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Twitter applique la géocensure, serait-ce l’effet Al-Walid bin Talal ?

Tweetez, tweetez, il en ressortira toujours quelque chose, même une formidable caisse de résonance pour amplifier la dynamique révolutionnaire arabe, sauf si la censure pernicieuse, car géolocalisée, s’en mêle subitement et instille le ver dans le fruit.

Ainsi, Twitter a durci brutalement le ton en choisissant le camp des pourfendeurs de la liberté d’expression contre la cyberdissidence, à la consternation générale de ses nombreux utilisateurs, qui ont décrété le blackout le 28 janvier dernier en signe de protestation, mais aussi de Reporters sans frontières qui s’est indigné dans une lettre adressée au directeur exécutif  Jack Dorsey.

Mis à mal, les gazouillis revendicatifs et rebelles contre certains régimes seront dorénavant étouffés sur le site de microblog au nom d’intérêts supérieurs. De là à penser qu’ils rejoignent étroitement ceux de l’Arabie Saoudite, et de son businessman de prince Al-Walid bin Talal, alléché par l’impact mondial de Twitter à l’aune des 300 millions de dollars qu’il y a injectés, il n’y a qu’un petit pas franchi allègrement…

Alors que les libertés numériques sont piétinées, la polémique enfle, certains y décelant l’effet du « péril jaune », 5% de Chinois sur les 800 millions d’internautes que compte le pays étant des inconditionnels de Twitter.

Tweetez, tweetez, mais dorénavant c’est la géocensure officialisée qui ressortira,  même si la direction du réseau social justifie sa décision en évoquant sa prodigieuse croissance planétaire. La liberté d’expression est inexorablement grignotée, mais ce serait la rançon de la gloire en somme. 

On se demande ce qu'il y a de pire : être bâillonnés, ou être pris pour des éternels benêts…

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