Bonjour, je me trouve aujourd'hui sur le stand du groupe Benamor sur le salon du SIAL. Et donc, on va interroger pour l'occasion Adel Benamor, qui est le directeur de la production du groupe, et monsieur Halim Benchaiba, qui est le directeur export. Donc ma première question, c'est un peu pour situer le contexte, quelques chiffres sur le groupe Benamor dont on entend de plus en plus parler. Donc je vais m'adresser à monsieur Benamor justement, qui est directeur de la production et qui fait partie de la famille en l'occurrence. Donc quelques chiffres : nombre de salariés, chiffre d'affaires, nombre d'années d'existence, etc., etc.
Adel Benamor : Le groupe Benamor a tout d'abord commencé avec la conserverie Amor Benamor en 1984 avec une unité de production de de transformation de tomates fraîches de 220 tonnes jour. Après plusieurs extensions dans les fils d'années, aujourd'hui on est à 7 600 tonnes jour de transformation de tomates fraîches.
Le groupe, c'est combien de salariés aujourd'hui ?
Adel Benamor : On est aujourd'hui à 1 400. 1 400.
Qui sont répartis ?
Adel Benamor : Répartis sur trois unités de production : donc la conserverie, les moulins et les pâtes. Et puis on a d'autres activités, c'est le développement agricole et du trading pour les céréales et aussi dans l'immobilier.
C'est quoi le chiffre d'affaires du groupe aujourd'hui ?
Adel Benamor : Aujourd'hui, on a un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros par an.
Qui est en l'occurrence, le chiffre d'affaires, pour la plupart, il est fait sur le territoire algérien ou en dehors ?
Adel Benamor : La plupart, c'est sur le territoire algérien surtout. Voilà.
Donc c'est un peu la transition pour ma question suivante, qui concerne la stratégie de développement, parce qu'aujourd'hui, je disais que le groupe Benamor arrive en Europe. Donc pourquoi cette stratégie en fait ? C'est monsieur Benchaiba en fait ? Ouais.
Halim Benchaiba : En fait, aujourd'hui, on n'a pas d'exigence de volume en ce qui concerne en ce qui concerne l'export, c'est plutôt une exigence de de notoriété. Et on a vraiment On a vraiment pour but en fait on ne cherche pas à faire des gros volumes avec avec la communauté. On cherche d'abord à se faire connaître et aussi à permettre aux gens qui nous connaissent de trouver le produit partout en Europe. Donc c'est plutôt ces exigences-là. Aujourd'hui, on a on offre un produit de très haute gamme à un prix de de produit de moyenne gamme à tous les Algériens. Et ça, on en est très fiers. C'est-à-dire, on donne aujourd'hui à nos enfants un produit vraiment de très haute qualité. C'est le milieu des pâtes et de enfin on est les usines les gens se connaissent et on passe un petit peu pour pour des fous tellement on utilise vraiment le la la vraiment une très bonne qualité. Et et voilà. Donc on souhaite un petit peu la continuité pour nous, c'est c'est une évidence. C'est ben conquérir d'autres marchés.
Alors, OK. Alors justement justement, peut-être la question à monsieur Benamor, qui est directeur de la production, ça concerne justement parce qu'il y a une il y a il y a cette volonté de faire de la qualité, hein, parce qu'on a fait une petite étude. C'est vrai que Benamor en Algérie, clairement c'est de la qualité. Alors, en quoi c'est qualitatif sur le mode opératoire au niveau de la production ? Vous pouvez nous en dire deux mots ?
Adel Benamor : Oui, bien sûr. Qualitatif parce qu'on fait beaucoup d'efforts et de recherches sur les différents domaines de production. Où, par exemple, pour la semoule et pour pâtes et couscous, on choisit donc les meilleurs blés et dans ces blés-là, on prend la meilleure semoule qui soit pour faire les meilleurs produits. Donc, que ça soit des produits sains et nutritifs, d'où on est certifié aussi ISO 22000, HACCP. Donc c'est la sécurité des denrées alimentaires. Donc on assure que nos produits sont sains et sécurisés. Par rapport à la qualité, on a fait beaucoup d'études, donc comme je vous ai dit, par rapport au blé, le choix de la semoule. Et on a aujourd'hui, je peux dire qu'on a une qualité et l'expérience par rapport à ce qui est fait maintenant, même en Italie. Le couscous, ça vient de notre pays, donc ça, c'est différent. Automatiquement, donc on a plus d'expérience, on est meilleur. Mais les pâtes, on est au niveau des meilleurs fabricants italiens, voire plus.
Pour ce qui concerne les céréales les céréales donc, est-ce que j'imagine qu'il y a de enfin, vous importez aujourd'hui ?
Adel Benamor : Oui, la matière première automatiquement, mais principalement on achète de l'Office national. Donc il y a des blés locaux, blé algérien, il y a du blé de l'importation aussi. D'autre part, on importe nous-mêmes aussi une partie de de ces blés-là de différents pays : dans la France, les États-Unis et le Canada, où on choisit les meilleurs blés. Donc aujourd'hui, on a l'expérience pour savoir quel type de blé utiliser pour avoir telle et telle qualité.
Le couscous Benamor ou le couscous de manière générale, il est subventionné en Algérie par le gouvernement aujourd'hui ?
Adel Benamor : Le couscous, non, c'est pas le couscous qui est subventionné, mais la subvention, elle intervient au niveau du blé.
D'accord.
Adel Benamor : Donc ce n'est ni la semoule, ni couscous, ni les pâtes, c'est le blé qui est subventionné de telle façon de permettre d'avoir toujours cette matière première et pour pouvoir l'utiliser soit pour la semoule qui est très importante, où on a de grosses consommations en Algérie, et puis aussi pour les pâtes ou le couscous, où c'est surtout pour le couscous, c'est un plat traditionnel, donc c'est important de d'avoir cette matière première à disposition.
Alors, monsieur Benchaiba, vous qui connaissez un peu le marché du halal, alors ma question est la suivante : aujourd'hui, les produits Benamor, est-ce qu'il y a un ciblage qui se fait ? Est-ce qu'on cible la communauté musulmane en l'occurrence, ou est-ce que on adresse le marché national dans sa dans dans sa globalité ?
Halim Benchaiba : Juste une petite précision, hein, c'est que tous les produits tous les produits qu'on utilise à l'export ne sont pas subventionnés. D'accord ? C'est vraiment on utilise uniquement on n'a pas de je veux dire, on n'a pas un meilleur prix que les autres, bien au contraire. Du fait qu'on utilise une matière première de qualité, on a un prix plus élevé et ça partout, même en Algérie. Donc, en ce qui concerne la cible des gens avec qui on travaille, aujourd'hui, bien sûr, on essaie de de remplir un vase qui est vide, c'est-à-dire de permettre aux gens de la communauté ben comme en Algérie, d'utiliser un couscous ou des pâtes de très bonne qualité, fabriqués en Algérie, mais à un prix bien inférieur que pour pour une qualité équivalente. Voilà. Donc ça c'est c'est un peu notre objectif. Donc clairement, oui, c'est la communauté qu'on qu'on cible.
Donc en l'occurrence, au niveau du réseau de distribution, c'est le réseau traditionnel, les supermarchés qui vendent du halal, les boucheries, etc., etc. ?
Halim Benchaiba : Ouais, ouais.
Vous confirmez ?
Halim Benchaiba : Tout à fait, c'est c'est exactement ça. Dans un premier temps, on est on est vraiment focalisés là-dessus. On essaie de on travaille déjà avec des distributeurs. On lance un appel à à nos amis, bien sûr, parce que je pense qu'un commerçant, il a pour envie et besoin de satisfaire son sa clientèle. Et il faut qu'ils sachent qu'avec nos produits, et ben c'est une valeur sûre. Il décevra jamais.
Et la grande distribution, c'est des choses que vous êtes en train de faire aujourd'hui ?
Halim Benchaiba : Oui, c'est c'est des choses qui sont en cours, mais c'est très compliqué la grande distribution. C'est compliqué.
D'accord. Donc on va passer au SIAL, donc un petit, on va dire, un petit un petit compte-rendu sur le SIAL. Ça a démarré dimanche, aujourd'hui on est mardi, donc deux jours, deux jours et demi. Donc qu'est-ce que vous en tirez comme conclusion aujourd'hui ? Monsieur Benamor.
Adel Benamor : Merci. Ça a été d'une grande satisfaction d'avoir les échos de nos de nos, on va dire, des gens qui viennent d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, de savoir qu'ils ont bien aimé nos produits, qu'on a eu beaucoup d'encouragements. Ça, c'est du côté, on va dire, plus satisfaction, on va dire, et relation avec nos clients, nos consommateurs. Donc ça nous encourage encore à continuer sur le même chemin et encore faire plus d'efforts pour avoir toujours cette qualité et chercher à faire plus. Côté commercial aussi, on a eu beaucoup de contacts, c'est vraiment fructueux et ça nous encourage encore à faire plus d'efforts et pourquoi pas investir et agrandir nos installations pour satisfaire encore plus de personnes et aller dans ce cas-là
En tout cas, je vois que le plateau Excusez-moi. En tout cas, je vois que le plateau où justement vous distribuez du couscous, là il y a il y a la queue, hein, donc il y a un fort succès.
Adel Benamor : El hamdoulillah. El hamdoulillah.
OK. Messieurs, je vous remercie pour cette interview et cet échange.