Les invocations du matin et du soirأذكار الصباح والمساء

Les invocations du matin et du soir, ou adhkar, sont des formules de rappel de Dieu que le Prophète récitait au début et à la fin de la journée. Elles ne sont pas obligatoires, mais la tradition les recommande comme une protection et une façon d'ouvrir et de fermer la journée avec Dieu. Voici les plus connues, avec leur texte arabe, leur phonétique et leur traduction, les moments où les dire, et ce que l'on appelle le doua de l'opprimé.

Sourate al-Ikhlâs (112), trois fois le matin et le soir

قُلْ هُوَ ٱللَّهُ أَحَدٌ ﴿١﴾ ٱللَّهُ ٱلصَّمَدُ ﴿٢﴾ لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ ﴿٣﴾ وَلَمْ يَكُن لَّهُۥ كُفُوًا أَحَدٌۢ ﴿٤﴾

Phonétique · Qul huwa llâhu ahad. Allâhu s-samad. Lam yalid wa lam yûlad. Wa lam yakun lahû kufuwan ahad.

Traduction · Dis: «Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui».

Coran 112, traduction de Muhammad Hamidullah ; phonétique adaptée de Quran.com

Sourate al-Falaq (113), trois fois le matin et le soir

قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ ٱلْفَلَقِ ﴿١﴾ مِن شَرِّ مَا خَلَقَ ﴿٢﴾ وَمِن شَرِّ غَاسِقٍ إِذَا وَقَبَ ﴿٣﴾ وَمِن شَرِّ ٱلنَّفَّـٰثَـٰتِ فِى ٱلْعُقَدِ ﴿٤﴾ وَمِن شَرِّ حَاسِدٍ إِذَا حَسَدَ ﴿٥﴾

Phonétique · Qul a'ûdhu bi-rabbi l-falaq. Min charri mâ khalaq. Wa min charri ghâsiqin idhâ waqab. Wa min charri n-naffâthâti fi l-'uqad. Wa min charri hâsidin idhâ hasad.

Traduction · Dis: «Je cherche protection auprès du Seigneur de l’aube naissante, contre le mal des êtres qu’Il a créés, contre le mal de l’obscurité quand elle s’approfondit, contre le mal de celles qui soufflent [les sorcières] sur les nœuds, et contre le mal de l’envieux quand il envie».

Coran 113, traduction de Muhammad Hamidullah ; phonétique adaptée de Quran.com

Sourate an-Nâs (114), trois fois le matin et le soir

قُلْ أَعُوذُ بِرَبِّ ٱلنَّاسِ ﴿١﴾ مَلِكِ ٱلنَّاسِ ﴿٢﴾ إِلَـٰهِ ٱلنَّاسِ ﴿٣﴾ مِن شَرِّ ٱلْوَسْوَاسِ ٱلْخَنَّاسِ ﴿٤﴾ ٱلَّذِى يُوَسْوِسُ فِى صُدُورِ ٱلنَّاسِ ﴿٥﴾ مِنَ ٱلْجِنَّةِ وَٱلنَّاسِ ﴿٦﴾

Phonétique · Qul a'ûdhu bi-rabbi n-nâs. Maliki n-nâs. Ilâhi n-nâs. Min charri l-waswâsi l-khannâs. Alladhî yuwaswisu fî sudûri n-nâs. Mina l-jinnati wa n-nâs.

Traduction · Dis: «Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes. Le Souverain des hommes, Dieu des hommes, contre le mal du mauvais conseiller, furtif, qui souffle le mal dans les poitrines des hommes, qu’il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain».

Coran 114, traduction de Muhammad Hamidullah ; phonétique adaptée de Quran.com

Sayyid al-istighfâr, le « maître de la demande de pardon »

اللَّهُمَّ أَنْتَ رَبِّي، لَا إِلَٰهَ إِلَّا أَنْتَ، خَلَقْتَنِي وَأَنَا عَبْدُكَ، وَأَنَا عَلَى عَهْدِكَ وَوَعْدِكَ مَا اسْتَطَعْتُ، أَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ مَا صَنَعْتُ، أَبُوءُ لَكَ بِنِعْمَتِكَ عَلَيَّ، وَأَبُوءُ لَكَ بِذَنْبِي، فَاغْفِرْ لِي، فَإِنَّهُ لَا يَغْفِرُ الذُّنُوبَ إِلَّا أَنْتَ

Phonétique · Allâhumma anta rabbî, lâ ilâha illâ ant. Khalaqtanî wa anâ 'abduk, wa anâ 'alâ 'ahdika wa wa'dika ma stata't. A'ûdhu bika min charri mâ sana't. Abû'u laka bi-ni'matika 'alayya, wa abû'u laka bi-dhanbî, fa-ghfir lî, fa-innahû lâ yaghfiru dh-dhunûba illâ ant.

Traduction · Ô Dieu, Tu es mon Seigneur, il n'y a de divinité que Toi. Tu m'as créé et je suis Ton serviteur. Je me tiens à Ton pacte et à Ta promesse autant que je le peux. Je cherche refuge auprès de Toi contre le mal que j'ai commis. Je reconnais Ton bienfait envers moi et je reconnais mon péché : pardonne-moi donc, car nul autre que Toi ne pardonne les péchés.

Hadith de Chaddâd ibn Aws, rapporté par Boukhari

« Au nom de Dieu, avec le nom duquel rien ne nuit », trois fois

بِسْمِ اللَّهِ الَّذِي لَا يَضُرُّ مَعَ اسْمِهِ شَيْءٌ فِي الْأَرْضِ وَلَا فِي السَّمَاءِ، وَهُوَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ

Phonétique · Bismi llâhi lladhî lâ yadurru ma'a smihî chay'un fi l-ardi wa lâ fi s-samâ', wa huwa s-samî'u l-'alîm.

Traduction · Au nom de Dieu, avec le nom duquel rien ne peut nuire, ni sur la terre ni dans le ciel. Il est Celui qui entend tout et qui sait tout.

Hadith de 'Uthmân ibn 'Affân, rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî

« Par Toi nous entrons dans le matin » (et sa version du soir)

اللَّهُمَّ بِكَ أَصْبَحْنَا، وَبِكَ أَمْسَيْنَا، وَبِكَ نَحْيَا، وَبِكَ نَمُوتُ، وَإِلَيْكَ النُّشُورُ

Phonétique · Allâhumma bika asbahnâ, wa bika amsaynâ, wa bika nahyâ, wa bika namûtu, wa ilayka n-nuchûr. (Le soir : Allâhumma bika amsaynâ, wa bika asbahnâ, wa bika nahyâ, wa bika namûtu, wa ilayka l-masîr.)

Traduction · Ô Dieu, c'est par Toi que nous entrons dans le matin et par Toi que nous entrons dans le soir, par Toi que nous vivons et par Toi que nous mourons, et c'est vers Toi que se fera la résurrection. (Le soir : … et c'est vers Toi qu'est le retour.)

Hadith d'Abû Hurayra, rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî

Gloire et louange à Dieu, cent fois

سُبْحَانَ اللَّهِ وَبِحَمْدِهِ

Phonétique · Subhâna llâhi wa bi-hamdih.

Traduction · Gloire et pureté à Dieu, et à Lui la louange.

Hadith d'Abû Hurayra, rapporté par Muslim

Les deux derniers versets de la sourate al-Baqara (le soir)

ءَامَنَ ٱلرَّسُولُ بِمَآ أُنزِلَ إِلَيْهِ مِن رَّبِّهِۦ وَٱلْمُؤْمِنُونَ ۚ كُلٌّ ءَامَنَ بِٱللَّهِ وَمَلَـٰٓئِكَتِهِۦ وَكُتُبِهِۦ وَرُسُلِهِۦ لَا نُفَرِّقُ بَيْنَ أَحَدٍ مِّن رُّسُلِهِۦ ۚ وَقَالُوا۟ سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا ۖ غُفْرَانَكَ رَبَّنَا وَإِلَيْكَ ٱلْمَصِيرُ ﴿٢٨٥﴾ لَا يُكَلِّفُ ٱللَّهُ نَفْسًا إِلَّا وُسْعَهَا ۚ لَهَا مَا كَسَبَتْ وَعَلَيْهَا مَا ٱكْتَسَبَتْ ۗ رَبَّنَا لَا تُؤَاخِذْنَآ إِن نَّسِينَآ أَوْ أَخْطَأْنَا ۚ رَبَّنَا وَلَا تَحْمِلْ عَلَيْنَآ إِصْرًا كَمَا حَمَلْتَهُۥ عَلَى ٱلَّذِينَ مِن قَبْلِنَا ۚ رَبَّنَا وَلَا تُحَمِّلْنَا مَا لَا طَاقَةَ لَنَا بِهِۦ ۖ وَٱعْفُ عَنَّا وَٱغْفِرْ لَنَا وَٱرْحَمْنَآ ۚ أَنتَ مَوْلَىٰنَا فَٱنصُرْنَا عَلَى ٱلْقَوْمِ ٱلْكَـٰفِرِينَ ﴿٢٨٦﴾

Phonétique · Âmana r-rasûlu bimâ unzila ilayhi min rabbihî wa l-mu'minûn. Kullun âmana billâhi wa malâ'ikatihî wa kutubihî wa rusulih. Lâ nufarriqu bayna ahadin min rusulih. Wa qâlû sami'nâ wa ata'nâ, ghufrânaka rabbanâ wa ilayka l-masîr. Lâ yukallifu llâhu nafsan illâ wus'ahâ. Lahâ mâ kasabat wa 'alayhâ ma ktasabat. Rabbanâ lâ tu'âkhidhnâ in nasînâ aw akhta'nâ. Rabbanâ wa lâ tahmil 'alaynâ isran kamâ hamaltahû 'ala lladhîna min qablinâ. Rabbanâ wa lâ tuhammilnâ mâ lâ tâqata lanâ bih. Wa 'fu 'annâ, wa ghfir lanâ, wa rhamnâ. Anta mawlânâ fa-nsurnâ 'ala l-qawmi l-kâfirîn.

Traduction · Le Messager a cru en ce qu’on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants: tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers; (en disant): «Nous ne faisons aucune distinction entre Ses messagers». Et ils ont dit: «Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon. C’est à Toi que sera le retour». Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. Elle sera récompensée du bien qu’elle aura fait, punie du mal qu’elle aura fait. Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur. Seigneur! Ne nous charge pas d’un fardeau lourd comme Tu as chargé ceux qui vécurent avant nous. Seigneur! Ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous et fais nous miséricorde. Tu es Notre Maître, accorde-nous donc la victoire sur les peuples infidèles.

Coran 2:285-286, traduction de Muhammad Hamidullah ; phonétique adaptée de Quran.com

Que sont les adhkar du matin et du soir ?

Le mot adhkar est le pluriel de dhikr, le « rappel » ou la « mention » de Dieu. On désigne ainsi des formules courtes, tirées du Coran ou des paroles du Prophète, que le croyant répète à des moments précis de la journée. Celles du matin et du soir forment l'ensemble le plus connu, au point d'être réunies dans de petits livrets de poche ou des applications.

Leur fondement est d'abord coranique. Dieu dit : « Ô vous qui croyez ! Évoquez Allah d'une façon abondante, et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour » (sourate 33, versets 41 et 42). D'autres versets invitent à célébrer Sa louange « soir et matin » (sourate 40, verset 55) ou « avant le lever du soleil et avant son coucher » (sourate 20, verset 130). Les hadiths ont ensuite précisé les formules que le Prophète récitait et enseignait à ses Compagnons.

Pour Hatim I. Belfkih, qui consacre une longue réflexion à une spiritualité musulmane effective, le dhikr est une notion clé de l'islam : à la fois un état intérieur, la présence de Dieu dans le cœur, et les moyens qui y mènent, au premier rang desquels la répétition de formules comme « lâ ilâha illa llâh ». Les adhkar du matin et du soir sont l'application la plus concrète de cette idée : deux rendez-vous quotidiens qui encadrent la journée. Notre page invocations et dhikr présente plus largement l'invocation (du'â) et le rappel de Dieu.

À quelle heure dire les invocations du matin et du soir ?

Les savants ont proposé plusieurs bornes, toutes appuyées sur les versets cités plus haut.

Le matin, le moment le plus recommandé va de la prière de l'aube (fajr) jusqu'au lever du soleil. Beaucoup étendent ce temps jusqu'au milieu de la matinée, voire jusqu'à midi, pour celui qui n'a pas pu les dire plus tôt.

Le soir, deux avis principaux existent. Pour les uns, le soir commence après la prière de l'après-midi (asr) et dure jusqu'au coucher du soleil. Pour les autres, il commence au coucher du soleil, après la prière du maghrib, et se prolonge dans la première partie de la nuit. En pratique, de nombreux fidèles récitent les adhkar du soir entre asr et maghrib, ou juste après maghrib.

Les horaires de prière de sa ville donnent donc les repères : l'heure du fajr et celle du lever du soleil pour le matin, celles d'asr et de maghrib pour le soir. Les heures changent avec les saisons, mais la règle reste simple : le matin après l'aube, le soir en fin de journée.

Certaines formules ont leur moment propre. Les deux derniers versets de la sourate al-Baqara se récitent la nuit : selon un hadith rapporté par Boukhari et Muslim, ils suffisent à celui qui les récite. Ayat al-Kursi et les trois dernières sourates du Coran se récitent aussi au coucher.

Les invocations du matin et du soir les plus connues

Les recueils d'adhkar, comme al-Adhkâr de l'imam an-Nawawî ou le petit livret « La citadelle du musulman », en rassemblent plusieurs dizaines. Les plus récitées sont reproduites ci-dessus, en arabe, en phonétique et en français.

Ayat al-Kursi, le verset du Trône, une fois le matin et le soir. Son texte complet se trouve dans notre guide consacré à Ayat al-Kursi.

Les trois sourates protectrices : al-Ikhlâs, al-Falaq et an-Nâs, trois fois chacune. Selon un hadith rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî, le Prophète a dit qu'elles suffisent, récitées ainsi le matin et le soir, « contre toute chose ».

Sayyid al-istighfâr, le « maître de la demande de pardon » (istighfâr). D'après Boukhari, celui qui le dit le matin avec conviction et meurt avant le soir est des gens du Paradis, et de même pour le soir.

« Bismillâhi lladhî lâ yadurru… », trois fois : d'après le hadith de 'Uthmân ibn 'Affân, rien ne nuit à celui qui la récite jusqu'au soir, ou jusqu'au matin.

« Subhâna llâhi wa bi-hamdih », cent fois : selon Muslim, nul ne viendra au Jour de la Résurrection avec mieux que celui qui l'a dite, sauf celui qui en a dit autant ou davantage.

Ahmadou M. Kanté rappelle, dans ses conseils face à l'angoisse, la place de ces récitations quotidiennes et de formules simples comme « lâ hawla wa lâ quwwata illâ billâh » (il n'y a de force ni de puissance qu'en Dieu).

Le doua de l'opprimé

On parle souvent du « doua de l'opprimé » pour désigner l'invocation de celui qui subit une injustice. Il ne s'agit pas d'une formule unique mais d'une situation à laquelle les hadiths accordent un poids particulier. En envoyant Mu'âdh ibn Jabal au Yémen, le Prophète lui recommanda : « Crains l'invocation de l'opprimé, car il n'y a pas de voile entre elle et Dieu » (Boukhari et Muslim). Un autre hadith, rapporté par Abû Dâwûd et at-Tirmidhî, cite trois invocations exaucées : celle de l'opprimé, celle du voyageur et celle du père pour son enfant.

L'opprimé peut s'adresser à Dieu dans sa langue et avec ses mots. La tradition retient aussi deux formules coraniques. La première : « Hasbunâ llâhu wa ni'ma l-wakîl », « Allah nous suffit ; Il est notre meilleur garant » (sourate 3, verset 173), que les croyants prononcèrent face à la menace. La seconde est l'invocation du prophète Jonas dans le ventre du poisson : « Lâ ilâha illâ anta, subhânaka, innî kuntu mina z-zâlimîn », « Pas de divinité à part Toi ! Pureté à Toi ! J'ai été vraiment du nombre des injustes » (sourate 21, verset 87).

Les savants ajoutent deux mises en garde. Selon un hadith rapporté par l'imam Ahmad, l'invocation de l'opprimé est entendue même s'il n'est pas croyant : elle rappelle d'abord à chacun de ne commettre aucune injustice. Et elle n'autorise pas à maudire à la légère : demander justice à Dieu n'est pas souhaiter le mal. La patience (sabr) et la remise confiante à Dieu (tawakkul) accompagnent cette demande.

Comment en faire une habitude ?

Les adhkar sont recommandés, non obligatoires. Personne n'est tenu de tous les réciter, et il vaut mieux en dire peu, régulièrement, que beaucoup un jour puis plus rien. Un hadith rapporté par Boukhari et Muslim dit que l'acte le plus aimé de Dieu est celui qui dure, même s'il est modeste.

On peut commencer par trois formules : Ayat al-Kursi, les trois sourates protectrices et « Bismillâhi lladhî lâ yadurru ». On en ajoute une nouvelle chaque semaine, en l'apprenant avec la phonétique et la traduction. Les adhkar se disent dans n'importe quelle position, assis après la prière, en marchant ou dans les transports ; les ablutions sont recommandées mais pas exigées.

Pour compter les répétitions, le Prophète comptait sur les doigts de sa main droite, d'après un hadith rapporté par Abû Dâwûd. Beaucoup utilisent un chapelet (sebha), dont la plupart des savants admettent l'usage.

Enfin, ces formules sont faites pour être comprises. Lire la traduction, réfléchir à ce que l'on demande, laisser un moment de silence : c'est ce qui transforme une récitation en véritable rappel de Dieu. Les adhkar restent en arabe, la langue dans laquelle ils ont été transmis, mais l'invocation personnelle, elle, peut se faire en français.

Questions fréquentes

Quelles sont les invocations du matin ?+

Les plus connues sont Ayat al-Kursi, les sourates al-Ikhlâs, al-Falaq et an-Nâs (trois fois chacune), le « maître de la demande de pardon » (sayyid al-istighfâr), « Bismillâhi lladhî lâ yadurru » (trois fois) et « Subhâna llâhi wa bi-hamdih » (cent fois). Les recueils comme « La citadelle du musulman » en proposent d'autres.

À quelle heure faire les adhkar du soir ?+

Selon un premier avis, entre la prière d'asr et le coucher du soleil ; selon un second, après le coucher du soleil (maghrib) et dans la première partie de la nuit. Les deux pratiques sont répandues et acceptées.

Peut-on dire les invocations du matin après le lever du soleil ?+

Le meilleur moment va de l'aube au lever du soleil, mais beaucoup de savants admettent qu'on les dise plus tard dans la matinée quand on n'a pas pu le faire avant. Mieux vaut les dire en retard que de les abandonner.

Qu'est-ce que le doua de l'opprimé ?+

C'est l'invocation de celui qui subit une injustice. Selon un hadith rapporté par Boukhari et Muslim, il n'y a pas de voile entre elle et Dieu. L'opprimé peut invoquer avec ses propres mots ; la tradition retient aussi « Hasbunâ llâhu wa ni'ma l-wakîl » (sourate 3, verset 173).

Faut-il avoir fait ses ablutions pour dire les adhkar ?+

Non. Les ablutions sont recommandées pour le rappel de Dieu, mais ne sont pas exigées pour réciter les adhkar, y compris les versets appris par cœur, selon l'avis général des savants.

Peut-on dire les invocations en français ?+

L'invocation personnelle (du'â) peut se faire dans toutes les langues. Les adhkar transmis par le Prophète se récitent de préférence en arabe, avec leur traduction pour en comprendre le sens ; celui qui ne les connaît pas encore peut s'aider de la phonétique.

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Pour approfondir : nos articles de fond

Page rédigée par la rédaction d'Oumma à partir de ses articles, notamment ceux de Hatim I. Belfkih, Ahmadou M. Kanté, Azzedine Gaci, Docteur Sehrine Mokrane.