La pression internationale s’accentue contre la politique de colonisation menée par Israël en Cisjordanie occupée. Douze pays réclament désormais des mesures commerciales concrètes contre les colonies israéliennes, considérées comme illégales au regard du droit international. Les douze pays signataires sont : le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l’Islande, l’Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l’Espagne, la Suède et le Royaume-Uni. Ils annoncent leur intention d’instaurer des restrictions nationales, de soutenir des mesures européennes contre le commerce avec les colonies ou d’étudier activement de telles sanctions.
Dans leur déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères dénoncent un niveau sans précédent de violences commises par les colons ainsi que l’accélération continue de la colonisation. Ils alertent notamment sur le projet E1, qui menace de morceler davantage la Cisjordanie et de rendre quasiment impossible la création d’un État palestinien viable.
Mais derrière le langage diplomatique, la réalité est désormais difficile à masquer : confiscation des terres, démolitions, extension des colonies, annexion de fait, déplacements forcés, crimes, expéditions punitives et véritables pogroms contre des villages palestiniens. Jour après jour, la Cisjordanie est fragmentée, grignotée et soumise à une violence organisée qui accompagne une politique de dépossession toujours plus assumée.
Après des décennies de condamnations sans conséquences, plusieurs États occidentaux semblent enfin admettre que les communiqués ne suffisent plus. Tant que la colonisation restera économiquement rentable et politiquement impunie, pourquoi Israël y renoncerait-il ? Interdire les produits des colonies, sanctionner ceux qui financent leur expansion et couper les circuits économiques qui permettent à cette politique de prospérer apparaît désormais comme le minimum pour des États qui affirment défendre le droit international.



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