Selon une enquête du New York Times, Jeffrey Epstein aurait acquis des objets religieux islamiques, dont des tissus liés à la Kaaba à La Mecque, pour décorer un bâtiment sur son île privée, qu’il présentait comme une mosquée. Parmi les éléments évoqués figurent des tapisseries brodées de versets du Coran, des carreaux provenant d’Asie centrale et un dôme inspiré de l’architecture syrienne. Déjà condamné pour crimes sexuels, Epstein aurait utilisé ses réseaux au Moyen-Orient, y compris en Arabie saoudite, pour obtenir ces pièces. Des documents montrent qu’il cherchait aussi à développer ses relations dans la région. Situé sur l’île de Little Saint James, le bâtiment en question n’était pas un lieu de culte au sens religieux. Son usage réel reste flou, ce qui soulève des interrogations sur l’emploi de ces objets dans un cadre privé.
Des échanges d’emails cités dans l’enquête montrent qu’il suivait personnellement le projet. Il aurait notamment demandé des modifications symboliques, en envisageant de remplacer des inscriptions religieuses par ses propres initiales. Le projet s’inspirait également d’éléments comme les hammams et les jardins islamiques. Enfin, la présence d’éléments liés à la Kaaba, haut lieu de l’islam, interroge sur les conditions d’acquisition et d’utilisation de ces objets, compte tenu de leur importance pour les fidèles musulmans.
Au-delà des faits rapportés, cette affaire soulève un malaise quant à l’usage d’éléments à forte portée spirituelle dans un cadre privé et détourné de leur fonction première. Elle interroge également sur les circuits par lesquels de tels objets ont pu être obtenus et transférés.



GIPHY App Key not set. Please check settings