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Londres : le bienfaiteur musulman des sans-abri distribue des baskets et des vêtements de marque

Deux à trois fois par semaine, dans les quartiers paupérisés au sud de Londres, un petit coin de ciel bleu vient égayer le quotidien très sombre des sans-abri, d’où l’espoir d’une vie meilleure semble s’être à jamais envolé.

Auréolé de sa notoriété de bienfaiteur des plus démunis, la présence bienveillante et généreuse de Moosa Nsubuga, converti à l’islam il y a plusieurs années de cela, fait poindre une douce lueur dans un horizon sans perspectives.

Dès que sa silhouette reconnaissable entre mille se profile au loin, les bras chargés de centaines de chaussures de sport et de vêtements de marque, les yeux se mettent à briller et une certaine agitation s’empare de ceux qui vivent accablés sous le poids de la misère sociale et humaine.

A la tête de l’association Resole, qui s’efforce d’offrir un avenir à une jeunesse défavorisée qui lui tourne le dos, emportée dans la double spirale infernale de la drogue et de la violence, Moosa Nsubuga a aussi à cœur de changer la vie de ceux qui n’ont rien en donnant une seconde vie à des chaussures et des vêtements de qualité.

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Renouvelant l’aide et la collecte vestimentaires, le temps où l’on distribuait des tenues usagées, voire en très mauvais état, pour ne pas dire des haillons, aux laissés-pour-compte de la société de consommation est pour lui révolu !  L’idée même lui est insupportable.

« Ma foi en Dieu me pousse naturellement à vouloir redonner aux plus nécessiteux et vulnérables d’entre nous », a déclaré Moosa Nsubugga. « Quand j’ai commencé à collecter des baskets et des vêtements, j’ai eu honte de voir l’état dans lequel ils étaient. Jamais, je n’aurais pu les remettre à des êtres en souffrance, qui sont déjà tellement précarisés et déshumanisés », a-t-il ajouté.

Entouré d’une équipe de bénévoles, l’ange gardien musulman des sans toit, sans ressources et, pire encore, sans visage de l’une des plus rayonnantes capitales européennes, veille à offrir des chaussures et des vêtements toujours propres et impeccables, avec ce petit plus qui fait toute la différence : il distribue même des centaines de baskets et de tenues portant la griffe Nike, Adidas, Gucci…

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« Je me souviens particulièrement d’un homme qui était sans chaussures depuis plus de deux semaines et à qui on avait fini par donner des tongs. C’est honteux ! », s’est-il emporté. « Nous lui avons offert une paire de Nike Air VaporMax d’une valeur de 185 £. Si vous aviez vu sa joie, il n’y croyait pas, et la reconnaissance dans ses yeux ! Enfin, il était traité dignement, comme un être humain et pas comme un animal. Je peux dire que grâce à notre geste et au temps que nous avons passé avec lui, cet homme-là a retrouvé l’estime de soi et cela procure une immense satisfaction », a-t-il souligné très ému.

Moosa Nsubugga espère pouvoir étendre son initiative à l’ensemble du royaume britannique en 2020, car malheureusement les êtres abandonnés à leur triste sort, au bord du chemin, forment un long cortège de victimes de l’autre côté de la Manche.

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4 commentaires

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  1. « En fait, nul besoin d’être musulman pour faire de preuve générosité et de compassion envers les plus démunis. »

    Vous enfoncez une porte ouverte?…. Sur un site s’appelant « Oumma » ne soyez pas trop surpris qu’il y ai une attention particulière concernant l’action (tout comme l’inaction) de membres de la communauté musulmane…

    Vous n’allez pas être surpris si un site communautaire catholique parle de l’action (nouvelle… et inattendue) d’individus catholiques… révélant par la même.. une motivation nécessairement inspirée par leur foi?

    Il me semble qu’il y a une volonté d’apporter la contradiction aux musulmans un peu trop systèmatique chez certains sur les réseaux sociaux… Commenter sur un site musulman doit être nécessairement pour se foutre de leur gueules?

    Qu’il y ai une compétition pour faire le bien est plutôt souhaitable… mais je crois plutôt qu’on cherche trop souvent des poux sur des têtes pas assez blondes.

    Inversion accusatoire, stéréotype… attention tout le monde peut malheureusement tomber dans ces travers…

    L’obéissance et l’amour que le musulman délivre à Dieu à travers son adoration constitue une déclaration noble de liberté. N’oublions pas qu’il y a bien des formes d’adoration de Dieu ; le fameux verset coranique :

    « Si Dieu l’avait voulu, il aurait fait de vous une seule communauté. Mais il a voulu vous éprouver par le don qu’il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns et les autres par les bonnes actions. Votre retour à tous se fera vers Dieu, il vous éclairera au sujet de vos différends » (Sourate 48-verset 5).

  2. À Londres L’Armée du salut existe depuis 1878. Des initiatives individuelles, telle que celle de Moosa Nsubuga, sont les bienvenu aux soutient des plus démunis. Mais Londres ne connais ni le RSA ni l’AME…
    La France n’est pas en reste dans ce domaine :
    Implantation des Salutises en 1881
    Secours Populaire (1945)
    Secours catholique (1946)
    Emmaüs (1954 – l’abbé Pierre)
    Les Restos du cœur (1985)
    En fait, nul besoin d’être musulman pour faire de preuve générosité et de compassion envers les plus démunis.

  3. je ne sait pas quoi penser. Certes cette homme démontre une grande générosité et son geste est louable. Mais en même temps mettre en avant des “vetements de marques”, “nike”, “gucci”, je ne voit pas l’intérêt. Surtout lorsqu’on ait que toutes ce marques ne sont pas étiques et poussent au consumérisme.

    • Les marques ont bien compris qu’en faisant des donations d’invendus… ils s’assuraient de la bonne publicité.

      En général.. les marques préféraient une marchandise détruite que de la voir distribuée à des prix sacrifiés.. ce qui induirai un perte de valeur (principe de l’offre et de la demande). Le stockage coûte plus cher que la destruction d’ailleurs.

      Et vu qu’il s’agit de produits dit de mode : il faut défaire l’ancienne mode en présentant une nouvelle mode (souvent aux antipodes en matière de style)… pour créer l’envie de se démarquer ; l’innovation étant le critère premier… ou revisiter un style ancien façon «rétro» mais ça aussi c’est de l’innovation…

      L’entrepreneur en œuvre de bienfaisance… est tout à fait conscient du problème consumériste crée/entretenus par les grandes entreprise..
      Il est pragmatique.. lui se charge de régler les problèmes au jour le jour… les grandes questions (indépendamment de leur urgences) il les laissent à d’autres?

      À noter également que beaucoup d’œuvres de charité dépendent de la générosité et de la charité unilatérale des entreprises…. Sur le fond, il travail également à ce que le public demande toujours plus aux entreprises de s’investir dans les œuvres caritatives…. Tout le monde ne peut pas faire ce qu’il fait… mais il faut être conscient de l’immense majorité des gens qui jettent de vêtement encore en bon état… alors que des SDF portent des guenilles… L’inspiration qu’il apporte… c’est une personne passant régulièrement devant un SDF dans sa rue portant un pull sale… peut être qu’un pull au fond de l’armoire offert par la sympathique belle-mère fera chaud au cœur une deuxième fois à quelqu’un?

      La valeur de son action, c’est créer la volonté chez des gens de copier ce geste très simple…

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