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Iran : scepticisme après l’annonce de l’abolition de la police des mœurs

En Iran, l’annonce de l’abolition de la police des mœurs est accueillie avec scepticisme par beaucoup. Ce sont ces brigades chargées de faire respecter un strict code vestimentaire qui avaient arrêté Mahsa Amini, dont la mort en détention a déclenché une vague de contestation.

Une vague protestataire qui n’est toujours pas retombée depuis deux mois et demi. Pour les opposants au régime, les récentes annonces ne changeront rien au mouvement de colère.

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La police des moeurs, connue sous le nom de Gasht-e Ershad (patrouilles d’orientation), a été créée sous le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), pour «répandre la culture de la décence et du hijab ».

Formée d’hommes en uniforme vert et de femmes portant le tchador noir, les couvrant de la tête aux pieds, cette unité avait commencé à patrouiller en 2006, avec l’objectif de faire respecter le code vestimentaire strict en République islamique, qui interdit aussi aux femmes de porter des pantalons serrés ou des shorts. Les femmes enfreignant le code risquaient l’arrestation.

Gasht-e Ershad a été créée à l’époque par le Conseil suprême de la Révolution culturelle, aujourd’hui dirigé par le président ultraconservateur Ebrahim Raïssi, élu en 2021. En juillet, ce dernier avait appelé à la mobilisation de « toutes les institutions pour renforcer la loi sur le voile », martelant que « les ennemis de l’Iran et de l’islam voulaient saper les valeurs culturelles et religieuses de la société ».

Néanmoins, sous le mandat de son prédécesseur modéré, Hassan Rohani, il n’était pas rare de croiser des femmes en jeans serrés, coiffées de voiles colorés.

Vers un assouplissement de la loi sur le voile ?

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Samedi, le même procureur, Mohammad Jafar Montazeri, a annoncé que « le Parlement et le pouvoir judiciaire travaillaient » sur la question, ô combien sensible, du port du voile obligatoire, sans plus de détail.

Un commentaire

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  1. Cette annonce ne change rien.

    J’avais raison, de dire que le temple du feu n’a rien à foutre du hijab, ce regime accepte le model du citoyen mondial, à condition de ne pas abolir la notion du guide supreme, créé par Khomeini en 1979.

    Imposer le hijab ou non , c’est une question du choix de socièté qu’on veut, chaque socièté est libre.
    Le citoyen mondial , partout le meme, est un mensonge.

    Le vrai changement est l’abolition de la notion du guide supreme créé par Khomeini en 1979.
    Cette notion tue le libre choix de l’homme, ecrase toute libèrté.

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