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Science et religion: les grandes questions qui se poseront demain?

Science et religion: les grandes questions qui se poseront demain?

Science et religion: les grandes questions qui se poseront demain?Dernière partie de l'entretien avec Jean Staune, philosophe des sciences et fondateur de l’Université Interdisciplinaire de Paris. Auteur de deux best-sellers : Notre existence a-t-elle un sens ? (Presses de la Renaissance, Fayard/Pluriel) et Les clés du futur (Plon), il vient de faire paraître “Explorateur de l’invisible” aux éditions Guy Trédaniel. Un livre à lire absolument !

Publiée par Oumma.com sur Mercredi 31 octobre 2018

Dernière partie de l’entretien avec Jean Staune, philosophe des sciences et fondateur de l’Université Interdisciplinaire de Paris. Auteur de deux best-sellers : Notre existence a-t-elle un sens ? (Presses de la Renaissance, Fayard/Pluriel) et Les clés du futur (Plon), il vient de faire paraître“Explorateur de l’invisible” aux éditions Guy Trédaniel. Un livre à lire absolument !

4 commentaires

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  1. Plusieurs choses…
    – L’auteur commence en expliquant que l’origine divine de l’univers est avérée, ce qui me semble un peu limite.
    – Il enchaîne en comparant intelligence humaine, intelligence animale, et IA. Première remarque: Au niveau structurel, rien ne distingue l’intelligence humaine de celle des animaux supérieurs.
    Le manichéisme cartésien qui dresse un mur entre homme et animal ne résiste pas très longtemps à l’analyse des performances cognitives des chimpanzés, par exemple.
    – S’agissant de l’IA, même si elle est désormais vaguement bio-mimétique, il ne faudra pas en attendre une similitude avec l’intelligence humaine. Mais les chercheurs sont déja stupéfaits par les performances déja acquises par les réseaux de neurones électroniques, entre autres, ceux à base de memristors (des résistances variables à mémoire). L’IA nous dépasse déja dans certains domaines, comme en atteste la victoire d’un ordi sur le champion du monde de Go.
    – S’agissant de la conscience, difficile de la nier chez les animaux, et donc, potentiellement, chez de futurs robots interagissant avec leur environnement. Apprendre par essais et erreurs, essayer de percer la pensée de l’autre, se voir à travers les yeux de l’autre, l’animal (supérieur) en est capable, et l’IA accédera inéluctablement à cette possibilité.
    – Il faut rompre une fois pour toutes avec les clivages. Homme/animal, ou homme/machine. Ca nous conduit d’ailleurs à plus de prudence, car “Terminator” me parait être un film assez réaliste. Bref.
    – A part ça, je m’intéresse, dans tous les sens du terme, aux NDE. Illusion pathologique, ou révélation d’un réel transcendant? Je vous avoue que je préférerais la deuxième interprétation. Personne ne demeure indifférent face à la perspective de sa propre disparition.
    – Sinon, ces expériences existaient avant la réanimation, et ont plus que largement inspiré les religions. Car certains mystiques réalisent depuis toujours des “sorties du corps”, au cours desquelles il accèdent à une autre perception de l’univers. Ils ne parviennent cependant pas à restituer, ou décrire, ce qu’ils ont peut être compris lors de la transe. A noter le fait que celle-si peut être déclenchée via la méditation, la prière, des rituels spécifiques, avec ou sans prise de drogue.
    – S’agissant de la réalité physique des NDE, on patauge encore. Les descriptions faites par les ressuscités sont surprenantes, mais pas définitivement démonstratives. Certains chercheurs placent même des messages cachés au sommet des armoires, donc visibles uniquement depuis le plafond, en espérant qu’un jour, un mourant ressuscité les retranscrira.
    – Notez le fait que ça me réjouirait. Sauf que, à ce jour, c’est le bide.
    – Enfin, je pense que, si les humains ont une âme, les chats aussi. Boutin! Wauquiez aurait une âme et pas mon chat? T’es bourré ou quoi?
    – Bref.

      • @Mohamed

        Il est en effet trop tôt pour faire autre chose que supposer l’apparition future n’une néo conscience des IA. L’empathie, par exemple, a été sélectionnée chez l’animal pour l’aider à régler ses relations avec les autres animaux (congénères, proies, prédateurs). Deviner ce que pense l’autre est juste vital. Au stade suivant, comprendre que l’autre se met à votre place est tout aussi nécessaire. Mais se voir à travers les yeux de l’autre, c’est prendre conscience de soi.
        A la lumière de cette analyse, on devine qu’une machine intelligente interactive avec son environnement, et apprenant par essais/erreurs (comme la bécane qui a battu le champion de Go), sera amenée à terme à développer un agoniste de conscience d’elle même.
        Il y a dix ans, ce que j’écris aurait relevé du délire de SF. Mais les IA ont progressé si vite que certains chercheurs commencent à redouter le pire. Car la technique permet déja de réaliser des miracles, ou des cauchemars (cf la Chine, et le flicage généralisé).
        A part ça, la conscience basique, (et non la conscience de soi), est sollicitée chez l’animal dès que le système nerveux autonome peine à solutionner une situation de stress. Elle sert à rappeler la mémoire du passé, la comparer avec le présent, et envisager des solutions pour l’avenir. Les machines apprenantes, qui ne sont pas programmées, mais travaillent sur un objectif par essais/erreurs, sont virtuellement “conscientes”. Formellement, elles opèrent des choix, en référence à leur apprentissage et leur expérience. Ca existe déja! Alphago s’est “entraîné” durant des semaines avant d’affronter un maître. Mais bien sûr, il est bien trop tôt pour parler de “personnalité”.
        …………… Ce qui ne signifie pas pour autant qu’une personnalité ne pourra apparaître plus tard, quand la puissance de calcul sera multipliée par un million, un milliard, ou plus, approchant de ce fait la capacité humaine (ou animale. C’est déja énorme. On est au niveau du moustique. Si on atteint celui du rat, ça changera beaucoup de choses).
        Alors, au final, si l’âme existe, pourquoi une machine devrait-elle y renoncer?
        Le problème tient au fait qu’on peine à définir le concept d’âme, même quand on y croit. Une projection de notre cerveau, ou de notre corps, dans une autre dimension? L’ombre de notre corps hors du temps et de l’espace? Les victimes/bénéficiaires de NDE insistent tous sur l’illumination: La compréhension soudaine du réel, façon illumination mystique. Mais, de retour sur Terre, elles ne gardent que le souvenir de la compréhension, sans conserver le moindre souvenir de ce qui a été perçu au delà du réel. Ca pourrait s’expliquer par une suractivité transitoire du cerveau. Mais ce qui me frappe est la constance des témoignages, quel que soit le lieu ou l’époque. Le facteur culturel, qui joue beaucoup dans les hallucinations, ne joue presque pas dans les NDE.
        C’est bien sûr là un argument de poids en faveur de la réalité du phénomène. A comparer avec les apparitions, qui varient selon l’époque et le lieu. Vierge Marie, soucoupes volantes, licornes, anges…
        Mais là, on a une constante.
        Une autre constante est l’aura des saints, omniprésente dans les religions chamaniques ou modernes. On en trouve des représentations récurrentes. Les catholiques la représentent comme une assiette lumineuse au dessus de la tête, mais ceux qui disent la voir décrivent une extension d’un halo de lumière entourant le corps, qui peut devenir plus grand au dessus du sommet du crâne. (chez les sorciers, les mages, les saints, etc). Retour au concept de double projeté dans un monde invisible, mais vaguement accessible pour les initiés.
        J’avoue que je ne sais pas trop quoi penser.
        Les machines intelligentes auront elles un jour une aura? Accéderont-elles à la sainteté, tandis que leurs cousines nous extermineront?
        C’est peut être ça, au final, le dessein intelligent. Dur.
        Amitiés

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