« Je suis stupéfié », confie l’ancien Premier ministre, qui rapproche les déclarations d’Édouard Philippe de celles du Rassemblement national. Pour lui, compter devant sa télévision « les petits enfants blancs, les petits enfants noirs, les petits enfants arabes » n’a rien d’anodin dans un pays où la République est « une et indivisible ». Il déplore que les responsables politiques ne mesurent pas suffisamment la portée de leurs paroles.
Villepin conteste également la référence à Charles Péguy utilisée par Édouard Philippe. Il rappelle que les mots de l’écrivain invitaient à regarder en face l’injustice faite à Alfred Dreyfus. Les invoquer pour désigner des personnes issues de l’immigration comme responsables de violences lui paraît « très dangereux ».
Avec la sagesse que lui inspire l’expérience, Dominique de Villepin défend une France ouverte, où chacun a sa place sans être renvoyé à ses origines. Son rappel tient en quelques mots : « Les mots ont un sens. » Une responsabilité qui engage d’abord ceux qui aspirent à diriger le pays.
<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">« Ça pourrait être un membre du Rassemblement national qui s’exprimerait comme ça » : Dominique de Villepin interpelle Édouard Philippe https://t.co/7CoiviO3oR</p>— Oumma.com (@oumma) <a href="https://x.com/oumma/status/2118635500575883301?ref_src=twsrc%5Etfw">November 6, 2026</a></blockquote>
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