Aux musulmans, le fait que à sociologie nouvelle, valeurs à acquérir, valeurs à revoir, valeurs à à faire, je dirais, sourdre de cette nouvelle société islamo-française ou franco-musulmane qui n'est plus la société d'il y a 30 ans et qui diffère naturellement de ce que disait mon frère et ami, l'islam des origines. C'est aujourd'hui ce qu'il a fort bien indiqué, l'islam de France. Après avoir été l'islam en France, aujourd'hui, c'est véritablement l'islam de France et qui est localisé historiquement, géographiquement, sociologiquement et aussi culturellement.
Alors entre nous, j'ai trouvé Nous ne nous sommes pas concertés, vraiment. Nous sommes venus avec un je dirais à la découverte de ce que nous allions dire les uns et les autres. Nous ne nous étions pas concertés, mais ce qui m'a frappé, c'est la convergence absolument remarquable des exposés qui ont été faits, tant de l'exposé de Monsieur le représentant du ministre qui a donné le point de vue constant et permanent de du gouvernement français concernant l'islam, une position de tolérance donnant à l'islam toute sa place comme il l'a dit, que celle de du président Lhaj Thami qui a également fait un catalogue analytique impressionnant et que je demande à étudier d'ailleurs sur tous les points qui qui visent notre vie culturelle, le les les les les statuts personnels, les les relations religieuses, etc., qui doivent être visés et revus à la lumière des valeurs républicaines.
Le musulman, quand il reçoit son frère ou même quelqu'un qui n'est pas son frère, cet homme l'hôte a un droit absolu. Le droit de l'hospitalité, c'est un droit qui permet aux autres d'être en sécurité et d'être tout à fait à l'aise. Donc...
Lhaj Thami Breze : En travaillant, ça fait ça fait combien d'années qu'on travaille ?
Dalil Boubakeur : En plus, notre vieille amitié aujourd'hui, c'est une amitié de de de décennies et simplement, comme je l'ai dit tout à l'heure, si nous avons été les en parallèle ou en concurrence sur des méthodes différentes pour des vécus différents, nous n'avons pas la même le même parcours dans la vie, ni le même parcours de musulman par rapport à la France. Moi, j'ai connu la France à 3 ans à Alger, ce qui n'est pas toujours le cas de tout le monde. J'ai continué mes universités, etc., ce qui n'est pas le cas de tout le monde, trop rarement à mon époque, mais aujourd'hui nous voulons rassembler nos expériences, taire nos différences ou nos divergences de points de vue pour voir l'essentiel. L'essentiel, nous l'avons dit, c'est la réussite de la communauté musulmane dans son insertion harmonieuse, sereine dans la société française.
Journaliste : Il en reste des divergences ?
Dalil Boubakeur : Écoutez, des divergences, non. Nous nous sommes toujours Nous avons été très francs. Vous savez, on s'est jamais caché nos nos divergences quand il y en a eu, nous l'avons dit à un moment donné lorsque pour la constitution du CFCM, nous n'avons pas toujours été d'accord et pendant toute la le parcours de la consultation, forcément, il y a eu des moments, mais là récemment avec la fondation, nous avons vu que nos convergences sont vraiment trop fortes, sont vraiment importantes, donc nous allons Inshallah, aujourd'hui c'est le la pierre à partir de laquelle nous allons construire notre la confiance et le dialogue qui nous manquait, vraiment. Ce qui nous manquait, c'est vraiment l'échange, le dialogue et la meilleure connaissance les uns des autres et de ce que font chacun, les uns les autres, sans attendre que vous, mesdames, messieurs les journalistes, m'informiez moi sur ce que fait l'UOIF, informiez l'UOIF sur ce que j'ai dit moi sur... C'était un jeu qui aujourd'hui nous paraît...
Intervenant : À distance.
Dalil Boubakeur : Oui. La presse, c'est indispensable mais il vaut mieux nous connaître directement, je crois. C'est ce que j'ai voulu faire aujourd'hui.
Journaliste : Monsieur Boubakeur, est-ce que vous partagez le même constat négatif que l'UOIF sur l'application de la loi sur la laïcité qui a été débattue déjà ici depuis ce matin ?
Dalil Boubakeur : On en a largement discuté et le point commun entre l'UOIF et nous, c'est que si la loi passe, ils seront les fidèles et respectueux exécutants de cette loi. Vous savez, aucune organisation française musulmane digne de ce nom ne peut prôner la subversion, la désobéissance à la loi. Je ne crois pas, mon cher président.
Lhaj Thami Breze : On ne parle pas de la de la de la de la de la loi, de l'application de la loi.
Journaliste : Quel bilan vous dressez de l'application ?
Dalil Boubakeur : Eh bien, des hommes qui suivent ces questions, je crois qu'il y a quelques dizaines effectivement de jeunes filles qui souffrent de cette application. Je trouve que c'est c'est dommage parce que pour moi, il faut privilégier l'instruction, il faut privilégier les chances d'avenir, mais je pense qu'il faudra trouver des solutions, trouver des solutions dans le cadre soit des écoles privées, soit bien entendu d'écoles privées musulmanes.
Intervenant : L'organisation, ça suffit là.
Intervenant : Non mais ça suffit là.
Journaliste : Pouvez finir s'il vous plaît.
Intervenant : Arrêtez, arrêtez.
Journaliste : Laissez finir s'il vous plaît.
Journaliste : Terminer, ouais.
Intervenant : Non non non, mais ça suffit, là on va...
Dalil Boubakeur : Alors, il y aura un bilan qui va être fait, mais je pense qu'il y aura du cas par cas et c'est c'est le Il n'y a pas de cas général, il faudra traiter chaque cas pour que chaque fille bénéficie de l'instruction qui, rappelons-le, est le le principe le plus important de la loi laïque : c'est l'obligation de l'instruction.