in ,

Christchurch : une fillette de 11 ans récolte de l’argent pour la communauté musulmane lors de son anniversaire

Du haut de ses 11 printemps, la petite néo-zélandaise Tatjana Hanne sait déjà, pour l’avoir récemment expérimenté, combien le bonheur de donner est plus grand et gratifiant que celui de recevoir.

Native de Stratford, l’une des deux cités phares de la région de Taranaki, elle s’apprêtait à souffler ses 11 bougies en mars dernier, au cours d’une fête qu’elle se faisait une joie d’organiser chez elle, lorsque la tragédie de Christchurch survint quelques jours plus tôt, plongeant tout un pays dans le deuil. Une tragédie d’ampleur nationale, qui la fit sortir brusquement de l’enfance en perdant une part de son insouciance.

Confrontée pour la première fois de sa jeune existence à l’horreur du terrorisme, en l’occurrence islamophobe, dans une Nouvelle-Zélande sous le choc, qui pleurait ses 51 morts de confession musulmane et se pressait au chevet des nombreux blessés, la fillette, en proie à une profonde tristesse, décida de célébrer son 11ème anniversaire, mais à une seule et unique condition : qu’il soit placé sous le signe de la solidarité et de l’affection envers la communauté musulmane si cruellement éprouvée.

Publicité

Soutenue dans sa généreuse démarche par ses parents et ses deux frères, Achim, 14 ans, et Thiemo, 7 ans, qui ont volontiers donné leur argent de poche du mois, Tatjana Hanne a invité toute sa classe de sixième à une fête d’anniversaire particulière, marquée par le terrible massacre perpétré dans deux mosquées, afin de récolter de l’argent.

En franchissant le seuil de sa maison sans aucun cadeau, conformément à la demande de leur hôte, les visages juvéniles étaient empreints de gravité, tandis que les éclats de rire se faisaient discrets, l’essentiel étant de répondre à l’appel aux dons lancé par leur camarade de classe.

« A la place des cadeaux, j’ai demandé à tous mes amis de prendre un peu d’argent dans leur tirelire que je pourrais donner à la communauté musulmane pour qu’elle l’utilise d’une manière ou d’une autre », a expliqué la fillette, avant d’esquisser un large sourire en annonçant à la presse locale le fruit de sa collecte : 400 dollars néo-zélandais, soit 231 euros.

Publicité

Dimanche dernier, à Stratford, à l’occasion du vernissage d’une grande exposition intitulée « Crescent Moon, le visage asiatique de l’islam en Nouvelle-Zélande », c’est une petite fille de 11 ans radieuse qui a eu l’immense bonheur de remettre cette somme d’argent à Maha Al-Fayyad, la figure de proue de la communauté musulmane de Taranaki.

Très émue, Maha Al-Fayyad s’est dite « profondément touchée et fortement impressionnée » par le magnifique geste de Tatjana Hanne et le sens de l’initiative dont elle a fait preuve pour atteindre son objectif. « C’est vraiment incroyable de voir quelqu’un de si jeune faire cela pour nous », s’est-elle exclamée, après avoir serré très fort dans ses bras sa merveilleuse donatrice.

 

Publicité
Publicité

3 commentaires

Laissez un commentaire
  1. Al Noor était déjà tristement célèbre avant même Brenton Tarrant même si ça n’a pas fait les gros titres de la presse. Y restent également associés les noms de 2 membres de l’AQAP : Christopher Havard et Daryl Jones.
    Et pour parler des attentats islamophobes, force est de constater qu’ils se produisent dans des pays où le multiculturalisme est un modèle fondateur ou un modèle à suivre. C’est effectivement le cas en Nouvelle Zélande, aux États Unis ou en Norvège. J’espère que la France résistera à la désintégration culturelle de ce modèle avec son cortège de violences basées sur l’appartenance ethnique ou religieuse. On ne peut faire véritablement nation qu’autour d’une seule culture, celle qui a fondé un pays. On doit donc « construire » ici des français et pas des musulmans. La Chine ou le Japon sont des exemples à suivre, de ce point de vue.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Paul Pogba cible d’insultes racistes abjectes en Angleterre

Mobilisation sur les réseaux sociaux pour Rashida Tlaib