Trois jeunes ont été victimes d'une agression par par balle suite à l'Aïd, un samedi, un vendredi soir. Ces jeunes musulmans, parce que c'est comme ça qu'il faut les nommer, sortaient de la mosquée et entre copains ont tapé un petit peu le ballon sur le terrain d'à côté.
Le traitement médiatique de l'affaire a été suivant, notamment sur Le Figaro : « Trois jeunes maghrébins ont été blessés », donc on n'est plus sur trois jeunes musulmans, mais sur trois jeunes maghrébins, c'est deux choses complètement différentes. Et le pire que ces jeunes étaient de casier vierge, judiciaire vierge. C'est-à-dire que ils ont pris plus le temps à savoir la qualité intrinsèque des victimes, savoir si c'est oui ou non des gens qui sont connus par les services de police, au lieu de se poser la question déjà : qui a été qui a été motivé par cet acte crapuleux ? Comment se fait-il que justement on puisse tirer sur des jeunes avec un fusil ? Et le troisième point, quel est l'état de santé et les réactions de la famille ? La troisième point des réactions des médiatiques, la seule chose qu'ils ont pu bien matraquer : « La famille et les victimes appellent le calme », comme si c'était leur famille qui ont causé des dégâts, qui causaient des problèmes. Ça veut dire qu'ils étaient potentiellement potentiellement capables de pouvoir attaquer et répondre physiquement. Ce sont encore des accusations.
En revanche, quand il s'agit de monsieur Clavier dans le même territoire, c'est-à-dire en Corse, où des gens viennent pique-niquer dans le jardin, c'est l'affaire du siècle. Intervention du président de la République, intervention du du du Premier ministre, intervention de tout l'appareil judiciaire, et la gendarmerie se met à garder cette maison. Quelles sont les mesures qui ont été mises en place pour justement apporter la protection peut-être des gens qui qui font la la prière dans dans ce lieu de culte ? Comment apporter une approche aussi de soutien psychologique aux jeunes qui ont été victimes et leur leur entourage ? Non, tout ça n'a pas été brossé, il y a encore une inégalité de traitement.
Concernant le traitement des officielsAlliot-Marie, spécialiste vétérinaire puisque réagit essentiellement lorsque des chiens ont pu mordre ou alors que après deux tours de manège, en revanche, on a bien vu quand il y a eu des jeunes qui sortaient de la synagogue dans le 19e, portant une kippa, ont été victimes d'agression physique. Là, toute la classe politique unanime a réagi, à juste titre, sur la violence gratuite qui a été faite sur ces personnes. Alliot-Marie a demandé rapidement des que l'enquête progresse, a déploré l'acte. En revanche, sur les trois jeunes qui ont pris non pas une gifle, non pas un coup de poing, mais qui ont pris une balle, dont un a touché l'œil, aucune réaction du ministre de l'Intérieur, aucune réaction du Premier ministre. Alors, il a fallu que ça soit le CRIF qui dénonce cet acte, parce que le CRIF toujours à l'affût des actes racistes pour pouvoir les condamner. Le CRIF qui s'est substitué au CFCM, puisque le CFCM, le Conseil français du culte musulman, ou plutôt une instance représentant consulaire des pays qui préfèrent se battre savoir s'il faut faire l'Aïd comme la Tunisie, le Maroc, la Turquie ou l'Algérie, eux, ou se battre plutôt savoir si le cours de la semoule a augmenté ou comment prendre un bout de bifteck sur la viande halal, ces gens-là, eux, n'ont pas réagi. Pas un mot, rien ! Même pas un message pour la famille, non pas un message de soutien, même pas un message en demandant que cet accueil progresse le plus rapidement possible. Rien ! Comme si c'était normal de prendre une balle sur le territoire français touchant des personnes de confession musulmane.
Ça ne nous étonne pas que ces gens-là sont des espaces consulaires, le CFCM un espace consulaire qui ne représentent qu'eux-mêmes, ne représentent pas les musulmans. Ils en ont fait encore la démonstration que la seule chose qui les motive, c'est leur intérêt personnel et pas l'intérêt collectif. Alors, j'appelle rapidement déjà à dissoudre ce CFCM qui ne sert strictement à rien. Je salue l'intervention du CRIF qui a toujours été à l'affût sur les positions racistes et j'ai un appel à nos hommes politiques et à notre personnel politique que justement, lorsque une personne est est victime par balle, on ait la même mobilisation quelle que soit sa confession, quelle que soit son identité. C'est ça aussi, la République.