Syrie, Festival de Cannes, le mariage pour tous, affaire Tapie-Lagarde sont au menu de l'Esprit d'actu avec Jean-Michel Vernochet.
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30 mai 2013 à 12 h 00
Syrie, Festival de Cannes, le mariage pour tous, affaire Tapie-Lagarde sont au menu de l'Esprit d'actu avec Jean-Michel Vernochet.
Bienvenue dans l'Esprit d'Actu. Je reçois aujourd'hui Jean-Michel Vernochet, géopolitologue, pour une revue de presse nationale et internationale.
Saïd Branine : Bonjour à vous, Jean-Michel Vernochet et bienvenue à l'Esprit d'Actu.
Jean-Michel Vernochet : Oui. Bonjour à vous et bonjour à toutes et à tous.
Saïd Branine : On va commencer par la Syrie, d'ailleurs la plupart des questions porteront sur la situation en Syrie. Alors, mardi 28 mai, une décision importante a été prise : l'Union européenne a décidé de lever l'embargo à destination des rebelles syriens.
Jean-Michel Vernochet : Enfin, c'est une décision différée, c'est une décision de de moyen terme. La levée de l'embargo ne sera, si elle a lieu, effective qu'à partir du mois d'août. Bon, ceux qui ont poussé à la roue, c'était le Royaume-Uni et la France. Mais par ailleurs, on a un certain nombre de pays, la Finlande, la Suède, l'Irlande, l'Autriche qui s'y sont opposés mordicus pour des raisons de stabilité régionale, de paix internationale et parce que les arguments en défaveur de ces livraisons d'armes sont multiples, divers et variés. Toujours est-il que Paris aujourd'hui adopte une sorte de profil bas en disant en disant qu'il s'agit d'une décision politique, qu'elle n'est pas contraignante du point de vue juridique, c'est-à-dire qu'on n'obligera pas les autres partenaires de l'Union européenne à suivre la France et le Royaume-Uni si nécessaire.
Saïd Branine : Mais justement, mais quand on parle des rebelles, qui sont ces rebelles ? Est-ce que c'est des groupes djihadistes, notamment ?
Jean-Michel Vernochet : Alors, Monsieur Fabius, que j'entendais encore ce matin à France Inter, nous explique que il y aura une discrimination accentuée en ce qui concerne ces livraisons d'armes, qu'elles ne seront pas délivrées à ces groupes djihadistes qui sont inscrits, alors disait-il par les Nations unies, bon, sur les listes d'organisations terroristes. Manque de chance, c'est qu'aujourd'hui l'ASL, l'Armée syrienne libre, fond comme neige au soleil ou comme beurre en broche et que il y a une migration massive des éléments de de l'ASL, près d'un tiers dit-on, vers les groupes djihadistes et notamment Al-Nosra. D'abord parce que ils sont mieux équipés, ils sont mieux organisés, ils sont plus performants,
Saïd Branine : Soutenus par le Qatar et l'Arabie saoudite.
Jean-Michel Vernochet : Ils ont de l'argent et en plus ils remportent des victoires. Quand on se bat, on veut remporter des victoires. Voilà. On va dans le on va du côté du plus fort. On dit qu'actuellement, ça serait plus de 3 000 membres de l'ASL qui auraient rejoint Al-Nosra. Ce qui aussi c'est une indication sur au fond l'absence de pertinence de cette de cette ASL qui ne représente pas grand-chose face aux aux 200 ou 300 000 hommes de l'armée syrienne loyaliste essentiellement composée, il faut bien le dire, d'appelés, on l'oublie toujours.
Saïd Branine : Alors, des combats ont lieu actuellement dans la ville de Qousseir, qui est une ville située à l'ouest de la Syrie, près de la frontière nord du Liban, donc une ville stratégique. Est-ce que pour vous c'est un tournant dans cette guerre ?
Jean-Michel Vernochet : Alors, c'est un tournant dans cette guerre et c'est un tournant dans les dans la configuration des relations internationales et des rapports de force. Les Russes ont ont reculé la la tenue de Genève 2, de cette conférence de de Genève sur la Syrie, au moins jusqu'au 10 juin en attendant que les choses se clarifient à Qousseir, c'est-à-dire que le rapport de de force se soit stabilisé sur le terrain. Mais il est clair que aujourd'hui les les forces loyalistes assistées, appuyées par des éléments du Hezbollah, parce que le Hezbollah souhaite, plutôt que la guerre soit à l'extérieur du Liban qu'à l'intérieur, et la préoccupation de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, c'est de maintenir le maximum de paix et de sécurité dans les frontières du Liban. Et il faut dire qu'il y a absolument 17 17 unités d'à peu près 100 hommes du Hezbollah qui combattent à Qousseir, donc ce n'est ce n'est pas rien. On voit bien qu'il y a de facto une régionalisation de la guerre.
Saïd Branine : Justement, qu'est-ce que peut apporter cette implication du Hezbollah, donc qui a été reconnue par leur leader Hassan Nasrallah ?
Jean-Michel Vernochet : Alors, pour le pour le Hezbollah, il est clair que aider aujourd'hui les aider aujourd'hui les forces loyalistes, les forces du régime de de Damas, c'est repousser la guerre hors de ses frontières. Je pense que c'est la la préoccupation au-delà même de la solidarité chiite. Alors, on dit Monsieur Fabius dit que le Hezbollah intervient à la demande expresse de de Téhéran parce que Monsieur Fabius, on voit bien où vont ces tropismes, a toujours intérêt à impliquer au maximum l'Iran, l'Iran, toujours l'Iran puisque l'Iran aujourd'hui est une un un pays de la ligne du front, un État de la ligne du front et et que la France d'ailleurs ne veut pas que Alors, c'est contradictoire puisque la France ne veut pas que l'Iran participe à ces négociations de de Genève tout en disant que l'Iran est impliqué aujourd'hui. L'Iran est responsable de tout, est impliqué dans la bataille de Qousseir entre autres.
Saïd Branine : Vous parlez justement de cette conférence de Genève qui aura lieu au mois de juin, qu'est-ce qu'on peut attendre de cette conférence internationale ?
Jean-Michel Vernochet : Écoutez, vu l'état de de divergences, d'oppositions et de contradictions, je ne suis pas sûr qu'on puisse en attendre grand-chose. Lundi soir, Monsieur Kerry a rencontré Monsieur Lavrov à un dîner, c'est de la diplomatie gastronomique en quelque sorte, c'est un mot de Monsieur Lellouche, ancien responsable pour les questions afghanes de Monsieur Sarkozy. On a débattu du processus de de transition, de du maintien ou non dans ce processus à l'intérieur de ce processus du président Bachar el-Assad. Les Russes n'en font pas une question de principe, mais les Syriens, eux, souhaitent que Monsieur Bachar el-Assad puisse se représenter le cas échéant et donc continue d'accompagner le processus de transition s'il parvient à se mettre en place. Alors, il sera difficile à se mettre en place puisqu'il n'y a pas d'opposition en face. L'opposition est extrêmement divisée, elle est divisée entre ses différents parrainages : d'un côté le Qatar et la Turquie, de l'autre l'Arabie saoudite et les Émirats. Tout le monde tire à hue et à dia. Il n'y a pas de Encore une fois, le personne personne aujourd'hui, il n'y a pas de représentation concrète, identifiée, personnalisée de des oppositions et de la rébellion. Donc le on ne voit pas très bien si les oppositions ne sont pas présentes à Genève, eh bien, c'est l'extérieur qui pourra prendre une décision, mais cette décision ne sera pas prise.
Saïd Branine : Mais en fait, quels sont les enjeux non-dits de cette conférence internationale Genève 2 ?
Jean-Michel Vernochet : Oui. Alors, il y a les les les acteurs principaux, les protagonistes, et puis il y a les acteurs périphériques. Les acteurs principaux ce n'est ni la France, ni le Royaume-Uni, ni les qui font partie avec la Russie, la Chine, etc., des cinq membres permanents qui seront à Genève du des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. En fait, c'est un débat entre Moscou et Washington. On a bien vu que il y a eu un infléchissement, pour ne pas dire un un redéploiement de la de la diplomatie et de la stratégie de de Washington sur le Proche-Orient avec en arrière-plan un désengagement, que ce soit le désengagement prévu en Asie centrale, en Afghanistan, celui qui a déjà eu lieu en Irak. Je pense qu'aujourd'hui, Washington et Moscou cherchent ensemble une sorte de statu quo et de répartition de l'influence. Je n'ai pas dit des zones d'influence. Mais il y a des enjeux tellement considérables géo-énergétiques, gaziers ou des couloirs d'acheminement énergétiques depuis le Caucase et le bassin de la Caspienne que, d'une certaine façon, les les deux diplomaties, Kerry-Lavrov, sont décidées à s'entendre et à s'entendre. Mais il faut aussi trouver un moyen un terrain d'entente. Ce terrain d'entente, la la Russie veut impliquer l'Iran dans cette négociation, ce qui serait d'ailleurs souhaitable et même judicieux. Les Américains ne veulent pas en entendre parler puisque ils veulent se réserve se réserver d'abattre toutes leurs cartes et donc gardent présent à l'esprit ou présent dans la main toutes les options, éventuellement même d'ailleurs l'option militaire à laquelle Washington n'a jamais renoncé.
Saïd Branine : Alors, selon Le Monde, il y a un article qui a été publié cette semaine, donc selon le quotidien Le Monde, l'armée syrienne a eu recours à des armes chimiques contre les forces rebelles.
Jean-Michel Vernochet : Oui. Alors, écoutez, je ne vais pas dire que c'est du pipeau, mais enfin tout ça est une vaste plaisanterie. Le journaliste en question dont on ne donnera pas le nom a déjà été impliqué dans une manipulation de l'information toujours pour le journal Le Monde en 80 en 1993, au moment de où s'amorçait l'affaire du Rwanda. Certains vont jusqu'à penser qu'il pourrait être un agent des des services français à double casquette, pourquoi pas. On a on a déjà vu des cas notamment dans le au début, au démarrage du conflit syrien. On a vu des une journaliste qui avait été blessée, qui avait disparu aussi lorsqu'elle a été exfiltrée et rapatriée en France, puis qui a réapparu, mais les les la légende journalistique s'écaille ou s'effrite. Tous ceux qui ont pu examiner les symptômes, les analyser, disent que ça ne correspond pas à à à une attaque par le gaz sarin. Il y a des symptômes d'étouffement, enfin bref. Le le journaliste dit qu'il a lui-même été touché. Alors bien sûr, il faudrait un gaz sarin extrêmement dilué. Si on se si on se réfère, si on se rapporte et si on se remémore l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo par la secte Aum, tout le monde n'était pas mort. Il y avait eu d'ailleurs un nombre limité de de de cadavres, mais beaucoup avaient été intoxiqués. Or aujourd'hui, ces journalistes ont rapporté des échantillons de sang, des échantillons de ceci, de cela, qui vont être examinés non pas par un laboratoire indépendant ou par l'Institut Pasteur, mais par un laboratoire de la DGA, la Direction générale de l'armement. Donc il y a là à l'évidence une grosse manipulation avec de grosses ficelles reprise par Monsieur Fabius, encore une fois ce matin à France Inter, mais qui ne convainc finalement pas grand monde et surtout pas les médecins.
Saïd Branine : On va désormais parler des questions nationales, notamment le mariage pour tous. Qu'est-ce que vous inspirent les débats sur cette question ?
Jean-Michel Vernochet : Écoutez, ils m'inspirent beaucoup de réflexions et beaucoup de consternation puisque la société s'est élaborée, s'est construite au cours des des derniers millénaires, mais on peut penser que ça remonte à 10 000 ans, 20 000 ans. On a construit la société humaine. Elle s'est construite à partir de bases biologiques, puis de de une il y a eu une structuration sociétale. Or aujourd'hui, d'un trait de plume, on est en train de tout rayer, on on refuse l'ordre biologique comme on refuse l'ordre sociétal en disant d'ailleurs en nous disant que c'est un progrès. On nous parle aussi de droit et quand quelqu'un s'oppose à ces non pas à ces réformes, mais à ces bouleversements, on lui dit : « Mais vous êtes contre les droits. » Mais le droit est-il en soi un progrès ? Si par exemple demain matin, je revendique le droit de tuer qui qui me chante, sera-ce un progrès ? Enfin, le le le le droit n'est pas associé au progrès. D'ailleurs, encore faudrait-il définir l'un et l'autre de ces termes. Donc le on s'aperçoit que une majorité, mais qui est en fait une minorité, si vous regardez bien la représentation à l'Assemblée nationale, ces gens sont tous des partis minoritaires, mais associés, agglomérés les uns aux autres, qui constituent une des des majorités des opportunistes et totalement artificielle. Ces gens font passer des lois qui vont à l'encontre, encore une fois, de ce qui a été construit au cours de l'histoire de l'homme. Et et on vient nous dire que le la distinction, par exemple la distinction entre les sexes, est quelque chose d'artificiel, de quelque chose d'arbitraire, que c'est une construction culturelle, comme si la biologie était quelque chose de culturel, et donc qu'on peut modifier ça à volonté. Alors, j'en prendrai pour exemple les les programmes scolaires qui maintenant vont intégrer la fameuse théorie dite du genre qui reprend ces ses arguments, mais tout ça me semble extrêmement gravissime. Je ne pense pas que ça durera très longtemps, mais nous nous trouvons actuellement dans une dans une dynamique à la fois de la transgression et de l'inversion culturelle qui malgré tout inquiétante puisque Monsieur Monsieur Hollande, qui se voulait, qui devrait être d'ailleurs le président de tous les Français, s'appuie sur des sondages qui, on le sait, sont des sondages, je ne dirais pas bidon, mais des sondages manipulés pour faire croire qu'une majorité de Français est en faveur de ces, non pas de ces réformes, mais de ces bouleversements subversifs de la société. Et s'appuie aussi, je parle de sondages manipulés, mais sur des statistiques truquées puisque il est bien clair, il suffit de regarder les photographies de la dernière Manif pour tous, qu'il n'y avait pas 150 000 ou 200 000 personnes, mais qu'il y en avait bien largement un bon million. Eh bien, je pense que dès lors que le mensonge, le mensonge systématique, pour ne pas dire le mensonge universel, devient un instrument politique, un outil politique utilisé de façon méthodique et et et récurrente, nous sommes franchement très très mal partis.
Saïd Branine : Alors, vous êtes un passionné de cinéma. Vous affirmez au sujet du festival de Cannes qu'il a été cette année le promoteur de toutes les déviances.
Jean-Michel Vernochet : Alors, le promoteur de toutes les déviances ? Mais oui. Écoutez, si vous regardez, il y avait Monsieur Polanski qui autrefois avait été convaincu d'avoir drogué une mineure, même si cette mineure n'était pas si cette nymphette n'était pas une vierge une pure vierge. Il l'a droguée, sodomisée, violée. Aujourd'hui, c'est un homme qui se déploie sur la Croisette et qui nous présente un film sur le masochisme, d'après l'œuvre de Sacher du de l'Autrichien Sacher-Masoch, La Vénus à la fourrure. Enfin, qui dit masochisme dit sadisme, donc sur le sadomasochisme. À côté de ça, on avait une une œuvre, peut-on dire une œuvre, il faut mettre beaucoup de guillemets français, qui faisait la promotion de la prostitution étudiante en pensant que c'est un acte de libération. Alors, la libération de la femme est-elle à mettre en équation avec la prostitution ? La question se pose. Ça rappelle d'ailleurs le film de Buñuel, de Luis Buñuel, tourné avec Madame Deneuve qui s'appelait Belle de jour. On voyait une grande bourgeoise pour le plaisir aller se prostituer entre deux portes. Et eh bien, là, on reprend le le même thème, mais on l'aggrave. Et d'ailleurs, cette idée cette idée de prostitution étudiante comme l'expérience on dit une jeune fille, mais les jeunes filles autrefois, ça n'avait pas sens là en français, d'une jeune femme d'une jeune femme émancipée me semble être un excessivement mauvais exemple, de même que dans le film le le film, c'est qui s'appelle La Vie d'Adèle, voilà, d'Abdellatif Kechiche, franco-tunisien ou un Tunisien tout court. La Vie d'Adèle, même si l'actrice est majeure, elle joue le rôle d'une mineure et c'est ce qu'on appelait autrefois incitation à la débauche de mineurs puisque il y avait dans ma jeunesse, il y avait des lois protégeant le protégeant la jeunesse aussi bien. Regardez des illustrés des années 50 ou des années 60, vous verrez dans quel français c'était écrit. Et et et et le
Saïd Branine : DSK qui monte les marches du festival ?
Jean-Michel Vernochet : C'est on est bien là d'ailleurs dans le dans le cadre C'est c'est assez étincelant. On est dans le cadre d'une culture officielle, promotionnelle des politiques. Est-ce tout à fait un hasard si Monsieur Kechiche, qui a été décoré d'ailleurs par Monsieur Ben Ali autrefois et qui dédie son film sur une relation homosexuelle entre deux femmes, le il le dédie à la jeunesse tunisienne en lui montrant peut-être par là la voie de l'émancipation et de la démocratie ? Peut-on réduire la démocratie et l'émancipation à la liberté sexuelle, à une liberté sexuelle débridée ? Je je pense que la question se pose.
Saïd Branine : Une dernière question sur l'affaire Tapie-Lagarde.
Jean-Michel Vernochet : Écoutez, vous venez de de d'évoquer Monsieur Strauss-Kahn qui montait de façon rayonnante le les escaliers couverts d'un tapis rouge de Cannes, ce qui est assez extraordinaire. On montre bien encore une fois que c'est la rencontre de toutes les transgressions et et de toutes les inversions parce que Madame Lagarde, elle, n'a pas le la dépravation de Monsieur Strauss-Kahn. On peut dire le mot « dépravation » sans sans choquer, c'est le mot exact, ce n'est pas un mot exagéré. Madame Lagarde est une femme honorable, une ancienne ministre, mais c'est surtout aujourd'hui la la présidente du FMI, du Fonds monétaire international. Alors, on pense ce que l'on veut de cette institution, mais dans ce dans le paysage, dans la vitrine mondiale, internationale, Madame Lagarde occupe une place éminente où elle a succédé à Monsieur Strauss-Kahn. Mais là aussi, sa position, sa figure, son statut se trouve aujourd'hui entaché par une affaire qui est une sale affaire. On a mis on a mis en en examen, je crois, en tout cas en garde à vue l'un de ses avocats. C'est un fait très rare, très inhabituel qui mérite d'être souligné, mais également un des magistrats du du comité d'arbitrage, même si c'est un très vieux monsieur, ce qui montre qu'il y a il y a anguille sous roche. Et et tout ça montre à quel point ces ça me semble ces ces affaires sont toutes en fait toutes liées, montre que ce soit du festival de Cannes qui descend chaque année en fait les marches des marches vers l'enfer l'enfer culturel et et et le le le la la classe dirigeante française qui montre une une absence de de morale ou une décomposition morale qui qui proprement dramatique.
Saïd Branine : Merci à vous, Jean-Michel Vernochet. En tout cas, à très bientôt pour un autre numéro de l'Esprit d'Actu.
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