Shakeel SiddiqAs-salamu alaykum. Bienvenue à tous et à toutes sur le plateau de votre émission Islam aujourd'hui. Nous allons parler ensemble du terme charia qu'on va essayer de comprendre grâce et à travers l'intervention de notre invité cheikh Zakaria Siddiqi que vous connaissez maintenant. Cher Zakaria, as-salamu alaykum.
Cheikh Zakaria SeddikiWa alaykumu as-salam wa rahmatullah.
Shakeel SiddiqDonc, cher Zakaria, vous êtes président d'Acerfi, de La Maison des Savoirs, docteur à l'EPHE, directeur de l'IMED. Donc, c'est beaucoup d'activités, que Dieu vous facilite dans vos projets. On a de nombreuses questions. Tout d'abord, on aimerait, on va y arriver, que vous définissiez le terme charia, et puis que vous nous expliquiez si la charia peut apporter des solutions aux enjeux politiques internationaux qui touchent le monde musulman aujourd'hui. Mais avant de soulever la première question, j'aimerais revenir sur la dernière émission qu'on a faite ensemble et qui portait sur la bid'ah, l'innovation religieuse. Il y a eu une question qui a été soulevée que j'ai reçue par plusieurs personnes, et donc cette question est la suivante, qui me semble d'ailleurs très très pertinente, donc dans le monde arabe, dans le monde musulman, les imams, le vendredi, invoquent Dieu pour leur gouverneur, pour les chefs qui les dirigent sur le plan politique, alors qu'ils soient d'accord ou pas. C'est comme ça que ça se passe. Alors, est-ce que ça aussi, c'est une innovation ? Ou est-ce que c'est quelque chose de permis, de tolérable ? Si vous pouvez nous expliquer ça, et puis ensuite on passera au thème de la charia.
Cheikh Zakaria SeddikiAl-hamdu li-l-lâh wa as-salat wa as-salam 'ala rasûli-l-lâh. C'est une question ancienne puisque les gouverneurs de l'époque essayaient de soumettre à leur service, à leur autorité, à leur légitimité, les différents les différentes personnalités religieuses pour que la population accepte leur pouvoir. Et la majorité des des religieux, c'est-à-dire les imams qui faisaient des sermons de vendredi, étaient obligés de faire des douas, donc des invocations pour les les souverains, les gouverneurs, des rois, des princes, des califes et ainsi de suite. Et ça a continué jusqu'à aujourd'hui. Et et et échapper à cela, les les mosquées qui étaient guidées, dirigées par des imams d'opposition. Donc des fois, ces imams opposants faisaient des invocations contre les les gouvernements établis. Cela a posé donc un problème pour les juristes. Parce que à l'époque du Prophète (salallahu 'alayhi wa sallam), cela ne se faisait pas. D'où, malgré que le Prophète est à la place la plus haute dans la la la communauté musulmane.
Et donc, les savants ont débattu et certains comme l'imam Izz ibn Abd al-Salam, qu'on appelle le sultan des oulémas, des savants, l'imam Châtibi ou d'autres, ont jugé que cela était une innovation mauvaise et blâmable parce qu'elle parce qu'elle octroie, parce que l'imam octroie par cette invocation une dimension religieuse à un au gouverneur, au roi, et donc ça ça a flouté le le l'exercice du pouvoir de ce de ce de ces souverains et et et la population n'arrivait plus à distinguer ce qui était religieux dans les comportements et ce qui ne l'était pas. C'est pour cela qu'ils ont dit : il ne faut ni faire pour le souverain des des invocations, ni contre lui. Et mais il il
Shakeel SiddiqRester neutre politiquement.
Cheikh Zakaria SeddikiPolitiquement, on n'a pas à utiliser le la chaire du du donc de l'imam
Shakeel SiddiqDe l'imam.
Cheikh Zakaria Seddikipour soutenir ou s'opposer à une à une autorité politique. Par contre, on peut faire des invocations privées, c'est-à-dire lorsque la personne est seule avec Dieu dans sa prosternation. Il n'y a pas utilisation, dans il y a au contraire l'esprit de la sincérité qui vient conforter cette position. Donc, il il appelle à faire des invocations dans la prosternation et et c'est ça la solution qui doit, à mon sens, être répandue pour éviter toute manipulation et exploitation politicienne de du prêche du vendredi pour ou contre tel ou tel souverain.
Shakeel SiddiqDonc si je comprends bien, à l'heure d'aujourd'hui, donc un imam dans une un imam dans une mosquée, donc à l'étranger, qui est en train d'invoquer Dieu pour le chef de son gouvernement, il est en train de faire une innovation blâmable ?
Cheikh Zakaria SeddikiÀ mon sens, oui.
Shakeel SiddiqEn conclusion.
Cheikh Zakaria SeddikiÀ mon sens, oui.
Shakeel SiddiqÀ votre sens, oui. D'accord. Donc il y a beaucoup de de
Cheikh Zakaria SeddikiEt aussi pour celui qui fait contre lui.
Shakeel SiddiqOu bien qui fait contre lui. Voilà, il faut aller dans les deux sens.
Cheikh Zakaria SeddikiOui.
Shakeel SiddiqBien sûr.
Cheikh Zakaria SeddikiEt aussi ce n'est pas uniquement le gouverneur qui l'exploite, mais aussi l'opposition des fois.
Shakeel SiddiqVous l'avez bien expliqué, oui. L'opposition qui exploite, oui. Très bien. Alors merci pour ces éclaircissements. Donc on va clôturer définitivement le sujet qui porte sur la bid'ah. Et on va s'intéresser
Cheikh Zakaria SeddikiC'est très complexe, très
Shakeel SiddiqAh bien sûr, ça aussi on ne l'a pas dit. Donc c'est un sujet qui mérite plusieurs émissions. Et peut-être qu'un jour on le fera avec d'autres invités aussi, qu'on débattra du sujet, peut-être avec une opposition. Mais bon, je considère cette première émission, en tout cas sur la bid'ah, comme une introduction au sujet et on verra peut-être donc les détails à une autre occasion. Maintenant, on va passer à la charia. Et là, c'est pareil, on pourrait en faire un colloque ou bien un séminaire. Donc on va rester neutre, on va rester scientifique aussi sur le sujet parce que le mot charia, il a un sens qui varie chez les médias. On entend par charia la loi islamique, des fois on dit la loi islamique où on lapide les femmes. Donc il y a des sens, bon, il y a des enjeux comme ça, le sens, il est falsifié, il change même parfois d'une chaîne à une autre. Donc on va rester neutre, scientifique. C'est pour ça qu'on a la chance d'avoir que enfin de votre présence puisque vous êtes docteur à l'EPHE. Si vous pouvez commencer par nous expliquer scientifiquement ce que signifie le mot charia.
Cheikh Zakaria SeddikiTout d'abord, je ne suis pas neutre, mais j'essaie d'être objectif et présenter les choses telles qu'elles sont réellement selon ma compréhension.
Shakeel SiddiqTrès bien.
Cheikh Zakaria SeddikiCharia est un mot arabe qui qui signifie, en en gros, la source d'eau. Et donc, ça renvoie, après dans la terminologie des des des des savants, au Coran et à la Sunna, c'est-à-dire la Révélation. Et donc, charia, c'est tout ce qui est en relation avec la Révélation comme enseignement. Donc ça englobe la foi, la croyance et les pratiques. Et en en aucun cas la charia voulait dire au début de l'islam, donc du vivant du Prophète, la loi seulement. Mais c'était elle elle avait un sens large. Et le Coran, lorsqu'il utilise ce ce ce cette ce terme, il l'utilise dans ce sens. Par exemple, dans un verset, célèbre verset qui dit : « Likullin ja'alnâ minkum chir'atan wa minhâjâ », à à chacun d'entre vous, nous avons offert ou donné une charia. C'est pour cela que d'ailleurs dans l'utilisation au Moyen-Orient ancienne, le mot charia désignait, par exemple, on disait « charî'at al-yahûd » pour la Torah. Donc la charia des juifs.
Shakeel SiddiqD'accord.
Cheikh Zakaria SeddikiLa charia mohammadienne, donc mahométane. Donc c'était ce qui était, on va dire, révélé.
Shakeel SiddiqD'accord.
Cheikh Zakaria SeddikiEt puis avec le temps, les choses ont évolué. Ça, c'est le sens premier dans l'époque du Prophète. Mais ça a pris comme d'autres termes
Shakeel SiddiqDu coup, on ne peut pas traduire le terme charia par législation, ça serait léser le sens.
Cheikh Zakaria SeddikiOui, bien sûr. Parce que la législation n'est qu'une facette parmi d'autres de cette charia, donc de de ce qui a été révélé.
Shakeel SiddiqD'accord. Alors, je reviens sur ce que vous disiez. Vous parliez donc d'évolution du sens du mot charia.
Cheikh Zakaria SeddikiOui. À un moment de de l'histoire, la charia est devenue exclusivement les questions de la loi, donc du droit. Et il y a eu un terme parallèle qui est le fiqh qui désignait plus tard
Shakeel SiddiqQu'on traduit par jurisprudence en général.
Cheikh Zakaria SeddikiJurisprudence, droit, chacun comment il le traduit. Mais le mot en langue arabe veut dire la compréhension tout simplement.
Shakeel SiddiqD'accord.
Cheikh Zakaria SeddikiComprendre quelque chose, c'est c'est le fiqh.
Shakeel SiddiqD'accord.
Cheikh Zakaria SeddikiDonc comprendre les lois, c'est du fiqh, comprendre. Et donc ce terme aussi a a eu une évolution. Ce qui nous intéresse, c'est que le fiqh est devenu après quelques quelques quelques temps tout ce qui est production humaine, c'est-à-dire ce qui relève de l'interprétation humaine et et que charia va devenir tout ce qui est en relation avec les lois révélées. D'où d'ailleurs cette cette traduction qui qui stipule que charia, c'est la loi islamique. Donc c'est c'est d'une certaine façon, aujourd'hui, le mot charia est devenu
Shakeel SiddiqLa loi musulmane.
Cheikh Zakaria Seddikila loi musulmane ou islamique.
Shakeel SiddiqEt ça, c'est aussi bien dans le monde musulman que en Occident.
Cheikh Zakaria SeddikiEt ça n'a pas ça n'a pas plus de peut-être un siècle et demi, deux siècles et sept, maximum cette cette cette terminologie.
Shakeel SiddiqC'est récent, c'est vrai.
Cheikh Zakaria SeddikiMais c'est partout dans le monde, même dans le monde musulman, oui. Oui, parce que dans le monde musulman, ça cela a cela a commencé dans l'université du Caire. Quand ils ont commencé à à à vouloir ouvrir des des facultés de droit, le droit qui était répandu, c'était donc le le droit islamique. Et donc, comment va-t-on appeler ces ces facultés ? Donc on les a appelées faculté de charia. Et c'est là où ça s'est répandu, cette terminologie.
Shakeel SiddiqDonc le mot charia a été très bien expliqué, de manière donc très claire. Mot très complexe qui a vécu donc une évolution. Donc maintenant, on va passer à une autre question. Alors, il y a des musulmans qui pensent que la charia, Révélation, donc le dogme, la spiritualité, etc., n'est plus en phase avec le présent et que donc la question est la suivante : est-ce que la charia, elle est totalement figée, ou est-ce qu'elle peut être modulée, retouchée pour répondre à un contexte nouveau ?
Cheikh Zakaria SeddikiLa la charia, c'est, comme j'ai dit, elle a elle a elle a subi cette évolution. Donc il faut définir le ce qu'on veut du mot charia. Si on on va directement au sens contemporain de ce terme, de ce terme, il faut savoir que la loi en islam est répartie en deux grandes catégories. La première, c'est les questions de consensus. C'est-à-dire il n'y a pas de divergence sur ces questions.
Shakeel SiddiqTrès bien.
Cheikh Zakaria SeddikiConcernant la croyance, la question ne se pose plus. Concernant les les l'éthique, les questions ne se posent presque plus. Mais par rapport aux aux aux aux lois et aux droits,
Shakeel SiddiqDonc pas d'évolution dans le dogme, les choses sont révélées, strictes et encadrées.
Cheikh Zakaria SeddikiOuais, sont fixes. Là, on est dans les lois. Ces lois-là qui relèvent d'un consensus ne sont pas flexibles.
Shakeel SiddiqComme le fait d'effectuer cinq prières dans la journée, etc., la zakat, l'aumône légale, d'accord.
Cheikh Zakaria SeddikiPar exemple. Par exemple. Ainsi de suite. Donc, par contre, les questions qui relèvent de l'interprétation, donc tout ce qu'on appelle l'ijtihad, et que les théoriciens de droit intitulent un chapitre « Al-mujtahadu fîh », c'est-à-dire l'objet de l'interprétation, c'est où les savants produisent sans vraiment avoir des textes tranchants
Shakeel SiddiqTrès bien.
Cheikh Zakaria Seddikiqui clarifient la Dans ces questions-là, et elles sont énormes, elles sont la majorité des des des questions, dans ces domaines-là, il y a matière de de de de de flexibilité, de de modulation et de modération et autre chose. Donc ça, c'est c'est connu par les juristes. D'ailleurs plein de, on va dire, de pratiques et de lois ont été émises par ce parce que il il y a le champ de l'interprétation.
Shakeel SiddiqMhm.
Cheikh Zakaria SeddikiDonc, charia n'est pas figée lorsqu'il s'agit de questions d'interprétation et donc toutes les questions nouvelles sont sujettes à cette analyse et interprétation des spécialistes.
Shakeel SiddiqEt ces textes qui sont interprétables dans la charia, est-ce qu'ils sont très nombreux ?
Cheikh Zakaria SeddikiC'est la majorité, c'est
Shakeel SiddiqLa majorité, d'accord, très bien. Alors du
Cheikh Zakaria SeddikiD'ailleurs, les questions de consensus sont c'est un
Shakeel SiddiqSont minimes.
Cheikh Zakaria SeddikiOuais.
Shakeel SiddiqMhm. Alors du coup, j'ai envie d'aller plus loin dans ma réflexion. Aujourd'hui, dans le monde musulman, on parlait de la Libye, la Tunisie, l'Égypte, donc les les les les musulmans qui qui qui sont maintenant à la tête de ces États ont parlé de la charia. Et donc, est-ce qu'il y a possibilité, enfin qu'est-ce qu'ils entendent ou ont envie de dire par ce terme charia ? Donc, ils voudraient Est-ce que vous avez une idée sur le sujet ? Donc, reprendre ces textes qu'on pourrait interpréter. Et est-ce qu'on peut les interpréter de façon à répondre à toutes les questions modernes, d'une part, et de façon aussi à être en harmonie avec la démocratie telle qu'elle est présentée en Occident ? C'est un grand challenge, mais est-ce qu'il y a, ya'ni, possibilité donc de trouver une interprétation qui correspondrait et qui répondrait aux attentes des musulmans ?
Cheikh Zakaria SeddikiBien sûr, je pense que c'est un travail, comme je l'ai dit, d'experts ou de spécialistes et et que cela nécessite des commissions de réflexion et des des des des centres d'études et de recherche pour développer des des des des des suggestions, des propositions au niveau de de de loi. Maintenant, il ne faut pas oublier que dans ces sociétés majoritairement musulmanes, il y a des enjeux aussi d'ordre électoral, c'est que les gens, les musulmans aspirent à satisfaire Dieu dans sa vie et tout ça pour gagner l'au-delà, dans le le paradis. Et donc, la charia est est et et et et cette voie par laquelle il va gagner cette satisfaction de de Dieu. Et donc, c'est c'est un c'est une motivation dans la réalisation de plein de projets dans la vision et la conception musulmane. Et les politiques, bien sûr, et qui qui cherchent à à à gagner cette cette population, ils ne peuvent ne pas proposer la charia et le respect de charia et l'intégration de charia dans les lois. Et donc, c'est pour cela aussi que cette dimension n'est pas à négliger. Donc, il y a des intérêts d'ordre politique et c'est tout à fait justifié.
Shakeel SiddiqMhm. Alors, il y a il y a des choses qui peuvent choquer parfois les Occidentaux dans le domaine donc de la charia, plus spécifiquement dans les lois et plus spécifiquement encore parfois dans les peines légales. Alors, est-ce que on pourrait faire des retouches, mais assez radicales finalement, dans la charia pour en garder vraiment un peu l'esprit par rapport surtout à ce qui est lié à la peine légale ? On parle de la peine de mort, par exemple, pratiquée en Arabie saoudite, enfin etc. Ou est-ce que c'est des textes qu'on ne peut pas trop toucher ?
Cheikh Zakaria SeddikiNon, je pense qu'il y a il y a sept sept actes qui sont réprimés et punis, on va dire, corporellement. En droit général avec certaines divergences des juristes et tout ça, des des des des limites et des restrictions et des réserves qui sont mises par rapport aux contextes, circonstances et les Donc, c'est c'est des c'est un chapitre parmi les plus grands dans le droit musulman. Donc, il il il il il faut en tenir compte de la complexité de la la la le le le Code pénal dans le droit musulman. C'est très important à à souligner cela. Autre chose, c'est que il est vrai que on trouve dans le Coran, dans la Sunna du Prophète (salallahu 'alayhi wa sallam), quelques textes qui qui qui qui expriment des des et qui sont en relation avec la punition corporelle. Cela, dans la pensée juridique musulmane musulmane, concerne les sujets musulmans qui vivent exclusivement dans un État islamique, c'est-à-dire
Shakeel SiddiqC'est conditionné, quoi.
Cheikh Zakaria SeddikiC'est très c'est-à-dire les non-musulmans, même s'ils vivent dans un État musulman, ne sont pas concernés par ce code.
Shakeel SiddiqD'accord.
Cheikh Zakaria SeddikiLes musulmans qui ne vivent pas dans un État musulman ne sont pas concernés par ce code. Donc, ça, c'est les juristes qui l'expriment, ils le disent. D'une certaine façon, par exemple, ils disent que si la personne n'avait pas pris connaissance de ce code et il commet un de ces actes, il ne va pas être puni par cela parce que l'ignorance est une excuse dans ces questions-là. Donc, c'est très complexe et ce qui montre que la la la finalité constatée par les juristes de ces textes est la dissuasion des individus à commettre ces actes. Donc c'est ça le ce que dit les Et c'est pour et il y a plein de textes qui qui sont à l'appui de cette vision que les juristes ont.
Shakeel SiddiqMhm.
Cheikh Zakaria SeddikiDonc je pense que il ce thème doit doit être réfléchi et et pensé avec plus de d'objectivité et sans les les pressions médiatiques et les préjugés et tout ça, et
Shakeel SiddiqD'une manière scientifique et objective.
Cheikh Zakaria SeddikiQuand on parle, par exemple, de de la prison qui a été introduite dans dans le Code pénal islamique par le deuxième calife Omar ibn al-Khattâb, c'est Omar ibn al-Khattâb, les les les savants après ont remis en question la le fait d'emprisonner une personne.
Shakeel SiddiqAprès Omar ?
Cheikh Zakaria SeddikiOui, après Omar, il y a eu des débats. Il y a des des des des études sur ça, des savants qui ont, par exemple, ils disent comment, par exemple, construire des prisons ? Par quel financement ? C'est une question. Est-ce que un criminel mérite qu'on dépense sur lui ? Et puis est-ce que ce n'est pas Des savants qui pensent, par exemple, c'est trop grave de couper une partie de de la vie d'un individu. Ils disent : on n'a pas le droit de le priver de vivre. C'est pire que que de de de de de de des peines que que les punitions corporelles. Donc il y a il y a de la réflexion
Shakeel SiddiqIl y a une réflexion philosophique au fond, oui.
Cheikh Zakaria SeddikiDonc je pense que on a à à à à avoir une certaine modestie lorsqu'on traite de ces questions, une certaine objectivité et que on arrête de de trop focaliser sur des choses qui ne s'appliquent plus aujourd'hui. Ça dans quelques régions et qui sont tout le monde sait, tous les musulmans savent que ils sont mal appliqués. C'est pas l'islam qui est derrière l'application
Shakeel SiddiqL'application.
Cheikh Zakaria SeddikiC'est l'instrument, par exemple, de ces de ces punitions. C'est plutôt des, on va dire, lorsqu'on quelqu'un par exemple, un Premier ministre vole plus de 10 milliards de de dollars, il s'enfuit, il n'est pas puni,
Shakeel SiddiqMhm.
Cheikh Zakaria Seddikiet lorsqu'un pauvre vole pour manger, on va le punir, ça c'est c'est ni la loi islamique, ni l'esprit de l'islam, ni rien du tout. Lorsque des des des princes, des rois viennent prendre des des hectares et des hectares de terre comme si le le le le pays était à eux, sans que qu'ils rendent des comptes à qui qui que ce soit, c'est c'est c'est c'est du vol, c'est un crime. On ne leur coupe pas la main. On coupe la main le le le le l'Africain pauvre. Donc ça, c'est pas l'islam. Donc il faut comprendre
Shakeel SiddiqAu plus faible. Qu'est-ce qu'il faudrait faire, donc ? Mener une réflexion ?
Cheikh Zakaria SeddikiUne réflexion et aussi réparer cette cette image qui qui qui fait qui fait qui fait qui porte préjudice à l'islam et qui n' qui qui n'est en aucun cas l'esprit de l'islam.
Shakeel SiddiqTrès bien. Alors, je rappelle aussi à à nos chers auditeurs que c'est un sujet, premièrement, très long, très compliqué, un sujet où il y a vraiment des débats de fond, comme vous l'avez souligné, une pensée enfin c'est très c'est philosophique. Donc on ne va pas vous en demander plus parce que bon, notre émission donc elle est assez courte en terme de temps, assez modeste.
Cheikh Zakaria SeddikiSinon, ça va devenir polémique.
Shakeel SiddiqÇa va devenir polémique. Donc en tout cas, je vous remercie au moins pour ces éléments, ces éclaircissements, ces orientations. Et peut-être qu'on aura l'occasion avec même d'autres invités de de traiter de ce sujet sur plusieurs émissions, voilà. Donc en tout cas, voilà, merci pour ces éclaircissements qui étaient assez précis. On va passer maintenant aux questions des internautes. Alors, une des questions très importantes que j'ai pu recevoir sur mon compte Oumma United est la suivante : est-ce que la charia assure, telle qu'elle a été révélée, la sécurité des chrétiens et des juifs en terre d'islam ? Parce que c'est vrai que dans les médias, bon, on se plaint beaucoup, de manière générale, mais c'est une réalité aussi, hein. J'ai pu observer ça dans dans dans certains pays, dans mes voyages. Bon, le chrétien, parfois il est lésé un peu dans ses droits. Et puis, on dit oui enfin je veux dire, il y a comme la loi musulmane qui est appliquée, entre guillemets, pour revenir au sens du mot charia. Voilà, est-ce que l'islam c'est ça, finalement ?
Cheikh Zakaria SeddikiDéjà, je vois pas pourquoi cette assurance est réservée uniquement aux chrétiens et juifs. Non, en islam, toute personne a le droit d'exister. C'est pas c'est pas le musulman qui lui donne le droit d'exister, c'est Dieu qui l'a créé.
Shakeel SiddiqTrès bien.
Cheikh Zakaria SeddikiDonc ça c'est c'est important au niveau conceptuel, philosophique. On n'a pas à à à à supprimer l'existence de de celui que que Dieu, le Créateur, a a fait. Donc ça, c'est important. Deuxième chose, dans les les sociétés avant, bien sûr aujourd'hui, il ne reste du droit musulman appliqué en réalité, pour la majorité des pays qui se disent musulmans, que le statut personnel. Il n'y a plus
Shakeel SiddiqComme en Égypte d'ailleurs.
Cheikh Zakaria SeddikiAh ben, ça c'est connu dans c'est presque partout. Il y a quelques deux ou trois pays qui qui qui utilisent le Code pénal des fois, comme j'ai dit, pour des fins politiciennes. Mais mais sinon, la réalité, elle est autre. Donc, cette cette protection, cette et et et fait partie de ce pacte social. C'est de ce vivre ensemble qui qui qui qui garantit à chacun le la solidarité des autres. On ne peut pas laisser
Shakeel SiddiqEt quelle que soit la
Cheikh Zakaria Seddikiun voisin Quel que soit sa Le Prophète (salallahu 'alayhi wa sallam) avait des des voisins, par exemple, juifs. Quand ils tombaient malades, il allait les visiter, il son proposer son aide et tout ça c'est connu dans D'ailleurs les les juifs, quand ils ont été chassés de plusieurs pays en en en Europe, dans les pays musulmans, ils étaient des ministres.
Shakeel SiddiqDes ministres ?
Cheikh Zakaria SeddikiOui, il y avait des ministres, il y avait des médecins privés privés oui, bien sûr, et privés de de de de de de souverains, de gouverneurs. Ça c'est connu. Et aujourd'hui, si on veut être objectif, il y a au Yémen, il y a des juifs qui vivent Personne ne les les agresse. Il y a des juifs en en Iran.
Shakeel SiddiqEn Iran, oui, j'ai vu d'ailleurs un reportage.
Cheikh Zakaria SeddikiIl y a des juifs au Maroc. Donc on parle pas des il y a des athées, il y a des des des des donc des des des toutes les les confessions selon le choix parce que la question de choisir la confession est est est et et purement individuelle, c'est-à-dire l'individu en islam, dans la vision théologique des des savants, le le musulman, c'est celui qui a choisi de lui-même, on lui a rien de se soumettre à Dieu. Et donc, si une Oui, une autre personne a choisi autre chose, c'est c'est son D'ailleurs dans le Coran, il y a plein : « Fa-man châ'a falyu'min wa-man châ'a falyakfur », celui qui veut croire, qu'il croie, celui qui veut ne pas croire, qu'il ne croie pas. Dieu le dit clairement.
Shakeel SiddiqVerset très qui appelle vraiment à la tolérance religieuse, très bien.
Cheikh Zakaria SeddikiSimplement, moi je dirais pas c'est une tolérance. C'est pas moi qui tolère, c'est oui, c'est Dieu l'a fait l'a fait comme ça, Il lui a donné ce droit. Moi, je ne tolère rien. En vérité, je je je ne fais que respecter la volonté de Dieu qu'il y ait de la diversité et si Il aurait voulu que tout le monde, comme Il dit dans le Coran, que tout le monde devienne musulman, Il leur aurait imposé, Dieu. Il a pas le pouvoir ? Nous, on croit que le pouvoir de Dieu est absolu.
Shakeel SiddiqDonc la charia garantit une liberté religieuse sans aucune imposition.
Cheikh Zakaria SeddikiC'est pas Elle elle nous dit qu'il n'est pas accepté auprès de Dieu qu'une personne adhère à l'islam si elle n'est pas convaincue.
Shakeel SiddiqTrès bien, très bien. Très bien, donc autre question, cher Zakaria, posée par les internautes. Alors, il y a certains penseurs musulmans qui affirment que le Code de Napoléon Bonaparte a été inspiré de la doctrine malékite. Donc je cite Ali Mansour qui a écrit La charia islamique et le droit public international publié au Caire. Donc, est-ce que cela voudrait dire que la France s'inspire de la charia ? Ou est-ce que c'est des légendes, des rumeurs, rien de de sérieux ?
Cheikh Zakaria SeddikiC'est pas des légendes, mais on on on sait que tout système juridique a a bénéficié d'autres systèmes. Ce n'est pas un le droit musulman, la charia dans sa sa sa sa situation actuelle a a puisé dans d'autres systèmes. C'est pour cela quand on parle de loi islamique
Shakeel SiddiqLa jurisprudence ou le fiqh.
Cheikh Zakaria SeddikiOui, le fiqh par exemple. Quand on parle de loi islamique, islamique ne c'est pas un un qualificatif qui existait avant dans c'est-à-dire dans les siècles passés. C'est tout à fait actuel.
Shakeel SiddiqContemporain.
Cheikh Zakaria SeddikiOui. Avant, on disait, comme j'ai dit, fiqh tout simplement. On ne disait pas fiqh islamique parce que dans le fiqh, dans cette compréhension, on utilisait beaucoup d'outils. On a traduit les les les les les les les les les lois romaines, on a traduit les lois perses. Donc on a on a on a été chercher pour faire évoluer la la la société, pour voir quel est quel est le le bien, quelle est la sagesse qui est chez l'autre pour en bénéficier. Donc ça c'est des enseignements éthiques, moraux de que que le musulman a quand il comprend l'islam. Donc ça pose aucun problème. Et donc je pense, je reviens sur le que Napoléon par pour sa par sa son intelligence, ses ses ses ses conseillers et tout ça, il n'aurait pas de gêne à à à profiter de sa présence en Égypte, par exemple, où les l'école malékite Donc c'est une école importante de droit musulman. Aurait profité de de de de de ces écrits et tout ça, et en l'occurrence comme certains chercheurs avancent, de du du traité de droit écrit par le grand juriste Khalil ibn Ishaq al-Maliki.
Shakeel SiddiqCes recherches sont sérieuses ?
Cheikh Zakaria SeddikiPour être objectif, moi j'ai pas entamé cette des recherches dans ce sens. Mais j'ai lu des travaux dont je n'ai pas la la la compétence à juger aujourd'hui. Donc il faut que je consacre plus de temps pour vraiment pouvoir me prononcer. Mais il y a des études qui existent.
Shakeel SiddiqPeut-être une question, si vous pouvez répondre parce que si vous pouvez répondre, comme ça à l'esprit, est-ce que vous avez un exemple où on voit la législation qui serait en harmonie avec la loi française ? Ou bien la loi française avec la législation, quelque chose de très proche ?
Cheikh Zakaria SeddikiJe ne sais pas.
Shakeel SiddiqQui vous qui vous viendrait comme ça à l'esprit ?
Cheikh Zakaria SeddikiLe le fait que le contrat de mariage est un est un contrat civil. Ça, c'est dans le droit musulman. C'est pas un contrat religieux. C'est comme vendre, c'est comme acheter, c'est comme C'est c'est du c'est de l'ordre de de de de vraiment du du du du civil.
Shakeel SiddiqD'accord, très bien.
Cheikh Zakaria SeddikiOui, c'est pour ça que dans un mariage, on n'a pas besoin de ramener un imam. Bien que beaucoup de musulmans en Occident ramènent des imams, mais l'imam n'a pas sa place en vérité dans le contrat. Il n'a rien à Les gens le ramènent pour se rassurer qu'ils font pas n'importe quoi. Mais moi, quand je me suis marié, j'avais pas besoin d'un d'un de de ramener un imam. Pourquoi je le ramène ? Je sais comment ça se passe, c'est un contrat, c'est entre moi et mon épouse, ma future épouse. C'est comme ça que ça se passe. Donc, je pense que il y a beaucoup de de de questions où se qui se rejoignent avec les les lois répandues aujourd'hui.
Shakeel SiddiqMhm, très bien.
Cheikh Zakaria SeddikiBon, c'est vraiment des questions, parfois qui m'étonnent moi aussi.
Shakeel SiddiqEst-ce qu'il est possible pour un musulman de vivre dans un pays qui n'applique pas la charia ? Voilà, tout simplement. Puis peut-être que je rebondirai avec une autre question.
Cheikh Zakaria SeddikiLe Prophète, où il a vécu ?
Shakeel SiddiqÀ La Mecque.
Cheikh Zakaria SeddikiElle appliquait la charia, La Mecque ?
Shakeel SiddiqAbsolument pas.
Cheikh Zakaria SeddikiDonc, est-ce que le le Prophète commettait un un un un grand péché ? Non.
Shakeel SiddiqMais il est parti, on pourrait vous dire, à Médine.
Cheikh Zakaria SeddikiParce qu'il a il a il a il a il a il a il a formé, il a créé un un État dont il était le le gouverneur, il était le président. Donc c'est une c'est une autre une autre chose. Il était invité par les les les les les responsables de de Médine, de cette cette cet État, on va dire.
Shakeel SiddiqMhm.
Cheikh Zakaria SeddikiIl a été invité par les responsables, d'accord.
Cheikh Zakaria SeddikiOui, donc c'était la la cité Médine, c'est Madina, ça veut dire quoi ? C'est la cité. Et donc, ils l'ont invité, ils l'ont accueilli les bras ouverts. Il n'est pas rentré ni avec les armes ni rien du tout. C'est eux qui l'ont qui ont sollicité sa sa venue. Et puis, il a il a attendu le le le comme il est connu dans les les récits, il a attendu l'autorisation de Dieu.
Shakeel SiddiqParce qu'on parle souvent Enfin, on parle souvent, on parle parfois dans les réseaux sociaux même ailleurs, on entend le mot hijra par exemple. Il faudrait donc émigrer, partir de la France.
Cheikh Zakaria SeddikiC'est un c'est un terme complexe aussi, il faut le le Il y a plusieurs Peut-être on fera une émission spéciale.
Shakeel SiddiqOn fera une émission dessus, oui.
Cheikh Zakaria SeddikiMais mais je dirais un mot sur
Shakeel SiddiqÇa a trait à la citoyenneté peut-être.
Cheikh Zakaria SeddikiNon, la la hijra, ça veut dire quoi ? C'est tout simplement quitter quelque chose. Donc si tu es dans un un pays musulman comme c'était le cas dans beaucoup de pays musulmans qui se disent musulmans où tu es tu tu es opprimé, tu es torturé, tu n'as aucun droit, tu peux même pas pratiquer ta religion de façon normale, tu n'as pas à rester dans cela. Qui t'oblige à rester dans cet endroit ?
Shakeel SiddiqCe qui n'est même pas religieux, mais logique même.
Cheikh Zakaria SeddikiBah oui. Donc donc là, tu dois faire la hijra. Je suis dans un pays non musulman où je ne peux pas exprimer ma religion, je peux pas vivre ma religion saintement et naturellement, là, je quitte. Pourquoi je vais rester ? L'islam nous apprend que le la subsistance de vie est détenue par Dieu. Ce n'est pas les hommes qui détiennent notre avenir. C'est Dieu qui détient l'avenir de chacun de nous. Et donc, il faut pas avoir peur quand on est opprimé, qu'on est qu'on vit mal, de d'essayer de trouver d'autres horizons, de de de de de d'aller vers vers vers des aventures qui peuvent être bénéfiques pour l'individu et voir même pour la société. Et avoir cet cet esprit libre est est est important dans l'éducation musulmane.
Shakeel SiddiqTrès bien. Alors peut-être que ça sera l'occasion de faire une émission sur ce thème-là. Alors, dernière question, qu'est-ce que la charia pourrait apporter de positif à un pays laïc comme la France ? Alors ça, c'est pas une question d'internaute, c'est moi qui l'ai préparée. Alors, je la répète : qu'est-ce que la charia pourrait apporter de positif à un pays laïc, à un pays laïc comme la France ? Si je pose la question, c'est qu'il y a une raison bien entendu. Oumma a publié il y a je pense maintenant près de 1 an et demi ou 2 ans, une interview avec madame Christine Lagarde, présidente du FMI, et elle dit, je reprends texto les termes : « La finance islamique présente bien des avantages en ce qu'elle condamne la spéculation et en ce qu'elle condamne le hasard. »
Cheikh Zakaria SeddikiLa finance islamique a montré ses épreuves et et attend que que qu'on lui ouvre les les portes.
Shakeel SiddiqEt ça peut être une solution à la crise ?
Cheikh Zakaria SeddikiBien sûr, bien sûr. Mais ce n'est pas la le le le seul domaine dont la charia peut contribuer.
Shakeel SiddiqContribuer donc à
Cheikh Zakaria SeddikiIl y a d'autres domaines.
Shakeel Siddiqà l'évolution économique et sociale de notre pays.
Cheikh Zakaria SeddikiOuais, par exemple la charia, par ses interdits de la consommation de des drogues qui nuisent à la santé, qui qui qui provoquent des des des des accidents graves et ainsi de suite, donc protège protège et et va dans le même sens que les lois qui régissent nos sociétés aujourd'hui. Mais la charia apporte sa dimension spirituelle qui donne la force à l'individu de se retenir et de ne pas tomber dans ces cette consommation. Aussi
Shakeel SiddiqExcusez-moi, je vous coupe, concrètement, vous prenez un Français de confession musulmane qui donc il y a cette charia qui invite à ne pas consommer d'alcool, le musulman, il a la conscience que c'est nocif pour la santé mais aussi pour les autres, vous avez parlé des drogues, très bien. En pratique, comment il va pouvoir apporter quelque chose à la France ? En pratique, si vous deviez donner un exemple.
Cheikh Zakaria SeddikiDéjà, c'est un c'est un modèle de résistance à ces à ces on va dire, ces appels à consommer sans modération aujourd'hui et à ces excès. Donc le fait qu'une personne non musulmane voit que quelqu'un peut ne pas boire, peut ne pas consommer de façon, on va dire, totale et donc, ça va certainement éveiller en en elle l'idée de de se mieux se maîtriser, mieux se contrôler. Comme aussi le musulman va Aujourd'hui, on sait que le musulman qui vit dans les sociétés occidentales apprend beaucoup au niveau l'organisation, la propreté et il y a des des points communs que en rencontrant un non-musulman, le musulman va va se rappeler, va voir que : oui, mais en islam, il y a ça. Et c'est par le comportement de non-musulmans que des musulmans apprennent aussi leur leur islam. Par exemple, dans certains pays musulmans, oui les les les les gens ne donnent pas d'importance, par exemple, à la propreté, ils donnent pas d'importance à la courtoisie, ils ne donnent pas d'importance à le grand problème, au au respect des rendez-vous, du temps. Quand il vient ici, il commence à à à à vivre avec des non-musulmans, il voit ces qualités, ces ces ces ces bons comportements qui ne sont que islamiques dans la la vision des des des des savants.
Shakeel SiddiqEn harmonie avec la finalité, l'esprit de
Cheikh Zakaria SeddikiOui, donc il va apprendre. Et c'est ça qui, à mon sens, qui va cette ce ce mélange, cette cette diversité, cette contribution collective qui va élever le niveau de la société vers quelque chose de meilleur. Et donc, on est tous dans cette perspective de vivre mieux. Ça, c'est humain. On l'espère.
Shakeel SiddiqTrès bien. Merci, cher Zakaria, pour cette riche intervention. Et bien entendu, il y avait tellement de choses à souligner, tellement de choses à développer, peut-être qu'on fera d'autres émissions sur ce sujet. Et donc, je rappelle bien à mes chers auditeurs que l'objectif était d'expliquer, de manière objective, scientifique surtout, ce que signifiait le mot charia. Cher Zakaria, donc merci beaucoup pour être venu donc pour cette émission. Qu'Allah (subhanahu wa ta'ala) vous préserve. Chers oummanautes, donc je vous dis à très bientôt pour une prochaine émission. Vous pouvez me retrouver sur mon compte Islam aujourd'hui sur Oumma United. N'hésitez pas à poser des questions ou à proposer même des thèmes qu'on pourrait aborder ensemble car cette émission, c'est l'émission de tous les Français, Françaises, et je m'adresse aux musulmans mais aussi aux non-musulmans qui seraient qui ont emprunté donc cette même voie que la nôtre ici à Oumma, qui est celle du vivre-ensemble et de la compréhension mutuelle. En tout cas, merci à tous et à toutes et à très bientôt. Salamu alaykum wa rahmatullah.