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Le directeur d’Oumma Media, membre d’une mission d’observation électorale en Malaisie

Indépendante depuis 1957, la Malaisie est l’une des rares monarchies constitutionnelles et électives au monde, régie par un système parlementaire fédéral.

Au sommet du pouvoir, le Roi, chef de l’armée et de la religion officielle l’Islam, est élu tous les 5 ans, Abdul Halim Muadzam Shah ibni al-Marhum Sultan Badishah, l’actuel 14ème monarque du pays, étant entré dans les annales royales pour avoir accédé au trône à deux reprises.

Sous la houlette du Premier ministre, chef du gouvernement, l’hégémonie du parti "United Malays National Organisation" (UMNO) est confortée par le soutien d’une douzaine d’autres partis fédérés au sein d’une coalition dénommée "Barisan National" (BN).

Signe des temps, lors des dernières élections générales, en mars 2008, la Malaisie a vu l’opposition faire une percée notable jusqu’à bousculer la suprématie réputée sans failles du BN, qui ne détient plus aujourd’hui que 137 des 222 sièges du parlement.

Forte des 75 sièges qu’elle a réussi à conquérir, la coalition de l’opposition, le "Pakatan Rakyat-PR", regroupe le "People’s Justice Party-PKR" chapeauté par l’ancien vice-Premier ministre Anwar Ibrahim, le "Democratic Action Party-DAP" et "l’Islamic Party of Malaysia-Pas".

C’est dans ce contexte et à l’approche d’une élection nationale décisive en mars prochain, que Zouhair Amri, Directeur général du groupe Oumma Media, a eu l’insigne privilège d’être invité à participer à une mission d’observation du système électoral malaisien, à Kuala Lumpur, du 1er au 4 février.

A la demande expresse d’Anwar Ibrahim, la grande figure de la contestation, qui fut nommé vice-Premier ministre en 1993, classé neuvième, en 2008,  parmi les "cent personnes les plus influentes du monde" par le Time, tandis que The Economist, ne tarissant pas d’éloges en 2009, le considérait comme "le plus extraordinaire politicien de l’Asie du Sud-Est", Zouhair Amri vient de rejoindre une délégation européenne composée de représentants du Royaume-Uni, de France et des Pays-Bas, afin de dresser un état des lieux, de glaner des informations et de prodiguer des conseils précieux de nature à favoriser l’avancée de la démocratie.

Convaincu que son gouvernement ne pourra pas décemment ignorer les constats et préconisations émis par cette délégation européenne triée sur le volet, Anwar Ibrahim, qui a l’idéal démocratique chevillé au corps, a écrit : "Les élections qui se tiendront en Malaisie en mars 2013 doivent être améliorées, c’est la raison pour laquelle je soutiens sans réserve la présence d’une mission d’observation européenne en amont, afin de créer les conditions d’un dialogue constructif et serein entre ses représentants et l’opposition, le gouvernement et les différentes ONG malaisiens".

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