Que signifie le prénom Farès ?
Farès transcrit l'arabe Fâris (فَارِس), « cavalier ». Le mot vient de la racine f-r-s (ف ر س), celle de faras, le cheval : le fâris est celui qui le monte, puis, par extension, le chevalier, l'homme courageux qui se distingue au combat. Le prénom porte donc l'idée de bravoure et de noblesse.
Le Coran ne contient ni le mot ni le prénom.
Pour les usages autour du choix du prénom, voir naissance et prénoms. Le cheval tient une place forte dans la culture arabe, et le Coran le mentionne : la sourate 8, verset 60 parle de « cavalerie équipée » dans un contexte de défense. Ce n'est pas le prénom, mais cela explique le prestige du cavalier.
Origine et histoire
Fâris est un prénom arabe ancien, porté bien avant l'islam. L'image du cavalier, très forte dans la culture arabe, explique son succès : la furûsiyya, art du cavalier chevaleresque, fut un idéal des sociétés arabes médiévales. Il est courant chez les musulmans comme chez les chrétiens d'Orient. Parmi ses porteurs, l'écrivain libanais Ahmad Fâris al-Shidyâq (1804-1887) et l'homme d'État syrien Fâris al-Khoury (1877-1962), plusieurs fois Premier ministre.
En France, le prénom est surtout donné dans les familles originaires d'Algérie et de Tunisie.
Graphies et prénoms proches
L'Insee distingue Farès (9 655), Faress (210) et Faresse (65). La graphie sans accent, Faris, forme une famille à part (725 naissances) : c'est le même prénom arabe. Fawaz (« vainqueur ») et Farouk (« celui qui distingue le vrai du faux ») ressemblent à Farès par le son mais viennent d'autres racines. Pour les termes de la religion, voir le lexique de l'islam.
Popularité du prénom Farès en France
L'Insee recense 9 930 naissances de la famille Farès depuis 1900. Le prénom monte dans les années 1990 (975 naissances) et culmine dans les années 2010 (3 845), avec un record de 435 naissances en 2010. Il reste donné aujourd'hui, à 220 naissances en 2025, au 132e rang des familles.
