Au programme d''Islam aujourd'hui, un entretien avec Hichem Elarafa, directeur de l'institut Oussoul Eddine qui revient notamment sur la détermination du premier jour du mois de Ramadan..
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22 juin 2014 à 12 h 00
Au programme d''Islam aujourd'hui, un entretien avec Hichem Elarafa, directeur de l'institut Oussoul Eddine qui revient notamment sur la détermination du premier jour du mois de Ramadan..
Transcription intégrale de la vidéo
As-salamu alaykum wa rahmatullah. « Islam aujourd'hui » a le plaisir d'accueillir cheikh Hicham El Arafa, directeur de l'Institut Oussoul Eddine à Saint-Denis.
Suhail NajmiAs-salamu alaykum wa rahmatullahi wa barakatuh. As-salamu alaykum, cheikh.
Hicham El ArafaWa alaykumu s-salam wa rahmatullah wa barakatuh.
Suhail NajmiJ'ai le plaisir de vous accueillir aujourd'hui au sein de nos studios.
Hicham El ArafaMoi aussi, merci.
Suhail NajmiMerci d'avoir accepté notre invitation.
Hicham El ArafaJe vous remercie également.
Suhail NajmiAlors, donc vous êtes cheikh diplômé de l'étude de l'Université islamique de Riyad. Vous êtes imam, conférencier et acteur au quotidien au sein de la communauté musulmane depuis plus de 30 ans aujourd'hui.
Hicham El ArafaC'est ça.
Suhail NajmiAlors aujourd'hui, le thème que je voulais évoquer, c'était justement : dans quelques jours, le mois de ramadan va débuter. Comment identifie-t-on, justement, le début de ce mois de ramadan ?
Hicham El ArafaAlors, bismillahi r-rahmani r-rahim, al-hamdu lillah, wa salatu wa salamu ala rasulillah. Alors, comment on l'identifie ? C'est comme pour toute démarche, le musulman a le réflexe d'aller d'abord regarder ou dans le Coran, ou dans les hadiths du Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, et ses enseignements, de quelle manière il doit agir, surtout lorsqu'il s'agit d'une action par laquelle il veut se rapprocher de Dieu, sachant que toutes les actions du musulman dans sa vie quotidienne peuvent aussi devenir un acte d'adoration. Eh bien, quand on revient à nos sources, je me contenterai juste de cette référence-là, ce hadith qui est très explicite et qui est authentique, dans lequel le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, disait : « Sumu li ru'yatihi », jeûnez lorsque vous voyez la nouvelle lune, le nouveau croissant du mois. « Wa aftiru li ru'yatihi », et rompez votre jeûne, à la fin du mois, également lorsque vous voyez la nouvelle lune. « Fa in ghumma alaykum », si jamais, une fois, le ciel s'avère couvert et que vous ne réussissez pas à le voir, « fa akmilu al-iddata thalathina yawman », donc dans ce cas-là, considérez que le mois en cours, dans lequel vous êtes, ne s'arrête pas à 29 jours et prolongez encore le mois d'un 30e jour, et puis vous jeûnerez le lendemain.
Suhail NajmiD'accord.
Hicham El ArafaDonc ce hadith-là établit d'abord le procédé qui a été admis et appliqué par la communauté musulmane pendant 14 siècles, c'est-à-dire observer chaque année au début du mois du ramadan, à la fin du mois du ramadan, l'apparition de la nouvelle lune, sachant que cette observation se fait le 29e jour du mois, puisque le mois lunaire compte ou bien 29 jours ou 30 jours, 29 et demi et donc on arrondit, etc., à 30. Et donc c'est ce procédé-là qui est admis par le commun des musulmans. Depuis un certain temps déjà, au sein du fiqh, la jurisprudence islamique traditionnelle, il y a eu à un moment donné, lorsque les musulmans ont développé une civilisation et des sciences diverses s'étaient développées, donc y compris l'astronomie, certains savants se posaient la question : si jamais on réussit à déterminer la l'apparition de la nouvelle lune non pas par une vision, mais par un calcul astronomique, est-ce que ce procédé serait admis ou non ? La majorité des des savants musulmans étaient très réticents par rapport à à ce procédé, et donc le commun des des savants et des musulmans et des écoles étaient restés donc sur ce procédé. Bien sûr, autour de lui, il y a des petits détails techniques qui ont fait des divergences ou des différences de point de vue. Si jamais, par exemple, la nouvelle lune se voit ici, quelque part sur Terre, dans un pays musulman ou un endroit où vivent des musulmans...
Suhail NajmiHmm.
Hicham El ArafaEst-ce que cette vision-là serait à suivre, à admettre par tous les musulmans ou non ? C'est une question qui s'était posée sur lesquelles les savants ne sont pas d'accord, et donc ils laissent une possibilité de d'admettre ou l'un ou l'autre de ces deux positions. Il y en a qui disent oui, une fois que certains le voient, du moment que c'est établi, eh bien on suit, tout le monde musulman doit suivre. D'autres qui disent que non, on peut se limiter à la région dans laquelle il a été vu, et les autres attendront de de voir à leur tour, ou de finir le mois en cours en 30 jours. Donc c'est ça le procédé classique, disons, qui a été adopté par...
Suhail NajmiJe pose là une question qui est donc, toujours sur l'observation visuelle de la nouvelle lune : que penser de ceux qui, à partir de la France, suivent, on va dire, un pays d'origine en disant « Ben moi je suis, par principe, et puis c'est comme ça chaque année, la Turquie », ou « Je suis, par principe, La Mecque » ?
Hicham El ArafaAlors, une position comme celle-là est une position qui se base sur une tradition plus que toute autre chose. Elle ne repose ni sur des hadiths, ni sur une argumentation purement religieuse, mais elle se base sur une sur des traditions, des habitudes. On a pris l'habitude de jeûner là-bas quand on était dans notre pays d'origine, en jeûne ensemble avec le pays, et donc même loin du pays, on jeûnera avec le pays. Entre guillemets, techniquement, cette position ne tient pas la route. Pour quelle raison ? C'est que si on l'adopte, on devrait l'adopter pour les horaires de prière, par exemple. Lorsque mon pays fait la prière du maghrib, du coucher du soleil, je devrais moi aussi faire la prière du maghrib, même si je suis à 4 heures encore du coucher du soleil. Or aucun ne fait ça concernant les horaires de prière. C'est curieux d'adopter cette cette...
Suhail NajmiEt c'est la même réponse pour ce qui est de suivre le le lieu saint en disant : « La Mecque commence demain, je commence de la même manière en France. » C'est aussi...
Hicham El ArafaAlors, ça, ça pourrait peut-être, logiquement, c'est la même chose.
Suhail NajmiHmm.
Hicham El ArafaAlors, mais on peut voir, ou certains pourraient voir aussi cette attitude sous quel angle : ils pourraient s'inscrire peut-être dans cet angle de vue qui dit que lorsqu'un pays le voit, eh bien le commun des musulmans doivent s'aligner sur cette vision-là. Alors, c'est vrai que cette question de quand il y a divergence, comment se positionner, c'est une question qui qui mérite une une réflexion. Mais il y en a en tout cas qui qui s'alignent certainement sur cet avis de savants qui disent qu'une vision, elle est valable pour toute la planète, ou du moins pour toutes les régions qui ont qui s'inscrivent dans les mêmes fuseaux horaires, et donc qui ont une partie de la nuit en commun, ou une partie de la journée en commun, et mais ce n'est pas cet avis, dans les faits aujourd'hui, n'est pas un avis qui est applicable. Dans les faits, on voit que les pays, chacun de son côté, va observer...
Suhail NajmiEn autonomie, ouais.
Hicham El ArafaVoilà, d'une manière indépendante des autres pays. Et on écoute les informations qui viennent d'ailleurs, mais généralement on on va observer pays par pays l'apparition de la nouvelle lune.
Suhail NajmiD'accord. Alors, pour revenir à un autre point concernant le calcul astronomique de de et donc la date par avance, la connaissance de la date par avance de de de la nouvelle lune. C'est un avis minoritaire. Pour autant, en France, c'est un avis qui qui existe. Qu'est-ce qu'il faut en penser ?
Hicham El ArafaAlors, c'est vrai que c'est bien de comprendre déjà comment on peut voir cette question du recours à un outil autre que la vision du point de vue de l'islam. Ceux qui optent pour le premier hadith que j'ai cité, donc eux, ils rejettent tout autre outil, tout autre procédé. Bien sûr, il n'y a pas que un hadith que le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, a prononcé à ce sujet. J'ai synthétisé en citant le hadith principal sur lequel se base ce point de vue. Parmi les hadiths aussi authentiques que le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, avait dit, il avait dit un jour que « nahnu ummatun ummiyyah », nous sommes une communauté d'illettrés, donc « la naktub wa la nahsib », qui ne sait pas écrire, qui ne sait pas lire. Entre parenthèses, bien sûr, il faut comprendre par là : lorsqu'il dit « nous sommes une communauté », il ne parle pas de sa communauté depuis son sa vie à lui jusqu'à la fin des temps, parce que dans les faits, dans la réalité, la communauté musulmane n'est pas restée tout le temps comme ça illettrée. Elle est devenue lettrée, et c'est elle-même qui qui exportait, en quelque sorte, ses connaissances autour d'elle, mais il parlait de son époque. « Ummah ummiyyah », qui ne sait ni écrire ni lire, et donc, dans la suite du hadith, il disait que « ash-shahru hakadha wa hakadha wa hakadha », le mois, c'est 10 + 10 + 10, en montrant ça avec ses doigts, avec ses mains, « ou bien hakadha wa hakadha wa hakadha », ou 29. Eh bien, en partant de ce hadith-là, d'autres savants ont dit : puisque le fait de définir le mois de cette manière-là était lié à une époque où la communauté musulmane n'avait pas cette connaissance, on peut en tirer que le jour où le les conditions changent et que on maîtrise la la connaissance de de ce mouvement de de la lune, eh bien, on peut suivre cette connaissance-là. Bien sûr, cet avis existe, tient la route également, il a ses arguments, même s'il est minoritaire. Des fois, ça peut être l'avis d'un seul savant, il peut avoir il peut être plus pertinent que des écoles entières. Dans le l'histoire de la jurisprudence, on a des centaines d'exemples comme ça. Il y a des positions sur lesquelles, par exemple, un savant, Ibn Taymiyyah, rahimahullah, était seul contre toutes les écoles, et pourtant son avis s'est montré beaucoup plus plus pertinent et et le l'évolution du fiqh a fini par se rallier sur son avis à lui. Donc cet avis existe. Et son argumentation, elle tient la route. On ne peut pas la rejeter comme ça pour dire « Non, c'est faux, c'est une bid'ah », etc. Ça, c'est facile à dire, mais ce n'est pas une analyse profonde de la question. D'autant plus aussi que cet univers, Allah subhanahu wa ta'ala, Il l'a créé d'une manière parfaite. Il nous dit dans sourate Al-Mulk, en nous renvoyant à méditer et regarder l'univers : « Farji'i l-basara hal tara min futur », regarde bien le le ciel au-dessus de ta tête, est-ce que tu verrais la moindre faille ? Regarde une deuxième fois, tu ne verrais aucune faille. Donc cet univers, il est très précis. Il est parfait, tout simplement. Il est parfait. Et aussi bien les mouvements du soleil que les mouvements de la lune. C'est-à-dire que, dans le Coran, Allah subhanahu wa ta'ala nous dit : « Aqimi s-salata li duluki sh-shams », accomplis la prière lorsque tu vois le déclin du soleil. Et malgré ça, aujourd'hui, les musulmans ne vont plus regarder ni le soleil ni l'ombre du soleil comme on faisait avant, mais on a des calendriers tous et qui sont faits à partir de calculs.
Suhail NajmiAlors, certains, d'un point de vue pratique, disent : avoir un calendrier et connaître à l'avance ces dates nous permet aussi de réserver pour l'Aïd la la salle où la prière va être fêtée tous ensemble. Et ça permet aussi, d'un point de vue sociétal, de s'inscrire dans le temps, puisque tout est planifié. Pourquoi cela ne le serait pas ? Qu'est-ce qu'on doit penser de cette de cet avis qui semble être pratique, elle semble être guidée par la pratique ?
Hicham El ArafaJe comprends la considération pratique de ceux qui qui l'évoquent. Malheureusement, autour de nous aujourd'hui, les musulmans ne voient pas tous les choses de cette manière-là, et il y a quelque chose dans la psychologie du musulman qui est bonne mais qui peut être mal utilisée des fois, c'est que l'argumentation en matière de religion, elle ne repose pas d'abord sur des considérations pratiques, mais elle repose d'abord sur des références. Je ne peux pas dire, par exemple, aujourd'hui que, dans nos mosquées, la prière de l'icha, là, aujourd'hui, elle est autour de 23 h 30, ça fait tard, la plupart des gens travaillent, tiens, tant qu'à faire, on peut faire la prière de l'icha à 22 h. On peut l'arrêter à 22 h. Ou bien comme avait dit un jour quelqu'un, il avait dit que la prière du vendredi se faisait lorsque les gens reposaient le vendredi, aujourd'hui on repose dimanche, tiens, pourquoi ne pas la décaler le dimanche ? On peut penser en termes de d'argumentation de considérations pratiques, mais ce n'est pas le le la l'approche ou ce n'est pas la considération première. Elle doit on peut y faire on peut les prendre en compte à condition que ça ne s'oppose pas avec des considérations purement religieuses. Moi, je pense que ce qui est important dans tout ça, c'est peut-être ce que ce qui est important aussi à ce que le commun des musulmans comprennent. Et personnellement, je pense pas seulement le commun des musulmans, mais même ceux qui aujourd'hui se mettent en avant et annoncent un avis s'alignant sur un procédé ou un autre, c'est de voir qu'est-ce qui est, du point de vue de l'islam, le plus important ? Est-ce le souci de la précision que me laisserait ou que me donnerait le calcul scientifique ? Ou est-ce le souci de la fidélité 100 % à un procédé adopté à l'époque du Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, même si dans mes références, je n'ai pas une interdiction explicite de de de voir autre chose ? Est-ce que c'est l'un ou l'autre qui est plus important ? De ce que je sais, de comment je comprends les hadiths du Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, je sens que en islam, il y a une autre considération qui est plus importante, qui est plutôt l'union des musulmans. Ce qu'il faut savoir, c'est que aujourd'hui, les uns et les autres défendent des procédés pour dire que celui-là, il est plus solide, entre guillemets.
Suhail NajmiIls défendent des procédés, ils disent aussi que ce qui me guide, c'est c'est la volonté d'unir. Vous voyez ?
Hicham El ArafaD'accord, mais je ne comprends pas comment on divise en voulant unir.
Suhail NajmiBien sûr.
Hicham El ArafaSi, alors on unit lorsque on est prêt à à échanger, et puis quand je vois une sorte de blocage, je vois quelle est ma marge de manœuvre que mes références me donnent, et je me montre prêt à faire des aménagements, des concessions...
Suhail NajmiHmm.
Hicham El ArafaAfin d'unir, en restant dans mes références. Mais si je prétends unir et je me barricade en quelque sorte sur des références et je ne veux rien entendre, je dis : « Oui, je veux bien qu'on s'unisse...
Suhail NajmiHmm.
Hicham El ArafaAutour de mon avis. » Je ne vois pas comment on unit. Mais je pousse l'autre aussi à adopter la même la même position. Or, comme j'ai dit, je sens que ce qui nous paraît nous la considération la plus importante, c'est d'être sûr que je jeûne le bon jour, le jour où le mois a commencé. Eh bien, dans nos références, Allah subhanahu wa ta'ala ne nous dit pas ça. Il nous donne une marge d'erreur. Vous savez, un hadith, le hadith de tout à l'heure que j'ai cité, lorsque le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, nous dit : « Allez observer la lune. Si jamais le ciel est couvert, eh bien continuez le mois en cours en 30 », en sachant que le 29e jour lorsqu'on va observer la lune, si le ciel est couvert, en termes de taux de probabilité, il y a 50 % que le la lune soit là, derrière, et pourtant le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, nous dit : « Ne jeûne pas. Continue 30 jours. » Ça veut dire que la lune, elle est là, mais comme je ne la vois pas, eh bien je ne vais pas jeûner le jour.
Suhail NajmiDonc l'attitude, on voit plutôt la la simplicité, elle se situe là.
Hicham El ArafaVoilà, et donc il me donne une marge d'erreur. Si bien sûr à la fin de ce mois du ramadan que je vais jeûner, je vais voir la nouvelle lune du mois d'après au bout de 28 jours, il me dit : « Tu arrêtes, tu fais le l'Aïd, et puis quelques jours après, comme le mois ne peut pas être 28, eh bien tu rattrapes un jour et c'est tout. C'est pas une histoire. »
Suhail NajmiC'est tout. D'accord. Alors, une question très pratique, cheikh Hicham. On a tous été tiraillés l'an dernier, en tout cas je l'ai vécu ainsi, beaucoup de manautes et d'internautes également, par les SMS qui affluent qui affluent le soir, la nuit du doute, où la mosquée du coin, nos amis, nos parents, les fidèles d'autres communes et villes environnantes prêchent ou poussent des des SMS qui sont contradictoires quant au fait de demain ça démarre demain ou ça démarre le jour d'après. Moi, en tant que croyant, ça me ça me je suis désolé, même si je comprends les finalités et la la la l'attitude à à adopter, mais cet instant-là, il est il est difficile il est dur à vivre. Quel doit être mon mon comportement ? Quelle attitude est-ce que je dois adopter si ça se représente ?
Hicham El ArafaAlors, c'est possible que ça se que ça se représente cette année ou une autre année, malheureusement. Vu le la configuration, ça peut se représenter encore. Il y a un hadith important dans lequel le Prophète, sallallahu alayhi wa sallam, disait : « As-sawmu yawma tasumun, wal-fitru yawma tuftirun. » Le jeûne commence, débute le jour sur lequel vous vous entendez, le jour dans lequel vous jeûnez ensemble. Et il s'arrête le jour sur lequel vous vous entendez, ou le jour où vous rompez ensemble. On peut dire : « Mais qu'est-ce que ça veut dire ? C'est un peu c'est un peu un cercle fermé. » Eh bien, les savants, pour interpréter ce hadith, ils disent quoi ? Ils disent : si quelqu'un, par exemple, admettons, il a vu, lui, la nouvelle lune, et puis il est allé témoigner, on n'a pas accepté, pour X raisons, son témoignage. Lui, il est sûr. Il a vu, il a l'information. Il fait quoi ? Il a une certitude. Il suit sa certitude ou il reste dans la communauté ? Eh bien, il reste dans la communauté et il ne jeûne pas. Il suit la vie de la communauté. Moi, ce que je conseille aux frères, aux sœurs, aux musulmans qui se trouveraient dans cette situation, eh bien c'est que ce jour-là, j'éteindrai mon portable. Je ne reçois aucun SMS. J'appellerai la mosquée de la ville dans laquelle je vis, je vois qu'est-ce que elle adopte comme avis, et je m'aligne sur la sur la mosquée, et je vis mon jeûne avec la mosquée. Si chacun de nous fait ça, au moins on sera unis autour de nos mosquées, que voilà, exactement.
Suhail NajmiLocalement.
Barakallahu fik, cheikh, pour votre pour ce dialogue, pour votre présence. À très bientôt, insha'Allah.
Hicham El ArafaInsha'Allah.
Suhail NajmiWa as-salamu alaykum wa rahmatullah et à très bientôt, insha'Allah.
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