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Le cri du cœur de Kareem Abdul-Jabbar, le basketteur américain de légende : “L’islam, ce n’est pas ça !”

Son nom est inscrit au panthéon des grands athlètes américains et son aura n’a jamais cessé de briller, sur et en dehors de son terrain de prédilection, le basket-ball, l’immense champion Kareem Abdul-Jabbar, l’un des plus primés de l’histoire de la NBA, a réagi avec ses tripes aux attentats qui ont horrifié Paris et saisi d’effroi l’autre côté de l’Atlantique, s’exclamant profondément bouleversé : "L’islam, ce n’est pas ça ! Ma religion n’a rien à voir avec ça !".

La soixantaine sémillante, ce virtuose du basket, auréolé de titres de gloire prestigieux, représente toujours un modèle d’exemplarité et un symbole de réussite pour des générations successives d’Américains, musulmans comme non-musulmans, ses prises de parole n’en étant écoutées que plus religieusement.

Prônant les bienfaits du sport, ce prodigieux "terrain d’entente" tel qu'il aime à le décrire, et restant résolument confiant dans ses valeurs fédératrices qui, à ses yeux, ne peuvent que tirer vers le haut une jeunesse métissée et issue de toutes les couches de la société, Kareem Abdul-Jabbar a déclaré dans une récente interview accordée au magazine Time : "L’écrasante majorité des musulmans ne sont ni des assassins, ni des semeurs de haine", avant de renchérir avec force : "Nous souhaitons vivre en paix et en harmonie au sein de notre communauté, ainsi qu’avec nos concitoyens."

Le sportif de légende, que les challenges ont toujours poussé à se surpasser, est prêt aujourd’hui à relever un double défi de taille, mais qui est tout à fait à sa portée : convaincre un monde environnant,  hostile à l’islam et terrorisé par les actes abominables commis en son nom par des êtres qui le salissent, de l'humanisme du Coran, mais aussi déjouer les effets calamiteux de la propagande islamophobe qui fait rage dans toutes les langues, afin de faire entendre sa voix éminemment respectable et respectée. "Je voudrais juste que les médias aient une meilleure compréhension de l’islam et puissent la véhiculer, débarrassée de toutes les contre-vérités. C’est une question clé", a-t-il insisté.

Le meilleur marqueur de points de tous les temps, dont les paniers se souviennent encore, nourrit l’espoir que ses propos marqueront durablement les esprits : "J’attends avec impatience le jour où ces terroristes, d’où qu’ils viennent, laisseront tomber le masque et révéleront leur vraie personnalité de voyous et non de musulmans", a-t-il martelé lors de son escale à Londres, en décelant dans "le manque cruel d’opportunités, la misère sociale et intellectuelle, les raisons essentielles de la radicalisation de certains jeunes, les plus impressionnables et vulnérables". "Ils embrassent davantage la violence que l’islam, mais justifient leur dérive par la religion, alors que rien ne peut justifier l’injustifiable", a déploré, très ému, un joueur de basket-ball entré dans l’histoire.

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