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La palestinienne Hana Shalabi hospitalisée après 35 jours de grève de la faim

Nous lui rendions dernièrement hommage à l’occasion de la journée internationale de la femme, la militante palestinienne Hana Shalabi est entrée en guerre, depuis 35 jours, contre l’abus de pouvoir de la toute-puissance israélienne, qui a fait de la détention administrative arbitraire une redoutable spécificité, en usant de l’arme non-violente de la désespérance : la grève de la faim.

Femme courage, la dégradation inéluctable de son état de santé inquiète vivement  ses proches, d’autant plus que le récent diagnostic d’un médecin de Physicians for Human Rights Israel, qui a pu lui rendre visite, renforce leurs pires craintes. A la lumière d’une série d’examens médicaux, Hana  Shalabi souffre d'une  atrophie musculaire avancée, d’un dépérissement, d'épuisement, de vertiges, de vives douleurs musculaires et de pertes de connaissance épisodiques.

L'Association France Palestine Solidarité (AFPS) se tourne aujourd'hui vers le gouvernement français, afin qu'il intervienne sans délais auprès des autorités israéliennes en vue de la libération de la jeune femme, qui est engagée dans une lutte à mort au nom de la reconnaissance de ses droits fondamentaux. Il reste à espérer qu'après le mur de la honte d'Israël, l'appel pressant de l'AFPS ne se heurtera pas aux frontons républicains de l’inertie coupable.

 « Nous avons appris avec beaucoup d’inquiétude le transfert de Hana Shalabi lundi 19 mars à l’hôpital  israélien Meyer, suite à la dégradation de son état de santé après 34 jours de grève de la faim » a déclaré Jean-Claude Lefort, président de l'Association France Palestine Solidarité. « La pratique de la détention administrative, qui équivaut à une détention arbitraire, constitue une violation grave du droit international » a-t-il ajouté.

L'ONG de protection des prisonniers palestiniens Addameer signale que 23 autres prisonniers se sont engagés dans une grève de la faim ouverte en signe de protestation contre la politique de détention administrative, un raffinement de cruauté qui est devenu la marque de fabrique des autorités d'occupation. 

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