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Le principe d'arbitrage en islam
Cheikh Tahar MahdiConcernant la compatibilité du hijab avec le travail, les savants ont déjà parlé de cela. Il y a bien sûr l'opinion classique selon laquelle, pour le hijab, on abandonne tout. Certains courants religieux disent que pour le hijab, on abandonne le travail, l'instruction, le savoir, on abandonne tout, même la société, et l'on vit dans un ghetto. Mais ce n'est pas la position de la majorité des savants musulmans, anciennement comme actuellement.
Dans l'islam, il existe une règle qui stipule que lorsqu'il y a opposition entre deux obligations, on choisit l'obligation la plus bénéfique au niveau public, au niveau social.
La priorité au travail et au savoir
Nous savons bien qu'entre le hijab et le savoir ou le travail, le travail et le savoir sont plus bénéfiques à la société. La communauté musulmane a plus que jamais besoin que ses enfants, filles ou garçons, travaillent, qu'ils soient productifs et actifs dans n'importe quel espace où ils se trouvent.
Comme d'autres juristes, lorsqu'il y a opposition entre le travail et le hijab, je préfère donc donner la préférence au travail, en gardant toujours, bien sûr, un vêtement décent qui respecte la pudeur sociale. C'est plus vrai encore lorsqu'il s'agit de l'apprentissage et du savoir.
L'indépendance de la femme, une visée coranique
J'ai déjà donné une fatwa il y a plusieurs années, comme d'autres savants l'ont fait, affirmant que nos filles doivent absolument aller étudier et retirer leur foulard, leur hijab, jusqu'à ce qu'elles acquièrent le savoir. Après cela, elles seront libres et indépendantes de tout le monde, y compris de leur famille, de leur mari ou futur mari, et de la société. À ce moment-là, elles pourront porter le hijab comme elles le souhaitent et être indépendantes.
Je crois que l'indépendance de la femme musulmane est une visée coranique. C'est pourquoi le Prophète, que la paix soit sur lui, a insisté là-dessus lorsqu'il a dit : « النساء شقائق الرجال », les femmes sont égales aux hommes.