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Deux Canadiennes chrétiennes resserrent les liens avec les musulmans de leur localité

Leur obédience chrétienne et leur grand esprit d’ouverture ne sont pas leurs seuls points communs : les Canadiennes, Miriam Gross et Donna Entz, ne s’en laissent pas conter par les grands pourfendeurs de l’islam, ne se fiant qu’à leur libre arbitre, loin de toute influence politicienne ou médiatique malsaine.

Deux femmes peu impressionnables, deux générations de citoyennes et de croyantes, l’une Miriam Gross âgée de 21 ans, l’autre Donna Entz avoisinant la soixantaine, qui n’ont écouté que ce que leur dictait leur cœur, afin de dissiper le halo de suspicion qui entoure l’islam et ses principaux piliers et de créer les conditions d’un dialogue fraternel et respecteux.

"Les musulmans que je connais ici, à Edmonton, veulent tous faire partie de cette société" a indiqué Donna Entz, ajoutant : "Ils sont soulagés quand quelqu'un essaie de se rapprocher de leur culture et de leur religion, ils ne sont absolument pas fermés, ni repliés sur eux-mêmes".

Animées par la même volonté d’aller vers leur prochain, en l’occurrence musulman, les deux habitantes de la localité d’Edmonton, au sud de la province d'Alberta, ont franchi allègrement le seuil de la mosquée locale Al Rashid, initiant un cycle de visites placées sous le signe de l’amitié et de la découverte.

Agréablement surpris par une démarche suffisamment rare pour être saluée, les responsables du lieu de culte ont réservé un accueil des plus chaleureux à ces deux concitoyennes qui n’ont pas hésité à faire le premier pas, à contre-courant des controverses passionnelles qui font plutôt battre en retraite à la seule vue d’un voile ou d’une mosquée à l’horizon…

"A la mosquée, je m'identifie comme chrétienne", a déclaré Miriam Gross qui, comme Donna Entz, est membre de l'Eglise Mennonite communautaire d'Alberta, en expliquant ce qui l’a incitée à en savoir plus sur l’islam : "Cela faisait longtemps que je me disais qu’il ne fallait pas rester à la maison, et me contenter d’écouter ce que les médias rapportent de l’islam. Je voulais entendre les musulmans me parler de l’islam".

Grâce à ces deux pionnières dont les visages sont devenus familiers dans la mosquée, leur présence régulière à la prière n’étonnant plus personne, les visites à la mosquée Al Rashid s’inscrivent aujourd’hui dans le cadre d’un projet formalisé et soutenu officiellement par le Comité central mennonite et l’Eglise Mennonite d’Alberta, qui vise à nouer des liens durables entre les communautés mennonites et musulmanes à Edmonton.

"J’ai établi de bons contacts avec les femmes musulmanes, qui se reconnaissent en moi, car je porte notamment une longue robe comme elles, même si elles savent pertinemment qu’il y a quelque chose de différent", a précisé Donna Entz, avant de se féliciter de la qualité de cette relation naissante : "Quand elles échangent avec moi, elles ont le sentiment de communiquer avec leurs concitoyens non-musulmans. C’est une occasion unique de nous rapprocher, et d’apprendre réciproquement les unes des autres."

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