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Royaume-Uni : deux jeunes adultes accusés d’avoir battu à mort un imam

A Rochdale, une localité du nord-ouest de l’Angleterre, la communauté musulmane, épouvantée par le lynchage à mort de l’un des siens, l’imam Jalal Uddin, pleure la disparition tragique d’un visage familier et d’un guide spirituel estimé de tous, survenue dans la nuit crépusculaire de jeudi dernier.

Dans cette ville du Grand Manchester, un immense frisson d’effroi a parcouru les rangs des fidèles, et au-delà, de l’ensemble de leurs concitoyens, à l’annonce de ce crime abominable, laissant place à la sidération quand l’âge des deux auteurs présumés a été divulgué sur la place publique : 21 ans et 17 ans.

Les jeunes barbares, interpellés à la même adresse et accusés d’avoir sauvagement battu un musulman de 64 ans, loué pour sa grande piété et considéré comme un pilier par ses coreligionnaires bangladais, avant de le laisser pour mort, gisant dans une mare de sang, n’ont à eux deux même pas quarante ans.

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Ce soir-là, Jalal Uddin, après avoir officié au sein de la mosquée locale et pris congé d’un ami proche, à l'issue de la prière du soir, qui l’avait invité à dîner, décida d’écourter son trajet le menant à son domicile, en traversant à pied un jardin d’enfants. C’est là que l’innommable s’est produit et qu’un « crime raciste et de haine » caractérisé, selon les propres termes de Rebekah Sutcliffe, le chef adjoint de la police du comté, n’a laissé aucune chance au regretté imam dont la tête fracassée a révélé l’extrême brutalité de ses assassins.

Alors que les dignitaires religieux musulmans, sous le choc, ont appelé au calme et à ne pas spéculer hâtivement sur les origines, l’appartenance politique et les motivations des deux criminels, l’émotion est à son comble dans la mosquée Masjid Jalalia Jaame où les sermons de Jalal Uddin étaient écoutés religieusement, les cœurs étant en berne et la terreur se lisant sur tous les visages.

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