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Detroit combat les pyromanes de la haine et leurs incendies criminels

Redoutable illuminé de l’évangélisme américain qui mériterait de se consumer dans son brasier de la haine, au fin fond de la Floride, dans sa minuscule et obscure paroisse d’où il souffle frénétiquement sur les flammes de ses autodafés du Coran, le pasteur Terry Jones ne libère que les pires pulsions, à l’instar des trois exemplaires du Livre Saint dont des sombres activistes ont fait récemment un feu de joie sur le parvis de la mosquée de Dearborn, dans le Michigan. Un bûcher outrageant dressé pour célébrer la venue de leur grand inspirateur, ce pyromane tristement célèbre qui jette de l'huile sur le feu pour entrer dans la postérité.

Ce fut la provocation sacrilège de trop qui suscita un immense émoi au sein de la communauté musulmane du Michigan, la huitième plus importante des Etats-Unis, scandalisant un imam au point de le faire sortir de sa réserve pour appeler le 17 juin, sur une chaîne de télévision de Detroit, à criminaliser d’urgence les incendiaires du Coran et de la paix sociale ainsi que leurs crimes ignominieux.

Suite à cet acte odieux, les esprits se sont certes échauffés, mais contrairement à l’embrasement souhaité par le prédicateur Jones et ses ouailles en transe, ils phosphorèrent avec intelligence et pertinence, mus par l’intérêt général et la cohésion sociale, autant de qualités dont sont cruellement dépourvus les semeurs de chaos. Certainement sont-elles partie en fumée depuis longtemps, carbonisées par un QI au ras des pâquerettes et une fureur islamophobe inextinguible…

Si, hélas, il ne reste rien des trois Corans jetés aux flammes, de leurs cendres a surgi l’étincelle miraculeuse qui a fait briller les yeux sans enflammer les neurones : une grande campagne "coup de poing" pour venir à bout de la haine, ce fléau qui se répand comme une traînée de poudre d’autant plus que ceux qui soufflent sur ses braises incandescentes sont légion.

« Take on Hate ». Le slogan claque pour mieux frapper les esprits et a résonné, en ce lundi 23 juin, au sein du Département des droits civils du Michigan, sous l’impulsion du réseau national des communautés arabo-américaines et de la puissante association des relations américano-islamiques (CAIR), qui en sont ses concepteurs et ardents ambassadeurs.

Sous la bannière de la lutte contre les discriminations anti-musulmans, les acteurs clés de cette opération d’envergure nationale sont prêts à faire feu de tout bois pour que triomphent la vérité sur l’islam et les musulmans, ainsi que la tolérance religieuse : formation d’un groupe de travail enquêtant sur les crimes de haine, sensibilisation des médias, appel à en finir avec le profilage racial, promotion de la réforme de l’immigration, organisation d’événements culturels et patrimoniaux, sans oublier les interventions pédagogiques en milieu scolaire, la contre-offensive est lancée, Terry Jones, ses drôles de paroissiens et ses inconditionnels hystériques n'ont qu'à bien se tenir…

"Cette campagne va inspirer un changement social et politique réel. Elle entend dénoncer les stratégies de dénigrement, les amalgames dévastateurs et leurs mécanismes qui livrent à la vindicte les arabes et les musulmans américains sans relâche, en disant 'Stop!'.  De cette façon, nous pourrons créer les conditions d’un dialogue, voire d’un débat public, propices aux rencontres interculturelles et interreligieuses et susceptibles de faire tomber bien des barrières en déconstruisant tous les stéréotypes noircis à dessein", a déclaré Diana Hussein, l’une des responsables du réseau national des communautés arabo-américaines, qui affiche une belle confiance dans l’impact de cette action qui aspire à éveiller les consciences en provoquant un électrochoc salutaire.

Confiante mais combative, Diana Hussein, comme tous ses compagnons et frères de lutte, va de l’avant sans jamais capituler devant le racisme primaire et sauvage, gardant en mémoire que, depuis 2001, l’hémorragie des agressions islamophobes n’a jamais été jugulée, tandis que les droits civils de ses coreligionnaire se sont réduits comme peau de chagrin sous l'effet d'une érosion inexorable…

Ils ont fait le choix des armes, la communication offensive, et fourbi leurs arguments choc, les fervents promoteurs de la campagne « Take on Hate » sont résolus à circonscrire tous les bûchers du fanatisme allumés par Terry Jones et les incendies criminels que sa folie furieuse a déclenchés depuis 2010, date de son irruption de sinistre mémoire sur la scène publique et sous… les feux des projecteurs.

Par la rédaction d'Oumma.com

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