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Le Halal, le sésame qui ouvre les portes en Occident

Nos apprentis sorciers du populisme, en experts du travestissement de la vérité, en ont fait un terme éminemment péjoratif au fur et à mesure que son éclatante santé économique s’affichait, contrastant avec la crise endémique ambiante, le Halal, quoi qu’on en dise, est un sésame qui ouvre bien des portes, notamment en Occident…

Tous les procès en sorcellerie franco-français, qui redoublent de virulence à chaque échéance électorale, n’ont finalement aucune prise sur la réalité d’un marché diversifié et en plein essor. Un rapide tour d’horizon permet d’observer un paradoxe édifiant : les pays non-musulmans, même ceux qui sont parasités par une rhétorique anti-Halal cinglante et assourdissante, sont très demandeurs de produits estampillés du précieux label, dépassant les pays musulmans en la matière. 

Parmi ces contrées occidentales, pour qui un bon filon vaut mieux que tous les longs discours nauséeux, la France fait partie du peloton de tête qui comprend les USA, le Brésil, le Canada, l'Australie, et la Nouvelle-Zélande.

Dans la grande chaîne de commercialisation du Halal, la Thaïlande s’est imposée comme le plus grand fournisseur de produits certifiés conformes aux préceptes islamiques auprès des Philippines, de la Malaisie, l'Indonésie, Singapour et l'Inde, comme l’a indiqué le ministre pakistanais, Shahzada Ahsan Ashraf Shaikh, lors de sa rencontre avec le président d'Export Processing Zones Authority, M. Saadat S. Cheema, au Ministère de l'industrie et de la production à Islamabad.

Fait notable, le Halal ne cesse de se décliner mais aussi de remplir les caddies des non-musulmans du monde entier, de plus en plus attirés par des produits qui garantissent une qualité et une hygiène tant recherchées actuellement, au centre d’enjeux primordiaux.

Saadat S. Cheema a mis en lumière la percée remarquable des produits 100% Halal dans des places fortes occidentales, tout en insistant sur le fait que l’irrésistible expansion du Halal ne peut plus le réduire aux seuls produits alimentaires qui, selon lui, ne représentent que 2% du marché, les cosmétiques, les produits pharmaceutiques, la maroquinerie et les services financiers islamiques faisant dorénavant partie intégrante de l’offre globale.

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