Le hijab un accessoire de mode ? Le Cheikh Tahar Mahdi répond à cette interrogation. Docteur en civilisation et en langue arabe, il est également détenteur d'un diplôme en charia'a de la prestigieuse université de Damas.
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8 mars 2012 à 12 h 00
Le hijab un accessoire de mode ? Le Cheikh Tahar Mahdi répond à cette interrogation. Docteur en civilisation et en langue arabe, il est également détenteur d'un diplôme en charia'a de la prestigieuse université de Damas.
Transcription intégrale de la vidéo
Cette vidéo vous est proposée par les sauces Nawhal's.
Cheikh Tahar MahdiBismillahi Rahmani Rahim. S'agissant du port du hijab et de son lien avec le maquillage, khayru al-umûri awsatuhâ, c'est-à-dire que l'islam aime toujours être dans le juste milieu.
Si le maquillage est léger, il ne porte pas atteinte à la piété et à la pudeur du hijab, car le but du hijab est la pudeur sociale. Il n'y a donc rien de mal. En revanche, si le maquillage est exagéré, à tel point qu'on ne voit plus le hijab mais seulement le maquillage, le moindre statut qui s'applique est celui de déconseillé, ou makruh.
Lorsque les fouqaha ne veulent pas interdire une chose parce qu'il n'y a pas de texte, ils disent qu'elle est makruh, ce qui signifie réprouvée ou déconseillée. On ne peut pas affirmer que c'est interdit de manière absolue, puisqu'on ne dispose pas d'un texte qui l'interdit.
Le hijab va donc avec le maquillage, mais ce maquillage doit être léger et le plus possible conforme au hijab que l'on porte.
Concernant le hijab et la mode, le hijab a un rôle à jouer sur le corps de la femme. Chez tous les savants, qu'ils soient anciens ou contemporains, il y a trois conditions que le hijab doit respecter. D'ailleurs, le hijab n'est pas nouveau, il est très ancien ; il existait même chez les autres communautés, juives et chrétiennes.
Ces trois éléments à respecter sontil ne faut pas qu'il soit transparent, il ne faut pas qu'il soit moulant, et il ne faut pas qu'il soit trop attrayant.
Que le hijab soit à la mode ou non repose sur la conviction, la piété et la pudeur de la personne. Ce n'est pas grave de porter des vêtements de marque s'ils jouent le même rôle que le hijab traditionnel, c'est-à-dire s'ils ne sont ni moulants, ni transparents, ni trop attrayants ou exagérés, que ce soit au niveau de la couleur ou de la qualité même du tissu.
C'est là le rôle du hijab. Dès lors que l'on respecte ces trois éléments, il n'y a aucune autre restriction.
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