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Le terrorisme n’a ni nationalité ni religion

De nombreux actes de terrorisme ont été commis par des individus se réclamant de l’islam. Trop souvent, on a entendu des affirmations de type « des témoins auraient entendu l’assaillant ou les assaillants crier Allah Akbar» pour, nous dit-on, préciser la nature de l’acte terroriste. Avant même que l’enquête soit ouverte, la qualification de « terroriste islamiste » est vite adoptée et relayée et des analystes de tous bords fusent dans les plateaux des médias pour débattre sur « l’islamisme ». Ce dernier concept qui était synonyme de l’islam avant les années 70 est aujourd’hui le fourre tout de tous les maux imaginables.

Ce glissement sémantique, qui établit à l’évidence une discrimination à l’égard de l’islam comparé à ses homologues « judaïsme » et « christianisme », est insupportable pour tous les musulmans qui voient leur religion amalgamée avec la violence et le terrorisme. Quand bien même des musulmans élèvent leurs voix et multiplient les condamnations, rien n’y fait. Les musulmans dans leur ensemble sont régulièrement appelés à se désolidariser du terrorisme et à marquer leur distance avec la violence.

Quand des actes terroristes sont commis par des individus se réclamant d’autres religions que l’islam, la situation est autre. Des exemples de l’histoire récente le montrent suffisamment. Mais avant d’en citer quelques uns, il est important de réaffirmer que le terrorisme se réclamant de l’islam est un phénomène qui ne faut pas sous-estimer. Il est source de terreur et de crimes contre l’humanité et inflige de grandes souffrances y compris aux musulmans qui en sont les premières victimes. Ce terrorisme instrumentalise l’islam, détourne ses textes et dévoient ses principes. Dès lors, il faut tout mettre en œuvre pour le combattre et dénoncer l’imposture de ses instigateurs.

Les raccourcis que certains utilisent aujourd’hui, associant islam et violence tels que « terrorisme islamiste », « islamo-nazisme » et « islamo-fascisme », ne permettent pas de rendre compte de la réalité de ce terrorisme. Elles sont au contraire de nature à créer la confusion et à entretenir les amalgames. Par le passé, des Français affirmant défendre une idée de la France et des valeurs françaises ont collaboré avec le nazisme et perpétré des crimes contre l’humanité. Qualifier cette collaboration de « franco-nazisme » en associant le mot « France » au nazisme serait pour les Français, d’hier comme d’aujourd’hui, une offense insupportable à l’encontre de leur pays et de ses valeurs.

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Le terrorisme n’a pas de religion

Le 25 février 1994, jour de la grande fête de Pourim, commémorant la délivrance d’un massacre de grande ampleur, planifié à l’encontre des juifs 2 500 ans auparavant, le terroriste Baruch Goldstein, armé d’un fusil mitrailleur, pénétra dans la mosquée du tombeau des Patriarches à Hébron à l’heure de la prière massacrant 29 musulmans et en blessant 125.

Dov Lior, le principal rabbin de Kiryat Arba, décrit à l’époque comme un « savant talmudiste », avait déclaré dans l’homélie funéraire que ce terroriste était « plus saint que tous les martyrs de la Shoah» ! Pour autant, il ne viendrait à personne, et à juste titre, l’idée de qualifier cet acte de « terrorisme juif ». Cette association de mots serait une aberration insupportable pour toute personne qui connait les vraies valeurs du judaïsme. En 1999, l’armée israélienne a détruit le mausolée édifié par des fanatiques pour ce terroriste, n’en préservant que la pierre tombale.

Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik qui se dit chrétien à 100% et affirme dans son manifeste de 1516 pages intitulé « A European Declaration of Independence », qu’il est un « chrétien culturel » attaché à l’idée de chrétienté comme un élément de ciment pour l’Europe et dit « Il n’y a pas de honte à prier dans les minutes avant votre mort. Je vous recommande fortement, avant l’opération, d’aller dans une église et d’y participer à l’Eucharistie. Comme nous le savons, ce rituel représente le dernier repas que Jésus-Christ a partagé avec ses disciples avant son arrestation et finalement sa crucifixion (…), demandez-lui de préparer l’arrivée d’un martyr de l’Eglise (…) vous serez très heureux de l’avoir fait quand vous réaliserez que vous pouvez mourir après avoir lancé votre opération » [1].

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Ceux qui ont qualifié ce terroriste de « chrétien fondamentaliste » ont été fortement critiqué par ceux qui voyaient en lui surtout un identitaire qui a instrumentalisé la tradition chrétienne. Il a été défini comme « terroriste islamophobe », « terroriste conservateur », « terroriste antimulticulturaliste », « terroriste antimarxiste ». Cependant, personne n’a qualifié, à juste titre, l’ignoble tuerie qu’il a commise de « terrorisme chrétien ». Cet amalgame serait une aberration insupportable pour toute personne qui connait les vraies valeurs du christianisme.

Le 17 juin 2015, Danny Roof, un jeune américain a tiré sur des fidèles dans une église de Charleston en Caroline du Sud (Église épiscopale méthodiste africaine Emanuel). Dans un site internet qui porte son nom, il signe un long manifeste raciste prônant la suprématie blanche. Personne n’a qualifié, à juste titre, ses horreurs de « terrorisme blanc ». Ce n’est pas la couleur d’une personne qui fait d’elle un terroriste.

Dans la nuit de dimanche 18 au lundi 19 juin 2017, en plein mois du Ramadan, Darren Osbourne a foncé avec sa camionnette sur des piétons près d’une mosquée à Londres, alors que les fidèles en sortaient, faisant un mort et dix blessés. Le parquet a décrit Darren Osborne comme une personne « animée par des opinions politiques extrêmes et une haine personnelle des musulmans » et qui a « agi pour tuer, mutiler, blesser et terrifier autant de personnes que possible ». Aucune qualification faisant référence à sa religion réelle ou supposée n’a été associée à son acte terroriste.

Le 29 janvier 2017, Alexandre Bissonnette, armé d’une mitraillette pouvant tirer jusqu’à 600 coups par minute et d’un pistolet s’est introduit dans la mosquée du Centre Culturel Islamique de Québec (CCIQ) et y a tué six fidèles. Le bilan aurait pu être bien plus lourd si sa mitraillette ne s’était enrayée. Aucune qualification n’a été attribuée à cet acte de terrorisme en lien avec les motivations de son auteur.

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Ce 15 mars 2019, l’auteur des massacres commis dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, ayant fait 50 morts et 90 blessés dont 49 dans un état grave, avait posté un manifeste de 74 pages intitulée « Grand remplacement ». Il y fait référence à la théorie forgée par Maurice Barrès, dans l’Appel au soldat en 1900, en employant le terme de « grand remplacement » qui serait opéré par « le juif ». Cette théorie antisémite a été développée en France après la seconde guerre mondiale par les néonazis et adaptée dans les années 2000, en y remplaçant le juif par le musulman, par l’écrivain français d’extrême droite Renaud Camus.

La présence de la théorie du grand remplacement est incontestablement diffuse dans le débat français. Outre les écrits d’Eric Zemmour, d’Alain Finkielkraut et de Michel Houellebecq, des politiques n’hésitent plus à reprendre à leur compte les principes de cette théorie [2].

Malgré les références de ce terroriste à la situation française et au débat français sur l’islam et l ‘immigration, Renaud Camus, après l’attentat de Christchurch, s’est contenté de rappeler qu’il condamnait la violence et qu’il n’avait aucune responsabilité dans le passage à l’acte de Brenton Tarrant.

Pourquoi épingler la religion dont se réclame le terroriste ?

La religion dont le terroriste se réclame ou la nationalité qu’il porte ne devraient pas être mises systématiquement en relief avant même que des éléments d’enquête ne livrent la nature et la démarche qui aurait conduit le terroriste au passage à l’acte.

Les parcours souvent chaotiques des terroristes se réclamant de l’islam, entre délinquance, précédents psychiatriques et motivations politiques et identitaires, auraient dû inciter à la même prudence dans le choix de l’étiquette à mettre sur leurs profils et sur la construction de leurs projets mortifères. Hélas, chaque attentat, commis par un terroriste d’une supposée confession musulmane et suivi d’une revendication opportuniste d’un groupe terroriste, déclenche aussitôt un emballement médiatico-politique et des débats effrénés sur l’islam et la présence musulmane en France.

Certes, nous devons accepter tous les débats et refuser toutes les violences, mais la violence peut naître aussi de certains débats. La banalisation de certaines théories complotistes et le manque de précaution dans le langage utilisé pourrait inciter les plus fragiles psychologiquement ou les aveuglés par la haine de l’Autre à passer à l’acte.

Mohammed MOUSSAOUI, président de l’UMF

Références

[1] https://www.religion.info/2011/07/28/terrorisme-en-norvege-religion-anders-breivik/

En Norvège : quelle est la religion d’Anders Breivik ? Par Jean-François Mayer.

[2] www.lemonde.fr, La théorie du « grand remplacement », de l’écrivain Renaud Camus aux attentats en Nouvelle-Zélande, Par Samuel Laurent, Maxime Vaudano, Gary Dagorn et Assma Maad

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14 commentaires

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  1. à Leroy de la bêtise et la risée de oummanaute, constamment semblable à lui même.
    Les chiffres officiels d’interpole que ce soit en Europe ou en France ne disent pas ce que vous nous dégueulez; Ils disent entre zéro pointé et 0,1 % attribués à un ” débile musulman” qui n’a rien compris de l’Islam comme vous et cela après que des gens comme vous accusent les musulmans d’avoir commis ces actes abominables ( que tout Musulman sage a toujours condamner sans aucune ambiguïté, aucune!), avec un chiffe initial de 26 ou 30 %.
    Sachez que chaque fois que vous essayez de rallumer la flamme en mettant de l’huile sur le feu, il y aura toujours un Musulman qui vous dénoncera, jusqu’au jour où on n’entendra plus parler de vous et ce jour là on comprendra que vous ne faites plus partie des vivants de ce monde d’ici bas!

  2. Salam Croissant de Lune
    Je ne veux pas vous faire de peine et encore moins vous juger, mais je suis bien obligé de constater que ce que vous dites s’oppose frontalement au Coran et sur des sujets très graves :
    1. Dieu nous ordonne de combattre ceux qui nous combattent, de nous défendre donc et de ne jamais transgresser /agresser qui que ce soit. C’est ce qu’a rigoureusement appliqué le messager de Dieu de son vivant lui qui n’a jamais combattu que des agresseurs ou des gens qui se coalisaient pour agresser les musulmans.
    Et vous, vous semblez fier des glorieuses « foutouhates » de Mouawiya qui ont permis à son empire de s’étendre y compris en s’attaquant à des peuplades paisibles qui n’avaient rien demandé. Ces conquêtes vont à l’encontre de la religion de Dieu. Leurs auteurs répondront devant lui des morts d’innocents agressés et de la moindre exaction subie par les autochtones pendant et après.
    2. Dans la religion de Dieu il suffit de tuer un seul innocent pour encourir sa colère et sa damnation éternelle et le pouvoir de Mouawiya s’est construit sur les cadavres de 70 000 croyants à Siffin.

    3. Vous persistez à trouver au règne de Muawiya des points positifs alors que je vous parle de quatre de ses décrets qui ont complètement perverti la religion de Dieu quand ils ont ouvert la boite de pandore aux textes mensongers des pseudo-ahadiths remplaçant progressivement le Coran dans la législation par des lois qui ne s’y trouvent pas (mise à mort des apostats et des adultères, contraintes multiformes en une religion qui l’interdit, iniquités monstrueuses dans la gestion du bien public, quasi-divinisation de Uthman puis de tous les compagnons sans exception y compris ceux dénoncés par le Coran lui-même comme hypocrites ou comme ennemis de Dieu, de son messager et des croyants, iniquités économiques contre les ansar de Médine au profit de Koreich, iniquités et persécution des bani hachim et de la descendance du prophète ) et dans le moindre aspect de la vie au quotidien y compris sur la pratique cultuelle. Division profonde, mortelle et surtout, définitive des croyants entre pro Mouawiya et pro Ali et qui finira probablement par notre fin à tous.

    4. Et le comble c’est de mettre Mouawiya dans l’antiterrorisme. Il en est au contraire le fondateur avec tous les pseudos ahadiths guerriers d’un côté et qui continuent à faire des victimes innocentes jusqu’à ce jour, sa perversion de la religion de Dieu autorisant n’importe quel crétin à se croire investi de la mission divine d’imposer fût-ce par l’épée la « vérité » de Mouawiya aux incrédules et surtout dois-je le rappeler, sa rébellion contre le pouvoir légitime du calife en titre Ali et qui aura les conséquences terribles que l’on sait.

    5. Enfin l’argument de la puissance du pouvoir permettant la protection du pays par opposition à des chefs faibles qui en souligneraient la vulnérabilité. Néron aussi était puissant de même que Pharaon, Staline et Hitler, un oppresseur ennemi de dieu et de son œuvre, ne sera jamais digne de respect parce qu’il excelle dans l’art de l’opporession. D’un autre côté, le pays n’aurait peut-être rien à craindre s’il ne s’était lui-même pris à son voisinage, je vous rappelle que Dieu n’a promis la sécurité qu’à ceux qui ne s’en prennent jamais à un innocent entre autres…

  3. Re-salam mon frère Cémwé, d’accord, je vais lire le document que vous postez, mais nous nous sommes mal compris. Que Muawiya soit un tyran et qu’il ait fait procéder à l’introduction de faux ahadiths, voire à la censure d’autres vrais, qu’il ait introduit le culte de la personnalité du gouvernant, c’est probable, que ça aille même jusqu’à transformer le dine, admetton. Mais cuid de ce qu’on nomme aujourd’hui “terrorisme” et cuid de ce qui aujourd’hui est compris et reçu comme “terrorisme”? Je ne vois pas le rapport. Si Muawiya était dur aux rebels et pas qu’un peu, je le mettrais moi, dans ce qu’on nomme aujourd’hui “l’anti-terrorisme”, il combattait le terrorisme, quoi? On peut le rapprocher de gouvernants Musulmans d’aujourd’hui, Arabie, émirats-unis, égypte et d’autres. Attention, je parle bien là du vocable “terrorisme” dans sa compréhension Gobelsienne actuelle, enfin quasi-Gobelsienne. Si vous avez une autre compréhension, ce dont je ne doute pas, alors en ce cas nous nous accorderions sur le fait que Muawiya employait la force et donc la terreur associée à la force et continuant l’action de la force. Il inspirait sinon la terreur, du moins la peur à ses administrés.

    La seule chose qui me le rend sympathique et là pour le coup l’éloigne des gouvernants Musulmans à qui je le comparais, c’est qu’il gardait la sûreté du pays Musulman et en étendait le pré carré, que les ennemis des Musulmans eux, vivaient dans la crainte et n’osaient s’aventurer militairement au pays des Musulmans et ça, c’est essentiel. Nos tyrannies d’aujourd’hui gardent la sûreté des ennemis des Musulmans et exposent pour ce faire, au contraire, la sûreté des Musulmans et leurs biens. Certes la déchéance de la situation de califat bien guidé vers la royauté héréditaire est affligeante, mais rapportée au contexte pouvait-on faire autrement? En gros, faut-il que les Musulmans soient forts sur la terre? Si c’est le cas, et moi c’est ce que je crois, alors le califatbien guidé ne pouvait pas durer indéfiniment, le meilleur modèle de gouvernance et le plus militairement efficace en ce temps était hélas, bel et bien la royauté. Si donc un Musulman décide que les Musulmans doivent être et rester forts sur la terre, alors la question est, si c’était à refaire, le referait-on et comment le referait-on?

    Le plus grand mal actuel des Musulmans est la faiblesse matérielle et militaire, mal absolu dont je ne me consoles pas et dont je ne veux pas me consoler.

    Parfois je me demande si je suis Musulman de dine ou Musulman de nation, mais je tiens pour pratiquement certain qu’on n’est pas Musulman de dine si on n’est pas Musulman de nation, la Nation étant partie du dine.

    Croissant de lune.

  4. و عليكم السلام و رحمة الله و بركاته
    Frère Croissant de lune
    Al Madaini,
    و هو من اوثق المؤرخين عند اهل الحديث
    L’un des historiens les plus respectés par les tenants du hadith eux-mêmes rapporte que Mouawiya a promulgué 4 décrets ou édits royaux si vous préférez, je vous en conjure le pdf ne comporte que quelques pages – et il y va de la religion de Dieu et de la vie/mort d’êtres humains-, faites l’effort de les lire jusqu’au 4ème et lisez surtout leur effet sur la science du hadith (critères de rejet/agrément des hommes dans l’authentification), sur l’abandon pur et simple et donc la déperdition de hadiths réellement authentiques ceux-là et sur la création de toutes pièces d’autres hadiths contre la bénédiction, la protection et les largesses du pouvoir en place.
    Au final et du vivant même de Mouawiya, ça donnera une toute nouvelle religion… la même –rigoureusement- à quelques replâtrages près, qu’aujourd’hui. C’en est … impressionnant.
    https://almaliky.org/subject.php?id=1761

  5. Salam mon frère Cémwé, vous suggérez que Muawiya dans le cadre Musulman est associé à ce qu’on nomme aujourd’hui “terrorisme”, tel qu’il est compris aujourd’hui. Je ne vous suis pas. Certes Muawiya est un tyran, sous son règne les Musulmans écrit-on ne murmuraient pas, mais qu’a à voire la tyrannie avec ce qui aujourd’hui est suggéré par le vocable “terrorisme” dans le cadre Musulman? Muawiya était certes d’un clan rebel, mais victorieux, genre de coup d’état militaire mais vite devenu dur à tout rebel, fondateur de dynastie héréditaire,consolidateur d’un empire, homme puissant de son temps. Certes les Musulmans souffraient sou son joug, mais les ennemis des Musulmans en éprouvaient beaucoup la rigueur,il pénétrait en profondeur l’empire de Byzance, tandis que l’empereur restait sur la défensive et ne s’aventurait pas militairement dans le pays Musulman. Même l’un de ces durs successeurs, Youssef El-Hajjaj était dur aux rebels, il n’empêche qu’il défendait fermement les frontières du pays Musulman. En quoi ça ressemble au tableau d’aujourd’hui? Je veux pas faire d’histoire fiction, mais il me semble que notre sort terrestre serait meilleur si nous étions relativement aussi puissants aujourd’hui qu’au temps des Ommeyades. Telle tyrannie ne serait pas sans remède comme semble l’être notre faiblesse d’aujourd’hui, et partant, notre défaitisme. Donnez-moi pareille tyrannie mais que les Musulmans et leursbiens soient gardés hors d’atteinte, je me consolerais de semblable tyrannie, rien ne me console de ce qui est au temps présent. J’arrive pas à vous suivre. Sinon d’acord, Muawiya est un tyran honni, mais un moindre mal et beaucoup moindre que le sort fait aujourd’hui à la Nation Islamiqe, ne croyez-vous pas?

    Croissant de lune.

  6. Mais maintenant Baraa, le terrorisme est résolument islamiste, et ceux qui tuent en Europe se réclament de l’islam.
    Et ils sont rarement condamnés par les autres musulmans, ou alors du bout des lèvres, à grand peine.

    On dirait que la honte devrait se gérer en famille. L’ennui, c’est que tous les musulmans n’ont pas l’air d’avoir honte, Baraa.

  7. @baraa/ @patrice
    Vous pointez avec beaucoup de justesse la nécessité de ne pas classer sans examen approfondi, les origines et les motivations qui animent tous ces meurtriers.
    Certes, ils peuvent être très souvent des pantins, manipulés par des individus défendant en sous main des intérêts dont ils ignorent tout . Des idiots utiles, en somme.
    Mais comment expliquer aujourd’hui aux Talibans Afghans, aux fanatiques de Daesch, aux terroristes se réclamant d’Al Quaida que leur action fait le jeu des Américains et des Sionistes qui ont favorisée leur propre émergence ?
    Puisque ces monstres ont échappé à leur créateurs, que faut-il faire aujourd’hui pour qu’ils rentrent dans leur boite ?
    Pour revenir au fanatisme, ainsi qu’au terrorisme qui en est l’enfant naturel, il n’a pas d’age, pas d’époque, pas de localisation géographique particulière, puisque toutes les civilisations, toutes les sociétés l’ont connu depuis les époques les plus reculées.
    Il n’a d’ailleurs pas de religion ou d’idéologie préférée, puisque tous l’ont pratiqué au cours de leur l’histoire.
    Meme les sociétés qui ne sont pas réputées liberticides, (je pense aux pays scandinaves) doivent affronter aujourd’hui cette triste réalité.
    Les traditionnels pourvoyeurs de meurtriers fanatisés que sont les religions et les idéologies, ont trouvé dans les sociétés modernes des relais clairement identifiés.
    La France a durci sa législation à l’égard des sectes et des partis extrémistes, mais cela reste très en deça des réels besoins en la matière.
    L’action des Blacks Blocs (dont les leaders sont notoirement connus), ainsi que les atermoiements perpétuels, accompagnant l’expulsion des imams prêcheurs de haine, en sont de tristes exemples.
    Bref
    Dur, dur pour les “Démocraties”
    D’aucun s’en réjouissent, c’est ballot, parce qu’ils n’ont pas vu la fin du film.
    Ce film, qui est en réalité un cauchemar, risque de ne pas leur plaire, surtout sur la fin !
    cordialement

  8. Salam salut Didier Lestage, merci pour le vocable “attentat” lequel n’est donc pas une qualification juridique mais une espèce d’apréciation morale et médiatique, oui, mais pourquoi ce terme, et si, malheureuse hypothèse je poignardais ma femme, pourquoi n’aurait-elle pas le droit d’être reconnue, quoi qu’elle n’en aurait plus rien à fouttre, victime d’attentat? Et puis, c’est pas juridique vous dites, mais du moment que la justice est rendue par le peuple à travers les jurets, ceux-ci sont bien obligés influencés par l’ambiance générale, ainsi, le meurtre de ma pauvre femme recevrait selon toute vraissemblance moindre sanction qu’un attentat ressemblant à celui commis sur la personne de l’archi-duc.

    Et puisque vous y êtes, continuez et définissez-moi ce, ce, ce terrorisme, là on est dans la qualification juridique ou quoi?

    Voulez-vous mon dévelopement sur ces choses, si on ne me le demande pas je ne le livrerais pas, soyez nombreux à réclamer.

    Croissant de lune.

  9. Croissant de lune.
    Vous posez la question de savoir quelle différence fait-on en qualifiant d’attentat ce qui s’est passé à Sarajevo en 1914 et meurtre (ou assassinat) si vous poignardez (hotre hypothèse !) votre femme. Pour moi, c’est assez simple, meurtre et assassinat sont des qualifications juridiques d’une atteinte à la vie d’autrui, alors qu’attentat n’est pas en soi une qualification juridique d’un homicide, mais un motif.

  10. D’aucune religion et ‘aucune nationalité, oui mais quoi? Le terrorisme, quézaco, qu’est-ce que c’est? Quand j’en aurais des définitions de sens durable et non politisé, alors j’examinerai la question de savoir si l’article indéfini pour moi jusqu’à présent est vraiment sans religion et nationalité. J’admire la capacité de certains de brasser du vent et de parler pour ne rien dire, par définition ce qui n’est as défini n’a ni religion ni nationalité, bravo Mohammed Moussaoui, géniale trouvaille! Je vai méditer ça pendant cette nuit.

    Et pendant que vous y êtes, les correspondants, définissez-moi ce que c’est qu’un attentat. L’attentat me gêne. Voyez-vous, si je frappais ma femme d’un couteau, on dira que c’est un meurtr, un assasinat et autres choses semblables, en revanche, ceux qui ont occis l’archi-duc d’Autriche ont droit d’être réputés avoir commis un attentat. Qu’est-ce que je dois comprendre, éclirez-moi, mais avec une saine rigueur s’il vous plaît.

    Y a-t-il une ou des définitions Islamiques, je dis bien Islamiques de ce errorisme et de cet attentat? J’ai lu dans les Prolégomènes d’IbnouKhaldoune une occurrence d’attentats terroristes des Ismaïliens. Mais c’étai une traduction en Français. Et même si c’est confirmé par l’original Arabe, ça risque fort de ne pas répondre aux compréhensions actuelles les plus répandues de ces deux indéfinis, ça risque fort de s’aprocher de ma compréhension à moi que je ne livrerai que si on me la demande bien fort.

    Qu’Allah nous dispense une nuit dans la paix

    Croissant de lune.

  11. Vous avez trouvé 5 exemples non musulmans bravo. Maintenant on attend la liste des attentats islamiques… Allez un peu de courage. Et puis pas qu’en France hein !

    Pourquoi épingler la religion dont se réclame le terroriste ?
    Question très intéressante du petit mohamed… Peut être petit mohamed que le terroriste en question a agit au nom de sa religion ? Mais c’est normal que tu poses ce genre de questions…

  12. @Baraa

    Très pertinente remarque, d’autant, qu’historiquement, le terrorisme des années 70 fut assisté par l’URSS, côté ultragauche (+la Syrie, la Libye, et l’Irak), et par la CIA, côté ultra droite. Al Qaida fut lancé à l’instigation de la CIA et de son allié saoudien. Et les occidentaux magouillent encore avec ce groupe.
    Daech a été soutenu par les mêmes au début, puis par la Turquie, pays sans lequel cet “Etat” n’aurait pu se développer aussi rapidement.
    Je me souviens que, dans les années 70 et 80, je souriais ironiquement quand les journaux de droite accusaient les terroristes de gauche de travailler pour les russes et la RDA. Sauf que la chose est désormais documentée.
    S’agissant du rôle de la religion, on ne peut néanmoins le nier, à l’aune des dissensions entre les diverses communautés. J’ai encore en mémoire, pour avoir travaillé là bas, la guerre entre catholiques et protestants irlandais. Ceci dit, aucun de mes partenaires, qui étaient tous protestants, ne m’a jamais fait reproche d’être catholique. C’est bien le problème de la généralisation abusive que pose cet article pertinent.
    Enfin, où classer les “chrétiens” comme Breivik? Chrétien, raciste, nationaliste? Ou simplement dingue? Celui là ne me semble pas avoir été manipulé par un état. Peut-être convient-il de fuir toute analyse manichéenne. Car on a aussi à faire à un phénomène de contagion, dont la presse contribue à propager la nuisance. Voyez ce qui se passe aux EU, où les massacres aveugles sont monnaie courante. Comment cerner la motivation des tueurs? Ca n’est ni la Russie ni l’Arabie Saoudite qui les pousse au crime. On note juste la très grande facilité à acquérir des armes de guerre, qui permet aux dingues de concrétiser leur pulsion meurtrière.
    Bref, les analyses trop réductrices butent sur la réalité des faits. Il existe en vérité plusieurs causes à ces crimes de masse.

  13. Le terrorisme a toujours un arrière étatique s’il dure un peu plus que quelques mois, et il est clair qu’il prend la couleur de l’air du temps. Dans les années 1970 il était d’ultra-gauche en apparence avant de verser dans l’ultra droite avec la loge P2 et le plan Stay behind Gladio qui d’ailleurs a lui aussi manipulé et l’ultra-gauche et l’ultra droite. Puis avec l’intervention de la CIA en Afghanistan début 1979 il est devenu ‘islamiste’ mais aussi néo-chrétien néo-évangéliste et judéo-sioniste. Bref, ne jamais regarder l’apparence mais le fond …Les intérêts d’Etat ou de services d’un Etat qui se camouflent derrière les actes terroristes.

  14. Bon article merci, cela dit,
    Je ne peux rien contre les généralisations abusives, rien contre l’iniquité, la haine gratuite et les « vérités » assénées, je ne peux rien surtout contre ceux qui m’ont déjà condamné sans rien savoir de moi.
    Et comme je n’y peux rien et que de surcroit, je m’en moque et pas qu’un peu, je ne … ferai rien, pas plus pédaler dans la semoule (maso un peu oui, mais pas à ce point), que me justifier alors même que je n’ai rien à me reprocher.
    Par contre, je ne ferai pas non plus dans le déni du mal qui provient de nos propres rangs et alors ce qui est à ma portée et que j’ai l’intention de continuer à faire, c’est de combattre avec la seule arme de la vérité, les théoriciens du terrorisme qui ont tout fait pour tenter de pervertir la religion de Dieu, confiner le coran aux étagères et nous en servir une autre de religion et ce, sans discontinuer depuis Muawiya dont une majorité de musulmans continue à ignorer les effets désastreux et persistants sur leur religion, jusqu’à Baghdadi et toute son engeance.
    http://almaliky.org/subject.php?id=287

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