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Nouvelle-Zélande : Un célèbre rugbyman musulman autorisé à jouer avec un maillot “islamiquement correct”

Rugbyman au grand cœur dont le geste, plein de tendresse, envers l’un de ses plus jeunes fans à qui il avait offert sa médaille en le prenant dans ses bras, fut la belle séquence émotion de la victoire de son équipe, les All Blacks, à la Coupe du monde de rugby en 2015, Sonny Bill Williams était depuis quelques jours sur la sellette pour avoir osé dissimuler un sponsor sur son maillot.

Premier joueur musulman à évoluer au plus haut niveau du sport roi en Nouvelle-Zélande, le célèbre milieu de terrain, qui a prononcé la Shahada lorsqu’il jouait à Toulon, ne dérogerait pour rien au monde aux principes qui guident sa vie et éclairent ses décisions à la lumière des enseignements coraniques.

S’appuyant sur la clause de conscience mentionnée dans son contrat, relative aux «entreprises financières, aux banques, aux entreprises vendant de l’alcool, du tabac et aux entreprises de jeu», Sony Bill Williams a trouvé tout naturel de cacher un logo qu’il ne saurait voir figurer sur son maillot des Auckland Blues : celui de la banque de Nouvelle-Zélande (BNZ), jugé antinomique avec l’interdiction islamique de l’usure.

Auteur d’un come-bak retentissant sur la verte pelouse après une rupture du tendon d’Achille, moins pour sa qualité de jeu que pour s’être autorisé à mettre un adhésif opaque sur le logo de la BNZ, il s’est attiré lundi les foudres du sommet de l’Etat, par la voix pleine de reproches du Premier ministre néo-zélandais, Bill English.

« Difficile de comprendre comment un type peut être traité différemment du reste de l’équipe. Je ne comprends pas ces contrats professionnels, mais si vous êtes dans l’équipe, vous êtes dans l’équipe et vous portez le maillot », a désapprouvé publiquement ce dernier.

Surpris par l’ampleur de la polémique, Sony Bill Williams, qui n’a fait que respecter scrupuleusement à la fois les termes de son contrat et son éthique musulmane, avait annoncé qu’il s’exprimerait dans le courant de la semaine.

La Fédération néo-zélandaise de rugby a pris les devants et vient d’abonder dans son sens. Sony Bill Williams peut à nouveau pleinement se concentrer sur ses performances sans qu’elles soient parasitées par une controverse bruyante et vaine, soulagé à l’idée de pouvoir donner le meilleur de lui-même, vêtu d’un maillot “islamiquement correct”.

 

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