Boycott à Israël, le mot d'ordre.
Yazid Djebbar: Oui, bonjour, je suis Yazid Djebbar, représentant de l'AJPF, l'Association des jumelages des villes de France avec les camps de réfugiés de Palestine. Nous rentrons du de Gaza, ça c'était atroce. Nous avons vu beaucoup d'enfants traumatisés, beaucoup de familles mortes, décimées. L'État sioniste a humilié des gens avant de les tuer. Et je tiens à vous préciser que voilà le fameux phosphore blanc qui a fait de tas de dégâts. Hier soir, nous étions au Caire, nous avons été à l'hôpital palestinien du Caire et j'ai vu un monsieur, j'ai vu un monsieur, ses plaies sont encore fumantes, aujourd'hui elles sont encore fumantes. Il faut dénoncer, c'est un crime ! Ils ont tout ils ont tout cassé. Ils se sont pas pris spécialement aux maisons, ils se sont pris aussi aux voitures, aux silos à blé, ils se sont pris aussi, excusez-moi mon émotion, aux arbres, tout ce qui était en rapport avec la nourriture.
On les empêche de se nourrir, on les empêche de vivre en fait. Et bon, il y a des tas d'enfants qui meurent chaque jour là-bas et c'est c'est inadmissible. Et je suis tellement révoltée que je trouve pas mes mots.
On est Bah on est on est là pour pour continuer de dire qu'on est qu'on soutient la résistance, quoi qu'il arrive, la résistance palestinienne. On ne croit pas au cessez-le-feu, c'est de la comédie. Il faut que la pression internationale continue. On est là, j'espère qu'on sera là aujourd'hui très nombreux, on est au début de la manifestation, pour pouvoir le crier haut et fort. Il faut que la pression continue, il faut que nous continuions à être mobilisés, pas seulement aujourd'hui mais sur toute l'année.
Je représente le collectif des Femmes en noir pour la paix. C'est un collectif qui a qui a pris naissance en Israël avec des Arabes et des Juifs ensemble, sous le sous le sous un seul mot d'ordre au début, c'est-à-dire : fin de l'occupation, l'occupation nous tue. Elles elles ont manifesté depuis 21 ans, elles continuent encore à l'heure actuelle. Et nous, nous avons fait des groupes de femmes en noir partout dans le monde. Et nous nous, bien sûr, nous nous préoccupons beaucoup de la résolution de du conflit israélo-palestinien. Mais nous travaillons aussi dans nos pays respectifs sur les droits, sur les droits des femmes et sur contre toutes les discriminations.
Il est extrêmement rare que le Comité international de la Croix-Rouge fasse un communiqué public. Lorsqu'on laisse des enfants qui viennent de perdre leurs parents sans soins, qu'on empêche la Croix-Rouge d'accéder aux blessés, lorsqu'on fait tirer sur des bâtiments de l'ONU, sur des écoles, ce sont des actes qui relèvent de crimes de guerre et qui devraient amener leurs auteurs devant la Cour pénale internationale, ça ne fait absolument aucun doute.
On est là pour en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, et pour que la France et l'Europe prennent des sanctions contre l'État d'Israël, qui est un État criminel. Voilà, crimes de guerre !
C'est un véritable massacre et un massacre qui était perpétré de façon réfléchie, et que là-bas, Israël perd son âme et à Gaza, c'est l'humanité qui s'abîme. Voilà.
Une voix, c'est une chose fondamentale en démocratie ! Est-ce que nous aurions imaginé aurions-nous imaginé que Monsieur Sarkozy envoie des troupes militaires en Afghanistan ?
Aurions-nous imaginé que Monsieur Sarkozy fasse envoyer une frégate à Gaza, non pas pour sauver non pas pour sauver les victimes de Gaza, mais pour empêcher, selon lui, le trafic d'armes ? C'est une honte ! C'est une honte absolue !
Médias français, montrez la vérité ! Médias français, montrez la vérité ! Médias français, montrez la vérité ! Médias français, montrez la vérité !
Nous sommes tous des Palestiniens ! Nous sommes tous des Palestiniens !
Pas touche aux armes de la résistance ! Pas touche aux armes de la résistance !
Ce qu'on peut vous dire, ce qu'on peut vous dire, c'est que bien sûr, il faut être en colère. Ce qui se passe là-bas, c'est au-dessous de ce qu'on vous raconte, au-dessous de ce qu'on vous dit. Et ce que je peux vous demander de leur part, de leur part de ces enfants, de ces hommes et de ces femmes, on leur a promis, c'est-à-dire que maintenant c'est l'émotion, c'est vrai que c'est dur ce qui se passe. Il y a eu des assassinats. Ce n'est même pas un crime de guerre, c'est un crime contre toute l'humanité entière ! Et c'est pour ça et c'est pour ça je vous demande de leur part, c'est pour ça, il ne faut pas abandonner, il faut continuer ! Et quand je dis continuer, c'est-à-dire c'est-à-dire ce n'est pas uniquement la libération de Gaza qu'on veut ! Ce qu'on veut c'est que demain il y ait la Palestine tout entière réunie et libre et indépendante ! Et un dernier mot que je veux vous dire aussi qui est très important : il faut avoir de l'espoir parce que pourquoi ? Parce que les enfants de Gaza, les enfants de Palestine sont beaucoup plus forts que leurs F-16 et que leurs tanks ! Et on va gagner !
Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c'est la c'est l'humanité qu'on assassine. Eh bien les Israéliens ont tué, je donne les chiffres qui viennent des secours médicaux palestiniens : ils ont tué 1 330 personnes, dont 437 enfants de moins de 16 ans, 110 femmes et 123 personnes âgées. 25 000 maisons ont été détruites, 100 000 personnes maintenant sont sans logis. Alors oui, la lutte, il faut la continuer ! Les les enfants de Gaza, mais tout le peuple de Palestine a besoin a un besoin immense de solidarité et d'amitié. Alors, nous leur lançons tous ce cri, ensemble : solidarité, liberté, souveraineté pour le peuple de Palestine ! Parce qu'ils nous disent ils nous disent maintenant : « Notre problème, il est politique. Ça fait la 7e guerre que nous avons. » Eh bien maintenant, si on veut pas préparer la 8e, il faut un État palestinien dans les frontières de 67, avec Jérusalem-Est pour capitale, avec le retour des réfugiés, avec la libération des prisonniers ! Oui ! Liberté ! Liberté ! Souveraineté pour le peuple palestinien !
Vous avez vu les images de Guantánamo, vous avez vu les images d'Abou Ghraib. Les prisons israéliennes, à côté Abou Ghraib et Guantánamo, c'est le Club Med. Aujourd'hui, c'est Israël qui exporte partout dans le monde ses techniques de torture, ses techniques d'oppression, ses techniques d'interrogatoire ultraviolentes. Donc aujourd'hui, ce que nous demandons, c'est la la liberté pour tous les prisonniers politiques palestiniens. Vous savez, ils sont plus de 11 000 enfermés dans les Abou Ghraib et les Guantánamo d'Israël. Ils sont plus de 11 000, dont des femmes, des enfants. Il y a même des enfants qui sont nés en prison et qu'Israël refuse de relâcher. Il y a les députés palestiniens, vous savez, ils ont raflé les députés du Parlement palestinien, à commencer par ceux qui faisaient partie du Hamas. Vous savez aussi, il y a notre compatriote, Salah Hamouri, ce jeune Franco-Palestinien. Ce jeune Franco-Palestinien qui est victime, encore une fois, de l'arbitraire de cette justice qui se veut soi-disant celle de la seule démocratie au Proche-Orient. Refusez aujourd'hui de de d'accepter les mensonges et la propagande qui voudrait qu'Israël soit la seule démocratie du Proche-Orient. Israël aujourd'hui, pour les Palestiniens, c'est la pire des dictatures et c'est le pire des régimes totalitaires.
Blocus alimentaire, crime de guerre ! Sanctions, sanctions contre Israël ! Blocus alimentaire, crime de guerre !
Il y a 2-3 heures que j'arrive de Ghaza. Et vraiment là-bas, c'est vraiment terrible. Il y a des plein de souffrances ce qui est arrivé. Contrairement à ce que les les télés françaises nous ont montré, c'est tout à fait le contraire. Donc il y a plein de victimes, surtout les enfants, les civils. Faut pas croire que c'est une guerre ou une agression ciblée, mais vraiment ils ont tapé dans le tas. Et je peux vous dire que le peuple palestinien a vraiment bavé bavé pendant ces jours. Et ce qui est bien, c'est que il a la dignité, il garde la dignité et tout le monde dit qu'on a gagné. Et je crois vraiment qu'ils ont gagné.
Je rappelle à notre président Obama les mots de Martin Luther King qui étaient que le silence est la complicité. Et quand Obama a été silencieux pendant toute la guerre contre contre Gaza, ça, c'était la complicité.