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Algérie : Soufiane Djilali appelle à une “deuxième République” pour sortir de l’impasse politique

Le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali, estime que l’Algérie est arrivée « à la fin d’un cycle » et appelle à la fondation d’une « deuxième République ». Dans une tribune publiée sur le site de son parti, il dresse un bilan sévère de la première République algérienne, marquée selon lui par l’échec du modèle post-indépendance, la centralisation autoritaire du pouvoir et l’usure des institutions.

Pour Soufiane Djilali, les espoirs portés par le Hirak ont été trahis, et la phase actuelle n’est qu’un prolongement « stérile » d’un système « obsolète » et « délégitimé ». Il dénonce une concentration extrême des pouvoirs autour de la présidence, la fermeture du champ politique et médiatique, ainsi qu’un recul inquiétant de la souveraineté nationale, notamment dans la gestion des ressources minières.

Face à ce qu’il décrit comme une crise multidimensionnelle – politique, économique, institutionnelle et morale –, il appelle à une refondation en profondeur du système politique sur des bases consensuelles. Pour l’ancien candidat à la présidentielle de 2014, seule une véritable transition vers une nouvelle République permettrait d’éviter l’effondrement du lien entre l’État et la société.

Soufiane Djilali s’inquiète également de la « démoralisation profonde » qui traverse la société algérienne, marquée par la perte de confiance dans les institutions, le désengagement politique des citoyens et une citoyenneté en recul. Il met en garde contre les conséquences d’un tel désinvestissement, qu’il considère comme un symptôme d’un régime à bout de souffle.

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Le dirigeant de Jil Jadid critique par ailleurs une politique étrangère « confuse », un isolement diplomatique grandissant et une détérioration des partenariats stratégiques, autant de signes, selon lui, d’une perte de cap de l’État algérien sur la scène régionale et internationale. Pour  Soufiane Djilali, il est urgent d’ouvrir un nouveau cycle politique. Cela passe, insiste-t-il, par un large débat national, une révision des institutions et l’émergence d’un nouveau pacte fondé sur la souveraineté populaire et l’État de droit.

Il alerte enfin sur la tentation autoritaire persistante du pouvoir, qu’il accuse de préférer la répression au dialogue, l’immobilisme à la réforme. Une stratégie de fuite en avant qui, selon lui, ne pourra que précipiter la rupture entre les Algériens et leurs gouvernants.

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