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Les richissimes premières dames des despotes arabes déchus

Si les premières dames sont essentiellement confinées dans un rôle de représentation, plus ou moins étincelant, leur place au sein du couple présidentiel rejaillissant souvent sur la manière de faire resplendir la fonction, les épouses de certains despotes arabes se sont distinguées dans un autre jeu de rôle, manipulateur, matérialiste, et maléfique.

Avec l’éclosion du Printemps de la Liberté, de cruelles vérités ont fleuri de toutes parts, leurs corolles, en s’épanouissant, nous révélant la vraie personnalité des femmes qui évoluaient dans le sillage tyrannique de leur époux déchu.

Leur influence indéniable, qu’elle se soit illustrée à travers une philanthropie excessive, dissimulée sous l’apparence d’un soutien moral, ou qu’elle ait avancé ses pions à travers une ingérence politique, s’estime à l’aune de leur trésor amassé au cours de leurs bons et loyaux services…

Cassant l’image d’ambassadrices potiches, ces femmes-là, loin de faire de la figuration désintéressée, ont largement tiré profit de leur position dans l’ombre de leur mari, au point d’être hiérarchisées dans un classement des « femmes des dirigeants déchus les plus riches », révélé par la chaîne de télévision saoudienne MBC.

Distançant ses rivales, Safia Farkash, la seconde épouse de feu Mouammar Kadhafi, est à la tête d’un beau pactole qui avoisine les 30 milliards de dollars, selon le journal américain USA Today. Leïla Trabelsi, la coiffeuse muée en reine rapace, ne peut concurrencer avec elle, même si le pillage de la Tunisie au profit de son clan a fait tomber dans son escarcelle une compagnie aérienne et 20 tonnes d’or, entre autres.

Les couleurs de l’Egypte sont bien défendues par Suzanne Moubarak, qui a endossé les scintillants atours de première dame du pays en 1981, et dont la fibre caritative en faveur de l’enfance masquait une main de fer très intrusive politiquement, ainsi que la justice égyptienne l’a établi. Comble de l’ironie, la peur de la prison l’a conduite à monnayer ses villas privées au Caire et à proposer de payer 3 millions de dollars de son propre compte, démystifiant ainsi sa légende à travers la divulgation de ses biens.

Ces premières dames fortunées ont depuis connu de mauvaises fortunes, la roue de la grande Histoire tournant dans un sens qu’elles n’ont pas anticipé, et ce malgré tout l’or du monde…

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