Dans le hadith de Gabriel, lorsque l'ange demande au Prophète ce qu'est l'islam, la réponse énumère cinq actes : témoigner qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Muhammad est Son messager, accomplir la prière, verser la zakât, jeûner le mois de Ramadan et accomplir le pèlerinage à la Maison sacrée si l'on en a la possibilité. Ce sont les « piliers », au sens des soutiens de l'édifice de la pratique. Ils s'ajoutent aux six articles de la croyance présentés dans la partie sur les piliers de la foi.
Le premier pilier, la chahada, est l'attestation de foi : elle exprime l'unicité de Dieu et la mission du Prophète. Elle est la porte d'entrée dans l'islam. Le deuxième, la prière, est accomplie cinq fois par jour, après les ablutions, en direction de La Mecque ; le vendredi, la prière de midi se fait en commun à la mosquée. Les horaires de prière sont donnés par ville sur Oumma, et l'article sur les ablutions détaille les gestes préalables.
Le troisième, la zakât, est une aumône obligatoire prélevée chaque année sur l'épargne au-delà d'un seuil appelé nisâb. Elle est destinée aux personnes dans le besoin et à d'autres catégories prévues par le Coran. Le dossier La zakât ou le régime de protection sociale en islam en explique la logique. Le quatrième, le Ramadan, est le jeûne du neuvième mois lunaire, de l'aube au coucher du soleil, mois de la révélation du Coran, qui s'achève par l'Aïd al-Fitr. Le cinquième, le pèlerinage, ou hajj, se déroule à La Mecque au mois de dhû al-hijja ; il est obligatoire une fois dans la vie pour celui qui en a la capacité physique et financière. La 'umra, ou petit pèlerinage, peut se faire toute l'année.
Ces actes ne sont pas de simples obligations : chacun a un sens intérieur. Le grand maître soufi Ibn 'Arabî en propose une lecture spirituelle dans Les cinq piliers de l'islam, et l'article sur le sens du pèlerinage ou l'introduction au jeûne montrent ce travail de l'âme que les rites accompagnent.
Les modalités détaillées (durée de la prière, conditions du jeûne, dispenses) varient selon les écoles juridiques, ce qui explique que l'on puisse trouver des pratiques légèrement différentes d'un pays à l'autre. Les situations particulières, comme la maladie, le voyage ou la pauvreté, donnent lieu à des allègements prévus par la loi religieuse. La page sur la charia et le fiqh explique comment ces règles se construisent.
