Une députée musulmane élue au Royaume-Uni, et voilà un conseiller de Javier Milei qui crie à la « colonisation ». Santiago Caputo, proche du président argentin, a présenté l’élection de Sagal Abdi-Wali, Britannique d’origine somalienne, comme le signe d’un pays « colonisé par l’islam ». Une accusation qui transforme un résultat démocratique en menace religieuse.
Le raisonnement va plus loin : cette prétendue islamisation serait une raison supplémentaire pour l’Argentine de revendiquer les îles Malouines. Le lien ? Aucun élément sérieux ne vient l’établir. Mais la peur des musulmans sert ici d’argument dans un conflit territorial entre Londres et Buenos Aires. Javier Milei a lui-même relayé la publication sur X. Le président argentin donne ainsi de l’écho à un discours qui présente la présence de musulmans dans les institutions britanniques comme un danger.
Le président argentin, ultralibéral qui a taillé à la hache dans les dépenses publiques, notamment les retraites, est aussi un fervent admirateur de Donald Trump. S’en prendre aux musulmans ne rendra pas aux Argentins ce qu’il leur a retiré. Derrière ces propos, un mépris ouvertement islamophobe : une femme musulmane peut être britannique et élue, elle restera, aux yeux de Caputo, une étrangère qui « colonise ». Ces prétendus défenseurs de la liberté ne supportent visiblement pas qu’une musulmane puisse en bénéficier.
Santiago Caputo se refirió a Malvinas 🇦🇷🇬🇧 El asesor presidencial afirmó que Argentina debe recuperar las islas porque el Reino Unido “está siendo colonizado por el Islam” y advirtió sobre el peligro para la causa de Occidente 👇
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— Ciudadano News (@Ciudadano_News) October 15, 2026



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