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Etats-Unis : l’opération séduction de MBS auprès de l’AIPAC et plusieurs organisations pro-israéliennes

Dans le vaste jeu de dupes de la géopolitique, il n’y a rien de surprenant à ce que MBS, le prince héritier saoudien dont on nous vante la politique réformatrice menée au pas de charge, fasse des œillades au très influent lobby pro-israélien de la première puissance mondiale. Le contraire, en revanche, eût été très étonnant, presque déroutant…
En pleine tournée américaine, Mohammed bin Salman qui serait, dit-on, dans les petits papiers de Netanyahou, a choisi de courtiser les plus zélés et richissimes ambassadeurs et autres thuriféraires d’Israël aux Etats-Unis, ces généreux mécènes de la construction illégale de colonies, à coup de millions de dollars, et farouches opposants au mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qu’ils exhortent à criminaliser. Rien que du beau linge !
Désireux, sans doute, de donner des gages de loyauté à l’hégémonie israélo-américaine au Proche-Orient et à ses sombres desseins ourdis contre la Palestine, MBS entreprend une véritable opération séduction auprès de cibles triées sur le volet. Il adresse ainsi des sourires complices aux dirigeants de l’AIPAC, de Stand Up for Israel (ADL) et des Fédérations Juives d’Amérique du Nord (JFNA), ceux-là mêmes qui ont œuvré, sans peine, pour que Trump se plie à leur diktat au sujet du statut de Jérusalem.
Pour Mahjoob Zweiri, directeur du programme d’études du Golfe à l’Université du Qatar, MBS est en train de mener « une campagne de relations publiques destinée à représenter un nouveau visage du Royaume aux Etats-Unis, flexible et prêt à changer ». « Il essaie de courtiser les Etats-Unis, en leur montrant qu’il soutient leur plan pour Israël-Palestine et leur décision de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem », analyse-t-il dans un entretien à Al Jazeera.
Au cours de sa visite longue de deux semaines, le grand réformateur pressé du désert n’a pas  perdu de temps pour banqueter avec le gratin pro-sioniste d’Amérique, dont Bill et Hillary Clinton, l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, le milliardaire Rupert Murdoch, sans oublier Jared Kusher, le beau-fils de Donald Trump. Un beauf-fils très proche de son président de beau-père, qui s’avère être l’un des principaux donateurs de l’association  « Les Amis américains de Beit EI », du nom d’une colonie israélienne située à la sortie de Ramallah, au sein de laquelle est implanté le siège du gouvernement militaire qui gère les Territoires occupés.
De quoi faire grimper en flèche la cote de MBS auprès du gouvernement ultra-sioniste de Netanyahou, qu’il a, dit-on, déjà très haute…

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