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Emmanuel Macron reconduit à la tête de la France. Une réélection qui est tout sauf un plébiscite…

Les urnes ont tranché : Emmanuel Macron n’aura pas à rendre les clefs de l’Elysée… Il vient d’être reconduit à la tête de la France, totalisant 58,5% des suffrages. 

Bien que sa réélection soit historique pour la Ve République, puisque c’est la première fois qu’un président sortant est réélu hors cohabitation, depuis l’adoption du vote au suffrage universel direct en 1962, il conviendrait toutefois que celui que l’on a qualifié de « président des riches ou de l’oligarchie néo-libérale française » ait le triomphe modeste… Car sa victoire est tout sauf un plébiscite populaire.

En effet, s’il est parvenu à rassembler autour de sa candidature suffisamment d’électeurs pour damer le pion à sa rivale Marine Le Pen, grâce notamment à l’effet repoussoir de l’extrême droite qui, fort heureusement, opère encore (mais pour combien de temps ?), celle-ci réalise cependant un score dont le niveau inégalé (41,5%) invite à l’humilité et à la méditation… 

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Un score historiquement haut pour l’héritière du Front national, à l’aune d’un enracinement dans l’Hexagone, et particulièrement dans la ruralité, qui non seulement est inquiétant, mais mérite que l’on s’y penche avec la plus grande attention. 

Il en va de même avec l’abstention qui, comme à chaque fois désormais, s’invite dans toutes les élections, y compris l’élection suprême, en atteignant des sommets… Ce non-vote empreint de défiance envers la représentation politique a battu hier un nouveau record depuis 1969, avec 28,2%.

Autant dire que les Français, dans toute la diversité de leurs composantes, sont loin d’avoir donné un blanc-seing à Emmanuel Macron pour les cinq prochaines années.

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Alors que la candidate du Rassemblement national, qui doit avoir la défaite amère, fourbit déjà ses armes pour les législatives en juin, Jean-Luc Mélenchon, le troisième homme de cette présidentielle inédite à bien des égards, compte bien surfer sur la vague qui l’a porté, transporté même, jusqu’aux portes du second tour.

Après s’être félicité que la France « ait refusé clairement de confier la présidence à Marine Le Pen », se réjouissant de cette « très bonne nouvelle pour l’unité de notre peuple », et étrillé Emmanuel Macron, en déclarant qu’il est « le plus mal élu des présidents de la Vème république, surnageant dans un océan d’abstention, de bulletins blancs et nuls », le chef de file de la France Insoumise a exhorté à donner une majorité aux candidats de l’Union populaire sous la coupole du Palais Bourbon.

Une Union populaire qu’il veut la plus large possible, afin que l’Assemblée nationale puisse en prendre la coloration politique avant la trêve estivale.

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