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Israël a injecté des contraceptifs de longue durée aux migrantes éthiopiennes

On connaissait, non sans effroi, le terrorisme d’Etat pratiqué par Israël envers les Sud-Soudanais expulsés dans des charters de la honte, après les avoir exploités sans vergogne, « ce cancer » comme l’a éructé à tous les micros, en 2012, un député du Likoud très en verve, mais on savait moins ce qui se tramait en haut lieu contre les femmes éthiopiennes, tout aussi déshumanisées et bafouées dans leurs droits fondamentaux.

Selon le quotidien israélien Haaretz qui cite une source gouvernementale, l’Etat hébreu a bel et bien élaboré une politique de contrôle des naissances ciblant exclusivement les femmes d’origine éthiopienne, en obligeant ces dernières, sous la menace, à accepter l’injection de contraceptifs de longue durée, et ce souvent, à peine arrivées sur le tarmac de la terre promise.

"Nous avons dit que nous ne voulions pas le faire", a déclaré l’une d’entre elles au quotidien qui, en 2012, avait fait état de ces injections systématiques qui auraient constitué La condition non négociable pour que ces migrantes soient autorisées à fouler le sol d’Israël.

Et Haaretz de poursuivre : "Les témoignages des femmes pourraient contribuer à expliquer la baisse de près de 50 pour cent du taux de natalité de la communauté éthiopienne d'Israël au cours de la dernière décennie».

Alors qu’un programme éducatif de la télévision israélienne a diffusé, un mois auparavant, les témoignages de 35 migrants éthiopiens, le ministre de la Santé vient d’envoyer des consignes écrites très claires à tous les gynécologues du pays. Cette circulaire signe l’aveu du gouvernement de Netanyahu, qui s'est longtemps drapé dans la réfutation de ces pratiques indignes : "ne pas renouveler les prescriptions de Depo-Provera pour les patientes d’origine éthiopiennes".

 

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