OummaTV est parti à la rencontre des Tunisiens de France qui depuis jeudi se sont massivement mobilisés pour le vote de l'Assemblée constituante qui a lieu trois jours avant le scrutin en Tunisie du 23 octobre.
OummaTV est parti à la rencontre des Tunisiens de France qui depuis jeudi se sont massivement mobilisés pour le vote de l'Assemblée constituante qui a lieu trois jours avant le scrutin en Tunisie du 23 octobre.
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Les élections se passent normalement ici et les gens sont très civilisés. Heureusement, ils sont bien cultivés et savent comment cela se passe. Il n'y a pas eu de bagarre, c'est super bien, à l'intérieur comme à l'extérieur. Ils prennent leur temps et ont arrêté leur travail pour venir élire leurs représentants. C'est super bien et j'espère un bon avenir.
Des gens sont morts pour ce jour-là, pour qu'on puisse voter et donner notre avis. Nous avons cette occasion aujourd'hui. Nous devons maintenir cette chance pour nous dans l'avenir et, je l'espère, pour nos enfants.
C'est un moment historique et, bien que je sois malade, j'ai quand même fait l'effort de venir voter. Nous sommes des Tunisiens et nous pensons toujours à notre pays qui nous est très cher.
Bien sûr qu'il est important de voter aujourd'hui. On a attendu plus de 23 ans pour ces moments-là. Il faut montrer que le Tunisien s'implique à nouveau sur la scène politique, redonner confiance au Tunisien et lui montrer qu'il peut changer son destin à travers ce vote. Aujourd'hui, c'est un premier pas sur un long chemin qui est celui de la démocratie.
Aslama à tous mes compatriotes tunisiens. Aujourd'hui, il est important d'aller voter, notamment vendredi et samedi. Pourquoi ? Parce qu'on a tous un devoir envers nos enfants et envers les personnes qui sont tombées sous le régime de Ben Ali. Je vous encourage à aller voter pour construire ensemble la Tunisie de demain. Voter est un devoir citoyen. Votez pour un parti politique qui vous ressemble, qui unit la diversité tunisienne et ne se centre pas sur un seul principe, mais permet à la diversité tunisienne de s'exprimer pleinement et d'être un contre-pouvoir à toute forme de dictature.
Il faut voter et donner son opinion, apporter la voix qui comptera du point de vue de l'orientation pour le futur du pays. La constitution devait être déterminée suivant nos points de vue et nos regards sur l'avenir. C'est cela, l'importance du vote.
On encourage nos enfants, nos filles, nos jeunes, à participer et à voter, et on garde quand même l'espoir.
Bah, aujourd'hui, c'est une élection pour la constituante, on ne voit pas cela tout le temps. Nous avons l'opportunité d'espérer une bonne démocratie dans notre pays, et c'est une chose à ne pas négliger. J'ai rencontré pas mal de personnes qui ne savaient pas du tout pourquoi on allait voter ; beaucoup pensaient que c'était pour une présidentielle, ce qui n'est pas le cas. À nos yeux, c'est vraiment très important de pouvoir donner son mot à dire et de voter enfin pour quelqu'un que nous aurons choisi.
Bien sûr, c'est très important à cause des martyrs qui sont morts pour nous, pour libérer le pays. Du coup, nous devons faire quelque chose pour eux et nous devons sauver notre pays, parce que je trouve que l'ancien régime est encore là. Il est encore présent à l'ambassade : tout appartient à l'ancien régime. C'est donc très important pour tous les Tunisiens, pour nous tous, de venir, d'être là et de voter. Voter pour la justice, voter pour la démocratie, voter pour l'islam, voter pour la liberté.
Bismillah al-Rahman al-Rahim, wa salat wa salam ala rasulillah sallallahu alayhi wa sallam. Pour le vote d'aujourd'hui, personnellement, je suis optimiste parce qu'il y a un changement. La démocratie n'est qu'un moyen d'élire le conseil constitutionnel en Tunisie pour faire de nouvelles lois. J'ai peur des alliés de l'Occident et des alliés de la France qui font des amalgames, veulent rester au pouvoir et profiter de la vie économique de la Tunisie.
Je suis très heureux, à mon âge, bientôt 77 ou 76 ans, de pouvoir voter librement et d'avoir le choix entre plusieurs partis. J'espère tout simplement que ces élections aboutissent à l'Assemblée constituante, mais aussi que l'Assemblée constituante elle-même produise une constitution capable d'améliorer le sort des Tunisiens en général, afin que tout ce qui a pu porter préjudice à l'évolution de la Tunisie puisse être révisé dans les meilleures conditions. Voilà ce que je peux vous dire à ce stade.
L'économie dépend d'un contexte mondial. Ce qui va changer, c'est la confiance de l'investisseur tunisien et étranger, car la corruption était un grand problème et un frein majeur pour l'investissement intérieur comme extérieur. Cela va donc améliorer les choses, mais c'est-à-dire que ce ne sera pas le paradis du jour au lendemain. Le chemin sera encore long, mais j'espère qu'on est sur la bonne voie.
Cela va se faire dans l'avenir, d'ici dix ou quinze ans je pense, mais c'est à nous de montrer que nous sommes là.
Ce que nous souhaitons, c'est investir en Tunisie. Notre objectif, pour les Franco-Tunisiens, est qu'on nous crée des conditions permettant d'investir dans notre ville afin de faire tourner l'économie locale et de développer l'emploi.
Pour l'économie, je ne pense pas que la question sera résolue à l'échelle de la seule Tunisie. Elle sera résolue si l'on fait au minimum l'union du Maghreb arabe, et au maximum l'union du monde arabe.
Nous avons confiance en notre pays et dans les personnes de valeur et sincères.
C'est le peuple tunisien qui a réclamé sa liberté. Aujourd'hui, il est plus que jamais conscient de ses droits et de ce qu'il peut réaliser. C'est le premier facteur d'optimisme.
Je pense que cela demandera beaucoup de temps. Il faut une assimilation, il faut que les mentalités changent. Petit à petit, avec du temps et de la patience, cela se fera.
La Tunisie est très riche, elle possède plusieurs ressources naturelles, mais pendant les cinquante dernières années, nous avons été volés par un système corrompu. Je suis optimiste si le peuple choisit et si ces élections ne sont pas truquées. C'est la seule assurance d'être optimiste : que ces élections soient légales et non trafiquées comme avant. J'ai un grand espoir et j'espère que nous aurons une république musulmane, tunisienne et libre.
Ce sera très difficile au début, mais nous restons toujours optimistes. Nous faisons confiance aux personnes qui vont succéder et l'avenir nous dira ce qu'il en est.
Je suis optimiste. Tout le monde a cette petite crainte de voir subsister des personnes de l'ancien régime, mais personnellement cela ne me fait pas trop peur. Nous avons beaucoup de possibilités désormais. Certains partis ont des visions différentes et l'on espère une bonne entente entre eux. Je pense qu'on peut obtenir quelque chose de vraiment bon pour le pays.
La Révolution française n'a pas duré deux semaines, quelques mois ou quelques années : elle a duré presque 90 ans pour aboutir au changement ici en France.
Je n'ai pas peur pour la Tunisie, parce que je n'ai peur que de Dieu, pas des hommes. La Tunisie a réussi à sortir d'une dictature, elle a levé le poing haut et fort avec dix millions d'habitants, rayonnant dans le monde grâce à son courage et à sa liberté. Je pense qu'elle a un bel avenir dans les prochaines années. Juste, il faut comprendre que la construction demande de la patience, qu'on ne peut pas tout avoir du jour au lendemain. Les partis politiques devraient instaurer un dialogue afin d'échanger et de travailler ensemble dans un gouvernement national, pour que chacun apporte ses idées et construise la Tunisie de demain.
On peut être optimiste, mais on a aussi des craintes. Pourquoi ? À cause des enjeux actuels et de ceux qui apparaîtront dès le 24. Caïd Essebsi a affirmé qu'il resterait à sa place après les élections, et je n'arrive toujours pas à comprendre cette énigme. On craint donc un nouveau micmac. En tout cas, incha'Allah, il n'y aura pas de micmac.
Il faut être indépendant de l'Occident. Il faut, c'est-à-dire, être d'homme à homme avec lui. Ils ne sont pas les maîtres et nous les esclaves. Ils ne doivent pas simplement fabriquer et nous vendre des produits : nous ne devons pas être un simple marché, nous devons produire comme ils produisent.
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VidéoAvec Soufiane Djilali · 2 novembre 2026
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