite de plusieurs façons, et certains pensent même qu'elle n'est pas descendue ; on retiendra surtout la leçon du texte : un signe demandé s'accompagne d'une responsabilité plus grande.
La tradition soufie a gardé de Jésus un portrait de maître spirituel, pauvre et doux, dont Tarif Khalidi a réuni les maximes dans une anthologie présentée dans Un musulman nommé Jésus.
Messie, Verbe, esprit venant de Dieu : les titres de Jésus
Le Coran donne à Jésus trois titres que n'a aucun autre prophète. Le premier est al-Masîh, le Messie (3:45). Le deuxième est « Sa parole qu'Il envoya à Marie », kalimat Allah, et le troisième « un souffle (de vie) venant de Lui », rûh minhu : « Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui » (4:171).
Pour les exégètes musulmans, la « parole » est l'ordre créateur « Sois » qui a donné naissance à Jésus sans père. Il est « parole de Dieu » parce qu'il a été créé par cette parole, non parce qu'il serait la Parole éternelle de la foi chrétienne. Le « souffle venant de Lui » se comprend de même : Dieu insuffle la vie, comme pour Adam, et le Coran dit aussi de Marie qu'elle reçoit un souffle de Dieu (66:12). Rachid Benzine et Christian Delorme montrent dans leur débat sur Jésus que ces trois titres croisent la foi chrétienne, mais que les musulmans ne leur donnent pas le même sens.
Le même verset ajoute une mise en garde adressée aux gens du Livre : « N'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité » (4:171). Il est suivi d'un rappel : « Jamais le Messie ne trouve indigne d'être un serviteur d'Allah » (4:172). D'autres versets reprennent le point : le Messie a demandé d'adorer Dieu, son Seigneur et le leur (5:72) ; il n'était qu'un messager, et sa mère une véridique, tous deux consommant de la nourriture (5:75).
La scène la plus forte se situe au Jour du Jugement. Dieu demande à Jésus s'il a dit aux gens de le prendre, lui et sa mère, pour deux divinités. Il répond : « Gloire et pureté à Toi ! Il ne m'appartient pas de déclarer ce que je n'ai pas le droit de dire ! » (5:116). Il ajoute qu'il n'a rien dit d'autre que ce que Dieu lui avait commandé : « Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur » (5:117). Le Coran critique ici une doctrine, non des personnes : il continue à appeler les chrétiens « gens du Livre ».
Jésus a-t-il été crucifié ? Sa mort, son élévation
Le Coran évoque la fin de la mission de Jésus en quelques versets. Il reprend la parole de ceux qui disent avoir tué le Messie, puis répond : « Ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude » (4:157). Le verset suivant poursuit : « Mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage » (4:158). Ailleurs, Dieu lui dit : « Je vais mettre fin à ta vie terrestre, t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru » (3:55). Les incrédules complotent, et Dieu fait échouer leur complot (3:54).
Le Coran ne dit pas comment s'est produit le « faux semblant ». Les commentateurs classiques ont proposé plusieurs explications. La plus répandue est que Dieu a donné la ressemblance de Jésus à un autre homme, qui a été saisi à sa place ; les récits varient sur son identité, un volontaire parmi les disciples selon une tradition, Judas selon une autre. Dans La Passion du Christ : le point de vue d'un musulman, l'auteur rappelle que le Coran ne nie pas qu'il y ait eu un complot contre Jésus ; il nie qu'il en soit mort.
Que signifie « mettre fin à ta vie terrestre » ? Pour la grande majorité des savants, Jésus n'est pas mort : Dieu l'a pris auprès de Lui, vivant, et il reviendra. Quelques savants anciens rapportent qu'il est mort puis a été élevé, et des penseurs réformistes du XXe siècle ont soutenu cette lecture. Le Coran ajoute que « il n'y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n'aura pas foi en lui avant sa mort » (4:159) : les exégètes se partagent entre sa mort à lui, au moment de son retour, et celle de chaque personne concernée.
Cette position sépare l'islam du christianisme, pour qui la croix est au cœur du salut. En islam, la mort de Jésus n'est pas une rédemption : chacun répond de ses actes devant Dieu, et le salut vient de la miséricorde divine. Le documentaire d'Arte « Corpus Christi » s'est interrogé sur ces versets ; Oumma en rend compte dans Pourquoi Jésus occupe-t-il une place exceptionnelle dans le Coran ?.
Le retour de Jésus à la fin des temps
Le Coran dit de Jésus qu'« il sera un signe au sujet de l'Heure » (43:61). De nombreux hadiths, dont certains rapportés par al-Bukhârî et Muslim, précisent cette attente : Jésus, fils de Marie, descendra avant la fin du monde. Il jugera avec équité, il mettra fin aux fausses doctrines et rétablira la justice. Le hadith dit qu'il « brisera la croix » et « tuera le porc », formules que les savants comprennent comme la fin des croyances erronées à son sujet. Un autre hadith, rapporté par Muslim, place sa venue au moment où apparaît l'imposteur, le faux Messie ad-Dajjâl, qu'il fera disparaître.
La doctrine du retour fait consensus chez les sunnites, au point que beaucoup la rangent parmi les signes majeurs de l'Heure. Elle est présentée comme une espérance : les temps messianiques annoncent la paix, l'abondance et la justice ; Cheikh Khaled Bentounès parle d'un cycle qui s'achève et d'un renouveau. Les récits ajoutent que Jésus vivra un temps sur terre, puis mourra. Dans leur débat, Rachid Benzine rapporte la tradition selon laquelle il serait enterré à Médine, près du Prophète ; c'est une tradition, non un texte du Coran.
Ce retour ne fait pas de Jésus l'auteur d'une nouvelle religion. La tradition dit qu'il suivra la loi de Muhammad, le « dernier des prophètes » (33:40), et non une loi nouvelle. C'est aussi ce qu'exprime le hadith où le Prophète dit n'avoir aucun prophète entre Jésus et lui. Pour les soufis, Jésus est le maître de la douceur, de la pauvreté et de l'amour.
À Houston, l'association Gain Peace a fait afficher sur de grands panneaux que « les musulmans aiment Jésus » : Oumma en rend compte dans Les musulmans aiment Jésus. Pour le détail des signes de la fin des temps, voir la page sur le Jour dernier.
Islam et christianisme : ce qui rapproche, ce qui distingue
Les deux religions honorent Jésus, Marie et la naissance virginale, croient à ses miracles, à son enseignement moral et à son retour. Elles divergent sur trois points. Pour le christianisme, Jésus est le Fils de Dieu, Dieu fait homme ; pour l'islam, il est un serviteur et un messager, et Dieu est absolument un (tawhid). Pour le christianisme, sa mort sur la croix rachète les hommes ; pour l'islam, elle n'a pas eu lieu. Christian Delorme et Rachid Benzine reconnaissent cet écart, mais s'accordent sur le Jésus-homme, proche des plus souffrants.
Le Coran nomme les chrétiens « gens du Livre ». Il dit que « les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent : Nous sommes chrétiens », car il y a parmi eux des prêtres et des moines qui ne s'enflent pas d'orgueil (5:82). Il promet une récompense à quiconque croit en Dieu, au Jour dernier et fait le bien, qu'il soit juif, chrétien ou sabéen (5:69), et invite les gens du Livre à « une parole commune » : n'adorer que Dieu (3:64). Il faut lire ces versets avec ceux qui critiquent la divinisation de Jésus : ils visent une doctrine, non des personnes.
L'histoire a gardé des gestes forts. Les premiers musulmans persécutés ont trouvé refuge auprès du roi chrétien d'Abyssinie. Une délégation chrétienne de Najrân, reçue à Médine par le Prophète, a pu prier dans sa mosquée, selon les récits de la Sîra.
Aujourd'hui, la question de Jésus revient à chaque fin d'année : Oumma a publié Le musulman peut-il fêter Noël ?, un article qui défend une position permissive, que d'autres savants contestent. Les avis divergent, et cette page ne tranche pas. Pour aller plus loin dans le dialogue, voir Le Christ dans l'islam et le débat islamo-chrétien, de Fouad Nohra, et Jésus, l'étranger !, de Christian Chevalier. La page générale sur les prophètes situe Jésus parmi les autres envoyés ; celle sur les livres révélés explique ce que sont la Tawrât, l'Injîl et le Coran.





















