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Tariq Ramadan et les Musulmans : Devoir De Vérité ou de déni

Tariq Ramadan est libre et peut désormais se défendre. Un livre en librairie, des interventions dans la presse et des déclarations sur les réseaux sociaux, ainsi que le soutien de ses suiveurs inconditionnels, pourront peut-être lui rendre justice quant à son incapacité d’avoir pu s’exprimer librement au sujet des accusations de viols dont il fait l’objet.

Depuis le début des « affaires Ramadan », celles et ceux qu’on appelle les musulmans ont fait l’objet d’un énième procès miroir. Tariq Ramadan, sa double vie et les accusations de violences sexuelles ont été instrumentalisés afin de faire le procès en misogynie des musulmans, dans une France où l’islamophobie est le lot quotidien de millions de personnes. Il ne s’agit certainement pas de faire ici le procès de l’adultère, peu importe ce qu’on en pense, mais plutôt d’analyser les conséquences sociales et politiques de ces affaires et d’offrir des pistes de réflexion sur les leçons à en tirer.

Il est indéniable que Tariq Ramadan a beaucoup apporté à celles et ceux qui s’identifient comme musulmans. Ses écrits, ses conférences et ses apparitions médiatiques ont été utiles à bien des égards, et son influence sur les jeunes musulmans en quête de sens et d’identité ne peut être balayée d’un revers de main ou minimisée. Avoir su affirmer une appartenance religieuse et citoyenne dans des pays occidentaux déterminés à ne jamais reconnaître leur identité, non exclusivement blanche et chrétienne, fut un accomplissement qu’il faut saluer.

Des militants de la gauche laïcarde à l’extrême droite, en passant par la droite identitaire, tous ont maudit le personnage en raison de sa capacité à les défier sur leur propre terrain, celui des idées et des débats télévisés. Incapables de le contredire lors de ces débats, ils ont opté pour la diabolisation du personnage,  l’accusant d’appartenir aux frères Musulmans, comme on a pu le voir avec Caroline Fourest, Eric Zemmour ou Philippe De Villiers. Que Tariq Ramadan soit réellement un frère musulman ou non nous importe peu, et si c’était vrai, il n’aurait enfreint aucune loi ni fait preuve d’un quelconque manque d’éthique.

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Mais c’est ici que tout s’arrête. Beaucoup l’ont considéré comme maître à penser ou enseignant. Cela est compréhensible à bien des égards, au vu de sa contribution, mais le lien entre enseignant et élève est rompu lorsque le premier use et abuse de son ascendant psychologique pour profiter sexuellement du second. Que Tariq Ramadan soit un libertin assidu dans tous les clubs parisiens ou londoniens ne regarde que lui et sa famille, à commencer par son épouse. Mais que sa posture de prédicateur, de porteur de “l’éthique islamique” avec une assise sur un large public – la plupart étant des jeunes en quête de sens et d’identité, par conséquent vulnérables – lui serve à manipuler les plus fragiles et malléables est tout bonnement inexcusable et injustifiable !

Au fur et à mesure des multiples accusations d’agressions sexuelles, dont les détails sordides ont été rendus publics via les échanges par messagerie entre lui et ses victimes, Tariq Ramadan est passé d’obsédé sexuel à prédateur sexuel.

Les premières accusations pour viol ont eu un retentissement mondial et, dès son incarcération, l’affaire Ramadan est devenue un feuilleton où toutes celles et ceux qui l’ont côtoyé ont été traînés dans un bain de boue. L’humiliation publique du personnage pendant son enfermement a illustré combien le cas Ramadan a été un point de cristallisation de l’islamophobie ambiante en France, et l’occasion de se venger pour ses détracteurs. Beaucoup se sont saisis des “affaires Tariq Ramadan”, non pas pour aider les victimes ou sensibiliser le public sur les violences – sexuelles ou sexistes – faites aux femmes, mais pour se servir d’elles à des fins politiques. Démonstration en fut faite avec les réseaux Fourest, Valls et autres laïcards, qui n’ont pas manqué de surexposer les victimes et de nier la nature structurelle du sexisme, en en faisant un problème spécifique aux mâles musulmans.

Quant à la procédure judiciaire, les violations des droits de la défense ont presque été la norme. Le secret de l’instruction a été violé à plusieurs reprises, sans que rien ne soit fait pour mettre un terme aux fuites. Tariq Ramadan aurait pu être invité à remettre son passeport et ne pas quitter le pays, mais au lieu de cela, décision fut prise de l’enfermer avec un traitement des plus dégradants. Sa maladie chronique n’a pas beaucoup pesé non plus pour qu’un fauteuil roulant lui soit au moins accordé. Était-ce nécessaire? Absolument pas. Que les affaires Ramadan aient été instrumentalisées par ses adversaires politiques, qui en ont profité pour coordonner les attaques, cela ne fait aucun doute. Il faudrait être naïf pour penser le contraire. Cela l’exonère-t-il pour autant ? Non.

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S’étant terré dans un déni total, il aura fallu attendre que l’intéressé finisse par reconnaître lui-même les faits avant que beaucoup se fassent à l’idée que le prédicateur, père de famille et homme engagé, ayant fait de “l’éthique islamique” son fonds de commerce, menait une double vie faite de prédations sexuelles. Tariq Ramadan a dû admettre ces relations, non pas en raison d’une crise de conscience, de regrets ou de honte envers son public, mais en raison de preuves accablantes : les innombrables messages explicites retrouvés sur son téléphone, dans sa messagerie électronique, ainsi que dans les téléphones des victimes.

Les multiples accusations de femmes, elles, n’ont rien pesé. Si tout un chacun pourra s’interroger, voire critiquer leurs arènes d’expression ou le timing  de leur communication, la vraie question à se poser est quelles arènes, quels moments, quels contextes auraient été « appropriés »? Et qu’en savons-nous de leurs tentatives d’alerter dans ces derniers, et du prix qu’elles en ont payé ?

Ce que nous savons, c’est que quel que soit le contexte qui a enfin permis d’exposer les abus de pouvoir et de confiance de Tariq Ramadan, elles n’en demeurent pas moins des victimes qui auraient dû être écoutées, entendues et protégées. L’absence d’espaces sécurisés pour que soient entendues ces accusations, et l’exceptionnalisme dans lequel versent les farouches défenseurs de Tariq Ramadan, n’ont fait qu’empirer les choses.

De victimes, elles sont devenues coupables de jeter l’opprobre sur une personnalité influente, considérée comme un leader intouchable, au-dessus de toute critique et de tout soupçon. Cette révérence aveugle, combinée à des relations clientélistes entre sa personne et les réseaux qui voyaient en lui un produit rentable capable de « remplir les salles », a empêché le traitement de ces révélations en amont. On ne peut reprocher à une victime de faire du bruit, lorsque tout le monde lui demande de se taire. Le silence de bien des organisations, à commencer par l’ex-UOIF, et autres acteurs associatifs qui étaient au courant des pratiques de Tariq Ramadan, les rend tout autant coupables d’avoir fait durer le calvaire des victimes et laissé le problème s’amplifier, au fil des ans. Si les victimes ont choisi de lancer l’alerte, c’est parce qu’il n’existait pas d’autres moyens de le faire. On ne choisit pas de devenir la cible d’un prédateur sexuel et d’affronter le torrent de boue déclenché par l’accusation.

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D’autre part, attendre que des preuves matérielles émergent pour se faire une raison et accepter ce que des victimes de violences sexuelles dénoncent depuis des années prouve que la parole de l’accusé prime, surtout lorsqu’il s’agit d’un homme influent, et malheureusement, au vu des résistances à l’échelle d’un pays, primera toujours sur celle des victimes. Et peu importe la communauté concernée.

Ce problème de société en dit long sur la fracture de genre qui fait qu’une victime de violences sexuelles ou une jeune femme manipulée pour finir dans le lit d’une personnalité publique a toujours très peu de chances d’être prise au sérieux, peu importe la gravité des faits qu’elle dénonce. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que la plupart des viols ne soient pas dénoncés par les victimes, et que ces dernières se retrouvent à porter le poids de la culpabilité de leur propre malheur.

Cruelle ironie du sort, les mêmes qui ont défendu bec et ongles DSK, Roman Polanski, Gerald Darmanin ou Denis Baupin, se sont trouvés une fibre “féministe” pour défendre les victimes de Tariq Ramadan… Dans le cas de ce dernier, l’acharnement de ses défenseurs à discréditer les accusatrices, parce qu’un crime de lèse-majesté venait d’être commis, en dit long sur l’étendue de la culture du viol en France.

Est-ce que tout le réseau associatif concerné a protégé Tariq Ramadan? Les éléments remontant du terrain prouvent que non, mais l’omerta, les intérêts politiques et financiers, et le sentiment d’appartenance ou de solidarité mal placé, ont contribué à ce que bien des personnes se murent dans le silence, par crainte de se retrouver accusées de trahir “la communauté” ou “la cause”, ou tout simplement de perturber l’ordre des choses. Les rares personnes qui, malgré tout, ont osé s’exprimer, ont été rapidement disqualifiées sur la place publique, parce que “jalouses” ou “aigries”.

Pour celles et ceux qui en doutent encore, Tariq Ramadan n’est pas l’incarnation de “la communauté” ni de “la cause” défendue, peu importe sa noblesse. Certes, ce qu’il a pu apporter reste indéniable, mais il ne l’a jamais fait gratuitement. Contrairement à d’autres et à une idée encore par trop répandue, il ne s’est pas sacrifié pour les musulmans. M. Ramadan a saisi une belle opportunité qui s’offrait à lui pour sortir de l’anonymat, sur le dos de celles et ceux qu’on appelle “les musulmans”. Riche et multipropriétaire, menant un train de vie de jet-setteur, bénéficiant d’une aura de rockstar et s’engouffrant dans des portes qui se sont ouvertes, à travers le monde, aussi bien dans les plus grandes universités qu’auprès des puissants, les coûts liés à son engagement furent bien moindres que les gains et les profits qu’il aura engrangés.

L’adultère reconnu, la question éthique qu’il a portée pendant des années a vite disparu. En raison de cet engagement, injonction fut faite de lui pardonner, parce que “chacun peut fauter”. Certes, chacun peut fauter. Mais si Tariq Ramadan avait été une femme, aurait-on fait preuve d’indulgence? Au vu de notre histoire contemporaine, il est permis d’en douter.

Concernant les responsables religieux issus des communautés musulmanes et autres acteurs associatifs, les contradicteurs de Tariq Ramadan ne jouissent pas d’une assez grande visibilité pour être pris au sérieux ou entendus. D’autres ont tout bonnement craint les représailles. Mais si certains se sont précipités pour exiger qu’on lui pardonne sur la plateforme publique dont ils disposaient pour le faire, était-ce vraiment par solidarité entre hommes? Par solidarité entre Musulmans? Auquel cas, que dire aux victimes qui sont elles-mêmes de confession musulmanes? Faut-il lui pardonner parce qu’il est riche ? Parce qu’il est puissant ? Parce qu’il passe à la télé ? “Pour tout ce qu’il a fait pour la communauté”, comme le clament certains, bien qu’il ne l’ait jamais fait gratuitement ?

A vrai dire, ces questions sont presque secondaires. Les questions cruciales qui doivent être posées et qui exigent qu’on y réponde sont celles liées à l’enfer vécu par son épouse, ses enfants, mais aussi et surtout par les femmes dont il a détruit la vie.

Reprenant la parole publiquement, Tariq Ramadan n’a pas manqué de répéter tous les éléments de langage de la culture du viol : disqualification des victimes, minimisation, voire négation du non-consentement, négation de la position ascendante qu’il avait sur ses victimes, minimisation de la nature violente des rapports sexuels. Pour couronner le tout, à celles et ceux qui pourraient lui reprocher d’avoir trompé sa femme pendant des années et d’avoir rompu le contrat moral qu’il avait avec eux, Tariq Ramadan leur jette avec un incroyable aplomb : “Je suis un homme avec ses contradictions”.

Ses soutiens ne l’ont pas aidé non plus : solidarité instinctive et radicale avec l’accusé qui est “notre frère”, harcèlement des victimes, diffamation de ces dernières en avançant l’idée selon laquelle “si elles en sont arrivées là, c’est qu’elles l’ont bien cherché et que si elles étaient respectables, elles n’en seraient pas là”, théorie du complot et excuses en tous genres pour ne pas remettre en question le culte d’une idole. Accuser les victimes d’avoir fait le jeu des islamophobes est facile et lâche. Ceux qui ont fait le jeu des islamophobes sont plutôt ceux qui ont soutenu Tariq Ramadan dans ses dérives, et renforcé en lui le sentiment d’impunité l’ayant encouragé à continuer.

Cette communication violente a relégué les victimes au  rang d’objets, tout en envoyant un message clair à d’autres femmes susceptibles de l’accuser lui – ou d’autres – à leur tour : “Il vaut mieux vous taire que de tenter de vous faire justice”. D’ailleurs, Tariq Ramadan y contribue un peu plus, en parlant de ses affaires comme d’une épreuve divine, avec l’implicite idée que ces femmes sont le diable qui l’a tenté. S’être servi de Dieu pour tromper sa femme et en détruire d’autres ne semble pas être suffisant. Il faut aussi se servir de Dieu pour se  disculper. Après tout, Dieu est grand, et cela ne lui nuira pas de servir de caution dans ce genre d’affaires. Le narcissisme de Tariq Ramadan atteint son paroxysme lorsqu’il se compare à Alfred Dreyfus dans une tentative de se poser en martyr, quant à l’aveuglement de ses troupes, il frise le ridicule lorsqu’elles le comparent à Malcolm X.

Le fait que les instances de pouvoir, aussi bien au sein de communautés religieuses que du tissu associatif en général, soient tenues majoritairement, voire exclusivement, par des hommes, n’a pas été non plus d’une grande aide. C’est peut-être parce que ces hommes ont quelque chose à se reprocher, ou bien estiment que le non consentement est un non évènement, ou encore considèrent que la parole des victimes exacerbe un sentiment de fragilité.

Quant à la question éthique qui est centrale pour les communautés musulmanes, ce genre d’appels à l’indulgence face aux abus sexuels remet en question l’adhésion à ces mêmes normes. Si l’éthique, tant portée aux nues comme valeur centrale pour les croyants, ne mérite plus d’être citée ici, alors il ne faudra plus jamais la citer. L’intéressé a d’ailleurs balayé d’un revers de main la question éthique par la voix de son avocat qui avait déclaré que “Tariq Ramadan n’a rien commis d’illégal”. C’est un argument recevable dans un cadre strictement légal. Mais si Ramadan et ses défenseurs estiment que l’éthique n’a pas (ou plus sa place) dans cette affaire, puisque chacun fait ce qu’il veut de sa vie privée, Tariq Ramadan n’est donc en rien différent d’un prédicateur protestant comme Jimmy Swaggart* ou d’une personnalité hollywoodienne accusée de violences sexuelles. Si celles et ceux qui se définissent comme croyants se disent prêt à mettre au placard leurs normes morales et leur sens de l’éthique dans l’affaire Ramadan, ce sera un choix défendable, mais auquel cas, ils ne pourront plus évoquer ces valeurs.

Le volet social et politique de l’affaire Ramadan est tout autant source de questionnement. Les acteurs associatifs connaissent le parcours de Tariq Ramadan, et la manière dont son irrésistible ascension a été rendue possible en France. Ce papier n’a pas pour objectif de retracer ce parcours, mais de pointer les failles structurelles que l’affaire Ramadan révèle.

Comment expliquer qu’un bourgeois suisse d’origine égyptienne ait pu à ce point monopoliser la parole au sujet de tout ce qui touche de près ou de loin à celles et ceux qu’on appelle “les musulmans”, eux-mêmes Français d’origine maghrébine ou issus d’Afrique Subsaharienne, et de surcroît appartenant aux classes populaires?

Tariq Ramadan, “importé” en France par des réseaux associatifs lyonnais, aurait pu être un allié, un contributeur de poids dans les luttes pour l’émancipation de celles et ceux qui s’identifient comme musulmans. Mais sa relation avec ce public, qui était son cœur de cible prioritaire, est vite devenue une transaction dont il fut le premier bénéficiaire. Pendant plus de vingt-cinq ans, Tariq Ramadan fut présenté comme l’alpha et l’omega de la pensée musulmane française, alors que paradoxalement il n’était même pas issu des communautés musulmanes françaises. L’avoir laissé seul a été une faute politique majeure.

Aucune lutte pour l’émancipation ne peut être dominée par un seul homme, avec la complicité des organisations qui prétendent représenter les communautés concernées. La perte de potentiel et les risques de dérives sont beaucoup trop grands. Avoir accordé autant d’espace et d’influence à Tariq Ramadan, pendant aussi longtemps, a rendu dépendants celles et ceux qui s’identifient comme musulmans, mais aussi tributaires de ses limites, de ses failles et de sa propre faillite.

Cette influence fut telle que toute voix dissonante, voire contestataire, fut tue, marginalisée ou disqualifiée, pour le plus grand bénéfice de Tariq Ramadan et de ses réseaux et, hélas, au grand dam des communautés concernées.

La « règne » de Tariq Ramadan ne s’explique pas par le fait que les communautés musulmanes ont été incapables de former et de faire émerger des figures représentatives. Cela est contredit par le nombre de penseurs, d’universitaires, de chercheurs et de militant.e.s chevronné.e.s qui ont dû s’expatrier, rester dans l’anonymat par manque d’espaces, se cloîtrer dans leur sphère de compétence, et surtout ne pas insister pour se faire entendre dans un “système Ramadan” qui s’étendait de l’UOIF aux mosquées, en passant par les cercles gauchistes.

La gauche française, et à plus grande échelle, les mouvements dits progressistes, prisonniers de schémas coloniaux dépassés et incapables de voir la pluralité qui existe au sein des populations non blanches, ont lourdement contribué à faire de Tariq Ramadan leur « Monsieur Islam, musulmans arabes, banlieues », au point que le professeur de Philosophie genevois est devenu au fil des ans incontournable.

Tariq Ramadan a non seulement pêché par orgueil, mais aussi par suffisance. Comment peut-on prétendre avoir une autorité pour parler en tant qu’expert sur des sujets aussi variés et vastes que sont la philosophie, la théologie musulmane, l’islamophobie, la géopolitique, sans oublier la situation des quartiers populaires? Quelle légitimité avait-il pour prendre la parole sur ces thématiques ? Aucune.

Le système qui l’a hissé au sommet lui a permis de se diversifier, au point de ne plus laisser la place à plus légitime que lui sur des questions qu’il ne maîtrisait pas. Et quand bien même il les aurait parfaitement maîtrisées, un minimum de réflexion stratégique aurait dû le pousser à laisser la parole à d’autres que lui, pour que, par souci pour “sa communauté”, si quelque chose devait lui arriver, d’autres seraient là pour continuer le combat…  Mais il aurait fallu pour cela que M. Ramadan se soit engagé dans une lutte au service des autres, et non au service de sa propre personne.

Tariq Ramadan n’a jamais refusé l’hégémonie qui était la sienne, ne s’est jamais inquiété qu’aucune autre voix n’ait émergé durant son “règne”. Dans sa récente interview sur la radio France Maghreb 2, dont l’auteur de ces lignes est un chroniqueur régulier, il a tenu à rappeler qu’il n’était pas français, en occultant sa demande de naturalisation déposée auprès de l’administration française. A quelles fins? Lui seul le sait, mais on peut facilement imaginer pourquoi.

Si d’autres adhèrent à l’idée qu’en trois décennies, les millions de français s’identifiant comme musulmans, fréquentant les mosquées ou non, n’ont eu comme seule et unique option pour penser et agir politiquement qu’un entrepreneur – même pas issu de leur rang -, alors leur faillite est totale et la domination qu’ils dénoncent est  bel et bien “logique”. Est-ce la réalité? Non. Même les pires islamophobes savent que c’est faux et leur acharnement trahit une peur bleue de voir les populations racisées, à commencer par celles et ceux qu’on appelle “les musulmans”, sortir de la domination blanche et bourgeoise et s’émanciper de toute tutelle.

Dans ce même entretien, M. Ramadan a insisté sur le fait qu’il n’est pas le porte-parole des musulmans, ou en tout cas leur leader, comme pour se défausser de ses responsabilités. Il est vrai qu’il n’a jamais verbalement exprimé cette ambition, mais de facto, il ne l’a jamais niée non plus et s’est même imposé comme tel.

De professeur de philosophie à Genève, il est devenu l’orateur qui prend la parole sur tous les sujets touchant de près ou de loin à celles et ceux qu’on appelle “les musulmans”, et ce, depuis le milieu des années 90. Tariq Ramadan n’ignore pas que les populations musulmanes sont parmi les plus diversifiées au monde, et que les populations musulmanes françaises le sont tout autant. N’est-il jamais venu à l’esprit de M. Ramadan de laisser la parole à d’autres personnes, particulièrement les enfants de ce pays? Ne lui ai-t-il jamais venu à l’esprit qu’en monopolisant la parole sur tous ces sujets, il contribuait à invisibiliser des musulmans? Était-ce impossible de concevoir qu’en se rendant incontournable, ils les rendaient tributaires de ses limites, de ses choix, de ses fautes et de ses manquements? Qu’il est politiquement suicidaire de limiter une lutte à une seule personne?

Il est indéniable que sa course à l’hégémonie a été encouragée par la presse française, qui est incapable d’imaginer que celles et ceux qu’on appelle “les musulmans” ne forment pas un groupe monolithique et que l’avis de Tariq Ramadan est un avis parmi d’autres, mais qui, eux, sont mis en sourdine. M. Ramadan a sciemment fait le jeu de l’invisibilisation des populations musulmanes, en rendant impossible l’émergence de toute autre alternative ou même de discours complémentaire en France. Il suffit de s’entretenir avec celles et ceux qui l’ont côtoyé durant leurs études pour s’en rendre compte.

Signe de mépris pour son public, de tous les ténors du barreau suisse, Tariq Ramadan a choisi l’avocat suisse Marc Bronnant, un militant violemment islamophobe qui considère que l’islamophobie, à savoir la haine et les actes commis contre les personnes en raison de leur appartenance réelle ou supposée à la religion musulmane – le premier public de Tariq Ramadan – « n’est pas un droit mais un devoir ». La réponse toute faite, selon laquelle la relation entre Marc Bronnant et Tariq Ramadan n’est « que » professionnelle est une pure fumisterie. Le barreau suisse n’a pas pour seul ténor Marc Bronnant, et l’avoir choisi pour avocat, c’est lui ouvrir un boulevard pour affirmer haut et fort : « Je ne suis pas raciste, j’ai défendu Tariq Ramadan ».

L’action politique requiert de la pluralité, et Tariq Ramadan a sciemment rendu cela impossible en s’imposant comme le seul capable de prendre la parole publiquement, tout en étant absent du terrain qui peinait à s’organiser. Toute personne au fait de ses responsabilités vis-à-vis de son public sait que sa première responsabilité, c’est d’assurer sa relève. Quand on se dit intellectuel engagé, il est humain de vouloir faire entendre ses propres idées, mais dans le cas d’une action éminemment politique, comme celle de la lutte pour l’égalité et pour l’émancipation de toute domination, Tariq Ramadan a été soit irresponsable, soit coupable de s’être rendu irremplaçable. Si le bien-être des musulmans faisait partie de ses priorités, il ne les aurait pas rendus dépendants de sa propre personne.

Cette posture est impardonnable. Quoi qu’il arrive, M. Ramadan pourra toujours continuer de mener sa vie de bourgeois international et « passer à autre chose ». Mais les victimes, elles, devront passer le restant de leurs jours à tenter de reconstruire ce qu’il a détruit en elles, et celles et ceux qu’il laisse derrière devront s’atteler à nettoyer derrière lui.

Il faudra des années pour mesurer les effets des affaires Ramadan et encore plus pour « réparer » les dégâts. Par son narcissisme, Tariq Ramadan entraîne dans sa chute la dignité de celles et ceux au nom desquels il a parlé. Sa chute sans « relève » (qu’il s’est assuré de ne pas laisser émerger) a provoqué un appel d’air dès le lendemain de la confirmation de son incarcération. Le risque immédiat, c’est de faire naître un sentiment de honte, d’incapacité et de défaitisme. En avoir fait une icône et, pire encore, une idole, c’est l’avoir encouragé à abuser de son propre public, au point que le « sauveur » est devenu le bourreau.

Tariq Ramadan, professeur de philosophie de son état, ne pouvait pas ne pas savoir que l’action politique, si elle se veut être durable, particulièrement lorsqu’elle est conduite par des groupes dominés dans une société stratifiée comme l’est la société française, ne peut se faire sans pluralité. Or, ce dernier a fait tout le contraire. Il a été aidé en cela par des organisations religieuses qui ont vu en lui un produit rentable, tandis que lui voyait en eux des partenaires viables sur le long terme.

Tariq Ramadan était et reste un homme d’affaires, avant d’être une personnalité religieuse, et il ne s’épargnera aucun effort pour « reconquérir » son marché. Pour citer un Imam de la région lyonnaise, la relation entre M. Ramadan et l’ex-UOIF était strictement commerciale. Ce dernier avait besoin de relais en France pour se faire un public et vendre ses livres. Ce fut le rôle de l’UOIF pendant leur Rassemblement Annuel des Musulmans de France, durant lequel il donnait ses conférences et écoulait ses livres. L’autre point soulevé par cet Imam, c’est que Tariq Ramadan a « abusé de ses propres élèves » et des autres femmes qui l’accusent, toutes ayant en commun des fragilités qu’il ne pouvait décemment ignorer. Usant de l’ascendant psychologique qu’il avait sur elles, des femmes qui se cherchaient religieusement ou bien qui développaient leur identité se sont retrouvées dans son lit avec des pratiques qui, au vu des témoignages rendus publics, révèlent un dangereux manipulateur doublé d’un prédateur sexuel, conscient de son influence et de sa force.

Pour le moment, l’après Ramadan s’annonce mal. Le vide entraîné par sa chute a provoqué un appel d’air, exacerbé par les prises de position du président Emmanuel Macron appelant à « organiser l’islam de France », en violation totale de la laïcité. Se sont engouffrés dans cet « appel d’offre » tacite, tous les entrepreneurs de ce qu’on appelle l’islam de France.

A peine l’incarcération de Tariq Ramadan fut-elle confirmée, que l’ancien directeur du CCIF, Marwan Muhammad, lança en fanfare sa consultation des musulmans de France. Mais les résultats se font toujours attendre. Hakim El Karoui a, de son côté, mis en oeuvre son propre projet, en espérant pouvoir compter sur les réseaux émiratis, tout comme la Mosquée de Paris ou le CFCM, lesquels, bien que moribonds et minés par les luttes entre les consulats algériens, marocains et Turques, n’ont cessé de faire des appels du pied à l’exécutif, afin d’être son interlocuteur principal.

Les leçons à tirer des affaires Ramadan ne semblent pas avoir été apprises. Le système qui a permis à Tariq Ramadan d’émerger et de régner sans partage, avec une totale impunité, n’a pas pour le moment été remis en cause. La course pour le remplacer entre des acteurs n’ayant ni son intelligence ni son talent offre un spectacle inquiétant.

Le système qui a profité à Tariq Ramadan a probablement aussi profité à d’autres, et le moment est venu de se regarder dans la glace et de se demander où résident les responsabilités, individuelles et collectives, ayant rendu cela possible.

Celles et ceux qu’on appelle “les musulmans” ont un chantier titanesque devant eux pour faire aboutir leur lutte vers l’équité. Développer des espaces sécurisés pour la libre circulation des idées, libérer la parole des communautés dans leur pluralité, laisser faire la sélection naturelle des idées les plus solides et des leaders les plus fiables, qu’ils soient hommes ou femmes, repenser la relation avec ces leaders, repenser les organisations et leur rôle, organiser la décentralisation de l’organisation communautaire, redéfinir le rôle des lieux de culte, changer de paradigme dans la relation avec les autres composantes de la société civile, éjecter toute ingérence politique, qu’elle provienne de l’État français ou de pays étrangers, et définir leur place, leur rôle individuel et collectif, sont autant de sujets brûlants que les affaires Ramadan ont remis sur la table.

L’avenir des communautés musulmanes, tout comme des communautés racisées dans leur ensemble, dépendra en premier lieu de leur capacité à penser et à agir par elles-mêmes, sans passer par une autre figure ou organisation centrale. L’unité ne veut pas dire l’hégémonie de l’un sur les autres. Tout centraliser, c’est tout risquer. Avoir une seule organisation représentative, c’est prendre le risque qu’elle échappe à tout contrôle et qu’elle domine ses ouailles pour ensuite se mettre au service d’un autre dominant.

L’autonomie intellectuelle, qui leur a tant manqué depuis des décennies, ne peut plus être repoussée aux calendes grecques. Faire émerger un autre Tariq Ramadan ne sera jamais une solution. Ce système pyramidale doit être détruit, afin que les communautés concernées dans leur pluralité puissent trouver les points de convergence pour une coordination de leur action, et non passere par une figure tutélaire auprès de laquelle chacun doit déléguer la réflexion. C’est cette décentralisation et la participation du plus grand nombre qui permettront de faire émerger des organisations fortes et des porte-parole légitimes.

Le schéma organisationnel actuel a prouvé sa faillite, au-delà des critiques historiques adressées aux organisations se disant représentatives de ce que l’on appelle l’Islam de France. Perpétuer la croyance en un exceptionnalisme musulman dessert toute personne qui y croit. Les communautés musulmanes sont en proie aux mêmes crispations, tensions et dominations que celles qui traversent les sociétés auxquelles elles appartiennent. Elles doivent trouver leurs propres réponses viables à ces problématiques.

L’affirmation identitaire du « Je suis donc j’existe » ne pourra faire l’économie de l’autonomie intellectuelle, de l’auto-organisation et d’une révolution dans les relations de pouvoir. Ceux et, espérons-le, celles qui dorénavant parleront au nom de celles et ceux qu’on appelle “les musulmans” devront tirer leur légitimité auprès d’eux.

Personne ne sauvera les musulmans à part eux-mêmes. Ni leurs institutions actuelles, qui ont prouvé leurs limites, ni les quelques individus qui se disputent la place de Tariq Ramadan ou celle d’interlocuteurs privilégiés de l’État, ne sont crédibles. Ils ne sont pas options viables sur le long terme.

La gauche est encore moins l’allié de ces communautés, et elle ne le sera que si elle tourne le dos à son propre paternalisme et son versant gauchiste de la suprématie blanche. Victime de ces mêmes schémas, la presse dite “de gauche”, qu’elle soit généraliste ou d’investigation, a elle aussi été incapable de considérer ces communautés comme composées de personnes qui sont leurs égales, capables de penser le monde. Jusqu’à présent, aucun média dit de “de gauche” n’a pu s’empêcher d’enfermer celles et ceux qu’on appelle “les musulmans”, comme toutes les autres communautés racisées, dans la posture de victimes. En d’autres termes, ces populations non blanches sont toujours les bienvenues pour témoigner de leur expérience de l’injustice, mais jamais de leur expertise pour lui faire face et la combattre.

Le temps que la justice des hommes, si elle existe, fasse son travail, Tariq Ramadan serait bien avisé de passer plus de temps à tenter de se faire soigner que de chercher à se faire réhabiliter.  Sa chute, et l’appel d’air qu’elle provoque, sont peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver à son public depuis vingt-cinq ans. Sans la figure du gourou, auprès duquel on déléguait la réflexion et les modalités d’action, c’est tout le schéma organisationnel qui est à revoir.

Cela représente une opportunité unique pour mettre sur pied une organisation communautaire à la hauteur des enjeux, à l’heure où la société française subit de profondes mutations, sous l’ordre néolibéral qui ne laisse entrevoir que deux issues : la révolution ou le fascisme.

Yasser Louati

 

*Télévangéliste américain très célèbre aux États-Unis durant les années 80 et tombé en disgrâce pour ses liens avec une prostituée 

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72 commentaires

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  1. Qu’il se cache et ne réapparaît jamais en parlant de l’islam et des musulmans.
    L’ex “mufti” de Marseille ne fait pas le ramadan et “mange tout ce que le pape de Rome mange; Tariq Ramadan se tape les jeunes femmes, en lisant un verset coranique pour demander “pardon” à son dieu, etc.
    Ceci donne la preuve aux “musulmans” que “leurs représentants” sont des hypocrites.

  2. Bonjour Zahra,

    Franchement, c’est beau ce que vous écrivez, l’Usurpateur de titre est là pour “Faire en sorte que la dernière venue des religions dans notre république y soit accueillie comme les autres…” mais on va faire simple pour vous répondre: TR s’en fou complètement du sort de l’Islam en France… Pourquoi?

    Le Coran, livre sacré des musulmans, est une base pour les comportements à avoir envers les autres, envers Dieu, envers soit même etc etc.

    Il y a des actions qui sont considérés comme des péchés, et il y a des sanctions pour ceux qui pèchent, des sanctions que les musulmans, connaissant certains faits, doivent appliquer. (Je précise ça pour ceux qui disent c’est entre Dieu et lui, c’est faux. Dieu vous ordonne dans le Coran d’appliquer certaines peines, contre les pécheurs, les non-musulmans etc etc)

    L’Usurpateur de titre donc, qui donne des conférences, fait office d’Imam par fois connaît toutes ces lois / sanctions.
    On est tous humains, on fait tous des bêtises, mais quand on refait la même bétises et sur plusieurs années, et surtout connaissant la parole de Dieu, via le livre qu’il a envoyé sur terre, dites vous bien que:
    – Il n’a pas peur de l’enfer
    – Il s’en contre-fiche des lois divines
    – Son mariage (pacte devant Dieu) ne vaut rien pour lui
    – etc etc etc (la liste est longue).

    Son seul intérêt pour l’Islam? l’argent qu’il peut se mettre dans les poches.
    Enormément de musulmans cherchent des réponses à leurs questions, concernant la foi, ou peut etre leur place dans l’Islam (Coucou Croissant de Lune!).
    Il apporte ses réponses (visiblement il sait lire l’Usurpateur et tant mieux pour lui) mais, il ne le fait pas parce que sa foi lui dicte de venir en aide aux autes,i l le fait pour l’argent… Ni plus ni moins.

    Vouloir de la notoriété dans sa famille, c’est limite génétique.

    • Vishnu : ” Le Coran, livre sacré des musulmans, est une base pour les comportements à avoir envers les autres, envers Dieu, envers soit même etc etc. ” ; ben oui, mais sur 1, 8 milliards de musulmans dans le monde, tu retire les analphabètes, ( et crois moi, il n’ est nul besoin d’aller au fin fond le l’ Asie, pour les trouver, il suffit de lire les commentaires sur ce site ), qui se font expliquer le livre, par des ” savants “, psychiatriquement bien atteints, ( et pour ça, pas besoin d’ aller en Arabie Saoudite, il suffit d’ aller a Brest, Toulouse, Roubaix, et bien d’ autres villes ), et qui ne comprennent même pas les explications, les fidèles, ne sont qu’ intéressés , par le paradis, et les Imams, par la Zakat, mais l’ essentiel, c’est évaporé. j’ en prendrais pour preuve, que beaucoup sur ce site, déplorent, en permanence le mal, que les occidentaux , ont fait, ou font encore sur le continent Africain , mais ne voient pas le mal que fait l’ Islam, les enlèvements de petites filles, revendues comme esclaves, par Boko Haram, mais pas que !
      https://www.atlantico.fr/node/3579925
      Alors, quand on peut faire ça, avec le Coran a la main, en se croyant impunis, on comprend mieux pourquoi mister Ramadan, se servait de la religion, pour vivre agréablement, et, je ne pense pas que se soit un cas isolé !

  3. Tarek Ramadan est descendu très bas dans l’opinion des citoyens de confession musulmane simplement qu’il les a trahi, c’est parfaitement compréhensible! Pourtant il savait que les islamophobes de tout bord (caroline fourest en premier) le guettait ..la protection est Divine…Allah Exalté soit-Il l’a éprouvé par le biais de son double discours: il a rendu publique ce qu’il commettait régulièrement en privé l’adultère…puis soi disant se faisait le porte parole des gens “purs”…
    “Oh Croyants pourquoi dîtes vous ce que vous ne faîtes pas”…
    A sa place je me cacherai définitivement…prétentieux et orgueilleux la lutte continue!!

  4. ” Qui pourrait remplacer Tariq? Personne, absolument personne. ”

    Croissant de Lune , je pense que c est cette logique qui laisse penser aux musulmans qu’ils sont devenus “orphelins”. Des spécialistes et intervenants brillants qui parlent de sujets en liens avec l’islam et passionnant à écouter sont très nombreux, que se soit en France, en Europe et dans le monde. anonyme, universitaire, scientifique… D’ailleurs qu’ils soit Musulman ou pas ils ont choisi la discrétion, choisi une voie plus académique et sobre. Il me semble que cela reflète mieux ce que doit être l’éthique d’un musulman.

    Tarik Ramadan c ‘est imposé au média, il a tout fait pour se faire médiatiser, on voit bien qu’il aime les caméras. ( perso cette éthique est douteuse) . Je ne suis pas convaincu qu’il soit réellement plus doué que d ‘autres. Sa force, il est a l’aise sur les plateaux et sait toucher le point sensible des musulmans .

    Tu me diras à l’heure actuel on a besoin d une représentation visuelle et médiatique, mais cela a toujours un revers, tout ceux qui sont médiatisés sont à un moment donné tourné en dérision par les médias ou pire, mise en danger ( ex l imam youtube de brest) .
    Comme je l ai déjà, oui TR est remplaçable, chacun de nous peut le remplacer, en défendant nous mêmes nos idées et nos valeurs.

    • Salam mon frère Djeser, mais bien sûr que nous devons chacun partout défendre nos valeurs et partout élever la parole d’Allah. Mais nous ne sommes pas des milliers d’avocats audibles du grand public, ni toi ni moi n’en avons l’énergie, la force de travail, la culture étendue, le haut niveau d’information. Or, nous avons besoin au moins d’un grand avocat parce que nos voix chétives se dilluent. Quand entends-tu parler un Musulman dans les grands médias? Sauf pour faire un mea culpa mal placé et quantité de concessions au point de se demander au nom de qui il parle celui-là et qui il représente? Tariq Ramadan a probablement fait des concessions, je ne pense pas au laxisme éthico-moral puisqu’il est si on peut dire sincèrement et authentiquement libéral voire laxiste, même pas carément opposé au mariage pour tous ni partisan des manifs pour tous, même pas gêné par les initiatives gendéristes scolaires qui ne sont pas finies. Je me soucierais peu de ces con cessions-là qui ne sont probablement pas des concessions pour lui, en revanche, il a fait des concessions politiques me semble-t-il, molle défense des grandes causes de la oumma. Il n’était pas avocat parfait mais il était avocat, nous n’en avions qu’un, nous l’avons perdu et nous avons perdu nos causes dans les grandes largeurs. Des milliers d’avocats ne sont pas audibles par un public désinformé justement d’accusateurs qui disent et écrivent pis que pendre de notre dine. Nos adversaires ont quant à eux un grand nombre d’avocats non point pour se défendre mais pour nous accuser, ils peuvent se permettre d’en perdre. Exemple, perdraient-ils BHL qu’ils auraient de la relève, ils se permettent même de recruter l’indigne Yann Moix sans apparemment que leur parole en soit moins entendue, puisqu’il leur suffit de saturer les médias de masse comme la pollution sature l’air ambiant. Est-ce que vous comprenez que les Musulmans ont des causes générales, en France et ailleurs? Sur une autre planète on peut se passer de leaders d’opinions et de porte-paroles collectifs, mais sur la terre, ici-bas, les Musulmans peuvent d’autant moins se passer d’un porte-parole fort qui les défende que leurs adversaires ne se dispensent guère de porte-paroles nombreux et quasi-fonctionnaires et stipendiés. L’humanité fonctionne en effet comme ça, regrettable sans doute mais nous sommes obligés de vivre dans le monde tel qu’il est, et non pas tel qu’il devrait être. Dis-moi sinon, lequel des auteurs ou des commentateurs Musulmans du site Oumma tu pressens comme grand avocat de nos causes? Souaréba? Vas lui demander, il veut que les Musulmans consentent à changer de nom volontiers dans la perspective où une gouvernante le décide. Eh bien oui, il faut des avocats et il faut des chefs et des leaders, sinon montres-moi un groupe de gens sans chefs et leaders, un pays sans gouvernement, j’attends pour voire. Ce sont des choses sérieuses, mon frère.

      Croissant de lune.

      • salam mon frére, croisant de lune.

        Les apparitions de Tarik Ramadan dans l’audiovisuel Francais ne se faisait que de manière occasionnel , je dirai 1 à 2 fois par an. Penses tu qu ‘avec cette fréquence d ‘apparition on peut parler d’ une figure représentative, qui occupe le terrain ? J’en doute. De plus nous ne sommes pas un parti politique pour avoir obligatoirement un chef. Les Leaders n ‘apparaissent que de manière aléatoire et en fonction de circonstance que nous ne maitrisons pas.
        Entre nous , en France tous les partis politiques ont un chef mais cela fait des décennies qu’il n ‘y a pas eu un leader charismatique.

        Les peuple noir je dirai a réussi a avoir 3 leaders historique en 1 siecle ; nelson mandela, martin luther king et barack obama. C’est peu et beaucoup en même temps.

        Comparé à nous par exemple.

        L’émergence de tarik ramadan n ‘est pas un hasard , il a hérité du patrimoine religieux et intellectuel de son grand pére, des circonstances particulière. je pense sincèrement que si il avait construit lui même sa vision intellectuel, il en aurait été plus sincère.

        Les musulmans de grande Bretagne et d Amérique n’ont pas de leader mais pourtant beaucoup s’investissent en politique, dans les associations.
        Le dynamisme et la représentation n ‘ont finalement pas de normes…

        http://jonasdjeser.unblog.fr/

  5. TARIK RAMADAN a fait beaucoup ,d’argent grâce à l’islam , ventes de livres , conférence etc …. trop de gens sont rentré en admiration et l’idolâtrent , quand on voit qui il est vraiment , y a de quoi être déçu . En gros , il n’a de leçon à donner à personne et la religion c’est dans le coeur pas la peine de chercher à en mettre plein la vue et faire la morale . Bref ; ce livre va lui rapporter encore un peu plus d’argent , tant qu’il y aura des moutons pour remplir son compte en banque , il a bon dos l’islam . Les gens devraient pratiquer tranquillement sans se prendre la tête comme le faisaient nos anciens , c’est la richesse du coeur qui compte .

  6. Pas la peine de faire de longs discours. Tarik a trompé sa femme et ses admirateurs et admiratrices. Et il l’a reconnu.
    Ce qui m’étonne, c’est que s’il est musulman, il savait bien qu’il serait jugé un jour. Par son dieu.
    Tarik prenait des risques avec sa vie éternelle ? Il est loin d’être le seul…

  7. Yasser Louati, c’est pas vous qui s’est emporté sur le débrief de France Maghreb 2 en demandant à TR de disparaître à jamais en l’accusant d’avoir colonisé le trone de la représentativité de la communauté musulmane ? Heureusement qu’une avocate était présente pour vous remettre en place ! Jugez-vous même :
    https://www.youtube.com/watch?v=OyvlITuqgPw&t=1189s
    C’est pas vous qui, avant son catapultage au niveau poste, présidait une organisation qui monnayait des diners VIP avec TR ?
    Quelle amnésie !

    • Salam Moi, bonsoir Moi et tous, n’empêche que le trône de la représentativité reste vacquant, on dirait bien que personne n’a, quoi qu’en dise, la trempe et la pugnacité de Tariq Ramadan. Ce n’est pas je pense l’auteur de l’article qui me contredira, sinon ça se saurait, le trône de la représentativité n’était pas usurpé, personne d’autre ne pouvait l’occuper et je crains qu’il ne reste longtemps vacquant. Peut-être est-ce un temps qui se termine, le temps des intellectuels politiquement efficaces et leaders, le temps où les débats avaient un peu de sens, il n’y a plus que de faux débats de foire, lamentable que BHL se range au rang de Christine Angot et Yann Moix, le temps des intellectuels prescripteurs est probablement fini et malheureusement pour nous, ce sont nos adversaires qui sont gagnants. Non parce que leurs arguments l’emportaient sur les nôtres, pas du tout, mais ils ont pour eux en arrière-plan le pouvoir et la force brutte et nue qui se dévoile de plus en plus. On est dans le n’importe quoi qui se prétend intellectuel, un kidam se prétend maltraité de sa famille et de ses frères, l’antienne fonctionne, c’est pourtant probablement faux. France Maghreb II de toute façon n’est prescriptrice de rien du tout. Arrivera ce qui arrivera, nous avons semble-t-il perdu non la bataille du verbe et des idées, mais la bataille du vrai et concret rapport de force puisqu’on ne fait plus semblant d’habiller le rapport de force sous l’accoutrement de vifs échanges. Si le Musulman se met à ressembler de plus en plus à s’y méprendre au juif du dix-neuvième siècle finissant, nous n’avons plus aucun avocat contre les Drumonts. Je ne suis pas inconditionel de TR mais il était avocat remarquable, on n’en fera plus, les Musulmans qui ont contribué à sa marginalisation ou à sa chute s’en mordront certainement les doigts, je suis lucide. Il fallut que le descendant d’une famille illustre de savants mieux nourrie que nous tous ici dans toutes les lettres et donc mieux adonné que nous tous réunis ne pourrions l’être à la controverse dialectique et à la défense de causes ait ses faiblesses, et pâtisse de l’envie et de la jalousie de gens médiocres qui s’autorisent à cracher ici leur venin nuancé d’un faux équilibre. Qui pourrait remplacer Tariq? Personne, absolument personne. Il faut s’y faire, il faut s’adapter aux lendemains qui ne chanteront pas.

      Croissant de lune.

      • À défaut de “lendemains qui chantent”, il nous reste à tous le devoir de veiller sur la Loi de 1905, de veiller à ce qu’elle soit respectée dans sa lettre comme dans son esprit. Et de manière aussi pressante, à veiller que l’institution de Justice française, dans tous ses secteurs, se comporte à l’égard de tous ses citoyens et de tous ses résidents conformément aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité dont elle s’honore aux yeux du reste du monde. Vous en serez d’accord, j’en suis certaine.

        • Zahra-Mee Sarriette : Vous avez tout a fait raison, mais il est quand même bon de savoir, que celui qui est le plus méfiant envers les autres, , c’est celui, qui œuvre contre les autres; c’est le voleur, qui a le plus peur d’ être volé !

    • Merci, Moi et Croissant de lune. Des propos plein de sens, de bon sens. L’auteur de l’article pourrait-il enfin se rendre compte que les médias donnent la parole à qui ils veulent, et entre autres, en tenant compte de l’audience que cela leur donnera, en termes d’opinions mais aussi en termes de profits financiers ? TR ne s’est pas imposé, il n’en avait certainement pas les moyens puisque nous ne lui connaissons de proches ni dans l’actionnariat de la presse écrite, ni dans celui des médias numériques. TR ne donnait pas de leçons de morale non plus. Il s’adressait à une population qui ne connaît pas l’islam et dans laquelle certains tenaient à répandre l’opinion que la religion musulmane est incompatible avec la laïcité de la république française. Il tentait de déconstruire tous les préjugés et de remédier à l’ignorance. Il était donc bien obligé d’aborder le contenu de la religion, en tenant compte du fait que l’islam, comme tous les autres monothéismes, toutes les autres spiritualités, toutes les philosophies se divisent sur certains points. Faire en sorte que la dernière venue des religions dans notre république y soit accueillie comme les autres. Ni plus ni moins. Ni mieux, ni plus mal.

      •  

        Salam ma sœur Zahra-Mee Sarriette, vous avez raison dans l’absolu, mais hélas nous sommes dans le contingent. Que la justice soit la même pour tous est un principe qui ne fut que rarement mis en pratique, en France même et ailleurs. Vous êtes je crois enseignante de métier et donc vous enseignez l’idéal et vous le transmettez, c’est votre mission. Mais peut-être que la culture égalitariste voire anti-raciste de quelques décennies passées vous font prendre pour intangible ce qui malheureusement ne le fut pas, pour principes sûrs ce qui fut souvent psalmodies. Lutter au moyen des pauvres mots contre la rebarbarisation de la société est louable, mais en même temps, ne faut-il pas porter les Musulmans et d’autres à envisager éventuellement de souffrir avec lucidité ce qui est toujours mieux que souffrir sans lucidité? La justice selon les vertus cardinales de la république, c’est malheureusement plutôt une exception qu’une règle depuis que ces grandes vertus sont affichées, sinon comment la République a-t-elle fait avec l’expérience coloniale alors? La loi de 1905, rares sont aujourd’hui les voix qui s’élèvent contre les lectures faussées et confessionalistes qu’on en fait, je dis bien les tenants de votre lecture qui est probablement la vraie lecture sont moins nombreux ou s’expriment avec moins d’audace. Le discour ambiant hélas largement partagé certainement parmi vos collègues et vos proches, c’est que notre dine aurait quelque chose de particulier qui rendrait acceptable son traitement assymétrique. Vous pouvez passer beaucoup de temps à tenter de les convaincre, c’est pas gagné. Probablement Tariq Ramadan fut austracisé parce qu’il voulait qu’on prenne au sérieux ces vertus cardinales, cette égalité de traitement, austracisé plutôt par une gauche qui ne s’est jamais purgée de sa culture colonialiste et suprématiste, pour avoir vraiment cru ou voulu croire au rôle de l’intellectuel. Pendant ces décennies bénies dont il semble hélas que nous sortons, ces principes d’égalité ne furent pas toujours tenus, je me souviens encore de ce ministre de gauche qui déplorait que la France soit condamnée à payer ses anciens combattants sur le même pied au bout de nombreuses années de procédure, donc la France même gouvernée à gauche a fini par payer mais pas volontiers. Prends pour autre exemple, les organisations dites anti-racistes, j’ai pas mal milité au MRAP, il y a des associations départementales voire régionales qui ont disparues pour n’être pas parvenues à se résoudre au principe pourtant simple du libre-port du voile, et parmi eux, il n’y avait pas que des pacifistes hostiles aux ingérances tu peux me croire.

        D’ailleurs, ces vertus cardinales républicaines et la lecture probablement saine que tu fais de la laïcité, comment veux-tu que ça fonctionne rien qu’au dedans du pays pendant que ce pays poursuit ses ingérances au dehors, lesquelles sont dépourvues d’égalité, voire supposent une propagande de déshumanisation extrême d'”ennemis” pourtant chétifs? Le suprématisme au dehors suppose l’ethnico-confessionalisme au dedans, pas moyen de sortir de là. Pendant la guerre livrée à l’Irak avec participation Française en 1991, si tu as vécu ce temps, tu reconnais qu’il y eut peu d’opposants à un crime. Depuis 1945, la France a porté les armes contre qui sauf rares exceptions? Contre l’Amérique, l’état Sioniste? Non, la France a fait usage de la force militaire principalement contre des Musulmans ou a armé leurs ennemis ou sustenté des gouvernances anti-populaires. Et tu voudrais que ce soit sans échos intérieur? C’st impossible, on ne peut pas austraciser au dehors et harmoniser au dedans. Ce n’est pas l’Amérique mais la France qui a sustenté en technologies nucléaires militaires l’entité Sioniste, est-ce conforme aux valeurs de la république?

        Tariq Ramadan, sans doute par concessions puis je le crains par conviction ou résignation, a fini par suggérer que le but suprême du Musulman est de bien s’intégrer dans la société où il baigne, en abandonnant les causes, voire hélas en se rangeant dans le camp Occidentaliste par son soutien au mouvement Gülenniste vil et rebel en Turquie, il eut mieux aimé une Turquie allignée et faible, j’ignore comment un Musulman sain excuserait l’Islamo-défaitisme. Politiquement très très modéré, son défaitisme n’a servi à rien.

        S’il y avait aujourd’hui une nouvelle voix qui s’adresse au public des Musulmans, qu’elle les invite à la lucidité dans les épreuves, jusqu’à ce que revienne le temps des victoires s’il plaît à Allah.

        Croissant de lune.

  8. Pour vous répondre M. Rachid Dani, je dirai simplement que je n’ai pas, de la religion, la vision idyllique des auteurs que vous citez et puisque vous citez Eintein, il disait aussi: ” Dites moi ce que vous entendez par Dieu et je vous dirais si j’y crois”.Je suis dans ce même etat d’esprit; après avoir beaucoup lu sur le sujet ( comme abonné à la revue Le monde des religions durant plusieurs années, entre autres ). Actuellement , l’idée qui me séduit le plus – sans emporter, de ma part, une quelconque certitude – est celle de Spinoza, qui est l’un des plus grands penseurs de l’histoire humaine. Selon lui Dieu ne serait pas transcendant mais une force immanente, prèsente en toute chose, une force naturelle qui permettrait à la vie de s’exprimer. Pour avoir émis cette idée revolutionnaire, Spinoza qui etait juif fût banni de sa communauté.
    Le mot religion, est ,comme vous le savez, issu du latin religere ( réunir, rassembler ), or, vous avouerez que depuis la nuit des temps, les religions ont toujours été détournées de leur message initial souvent très philosophique et nécessaire pour les populations de l’époque qui ne disposaient pas de codes régissant, comme de nos jours, le bien-vivre ensemble, ces messages messianiques ou plus simplement issus de la sagesse des civilisation anterieures ont toujours été instrumentalisés à des fins politiques ou à d’autres fins encore plus perverses ( la preuve à travers tout ces commentaires concernant M. Ramadan mais s’il n’y avait que lui…..) responsables de beaucoup de souffrances tant humaines qu’animales..

  9. Salam et bon retour à notre sœur Zahra-Mee Sarriette.

    Ma sœur, nous avons eu droit à tout, personne ne sait exactement ce qui s’est passé. Vous avez lu le livre, il en ressort que Tariq n’a rencontré la première plaignante Hemda Ayari qu’au tribunal, ce que je crois, je n’ai jamais cru à cette affaire-là. Mais il ne nie pas me semble-t-il les échanges téléphoniques, internautiques et autres. Possible que s’agissant d’elle et qui sait des autres, il se soit satisfait de seuls échanges en ligne, ça existe. La présence de Caroline Fourest y compris dans la plainte Suisse, l’opportunité dans le temps des révélations, qui sont venues couvrir la première fois les affaires du cinéaste Américain et cette fois-ci le meurtre en prison d’un trafiquant de mineures mais principalement d’un maître chanteur et donc trafiquant d’influence politique, laissent beaucoup à réfléchir. Parce que ce ne sont pas pures coïncidences, non.

    Mais les contextes et intérêts et usages de ces scandales sont une chose, les faits bruts en sont une autre s’agissant des Musulmans. Ne s’agirait-il la plupart de temps que d’échanges téléphoniques est-ce que ça ne fonde pas les Musulmans à s’éloigner de sa personne? Et si comme je le crains, en plus du péché il y eut induction au péché et promotion du péché, les Musulmans doivent envisager Tariq de quel regard et visage, n’est-il pas plus sain pour notre dine de nous éloigner de sa personne?

    Son oeuvre, rien je crois ne nous oblige à nous en éloigner. Mais elle n’est pas non plus exempte de reproches. Certains Musulmans lui reprochaient beaucoup son laxisme, bon, d’autres comme moi lui reprochent son Occidentalisme et son défaitisme, comment on fait avec ça? Je considère que la conduite privée d’un Musulman est moins grave de beaucoup que sa conduite s’agissant des choses de la Nation. Peut-être était-il convaincu d’un rapport de force tellement assymétrique qu’il ne voyait que cette ligne en moindre mal. Je ne sais pas mais je doute que notre dine autorise le défaitisme politique, le silence oui, probablement, mais camper dans l’hostilité n’est pas permis. Et si c’est inspiré de sa lecture du monde, donc un fléchissement personnel, il devait le garder pour lui et le taire. Mais oui, parce que les causes des Musulmans enfin ne sont pas que le vivre-ensemble dans la république à n’importe quel prix en abandonnant les grandes causes. C’est ça qui ne marche pas, des décennies de défaitisme aboutissent à quoi vraiment? Le défaitisme des Musulmans renforce le parti anti-Musulman partout et ne le désarme pas!

    Là, j’ai un article où Tariq Ramadan réagit et tardivement à la tentative de coup d’état en Turquie, trouvé sur son site. L’article est du 10 août 2016, plus de 20 jours après la tentative. Pas comme ses réactions quasi en temps réel aux situations dites “terroristes” en France et ailleurs, non! Tu me suis, donc à chaque fois qu’il y a ce qu’on nomme “attentat terroriste”, il dégaine sa condamnation aussitôt connue la nouvelle, mais pour le coup d’état tenté en Turquie, objectivement démesurément plus grave et faisant plus de victimes, il prend le temps de la réflexion. Et encore l’article est nuancé comme s’il y avait un équilibre à trouver. Voici l’article et les commentaires qui le suivent, dis-nous notre sœur ce que ça t’inspire, pour moi c’est pas pardonnable, d’ailleurs Tariq Ramadan ne s’en est pas accusé ni excusé. Des Turcs m’ont averti avant mais j’en doutais de sa sympathie avec le mouvement Gülenniste honni. J’ai tendance à les croire maintenant, et je ne sais pas comment après ça des Musulmans sains lui témoigneraient encore de la sympathie. Les saines destinées de la Turquie ne doivent rien à Tariq Ramadan mais à son peuple vaillant et agissant, tandisque Tariq est très parlant et écrivant. Parce que ma sœur, le monde est dur, tout ne se passe pas que dans les idées, hélas!

    https://tariqramadan.com/la-turquie-loccident-le-coup-detat-et-erdogan/

    Croissant de lune.

    • Salam, Croissant de lune, mon frère en humanité, heureuse de vous retrouver
      Je dispose de peu de temps pour vous répondre, apparemment, je le ferai sans doute en plusieurs fois à cause de cela.
      La question essentielle pour moi était de savoir si Tariq Ramadan avait ou non violé une ou plusieurs femmes, de plus d’une façon particulièrement brutale (car certains viols, heureusement si l’on peut dire, se déroulent tout de même de façon plus conforme à la nature.

    • @ Croissant de lune (suite)
      En effet, il en allait et de l’opinion que nous avions de lui ET de son destin judiciaire (peine allant jusqu’à 20 ans de prison pour vol avec violence sur personne handicapée !) Je pense toujours, et plus que jamais, que ce n’est pas son cas, même s’il nous faudra attendre, lui comme nous, que la justice termine son travail, d’une manière ou d’une autre. Il ne nie pas avoir des choses à se reprocher et sur lesquelles il doit faire un travail sur lui-même. Mais je pense surtout qu’il a certainement eu moins de relations extra conjugales que le tapage médiatique ne nous en laissent accroire.

    • à Croissant (ter)
      “s’éloigner de sa personne” ? Ou s’en rapprocher de nouveau ? Chacun fait et fera comme il lui convient. “induction au péché et promotion du péché” ? Ladite “Christelle” a raconté elle-même dans son interview à C.F. que c’était elle qui avait pris contact avec lui sur internet et non l’inverse. Sans vouloir vous pousser à acheter son livre, je suis certaine que sa lecture vous serait utile, car elle lèverait un certain nombre de vos doutes. Vous avez été profondément ébranlé par cette affaire. Peut-être y trouveriez vous un apaisement personnel sans chercher à revenir la situation initiale.
      Ps : dans le 1er, j’ai écrit vol au lieu de viol… Je n’avais pas pris le temps de relire.

  10. Bon comme Tariq a fait part de “son devoir de vérité” au lieu de faire profil bas et de se taire. Ce livre que je ne lirais pas au passage et que j’utiliserais peut être comme papier toilette.

    Je vais lui dire aussi mes 4 vérités:

    – un musulman n’envoie jamais pas ce genre de sms à une femme
    https://www.liberation.fr/france/2018/09/26/affaire-ramadan-le-theologien-contredit-par-ses-sms_1681380
    Les échanges authentifiés révèlent une relation trouble, à la connotation sexuelle très claire. Quelques semaines avant leur rencontre à Lyon, Tariq Ramadan envoie des SMS très crus à Christelle. Le 2 septembre, il lui fait des propositions sexuelles très explicites et violentes : «Te gifler, te sodomiser, te frapper les fesses, te peloter, te saisir les cheveux et enfoncer ma queue à t’étouffer.» Le ton est le même, une semaine plus tard : «Je veux te baiser et te gifler. Te pisser dessus et te forcer à lécher.»

    – Est-ce normal qu’un homme qui envoie ce genre de sms, ouvre un “Institut Islamique de Formation à l’Ethique (IIFE)” et enseigne dans cet institut ??? –> je ne pense pas

    – Est-ce normal d’enseigner l’éthique islamique tout en trompant sa femme, en envoyant ce type de sms et en avouant des relations extra-conjugales avec plusieurs femmes ??? en mentant pendant des mois sur ces relations, en étalant ces relations sur plusieurs années –> je ne pense pas, sinon “éthique” et “islamique” ne veulent rien dire du tout dans la bouche de cet hypocrite menteur.

    – J’ai cru comprendre que Tariq Ramadan parle de traquenard politique pour se justifier ??? Mais c’est bien lui et sa perversité qui ont envoyé ces sms, personne ne l’a obligé à envoyer ces SMS de pervers sexuel répugnant. même si il aurait succombé à une ou des tentations, ces SMS relèvent une perversité manifeste de leur auteur (pas besoin de traquenard).

    – Un musulman n’envoie pas à des femmes qu’il a rencontré sur Internet (et à ses conquêtes illégitimes) des photos de son sexe en érection. un Musulman n’envoie pas du tout des photos de son sexe, même pas à sa femme.

    Que dire alors si ce soit disant musulman (au sens soumis à Dieu) et en plus de cela un prédicateur musulman ??? Car un imam, un prédicateur musulman ou tout autre homme de Dieu, qui plus est, s’enrichit sur le dos de la religion musulmane à un DEVOIR D’EXEMPLARITE. Si tu ne veux pas du devoir d’exemplarité : vends des livres sur la reproduction des animaux ou sur l’art du mensonge. Mais évites de nous parler de vie privée car tu t’enrichis en vendant des livres sur l’Islam et en faisant des conférences sur l’Islam.

    c’est comme un policier qui vend de la drogue ou un juge corrompu, ou un Madoff, ou un imposteur, ou un imam qui vole dans une mosquée.
    Etre un voleur c’est mal, mais voler dans la maison de Dieu c’est bien pire.

    Pour ma part, je ne pense pas qu’il y a eu viol et que c’était sûrement consenti, mais cela n’enlève rien à la gravité des faits en Islam qui sont sévèrement punis.

    De plus, ces sms relèves une perversité sexuel effrayante: On ne veut plus te voir dans les mosquées donner des conférences sur l’Islam, occupes toi de ta vie et de tes péchés. Glisses toi dans le dernier rang de la mosquée et invoques sincèrement Dieu.

    De plus il n’y a rien d’éthique ni de courageux à avouer quand on s’est fait coincé par des preuves accablantes (photos sur PC, tâche de sperme sur une robe, sms, etc …)
    un repentir et des regrets bien avant de se faire attraper par la justice française aurait été plus courageux et sincère.

    Concernant Hani Ramadan qui a menacé d’un châtiment douloureux les musulmans qui ont pensé que son frère avait peut être mal agi:
    https://www.youtube.com/watch?v=LDiI0uzLJyE

    Je lui répond que l’ignominie et le châtiment d’ ALLAH s’abattent sur ceux qui vendent les versets d’ ALLAH à vil prix et qui utilisent le Coran pour leur propre intérêts.

    Hani Ramadan cesse de défendre ton pervers de frère, Dieu ne te récompensera pas pour ces mauvaises actions.

  11. “Je n’ai donc aucune croyance religieuse ce qui ne m’empêche pas de m’intéresser au fait religieux. ” Pam

    Par une curieuse coïncidence et loin du tumulte ramadanien qui fait le lit des négateurs de l’islam et qui désinhibe les penchants libidineux qu’en celui de la médisance entre autres, je commence tout juste l’ouvrage de Monsieur Ignace Goldziher: “Le dogme et la loi de l’islam”.

    Voilà ce qu’il dit en préambule:

    ” « Quelle est, psychologiquement, l’origine de la religion ? Dans une de ses conférences Gifford (à Edimbourg), un célèbre historien des religions, le Hollandais C. P. Tiele, a passé en revue et soumis à la critique une série de ces réponses. C’est tantôt la conscience, innée chez l’homme, de la causalité, tantôt le sentiment de sa dépendance, tantôt l’a intuition de l’infini », tantôt le renoncement au monde, que l’on reconnaît pour l’émotion dominante d’où procède le germe de la religion.
    Je crois que ce phénomène de la vie psychique de l’humanité est d’une nature beaucoup trop complexe pour que la réalisation en puisse être attribuée à un motif unique. La religion ne se présente nulle part à nous comme une abstraction affranchie de conditions historiques déterminées ; elle se manifeste, dans ses formes plus ou moins élevées, par des phénomènes positifs, qui varient avec les conditions sociales. »

    Coïncidence disais-je ou hasard dont Einstein disait: ” le hasard c’est Dieu qui promène incognito”

    “Superbement” déçu du texte qui suinte ici l’ envie d’en découdre et par le truchement des mots, ce coup de grâce porté à celui qui lui fit sans doute de l’ombre jadis.

    Dommage , quel dommage !

  12. Perso, ça me fait rire la manière où on nous disait qu’il était en dernière phase de sa maladie et qu’il était sur le point de mourir, qu’il était en chaise roulante etc etc etc…

    Et puis en sortant il a du voir aussi que les gens sont au courant pour ses faux titres de professeur. Le pauvre!

    Mais ça servira de leçon: si vous fautez, avouez car vous ne savez jamais ce qu’il y a dans les manches de vos adversaires!

  13. Un repentir se fait habituellement dans l ‘intimité ou alors en présence des personnes concernés. Se repentir devant les cameras de bfm tv est assez orignal.

    Je souhaite aussi que sa chute encourage chacun de nous à réfléchir par nous mêmes et ne plus chercher un sex symbol pour incarner les idées et les valeurs que l on veut défendre.

  14. ,j’ai coutume de dire que je ne crois en rien mais que je m’interroge sur tout.. Je n’ai donc aucune croyance religieuse ce qui ne m’empêche pas de m’intéresser au fait religieux. J’ai découvert depuis peu la revue Oumma que je consulte fréquemment sur internet . Je trouve le texte de M. Y. Louatti particulièrement honnête, et remarquablement rédigé comme bien d’autres textes de cette revue. Je n’en dirai pas autant des commentaires associés.

  15. un article trop long et répétitif mais qui pose malgré son racialisme de vraies questions. Cela étant l’affaire Ramadan peut se résumer à deux choses. Oui il y a eu un traquenard politique organisé autour de Caroline Fourest de quelqu’un qui prenait des positions différentes ici ou là du mainstream et qui aidait, quoiqu’on pense de ses opinions sur tel ou tel sujet ou de ses comportements privés par ailleurs, à la promotion de la communauté musulmane. Oui, il y a eu péchés de sa part et qui ne pouvaient pas rester secret vu la notoriété du personnage et ce qu’il n’a pas prévu par arrogance. Arrogance qu’il a souvent manifesté non seulement à l’égard des femmes mais de beaucoup de militants ou de personnes qui l’ont aidé et qu’il n’a souvent même pas su ne serait-ce que remercier. Arrogance donc aussi vis à vis de Dieu, ce qui explique sans doute pourquoi il a cru que rien ne serait révélé au grand jour. On aurait attendu de son livre la reconnaissance de son péché d’arrogance et pas seulement celui d’adultère.

    • Salem Loulou1. J’ai lu votre commentaire, et nous sommes sur la même longueur d’ondes, à très peu de choses près. Moi aussi, je suis ravie de revoir celles et ceux qui ont refusé de se laisser manipuler. J’ai parcouru Devoir de vérité, il faudra que je le reprenne. Mais je vois que la plupart de ceux qui continuent de parler de TR refusent de connaître les faits. C’est tout à fait sidérant ! Pourtant ils ont de l’importance pour notre république, bien au-delà de sa personne.

      • MDR
        Vous avez osé revenir malgré la chute de votre idole que vous encensiez ?

        Bah heureusement que le ridicule et le mensonge ne tuent pas, ma grande ! Au plaisir de lire votre énième élucubration !

      • Zahra-Mee Sarriette
        Tout à fait d’accord,
        Bien sûr que les faits et surtout leurs traitements ont de l’importance bien au-delà de l’affaire…
        Mais pour le voir il faut être capable de s’élever, de prendre de la hauteur…

        Normalement une affaire chasse l’autre … Et malgré les horreurs déballées ces derniers temps… Le lourd silence, de la grande presse mainstream subventionnée et pas le même déchaînement… Ce passage sous les radars médiatiques nous donne encore malheureusement encore et toujours trop raison…
        Mais bon que dire quand certains sont proches de la servitude volontaire…
        En tous cas quoique vous fassiez … Je vous souhaite une bonne continuation…
        Toujours ravie d’échanger et de vous lire…
        Bien à vous
        A bientôt

  16. @souareba. Oui effectivement le racisme est une cause tout à fait aléatoire ici mis à part pour quelques uns. Comme vous l’avez vu très justement et je le dénonce aussi dans mes propos, le tribalisme prime sur l’honnêteté intellectuelle et délimite avec beaucoup de rigueur le champ d’application des valeurs humanistes. Si vous ne faites point partie de la « communauté », difficile d’espérer la moindre mansuétude et si vous la critiquez vous aurez plutôt droit aux insultes. En être ou ne pas en être telle est la question.

    • sans même compter une vision “sexiste” car beaucoup dirent qu’il fallait défendre Tatriq puisque musulman mais oubliaient que de nombreuses accusatrices étaient musulmanes (mais leur sexe les rendait impies, de toute façon lol).
      il y a aussi des folles pour qui un mensonge de Tatriq était vérité.

  17. Mr LOUATI votre spitch vous a permis de vomir tout votre fiel. Légitime réaction pour un intellectuel tout a fait convenable.Cependant votre analyse évite tout détail sur le complot ourdi par Fourest et ses amis. Vous ne dites rien sur cette dernière pourquoi? Vous avez peur quelle ne vous mettes en joue???. RAMADHAN nous a tous subjugué mais se faire avoir par des SMS est tout simplement c……On peut tous bander devant des fesses qui s’offrent à vous sans oublier de tirer la chasse sinon on passerait pour un pauvre c….une autre fois.Pour le reste puis je attendre un papier sur les hauteurs du TRAQUENARD????chiche…

  18. @Croissant de lune. Aucune chance que je change mon pseudo. C’est devenu une marque de fabrique. Je me fais plus rare mais vous ai laissé un petit mot dans l’article sur Zemmour. Je suis comme ça moi. Très à cheval sur l’éducation 😉
    Le bonjour à Souareba et aussi bon courage. Il va devoir supporter vos discours en boucle.

  19. Visiblement Tariq Ramadan est le pendant de Eric Zemmour en termes de délire des commentateurs sur ce site. D’ailleurs ils s’apprécient plutôt dans la vie paraît il. Comme quoi, on se fait des idées sur les gens … Mais bon tout le monde s’en fout sauf ceux qui versent d’une certaine manière dans une forme d’idolâtrie.

    « dans une France où l’islamophobie est le lot quotidien de millions de personnes », Pas trop honte d’écrire ce genre de calomnies. Pauvres musulmans victimes d’islamophobie. De vrais martyrs. On les insulte, on les agresse en permanence. Vous vous moquez de qui ?!

    « dans des pays occidentaux déterminés à ne jamais reconnaître leur identité, non exclusivement blanche et chrétienne ». Et depuis quand en France quand on n’est pas blanc et chrétien on se sent exclu et nié dans son identité ? Et d’ailleurs laquelle ? Perso, je ne suis ni blanc ni chrétien et je n’ai aucun problème d’identité. C’est sans doute ça le vrai problème : la logiques identitaire.

    J’ai lu en diagonale votre article. Mais on sent bien là l’empreinte de ces thèses decoloniales et indigénistes qui ont déclaré une guerre a la république, ses valeurs, pour affirmer les siennes propres au prétexte d’une revanche contre les « blancs ». Alors quitte à le rappeler ils sont chez eux et leur culture est la première culture qui vaille en France, la culture française. Merci de ne pas oublier ou vous vivez. On n’est ni dans un pays musulman ni dans un pays multiculturaliste.

    • il paraît que l’auteur serait du CCIF.
      si l’information est exacte, tout s’explique.
      mais même si ce n’est pas le cas, le biais raciste/tribal de l’auteur est évident.

      merci donc d’avoir vu comme moi dans cet article tendancieux.

  20. Re-salam, maintenant, l’auteur interroge les réactions du public Musulman. Il parle d’exceptionalisme par exemple. Moi, j’ai trouvé le public Musulmans divers, certainement pas d’une seule pièce, et surtout conjecturant sur ce que nous ne savons pas de façon certaine, ce que nous continuons à faire.

    Mais donc pour la partie du public qui était la plus inconditionelle à défendre Tariq Ramadan, qui faisait de l’exceptionalisme, eh bien elle ne s’exprimait doit-on le rappeler en France que sur de petits médias internautiques. En gros, mais l’auteur le sait très bien, les grands médias de masse traitaient les affaires à charge de Tariq, les médias internautiques largement aussi, puisque les forums dédiés aux Musulmans n’en sont qu’une infime partie, l’auteur a-t-il lu les vitupérations de la fâchosphère à la parole beaucoup plus libre que la nôtre? Et les forums dédiés aux Musulmans restaient divers, certains youtubeurs l’ont attaqué dès le début, et s’il y a des forums restés relativement neutres, ce n’est même pas le cas de Oumma.com qui penchait plutôt du côté de l’accusation, ehbien les commentateurs Musulmans n’étaient pas d’une seule pièce. Donc il y a assez peu d’exceptionalistes.

    Pourquoi l’auteur ne comprend-il pas l’effet réactionel inévitable de ces exceptionalistes comme il écrit quand ils ont l’impression que le traitement médiatique est à charge, voire la gouvernance Française. L’auteur en convient, il n’était pas nécessaire de tenir Tariq Ramadan en prison préventive, mais qu’il s’interroge davantage, ces mesures excessives et longues n’étaient pas de saine justice. C’est facile de renvoyer les gens au complottisme, comment l’auteur ne voit-il pas de complot dans la poursuite judiciaire de Hani Ramadan, frère de l’accusé, poursuite dont on n’a plus de nouvelle, saisie de biens inexistants etc? C’est la justice Française qui a formé une accusation à partir de rien pour conforter la première accusation, n’y a-t-il pas exceptionalisme de la gouvernance Française en l’occurrence? Et au nom de quoi les Musulmans ne se méfieraient pas de la Sioniste Caroline Fourest qu’on retrouve proche des plaignantes Françaises et même de la plaignante Suisse? Et le contexte où ça s’est produit, peu de temps après le scandale Américain, faut être naïf ce que je ne suis pas pour n’y voire qu’une coïncidence fortuite, n’est-il pas vrai? Les accusations les plus récentes, enfin les nouveautés de la plainte de Suisse et la nouvelle plainte Française surviennent assez étrangement peu après un autre scandale Américain, le fameux suicide ou meurtre d’un personnage qui trafiquait de mineures mais peut-être aussi d’autres choses, d’influence politique sur des gens compromis au bénéfice d’un certain pays. Je connais trop la vie terrestre pour m’en laisser conter, j’aipresque la conviction que les affaires Tariq Ramadan sont opportunément des écrans de fumée médiatique pour masquer d’autres scandales qui concernent des puissants et de grands gouvernants du monde. Et ça, si c’est du complottisme, je ne veux pas m’en excuser, j’assume.

    Pourquoi Tariq Ramadan représentait-il autant les Musulmans à l’exclusion d’autres, regrette en substance l’auteur? Mais parce qu’il n’y en a tout simplement pas eu d’autres, d’aussi vifs dans les débats, qui se déplacent si vite, qui répondent ainsi du tac au tac, quels sont les débatteurs que vous substitueriez à ce qu’était Tariq Ramadan? Oui, il y eut peut-être des jalousies, mais ce n’est pas qu’un hasard si Tariq Ramadan a occupé cette place, je ne vois pas qui d’autre l’eut occupé, sinon dites-nous qui. Nous avions on va dire un avocat unique, nous n’en avons plus du tout, ou il n’a pas émergé encore faut croire. Enfin de toute façon le temps des grands débats télévisés est probablement terminé, donc il importe peu que nous ayons un débatteur aujourd’hui, ce ne sont pas des vrais débats, la fin de Tariq Ramadan sonne comme la fin de l’intellectuel médiatique Français politiquement efficace. On doit se contenter de nous-mêmes avec nos faiblesses, et de tous petits avocats peu prompts, sans à-propos, et qui font ou feront des concessions indues. Ben, des équivalents de Tariq Ramadan ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval, sa bourgeoisie, sa famille n’expliquent pas tout, nous n’avons rien d’autre pour le remplacer.

    Croissant de lune.

  21. Assalamou ‘alikoum, l’auteur répond-il à la question de savoir si Tariq Ramadan peut être qualifié d’obsédé sexuel, ou de prédateur sexuel, et pourquoi s’aventure-t-il sur ce terrain? Je consentirais assez à la qualification d’obsédé sexuel, il y a l’argument de l’emprise qui le transformerait en prédateur, mais l’emprise, l’emprise je regrette mais c’est peu démontrable, indémontrable même. Il faudrait comment, démontrer qu’il y a eu emprise et influence, sur l’une ou l’autre des plaignantes, ou bien démontrer que bien que les rapports soient sado-masochistes souillants, il faudrait démontrer qu’il n’y eut pas consentement, mais comment on fait pour démontrer ça, puisque le propre de ce sado-masochisme est de jouer sur le consentement. Autrement, et là je ne parle que de la loi Française, je n’aurais rien contre la défense des pratiques sado-masochistes de ce genre, leur pénalisation et criminalisation des deux partenaires ou plus bien entendu. Emprise ou pas emprise, nous avons nous-même de l’emprise ou de l’influence jusqu’à un certain point sur nos proches et nous sommes aussi sous influence quelconque ou sous emprise, un enfant est normalement sous l’influence ou l’emprise de ses parents, puis de ses maîtres et enseignants et autres responsables, c’est du basique. Sous quelle influence ou emprise je suis moi-même? Elles sont certainement relatives et multiples, j’ai la flême d’étudier au fond la chose, mais je ne suis pas comme ceux qui se psalmodient libre-penseurs par imitation de certains autres en recopiant beaucoup de balivernes.

    Maintenant, comment les Musulmans doivent en agir avec Tariq Ramadan fut-il déclaré innocent à la fin des procédures? Si les adultères nombreux et fornications, si les pratiques sado-masochistes curieuses restent établies, j’y vois de nombreux et graves péchés. Est-ce que la répétition visiblement fréquente de ces choses rend Tariq Ramadan promoteur et encourageant à ces péchés? A-t-il convaincu et induit des femmes à ces péchés? Si le seul cas de la plaignante Christelle avec la promesse miroitée de divorce et mariage est vrai, alors oui, il aura induit une femme Musulmane à des péchés. Et si Tariq Ramadan est savant Musulman, ce qui reste à établir, s’il est savant en statut, alors le péché ne rend pas kafir mais la promotion du péché rend kafir semble-t-il de plein droit, avec les procédures toutefois de la prononciation de la chose qui n’est légitime que si elle est utile.

    N’y a-t-il pas d’autres questionnements autour de Tariq Ramadan que ses conduites avec les femmes? Il semble sensible au mouvement Gülenniste honni, ce qui pour moi est prioritaire sur tout ce qui s’écrit ici, parce que ce mouvement est ennemi de la Turquie et des Musulmans, protégé de leurs ennemis, ce qui en fait pour moi, mais serais-je le seul, une collision Islamiquement impardonnable, impardonnable, impardonnable! Alors que d’habitude quand un fait qualifié de “terrorisme” se produit, Tariq Ramadan condamnait dans les 24 heures chrono, il lui fallut plus d’un mois avant de réagir à la tentative de coup d’état des vils rebels, sa réaction n’était qu’un appel complaisant à la clémence. Mon jugement est-il trop dur? Je ne le crois pas mais aucune argumentation ne me fléchira sur ces choses, la sécurité du pays Musulman et sa souveraineté me fera mépriser toute argutie d’avance disqualifiée.
    Mais l’auteur visiblement n’a cure de ces choses, visiblement très très secondaires, comme beaucoup de gens sur ce forum, le but de la vie serait seulement l’in-té-gra-tion dans la so-cié-té? Je rêve.

    Croissant de lune.

  22. On sait maintenant qu’il n’y a pas eu de viols… Les enquêtes de la Brigade Criminelle concluent aux mensonges de l’accusation et à l’innocence de Tariq Ramadan (les medias ne semblent pas enclin à en relayer les conclusions)
    Même si ce Ramadan reste prudent et minimise la situation en évoquant un banal traquenard, il s’agit indéniablement d’un complot politique orchestre par ses ennemis de l’establishment mediatico-politique. On a emprisonné un innocent (malade) pendant près d’une annee, de facto prisonnier politique…le procès à ete entaché d’irregularites et des principes fondateurs de la justice républicaine ont été piétinés
    Les medias se sont fait le relais acharné de mensonges
    Je ne comprends pas cet article très long et dense de Yasser Touati qui le discrédite, entre les lignes s’évertue à le maintenir coupable…dans ce scandale politique, au final, une partie de la Oumma mal inspirée et les islamophobes comploteurs s’allient, main dans la main, un comble et un paradoxe, pour traîner dans la boue un homme innocent, ni prophète, ni Dieu, dont la seule faute aura ete de céder à des faiblesses humaines…

    • Salam Mohammed, ah bon donc l’auteur était proche de Tariq Ramadan, pourtant il suggère que l’UOIF était peut-être au courant mais a gardé le silence, donc ça le concerne lui-même aussi? Pourquoi n’intervient-il pas et ne répond-il pas aux commentaires alors?

      Nabil Ennnasri était proche de Tariq Ramadan dans les idées, il n’était pas son voisin de pallier, j’ai eu l’impression moi, à entendre son premier document YouTube qui défendait Tariq, j’ai eu l’impression que Nabil Ennasri ne savait rien de plus que nous. Mieux, je vais dire que sa femme savait qu’il n’était guère parfait, mais je ne crois pas qu’elle savait tout comme l’a suggéré un certain Souaréba. Et sa fille, Maryam Ramadan alors-là, son ton de vérité et de sincérité ne fait pas de doute, elle ne savait pas. Mais qui est-ce qui sait vraiment quelque chose de sûr? Même à présent!

      Croissant de lune.

  23. En lisant cet article comme d’ailleurs la plupart de tous les articles sur Tariq Ramadan, je me disais que l’auteur n’a finalement ni tort, ni raison…

    C’est bien toute la complexité de l’affaire Ramadan…

    En lisant, je me demandais si finalement on n’en demandait pas trop à Tariq Ramadan…

    Sur ce, qui est Tariq ?

    Tariq est-il un Intellectuel, un homme de salon, de la pensée, de débat, un homme de plateau télévisé…

    Avec son lot de paillettes les strass, de « casseroles », les groupies qui vont avec…

    Un « peu » notre BHL à nous (version light quand même…) …

    Vu sous cet angle, c’est un homme qui se brûle les ailes au feu de la notoriété, la célébrité, et son lot de liaisons… dangereuses…

    Sur ce, qui est Ramadan ?

    On a voulu croire à un Ramadan, un iman, un prédicateur, un « frère musulman », un religieux prude, un sage, un guide…

    On a voulu, cru voir en lui tous les rôles tant le manque d’intervenants musulmans dans les médias, la presse, la télé … Se faisait pesant, sentir, urgent…

    Cette demande de visibilité, de reconnaissance (d’exemple ?) est là… Pressante, existante, grandissante… Face à elle, l’offre est faiblissime, inexistante, dérisoire…
    Source d’une certaine frustration ?

    On a peut-être trop attendu de lui ? de quelqu’un qui n’était finalement qu’un homme…

    Alors, qui attendions-nous ?

    Qui espérions-nous ?

    Le lumineux Tariq ?

    Ou l’austère Ramadan ?

    Est-il bien raisonnable, honnête de rejeter sur lui le poids de tant de nos espérances ?

    Nul doute que Ramadan le prédicateur, le donneur de leçon est difficilement excusable… Nous pouvons être choqués et nous sommes en droit d’être choqués du double langage, de son incapacité à résister à la moindre tentation …

    Mais, Tariq, l’homme de télé, la bête de scène, la star des débats… est parfaitement dans son rôle : fric, sex, sunlight and rock’n roll…

    Alors noyés dans tout ce doute, devant toute cette attente des Musulmans qui ont vu en lui l’homme providentiel, le Tariq et le Ramadan Réuni apte à combler des sollicitations qu’il n’aurait jamais pu de toutes façons combler seul…

    Dans ce cadre de l’impossible, moi, Je préfère à tout prendre la voie de l’empathie…

    Je ne pourrais pas ne pas pardonner à l’homme (dans le même sens que sa famille qui le comprend mieux que moi). Je ne veux pas m’enduire d’une fausse intransigeance implacable qui ne devrait exister pour aucun d’entre nous (sauf cas hyper-extrêmes).

    En Islam elle n’a pas de place… Je ne confonds toutefois pas avec le pardon humain, privée et la réhabilitation sociale, publique qui sera beaucoup plus compliquée…

    Dans tous les cas le côté pile de Tariq et le côté face de Ramadan devront à l’avenir (aurait du ?) se retrouver sur le même visuel d’optique pour se déterminer, choisir son camp …. loin du binaire et de l’inconciliable :

    La vedette rayonnante, ou l’iman austère (qui n’a pas émergé…)…

    De notre côté, était-il bien raisonnable de demander plus, tant à celui qui n’était finalement qu’un homme, un intellectuel, un père, un mari ? Là où tous on échoués avant lui …

    Combien d’hommes musulmans (ou non) sont sensibles au charme féminin ? Surtout s’il a été doublé d’un appel du pied …

    Wait and see !

    • Marwan Muhammad on t’a reconnu !
      La plume est la même, par contre mettre un espace entre toutes les lignes c’est assez pénible à lire, surtout quand le texte cherche à minimiser les responsabilités de TR : il n’est plus un adolescent qui ne peut résister à un appel du pied féminin…

      • Non je ne suis pas Marwan Muhammad,
        Désolée…

        Il me semble que “l’arbre” Tariq ne doit pas cacher la forêt de prédateurs sexuels et ce que l’on peut appeler aujourd’hui des réseaux…

        La presse doit s’intéresser à eux au minimum à due proportion de l’intérêt qu’elle à pu porter à cette affaire Ramadan.
        Et nous ne comprendrions pas qu’elle fasse silence sur des affaires gravissimes en cours…

        A défaut, nous en tirerons les conclusions qui s’imposent…
        Après tout les camarades de jeu de Tariq étaient bien toutes majeures et vraisemblablement consentantes… Elles…

    • @loulou bonjour.
      D’accord avec vous. Il semble -c’est du moins ce que je retiens de cet article- que celles et ceux qu’on appelle musulmans soient naïfs : dans un monde plein de travers et de contradictions, de luttes de pouvoir, de leadership… etc., ces musulmans ne veulent pour les représenter, ou du moins défendre leur position, rien de moins qu’un héros, un pur, un ange, un prophète ?

      Dans ce même monde tout relatif, d’autres clament haut et fort qu’ils sont des soutiens ”inconditionnels” de leur… État ? communauté, fratrie, secte, corporation, parti ou partie ?

      Qu’importe le nom donné à la chose dont ils se déclarent ”soutien inconditionnel” ; ils ont fait la part des choses ; du moment que telle personne défend leurs intérêts, il la soutiennent, quoi qu’il en soit, quoi qu’elle aie fait, fasse ou puisse faire. Violerait-elle toutes les femmes ou tueraient-elle tous les enfants, cette personne est et sera soutenue.

      Faut-il en arriver là ? C.à.d. soutenir TR parce qu’il défend les intérêts de celles et ceux qu’on appelle musulmans ? Je me le demande avec un léger penchant pour le oui, car parfois il est plus utile de considérer l’ouvrage global et ne pas voir les détails, surtout si le contexte est grave, tel le cas d’une maladie, crise ou guerre.
      Quand on est sérieusement malade, refuse-ton le vaccin car le médecin est noir, ou blanc ou gay, ou juif, ou musulman, ou faux-musulman, hypocrite… Qu’est -ce, dans ce cas, ce qui serait inconditionnellement inacceptable quant à ce médecin ?
      C’est pour moi la seule question.

      • Bonjour Tahar,
        Effectivement,
        Comment ne pas vous donner raison…
        De mon côté j’aime bien l’expression « dans le panier de crabes, on joue pas les homards »…

  24. Article très percutant. Dommage que Yasser Louati use et abuse de vocables tels que « racisés » ou « population non blanche ». Il propose un semblant de pluralité pour, in fine, retomber dans les mêmes travers du communautarisme qui fut un échec cuisant ces 30 dernières années. Pourquoi les musulmans et/ou « non-blanc » devraient-ils revendiquer une appartenance ? Certes le modèle républicain n’est pas parfait, mais il est impossible de dire que tou(tes)s ne bénéficient pas de l’égalité des chances au niveau scolaire. Un jeune même issus d’un ghetto peut accéder à de hautes responsabilités par le biais de l’école. J’en connais personnellement des exemples.
    Yasser Louati (ancien porte-parole du CCIF), attention : même la lutte contre l’islamophobie ou le racisme peut-être un tremplin carriériste ou un fond de commerce.

    • Absolument d’accord. D’ailleurs l’auteur lui même le suggère. Les « musulmans » en France sont une invention récente qui s’est cristallisée au fur et à mesure. On assiste à un retour du religieux dans une logique identitaire, souvent plus politique que spirituelle, au détriment d’une vision citoyenne et républicaine, permettant de se rattacher à un même socle culturel. Voir à ce sujet la notion de « surmusulman ».

  25. Parmi les pires péchés de la langue, la médisance (al-ghayba الغيبة)…. en connaissez vous le sens ou la valeur ?
    Quel est pour vous le sens du mot pardon ?
    une parole d’Al-Foudhaïl ibn ’Iyaadh (qu’Allah lui fasse miséricorde), qui a dit :
    « Si un homme vient te voir pour se plaindre d’un autre homme ; dis-lui : “O mon frère ! Pardonne-lui, car le pardon est plus proche de la piété”. S’il dit : “Mon cœur ne peut pas supporter le pardon, mais je prends mon droit comme Allah (Le Puissant et Le Haut) me l’a ordonné”. Dis-lui alors :“ Si tu peux prendre ton droit, prends-le ; sinon retourne à la porte du pardon, car c’est une porte large ; et celui qui pardonne et se réconcilie, Allah le récompensera. Et celui qui pardonne, dort sur son lit le soir, tandis que celui qui prend son droit, n’est pas tranquille ; et la magnanimité correspond à pardonner aux frères” »
    Il a demandé pardon …. honte a vous .. etes vous des vrai musulmans ou des juges de la morale ??

    • S’il craint la médisance, il n’a qu’à faire comme les grands ulémas qui la craignaient façon l’immense, l’Everestique Mohamed Al Zoghbi et qui a fait taire toutes les mauvaises langues grâce à l’oniromancie … un brin romancée il est vrai mais bon, trois fois rien…
      Dites lui donc de trouver le temps entre deux gazous gazous oléoliques, de roupiller un peu histoire de voir en rêve, le messager de Dieu 55 fois jamais racontées à personne, mais aussi Ibrahim, Moise et Jésus excusez du peu et accessoirement, Abu Bakr, Omar et Ali.
      https://www.youtube.com/watch?v=9qFJtbN-574&pbjreload=10

  26. à l’époque j’allais pas à la Mosquée, j’avais pleins d’amis femme, mais je n’ai jamais tromper mon ex, non je connais le sens de l’amitier même si j’étais tenté plusieurs fois mais j’ai toujours refusé, maintenant je suis fière de ca! quand a ce Ramadan je pense qu’il doit partir un peu loin, on a plus envier d’entendre son nom…

  27. “Soutien total à Tariq Ramadan, injustement accusé de viol, alors que ce sont ses accusatrices, des femmes lubriques et tentatrices, qui l’ont poussé à la faute.”

    il m’a toujours paru que l’on se mettait avec ce qui nous ressemblait.
    je vous laisse conclure, @Mokaddem. 😉

    • @ Souaréba, vous vous faites nul en vous refusant de comprendre ce qu’en substance le correspondant voulait dire. Qu’il vous fasse cadeau des femmes lubriques, tentatrices etc, mais l’essentiel est qu’il s’indignait de l’accusation de viol probablement fausse comme vous l’avez vous-mêmes précédemment reconnu. Vous avez enfoncé Tariq Ramadan dès le début, alors qu’à priori, vous ne saviez rien de plus que nous, si vous saviez alors pourquoi vous taisiez-vous? Et par quels canaux saviez-vous? Tandis que vous faites l’article à Eric Zemmour qui aurait parfois raison à vous lire, vous vous étiez réjoui d’enfoncer Tariq Ramadan à un moment ou normalement on ne savait presque rien. Vous n’êtes pas partisan de la vérité, mais vous êtes partisan et de parti-pris, vous n’avez rien écrit sur la page des féministes qui font des temps de prière, ça vous laissait de marbre, pourquoi? Vous êtes pour ou contre leur démarche, ne vous cachez pas derrière votre petit doigt.

      Et au fait, mais vous avez la tête dure franchement, s’agissant de réfuter Al-Ajamî, j’ai bien lu depuis longtemps, mais vous n’avez pas réfuté son étymologie du vocable “ribâ”, et vous ne pouvez pas la réfuter, parce que vous n’êtes pas linguiste que je saches, Al-Jamî se donne pour historien de la langue Arabe et de l’étymologie Coranique, les dictionnaires actuels n’ont aucune importance en la matière, vous, votre savoir se limite aux dictionnaires d’aujourd’hui faits pour l’ordinaire des gens, c’est peut-être vrai mais c’est peut-être du pipo. Renseignez-vous auprès d’Al-Ajamî lui-même et instruisez-vous. Et s’il arrive que son étymologie est vraie ou recevable, tout votre développement se casse le nez.

      Votre petit copain Zarathoustra se fait moins présent sur ces pages, enfin, je suppose jusqu’à ce qu’il change de pseudo. Ni il ne travaille, ni son récit familial n’est vrai, seriez-vous le compagnon des menteurs? Et que faites-vous dans la vie vous qui n’avez pas recours à la maudite ribâ? Demandez de l’emploi à votre copain et un prêt amical à rendre à 0% vous verrez. Tentez votre chance, allez vous montrer sur les médias, allez vendre et monayer votre promotion des changements et uniformisations des noms, un bouquin même court à ce sujet se vendrait bien je crois et un article dans Charli-Hebdo aussi. Souaréba vous êtes lamentable.

      Croissant de lune.

      • Je n’ai pas enfoncé Tariq dès le début.
        Mon article demeure lisible : j’ai appelé dès le début à la NEUTRALITÉ.
        C’est au fil des développements que j’ai quitté la neutralité (en tant qu’elle devenait impossible à tenir) pour enfin prendre clairement position.

        Par contre, je ne réagis pas toujours.
        Quand je n’ai rien à dire de pertinent, je me tais. Voilà la raison de mon silence sur les prières en la mosquée « inclusive ».

        sur l’usure, je vous invite à un débat : [email protected]
        Sinon, si c’est pour déblatérer en vous dissimulant derrière l’anonymat, ça ne m’intéresse pas.

        • Souaréba, question d’annonymat, j’écris à partir de mon ordinateur professionnel, je travaille là où j’habite donc, et mon lien mail comporte bien obligatoirement mon nom et prénom. Et bien obligé, je suis sur les pages jaunes, j’ai pas envie que des commentateurs du forum m’envahissent de leurs mails et coups de téléphone à l’emporte-pièce. Vous ne demandez pas à votre ami Zarathoustra de s’identifier dans avec son nom et prénom, on s’apercevrait presque certainement qu’il n’est pas ce qu’il dit, qu’il affabule. Mais à quoi ça servirait nom d’une pipe, soit nous avons l’étymologie soit pas, vous ne l’avez pas, donc votre développement sur la ribâ n’est pas garanti à 100% Rien que le principe du moindre mal va dans ce sens, puisque ces prêts appauvrissaient l’un et enrichissaient l’autre. Nous ne sommes pas en présence de prêt bancaire à 5% annuel, qui, pour peu que vous ayez une bonne idée et de l’ardeur à la tâche ne vous appuvrit pas mais peut vous enrichir, vous comprenez ou vous le faites exprès? Ce taux rémunère en effet l’activité du service bancaire, les banques aujourd’hui, les banques ordinaires souffrent et sont en crise, concurrencées des banques internautiques. Donc oui, il faut bien que l’agence se rémunère, se couvre en cas d’impayés etc. Et non, il faut se réveiller, elles sont en crise, licenciements et plans sociaux. Vous avez parlé d’un pays où le prêt à intérêt est interdit et ne se pratique pas, lequel s’il vous plaît? Sinon vous me dites comment on finance les initiatives économiques, les débuts d’activité sans prêt? Je sais qu’en Arabie de riches émirs parce qu’ils se sont apropriés indûment des biens qui ne sont pas à eux, financent on va dire sous forme d’aumône une foule de clients, commerçants et artisans, ce qui revient à intégrer mentalement que certains riches le sont de droit et donc que les pauvres leur doivent reconnaissance de leurs largesses voire leur tourner des compliments en quelques rimes de soi-même ou en payant des rimailleurs stupides fabriquants d’éloges quand on quémande leur aide. Est-ce que c’est ça que vous voulez, répondez!

          Sur l’histoire du com-mu-nau-ta-ris-me, Souaréba, certes certes, il n’en faut pas du tout, mais alors dénoncez les communautarismes les plus agissants, les plus agissant politiquement, Eric Zemmour est communautariste au sens politique. Je vois moi une communautarité Musulmane et encore, plutôt défensive, allez convaincre Eric Zemmour et ses semblables de cesser leurs attaques délibérées ou non délibérées mais suggérées et sous-entendues, ce sont les plus graves et les plus efficaces. Habiterions-nous différentes planètes? Parlez-nous d’une terre où il a zéro communautarisme et zéro rapport de force, si vous en trouvez. Puisque vous débusquez les biais communautaires faites la police partout et surtout auprès des plus puissants et prédateurs, vous rendriez à la France un grand service vous savez? Communautariste moi? Mon épouse est Normande, ce début d’après-midi, nous sommes allés à un mariage d’amis, mairie, église, puis nous sommes rentrés vers quatre heures, je n’arrive pas à comprendre où se trouverait mon com-mu-nau-ta-ris-me à moi, mais puisque vous êtes perspicace vous allez me le révéler à moi-même que je me corrige de cette tare.

          Votre petit copain Zarathoustra omniprésent sur les pages de ce site nous annonce qu’il nous fout la paix pour un temps, peut-être l’activité de sa boîte reprend-elle, il a enfin du taf?

          Croissant de lune.

  28. Soutien total à Tariq Ramadan, injustement accusé de viol, alors que ce sont ses accusatrices, des femmes lubriques et tentatrices, qui l’ont poussé à la faute.

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