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L’Aïd-Al-Adha, “La fête du Sacrifice” : sens, finalités, règles et questions pratiques

Le premier jour de l’Aïd-Al-Adha, “La fête du Sacrifice”, aura lieu le mardi 21 août .  Cette fête, qui commémore la mémoire d’Abraham (Psl) et marque la fin de la période du pèlerinage à la Mecque, se traduit en France par l’abattage de plus de 100 000 moutons, sur une période comprise entre 1 à 4 jours. Nous tenterons de répondre dans ce texte à toutes les questions sur le sens, les finalités et les règles de ce rite, auquel beaucoup de citoyens français de confession musulmane restent attachés culturellement et cultuellement.

Combien y a-t-il de fêtes dans la religion musulmane ?

Le calendrier musulman comporte deux fêtes majeures : La fête de l’Aïd-Al-Fitr, “la fête de la rupture du jeûne”, appelée aussi Aïd al-Seghir, “la petite fête” qui marque la fin du mois deRamadan et la fête de l’Aïd-Al-Adha, “la fête du Sacrifice”, également appelée Aïd al-Kabîr, “la grande fête”, qui marque la fin de la période du pèlerinage à la Mecque, l’un des cinq piliers de l’islam.

Quelle est la signification de la fête du sacrifice pour les musulmans ?

Cette fête commémore le sacrifice que Dieu demanda à Abraham (Psl) pour tester et éprouver sa foi. Dans la tradition musulmane, Abraham (Psl) le père des prophètes est nommé “Abraham Al-Kalil”, c’est-à-dire l’ami fidèle de Dieu. Il était l’ami fidèle de Dieu et pourtant c’est à lui que Dieu fera vivre l’épreuve la plus difficile qui soit : sacrifier son fils unique Ismaël (Psl), né de son épouse Hajar (Agar) au nom de sa foi. C’est bien plus que de se sacrifier soi-même ; c’est davantage que de vivre une épreuve de la vie, un échec, un drame, voire un accident ; c’est autrement plus difficile qu’une séparation, une maladie ou la perte d’un être cher. Abraham (psl) et son fils se sont unis pour se soumettre à la volonté de Dieu. Abraham tente alors d’immoler Ismaël (Psl) avant d’être stoppé par l’archange Jibril (Gabriel) et Ismaël fut remplacé par un bélier. Abraham (Psl) devait chosir entre entre l’amour de Dieu et l’amour de son unique enfant, à ce moment précis. Il a choisi l’amour de Dieu qui lui rend son fils Ismaïl (Pls).

Les musulmans commémorent cette épreuve des deux amours en sacrifiant un animal.

Quel est le statut de la fête du sacrifice en islam ?

La majorité des savants musulmans est d’avis qu’il s’agit d’une tradition non obligatoire. Dans l’école malikite, en vigueur dans les pays du Maghreb et en Afrique de l’Ouest, le sacrifice est considéré comme une tradition prophétique très recommandé pour les musulmans qui disposent de moyens financiers pour le faire. Le musulman n’a pas à s’endetter pour acheter une bête pour le sacrifice. Pour l’école hanafite, en vigueur en Turquie notamment, le sacrifice constitue une obligation.

Comment est fixée la date de la fête du sacrifice ?

Les fêtes musulmanes sont fixées en fonction du calendrier lunaire[1]. La fête du sacrifice est célébrée le dixième jour du dernier mois de l’année lunaire, au lendemain du rassemblement de millions de pèlerins[2] sur le mont d’Arafat[3]à La Mecque. La date de l’aïd al-Kabîr, comme celle du début ou de la fin du ramadan, “recule” de onze jours environ chaque année dans le calendrier civil.

Les musulmans fêtent-ils tous l’Aïd le même jour ?

Théoriquement oui, car c’est l’Arabie Saoudite, où se déroulent les rites du pèlerinage, qui fixe le 1er jour de la fête du sacrifice. La date de cette fête qui marque la fin du pèlerinage et qui est fixée par le calendrier lunaire n’est connue et confirmée qu’une dizaine de jours auparavant[4]. Cela étant dit, pour certains pays comme la Turquie qui ont adopté le calcul scientifique, la date est connue à l’avance. En France, c’est le CFCM qui fixe la date du premier jour du sacrifice. Il s’est toujours aligné sur l’Arabie Saoudite.

A quel moment de la journée doit débuter le sacrifice ?

Le sacrifice doit commencer le matin du jour de la fête, après la prière spéciale de l’Aïd qui commence 20 minutes environ après le lever du soleil. La bête tuée avant la prière de l’Aïd n’est pas considérée comme un sacrifice, même si elle reste halal et donc propre à la consommation. Il est permis de sacrifier de jour comme de nuit, mais il est préférable de le faire de jour.

Combien de jours dure la fête ?

L’Aïd-al-adha est une fête qui dure 3 jours. En France, elle est fêtée plus communément le 1erjour par les familles de confession musulmane, mais elle peut également s’étaler le 2ème et 3ème jour suivant la prière spéciale de l’Aïd, abattage de l’animal compris. De ce fait, de plus en plus de familles acceptent pour des raisons logistiques de récupérer l’animal abattu le 2ème ou 3ème jour.

Quels sont les mérites du sacrifice pour les musulmans ?

Pour avoir une idée de ce que représente cette fête pour les musulman, il suffit de lire cette parole du prophète : “Il n’y a pas une œuvre plus agréable auprès de Dieu que l’homme puisse accomplir le jour du sacrifice que de sacrifier une bête. Celle-ci est amenée le jour de la résurrection avec ses cornes, ses poils et ses sabots ; son sang atteint une place élevée auprès de Dieu, avant même qu’il ne touche le sol. Réjouissez-vous-en !”.

Quel type d’animaux faut-il sacrifier?

Dans la tradition musulmane, le choix des animaux pouvant être sacrifiés pendant la fête est multiple : les musulmans peuvent tuer un ovin (mouton, brebis ou bélier), un bovin (vache, taureau ou veau), un caprin (chèvre ou bouc) ou encore un camélidé (chameau ou dromadaire).

Quels sont les choix des musulmans de France ?

En France, il s’agit en général d’un mouton ou d’une chèvre pour les musulmans originaires du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest et d’un un veau pour ceux originaires de Turquie.

Est-il possible à plusieurs familles de s’associer pour sacrifier une seule bête ?

L’Islam autorise un groupe de sept familles (au plus) à s’associer pour sacrifier un veau ou une vache.

A quelles caractéristiques précises doivent répondre les bêtes ?

Les animaux doivent répondre à des conditions liées à l’âge et à l’intégrité physique. Ainsi, la bête doit avoir plus de 2 ans pour les bovins et au moins six moins (plus d’une année de préférence) pour les ovins. Elle ne doit être ni malade, ni vieille, ni maigre, ni borgne, ni aveugle, ni boiteuse, ni amputée totalement de sa queueet disposer de tous ses membres. Les bêtes n’ayant pas de corne ou de queue naturellement et les mâles “castrés” sont autorisés pour le sacrifice. Le bélier cornu, avec les extrémités des pattes noires, le ventre noir et les alentours des yeux noirs est particulièrement prisé par les musulmans de France.

Qui doit effectuer le sacrifice ?

La tradition commande au chef de famille de tuer l’animal lui-même, si la loi du pays l’autorise. Sinon, il peut mandater une autre personne pour le faire à sa place.

Doit-il assister à la mise à mort de l’animal ?

Sa présence n’est pas obligatoire mais recommandée. En revanche, le mandataire doit, dans la mesure du possible, citer le nom du propriétaire de la bête au moment  de la mise à mort de la bête.

Que fait-on de la viande ?

Placée sous le signe du partage et de la solidarité, la fête de l’Aïd el-Kébir est l’occasion pour les musulmans de se retrouver et de resserrer les liens entre les membres de la communauté et notamment de ceux qui vivent dans le besoin (pauvres, nécessiteux, orphelins). Lors de cette fête, la tradition veut que le 1er tiers de la viande soit donné aux pauvres et aux nécessiteux, le 2ème tiers aux amis et aux voisins (musulmans ou pas) et le 3ème tiers à la famille.

Qu’en est-il du bien-être de l’animal ?

Il faut minimiser les souffrances de l’animal qui doit être traité avec douceur, sans brutalité ou violence. Le sacrificateur doit vider la bête de son sang, sans l’assommer et en utilisant un couteau tranchant et bien aiguisé, qu’il ne faut sortir de son fourreau qu’au dernier moment pour éviter de l’exposer devant la bête.

Est-il possible de commander la bête chez un boucher ?

Oui, beaucoup de musulmans le font. Il faut juste s’assurer auprès du boucher que la bête a bien été tuée après la prière de l’Aïd.

Est-il possible de commander la bête dans une grande surface ?

Oui, à condition que l’abattage soit fait après la prière de l’Aïd, ce qui n’est pas forcément le cas pour les grandes surfaces.

Est -il possible de remplacer l’abattage d’une bête par un don ?

Beaucoup de savants musulmans admettent le principe de la substitution, c’est-à-dire le fait de remplacer l’abattage d’un animal par un don. Ainsi, des organisations caritatives musulmanes proposent aux fidèles de recueillir un don en lieu et place du sacrifice d’un ovin pour le diriger vers des familles nécessiteuses. Toutefois, beaucoup de citoyens français de confession musulmane restent attachés culturellement et cultuellement à la pratique et à la symbolique de ce rite.

 

Notes


[1]L’année lunaire comporte 354 ou 355 jours au lieu de 365 pour l’année solaire. Les mois lunaires sont au nombre de 12 et comptent 29 ou 30 jours. Le vendredi est le jour le plus important de la semaine. Les croyants se rassemblent à la mosquée pour prier ensemble.

[2]Environs 3 millions de musulmans venant du monde entier accomplissent chaque année le pèlerinage.

[3]Le mont Arafat, appelé aussi  la “montagne de la miséricorde” est une colline à l’est de la Mecque. A la fin des rites du pèlerinage, plus précisément neuvième jour du dernier mois de l’année lunaire, les croyants se rassemble tous à cet endroit. C’est un jour symbolique pour honorer le jugement dernier.  C’est aussi la journée pour demander pardon à Dieu. La station au mont d’Arafat est un des piliers du pèlerinage.

[4]Chaque année, les responsables musulmans de France attendent l’annonce du 1er jour mois de Dhou al Hijja (12ème mois lunaire) par la cour suprême saoudienne qui s’appuie sur la vision oculaire. Le CFCM et les mosquées annoncent alors aux fidèles la date du 1er jour de la fête du sacrifice qui correspond au 10ème jour de ce mois lunaire.

25 commentaires

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  1. Je vous cite :
    Pour avoir une idée de ce que représente cette fête pour les musulman, il suffit de lire cette parole du prophète : “Il n’y a pas une œuvre plus agréable auprès de Dieu que l’homme puisse accomplir le jour du sacrifice que de sacrifier une bête. Celle-ci est amenée le jour de la résurrection avec ses cornes, ses poils et ses sabots ; son sang atteint une place élevée auprès de Dieu, avant même qu’il ne touche le sol. Réjouissez-vous-en !”.
    Mais bien sûr… comprenez SVP que ce serait un non sens, que le prophète de l’Islam contredise le Coran … افلا تعقلون

    Là où le tout puissant nous dit que ni la chair, ni le sang de ces animaux sacrifiés ne peuvent « atteindre » Dieu et que seule est en mesure de l’ « atteindre », la piété sincère, vous nous apprenez que le jour du jugement, chaque centenaire viendra avec allez à la louche 75, 80 bêtes … bref dans les 100 milliards rien qu’en comptant les contemporains et qu’en sus le sang d’icelles atteindra une place élevée auprès etc…,

    Mais surtout, comment admettre que d’une part le tout puissant soubhanou accorde une telle place ce jour là précisément, à la piété sincère tout en ordonnant en clair et à deux reprises (sourat el hadj), l’acte de foi par excellence à savoir d’en nourrir les pauvres et les nécessiteux et de le glorifier pour ce qu’il nous a donné et vous vous admettez qu’en fait ce jour là, ce qui est le plus agréable à Dieu c’est que le sang du de la bête sacrifiée gicle… C’est avoir une piètre image de son seigneur que d’avaliser pareil mensonge.

    Enfin, vous nous dites que la « tradition » je cite : « la tradition veut que le 1er tiers de la viande soit donné aux pauvres et aux nécessiteux, le 2ème tiers aux amis et aux voisins (musulmans ou pas) [Le tiers dit du cadeau ndlr] et le 3ème tiers à la famille »
    Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne pas que les tenants du hadith authentique ou pas à tour de bras et spécialement au moment de décider quelle part donner aux pauvres, semblent –comme par inadvertance- ignorer un autre hadith ou prétendu tel voulant qu’Aicha ait répondu à une question du prophète, … toute la bête est partie je n’ai gardé que l’épaule et qu’icelui aurait répondu en fait c’est l’inverse qu’il aurait fallu dire, nous avons gardé toute la bête (pour l’au-delà s’entend ndlr), seule l’épaule est perdue…

    Je ne veux pas être désagréable, vous êtes peut-être de ceux que le seigneur a préservés de leur propre égoïsme et attachement aux biens d’ici-bas au sens où vous donnez peut-être toute l’année aux pauvres et tant mieux pour vous, mais ce qu’il faut savoir c’est qu’une majorité écrasante de vos coreligionnaires ne donne qu’à cette occasion là, alors par pitié, ne leur inculquez pas dans le crâne qu’ils ne devraient donner que le tiers au moment même où leur créateur et bienfaiteur leur rappelle que seule leur piété est en mesure de l’atteindre.

    J’avais écrit ça il y a un moment, toujours d’actualité –hélas- :
    Les pauvres méritent-ils ce que vous leur donnez
    Ce billet s’adresse à mes coreligionnaires musulmans
    Hier j’écoutais un homme de religion à la télé qui évoquait le souvenir d’une mendiante en Égypte qui serait restée entre 1973 et 1995 (22 ans donc), au même endroit accompagnée d’un enfant… qui ne grandissait pas. Et ce Monsieur que j’apprécie d’habitude d’expliquer que c’était manifestement une professionnelle et qu’il ne fallait surtout pas donner le moindre sou à ces gens là.
    Inutile de dire que j’ai sursauté, non pas qu’il faille leur donner non. Je m’explique :
    D’abord parce que des histoires de pauvres qui n’en seraient pas et qui auraient été vus descendant de Mercedes etc, toutes les concierges en ont et pas qu’elles, puisque tous ceux que j’ai connus et qui avaient une … disons légère tendance à être regardants dès qu’il s’agit de sortir de l’argent en ont deux ou trois du meilleur cru, je m’estimais donc en droit d’avoir autre chose que du cliché au menu.
    Ensuite parce que ces histoires ne veulent rien dire en tant que telles, évidemment que des professionnels de la manche comme toutes sortes d’autres arnaqueurs existent, mais que prouvent ces histoires de ceux-à-qui-on-ne-la-fait-pas ?
    •Qu’il n’y a pas de pauvres ? J’en connais que ça arrangerait pas mal
    •Que les mendiants sont riches ? Mais qui pourrait en douter…
    •Qu’il ne faut pas donner ? Pourquoi vous auriez donné si…
    1. Le Coran a tranché en disant de ne pas donner de l’argent aux soufahaa(dénués de sagesse), mais de pourvoir à leurs besoins avec, en clair au lieu de donner de l’argent à quelqu’un dont vous savez qu’il irait forcément se souler ou se droguer avec, au lieu de donner une forte somme à un jeune pas-très-la-tête-sur-les-épaules et qui serait capable d’acheter des baskets avec, plutôt que d’acheter à manger pour les siens. Vous préférerez acheter vous-mêmes vêtements et nourriture pour ces personnes là au lieu de leur donner du cash. Et il est encore une fois question de soufahaa en clair dénués de toute jugeote … Alors quelle est selon vous la position du Coran sur les autres, tous les autres ? Ceux qui sont incapables de nourrir un fils, une fille (les parents comprendront), ceux qui se laissent mourir parce que les soins, ben décidément c’est pour les autres, ceux qui ont froid en hiver et pas du fait d’une coquetterie, ceux qui vont jusqu’à … demander, ceux qui ne peuvent même pas demander…
    2. Pour un tricheur combien de personnes réellement dans le besoin ? Alors qui se soucie de dire que colporter ce genre de billevesées anecdotiques en leur donnant plus de poids que n’en a leur réalité sur terrain, finira par inciter les autres (avares ou pas) à ne plus donner du tout, y compris à ceux pour qui ce serait de l’ordre du vital ? Le Sheikh d’hier sera-t-il tenu responsable dans ce cas si un de ses adeptes s’abstient désormais de donner par ce que le Sheikh l’a dit ? Je n’aimerais pas être à sa place…
    3. Admettons qu’ils soient aux trois quarts tricheurs, que faire avec le quart restant, même sac ? Que faire avec les autres, ceux qui ne demandent même pas ? Que faire avec les propres membres de votre famille qui s’en sortent difficilement et que vous préférez imaginer dans toutes les aises possibles. Oui je comprends c’est plus confortable et puis la culpabilité quand on n’a rien fait (ça!) et qu’on n’a rien à se reprocher (comme vous dites!) c’est de l’ordre du pathologique, pas le genre de la maison donc.
    4. Donner et à plus forte raison régulièrement, est un pur acte de foi car être regardant même si c’est à des degrés divers est le lot de tous ou presque (à l’exception des préservés de ce mal mais c’est une autre histoire), alors aller à l’encontre de son propre égoïsme, de son propre amour pour les biens d’ici-bas, de son propre attachement au surplus-de-confort-qui-n’apporte-pas-grand-chose-ni-en-qualité-de-vie-ni-en-estime-de-soi est d’autant plus difficile qu’on aurait toutes les raisons de penser que cet argent donné serait irrémédiablement perdu… Seul un croyant sait que cet argent est au contraire définitivement préservé contrairement à celui qu’on ne garde au centime près que pour soi.
    5. Notre foi serait-elle sélective ? J’ai confiance lorsque Dieu me parle d’âme, d’enfer et de paradis mais je ne le crois pas (subhana allah), lorsqu’il dit que ce que je donne de bon cœur sur le sentier de Dieu et sans blesser ceux qui le reçoivent:
    • Me sera restitué ici même et toc!
    • Me sera rendu dans des proportions qui dépassent mon entendement le jour J.
    6. Le croyant sincère n’a pas dans la liste de ses soucis, la question de savoir si oui ou non untel mérite et pourquoi pas se demander dans ce cas si sa femme « mérite » que, ou pire si ses propres enfants et surtout ses propres parents « méritent ou pas ». Le croyant sincère est censé traiter avec Dieu et lui seul. Alors pour chaque acte concret , chaque effort consenti, chaque sourire, chaque indulgence, chaque mot amène, la seule question qui vaille quel que soit l’interlocuteur est : Dieu le mérite t’il ? Si vous répondez oui, alors n’hésitez pas un seul instant, faites…
    En conclusion et à un moment où l’extrême pauvreté et l’égoïsme le plus maladif gagnent du terrain ensemble, à un moment où la foi notamment en occident recule et avec elle, les actes de même nom… Je suggère à qui voudra bien m’entendre de donner même peu, juste donner en étant sincère et en ne toisant personne, l’on ne donne jamais que ce qu’on a soi même déjà reçu…
    Si vous ne le faites pas, c’est votre choix et c’est vous que ça regarde, mais dans ce cas, s’il vous plait contentez-vous de vous taire sur ce sujet et ne vous sentez pas comme certains, obligé d’en rajouter une couche en faisant du lobbysme anti-pauvres merci.

    • C’est ce que j’aime sur ce site. Les envolées lyriques et bien rédigées.
      Ceci étant posé, je n’ai rien contre les pauvres. Je leur reproche juste une certaine propension à la cupidité. Par ailleurs, je partage quand même votre haine des égoïstes, à savoir les gens qui ne s’intéressent pas exclusivement à moi.
      Bref.

      • Bonjour Patrice,
        Je ne crois pas mériter la pique du second degré en fin de com mais bon, je l’accepte volontiers, d’une part parce que tout ce qui suscite réflexion et remise en cause est un cadeau qui ne se refuse pas et d’autre part parce qu’effectivement je dois bien « expier », je vous devais une réponse sur un autre fil et qui n’est jamais venue. Mea maxima culpa.
        Bon dimanche et merci pour la piqure de rappel.

      • Cela dit,
        « haine » est un bien vilain mot et puis le sentiment qu’il dépeint est un peu facile je trouve. Aller vers l’autre l’est beaucoup moins, vous en savez quelque chose… Alors je me trompe peut-être mais je ne crois pas que vous soyez capable de haine.
        Moi non plus… n’challah 😉

        • @Cémwé

          Dont acte. Et je ne vois interdis pas de partir en vacances. … Même si, perso, je tiens ça pour un pensum. Je n’aime pas trop l’eau, ni la nourriture merdique, sans parler du tarif des bons whiskys à l’hôtel de la Plage-mais-sans-plus, vu qu’elle est quand même à cinq encablures. Soit pas loin d’un kilopas du Chaos. Oups! J’oubliai le fait que vous n’étiez pas un ancien démon. Au temps pour moi. C’est une formule militaire, une histoire de marche au pas, et de rythme de la fanfare. Celui qui a merdé reconnait humblement: “Au temps pour moi”.
          Mais c’est vrai que c’est important, que les militaires défilent en cadence avec ce qui leur tient lieu de musique. Imagine-t-on Beyoncé danser à contre temps? Ou Xi Jinping?
          Moi, en revanche, c’est mon problème. Ca doit tenir à un blocage freudien. Comme quoi, alors c’est comme ça.
          Y répond quand?

          • Ben jamais et pour cause, « y » rentre pas dans les cases, « y » discute pas sur injonction et surtout « y » est désormais sûr, que ce que « y » a dire n’est pas susceptible de vous intéresser et dès lors, là où il y a de la gégène…
            Pour commencer, je ne suis pas un musulman de France je vis en Algérie, nous ne partageons donc même pas une même réalité au quotidien, ensuite je ne commente que ce à quoi je m’intéresse, pour une raison toute simple, les longs échanges sur les sujets existentiels – même hautement intéressants – mais plus ou moins souhaités par d’autres, plus ou moins imposés par d’autres, j’ai déjà donné ailleurs et même si c’est enrichissant, ça reste chronophage ce que je ne peux pas me permettre en ce moment, alors je suis persuadé qu’il y a sur ce forum et ailleurs plein de débatteurs intéressants mais je n’en suis pas, désolé.
            Ensuite, quand je m’engage dans une discussion, c’est que j’ai bon espoir d’être utile je n’y arrive pas toujours – sans doute quand l’ego s’en mêle plus ou moins insidieusement ou que la sincérité n’est pas ce qu’elle devrait être, mais ça reste mon objectif et du coup j’évite chaque fois que je peux les discussions qui me paraissent stériles parce que condamnées à aller au cul de sac.
            Pour illustrer et si j’ai un non croyant en face de moi, je n’essaierai jamais de le convaincre de quoi que ce soit d’un parce que je ne crois pas du tout en le prosélytisme, de deux parce que dans mon monde à moi, ce que j’appelle Dieu m’a informé qu’il envoie à tous des signes en eux et autour d’eux jusqu’à ce qu’ils sachent pertinemment ce qu’est la vérité, après, ce qu’ils en font y compris choisir d’ignorer les signes en question, c’est eux que ça regarde, ça s’appelle le libre arbitre. Tout ce qui m’importe c’est que dès l’instant où moi j’y crois et vous pas encore, je suis obligé d’obéir quand il me commande de vous traiter du mieux que je peux, tant que vous ne m’avez pas combattu ou incité d’autres à me combattre, à m’oppresser ou à m’exiler de chez moi.
            Je disais donc libre arbitre, mais en attendant, comprenez SVP qu’après vous avoir lu écrire non pas que vous auriez des doutes sur l’existence d’Abraham dont l’historicité n’aurait pas été établie –ce qui serait légitime dans votre cas et appellerait réponse s’il y a lieu-, mais plutôt que vous êtes formel et sûr puisque vous écrivez qu’il n’a jamais existé pas plus qu’Adam, Moïse ou Noé, c’est vous qui d’autorité imposez le cul de sac à des discussions avec des gens comme moi. Bien sûr que je pourrais essayer de vous interpeller sur le fait que si un déluge universel (comme le prétend la bible mais pas le coran) n’a jamais existé, il y a bel et bien eu déluge régional local, que si un exode hors d’Égypte de 3 millions d’israélites «600 000 hommes sans compter leurs familles » en gros une plage noire de monde à 3 personnes par mètre carré, de 50 m de large sur … 20 km de long apeurée face aux chars de Pharaon… n’a jamais pu avoir lieu, ça ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas eu exode des israélites hors d’Égypte.
            Mais par-dessus tout, dussé-je choquer mes coreligionnaires qui auraient la mauvaise idée de me lire en ce moment et à qui on a raconté pendant des siècles qu’en sus d’être le sceau des prophètes, Mohamed est le plus important d’entre eux, le plus proche de Dieu ce que le texte coranique ne dit nulle part, en revanche le même texte est beaucoup plus élogieux vis-à-vis d’Abraham à la foi attestée comme étant la plus saine, la plus accomplie, fait guide de l’humanité toute entière par son créateur. Bref comprenez qu’au lieu de discuter de l’existence même d’un tel homme avec vous, je préfère et de loin utiliser mon temps et mon énergie à essayer d’attirer l’attention de mes coreligionnaires sur ce qui menace leur foi, sur l’éloignement gravissime du texte coranique auquel nous sommes rendus en ce moment –quasi tous les prêcheurs du vendredi n’ont que le mot hadith à la bouche-, et sur les graves mensonges sur l’Islam des origines que nous subissons depuis des siècles et que nous payons à travers des gens comme al qaida, daesh et autres tristes sires, mais que nous payons surtout à travers une stagnation scientifique, technique, culturelle, civilisationelle et à travers la mise au ban, de l’intelligence, de la réflexion, des capacités phénoménales que notre créateur a mis en nous, en nous ordonnant le « choukr » en les faisant fructifier concrètement pour le bien de tous – oui l’histoire du hadith des cinq piliers de l’Islam ignorant superbement les piliers que le Coran a établi, est aussi un mensonge-
            Merci de votre compréhension.

          • @Cémwé

            Grand merci pour cette longue réponse, au demeurant habile, mais je n’en n’attendais pas moins de vous. C’est un vrai bonheur de vous lire, et sachez que je suis totalement sincère.
            D’ailleurs, il m’arrive, dans les romans que j’écris récurremment, de faire défendre l’indéfendable par mes personnages. Mais sachez que je me mets dans leur peau, au point qu’il m’arrive d’en être ébranlé dans mes convictions après avoir rédigé leur discours. Je me souviens même avoir rédigé le sermon d’un curé qui défendait le créationnisme dur, passablement convainquant, en usant de la technique platonicienne du “Qu’est-ce que la réalité?”.
            Là, on est dans le sujet, au coeur du sujet.
            La réalité est ce que vous niez, mais qui peut se targuer de comprendre cet univers étrange? Même les sciences exactes nous décrivent un monde inepte, hors bon sens, sans repères solides, ou fondé sur un hasard que même Einstein n’admettait pas. Le plus amusant est sans doute le fait que la magie ne s’est pas encore séparée des sciences. Matière noire, Energie noire, mondes à 11 dimensions. …
            Voila ce que je crois avoir compris. Le monde dans lequel nous baignons est incompréhensible. On a pourtant beaucoup progressé, depuis , disons, le cinquième siècle grec, mais nos découvertes récentes posent plus de questions qu’elles n’en résolvent.
            Je suppose que vous savez tout ça, à l’aune de la pertinence de votre discours, si logique et bien rédigé. Je vous sais aussi gré de jeter l’éponge, en déclarant: On n’a rien à se dire. Rien d’illogique dans votre vision des choses. Et, après tout, la croyance en la logique est une forme de croyance. J’en conviens.
            Restent les probabilités. Adam, premier prophète de l’Islam…. Il y a 200 000 ans. On a le droit d’y croire. A moins d’adhérer à l’hypothèse créationniste, à savoir celle de la Bible et du Coran, à savoir la Création de la Terre en 6 jours il y a 6000 ans, clés en mains, avec les dinosaures et les Sapiens.
            Dans mon sermon, celui que j’attribuais à un de mes personnages, je me basais sur le “tout n’est qu’illusion”. C’est bien sûr la seule manière de sortir de l’impasse.
            A ce propos…. Vous n’avez “pas le temps” de convaincre les kouffars, mais vous êtes quand même très bavard dans vos posts, ce qui dément un peu ce pieux mensonge.
            Mais j’entends bien l’argument: “Ce que je crois est la vérité”. Vu que je pense la même chose. Le contraire serait navrant.
            Bref.
            Merci quand même de m’avoir répondu. Intelligemment, soi dit en passant. Le reste importe peu. Est-ce que Dieu existe? On s’en fout. On ne va pas se fâcher pour des détails.
            Désolé. Je conclue tous mes posts par une boutade. Comme tous les littéraires.

          • Et c’est moi qui serais habile… Dites plutôt que vous êtes redoutable.
            Bon puisque je ne peux pas y couper, allons-y gaiement mais il faudra faire preuve de patience chaque fois que mes réponses tarderont SVP car « pieux ou pas », je ne mens jamais, je suis vraiment très pris.
            Je vous cite : « A moins d’adhérer à l’hypothèse créationniste, à savoir celle de la Bible et du Coran, à savoir la Création de la Terre en 6 jours il y a 6000 ans, clés en mains, avec les dinosaures et les Sapiens. »
            Pas 6 000 ans, 5 779 de la précision que diantre, c’est bien ça le calendrier hébraïque non ?… Et puis « il y eut un soir et il y eut un matin », pas de doute, c’est bien de jours qu’on parle et ce –excusez du peu-, avant même l’existence de la terre et sa rotation sous l’éclairage de son astre, nous sommes très forts nous autres les croyants…
            Hé non cher Monsieur, ça n’est pas le récit coranique, c’est le récit biblique (et pas que l’AT finissant la semaine en Sabbat hein puisque deux évangiles reprennent aussi deux généalogies des prophètes (contradictoires entre elles en plus), le tout, parfaitement inadmissible de nos jours).
            Le coran dit aussi six « jours » traduisant « ayyam pluriel de yawm » c’est vrai mais pas dans l’acception actuelle du terme, vous voulez des preuves ? Avec plaisir, le même texte dit ailleurs dans deux contextes différents et en clair :
            – Sourate 32, verset 5
            {… en une période de temps (yawm) dont la mesure est de mille ans de ce que vous comptez. }

            – Sourate 70, verset 4 :
            { … en une période de temps (yawm) dont la mesure est de 50000 ans. }

            Yawm doit par conséquent être traduit non pas par jour mais par période de temps et période de temps très importante et variable de surcroit.
            Inutile pour moi de m’étendre là-dessus, Bucaille le fait de manière exhaustive et il est téléchargeable sur mon blog si vous voulez vraiment savoir.
            A bientôt j’espère cher Monsieur.

  2. L’islam vient confirmé ,toutes les religions,c’est-à-dire. Quand réalité depuis le début de l’humanité c’est l’islam, pour comprendre il faut connaître l’arabe l’iteraire ,musulman veut dire soumis à ALLAH et ALLAH en arabe veut dire le DIEU unique, l’islam ,est une religion monothéistes ,depuis ADAM paix sur lui. Nous musulmans nous reconnaissant tout les profetes sans exception ,la paix de DIEU soit sur heus

    • en vivotant sur la provocation tu te soignes de je ne sais quelle maladie ( et je m’en fiche royalement d’ailleurs )
      Ce qui est certain est que tu essaye de te prouver quelque chose ou d’avoir le sentiment d’exister. C’est pitoyable d’être comme ça et c’est triste à la fois. Il suffirait d’écouter ton humanité …
      J’espère que tu ne vas pas te suicider si jamais un jour Oumma venait à ne plus exister.

  3. Croissant de lune. Que le sacrifice fait par Abraham soit au nom d’Ishak ou Ismaîl n’est pas
    un problème en soit. Que ce soit l’un ou l’autre c’est l’acte qui est le plus important. On sait tous qu’Abraham désirait un desendant de sa lignée, et que son premier fils était issu de sa servante Hajar et le second de Sara. A quel moment le réve que fait Abraham concernait il l’un ou l’autre? Et ou résidait Abraham à ce moment?
    A la mecque avec Sara et Ishak et Hajar et Ismaîl ou bien séparement dans un autre lieu?
    On sait qu’à la demande de Sara , Abraham à séparé les deux garçons en emmenant Hajar et son fils loin du lieu ou il résidaient et les a emmené vers ce qui est la mecque.
    Et qu’il y est revenu beaucoup plus tard pour leur rendre visite. C’est à cette occasion que la Kàaba à était bâti avec l’aide de son fils présent Ismaël. La question est de savoir si le sacrifice a eu lieu à cet endroit et se serait donc Ismaël qui est concerné ou bien ailleurs en palestine ou à Damas et se serait dons Ishak qui était concerné? De tout cela Dieu seul le sait.
    Ce qui compte c’est l’acte en lui même, peut importe que se soit Ismaël ou Ishak.

    • @ichtefane

      Non, ce qui compte, c’est la crédibilité du mythe. Discuter des détails est en effet sans intérêt, puisque tout est faux. Abraham n’a pas existé, ou a existé 2000 ans avant JC, sans laisser de traces historiques précises. La religion qui mentionne ses exploits est née 1500 ans plus tard. … Imaginez, la distance qui nous sépare de Constantin. Je veux bien sûr parler de l’Empereur romain qui a fait de l’église ce qu’elle est, à savoir une succursale du pouvoir. Juste pour mémoire, le saint avait fait bouillir sa femme et sa fille, et pas au figuré. Il a quand même récolté une auréole pour services rendus. Plus on décrypte l’histoire, plus on discerne entre mythe et réalité. La réalité est toujours abominable.
      Quant à Abraham, difficile de lui reprocher sa tentative de meurtre, vu que les héros de fiction ne sauraient être condamnés. Vous enverriez Homer Simpson à la chaise électrique?

  4. Croissant de lune. Que le sacrifice fait par Abraham soit au nom d’Ishak ou Ismaîl n’est pas
    un problème en soit. Que ce soit l’un ou l’autre c’est l’acte qui est le plus important. On sait tous qu’Abraham désirait un desendant de sa lignée, et que son premier fils était issu de sa servante Hajar et le second de Sara. A quel moment le réve que fait Abraham concernait il l’un ou l’autre?

  5. Assalamou ‘alaïkoum, qui est le sacrifié? Ismaïn/Ismaël ou Aschak/Isaac?

    L’article présente comme allant de soi que le sacrifié était Ismaïn ‘alayhi assalati wa assalem. Voici un document de Karim Al-Hanifi assez complet sur le sujet, qui emporte mon adhésion en tout cas. Selon Karim Al-Hanifi, enfin c’est pas selon mais c’est exact, le saint Coran ne nomme pas le sacrifié. S’il est suggéré selon le contexte, alors c’est Ashak/Isaac ‘alayhi asalati wa assalem qui est suggéré. Les ahadiths non plus ne donnent pas le nom dusacrifié. Le prophète Mohammed qui avait parfois des dialogues et des controverses avec des Juifs n’eut jamais de controverse sur ce point, ils n’eussent pourtant pas manqué à soulever la question importante pour eux. Les trois première générations ou les trois premiers siècles des Musulmans gardaient la divergeance, les exégètes ont divergé bien que les tenants d’Isaac soient plus affirmatifs que les tenants d’Ismaël. Selon Karim Al-Hanifi, du moment que le Coran suggère l’identité du sacrifié, Ashak/Isaac ‘alayhi assalati wa assalem, il n’y a même pas matière à divergeance, la divergeance n’est même pas permise. Et là je dis selon, j’en laisse la responsabilité à Karim Al-Hanifi. Mais écoutez plutôt.

    https://www.youtube.com/watch?v=iEX9wEq6EbI

    Croissant de lune.

    • @Croissant

      Juste un petit rappel nécessaire: Abraham n’a jamais existé, et donc, n’a pas cherché à assassiner son fils au cours d’une crise de démence. Abraham est comme Adam un personnage mythologique. Certains personnages de la Bible on laissé des traces. Le roi Salomon, par exemple, mais pas Moïse. Ni Noé. Ni Isaac.
      Il est donc difficile de trancher au sujet des dissensions entre croyances antiques.
      Ceci étant posé, possible qu’il ait existé jadis une ou plusieurs personnes ayant égorgé leur fils, ou tenté de le faire. Comme je n’aime pas trop les enfants, je ne critique pas. Je me permets juste de rappeler le fait que c’est passible de la prison à perpétuité, ou, dans le meilleur des cas, de l’internement à Clermont sur Oise (L’asile psychiatrique dont on ne ressort pas).
      Bonne fête quand même.

  6. Voici du bel ancien, la voix de l’astre de l’Orient, Oumm Kalthoum, qui chante Ya lilt al-aid,”Oh nuit de fêt. Elle chante la nuit merveilleuse qui précède les fêtes, elle chante qu’il est haram de dormir par nuit de fête, sous-entendu bien sûr, qu’il est haram de ne pas se réjouir.

    Que la joie pénètre tous les cœurs, belle et douce nuit mêe si vous êtes tristes et éprouvés, qu’Allah assiste ceux qui souffrent et ceux qui sont seuls. Mais écoutez plutôt.

    https://www.youtube.com/watch?v=AbU6Bg-6y5o&list=RDMMAbU6Bg-6y5o&start_radio=1

    Croissant de lune.

  7. Le mot arabe “Aïd” n’est mentionné qu’une seule fois dans le Saint Coran et dans un tout autre contexte que celui qu’on lui connaît.

  8. “Abraham n’était pas juif, Moïse n’étant né que bien des siècles plus tard. Il était musulman, soumis à Allah, donc le rapport avec les traditions juives n’existe pas”
    OK trouvez moi un document anterieur à l’Islam ou le mot musulman apparait…….car je n’ai pas trouvé!!

    • le mot musulman signifie “soumis à Allah”….. c’est syntaxiquement incorrecte d’écrire “Il était musulman, soumis à Allah, ” car c’est une redondance et ça crée une ambiguité que ne manque pas de soulever Bao en demandant une source.

      Ce qui en soit est une question absurde, étant donné que le terme “musulman” (trad : soumis a un Dieu unique, monotheiste) est un terme arabe et qu’Abraham évoluait dans un cadre hebraïsant. Donc vous ne trouverez pas le “musulman” mais son pendant en hébreux.

      Je pense sincèrement qu’il faut s’en tenir à la traduction correcte du Coran (soumis a Dieu ou monotheiste) et arrêter la provoc en disant “musulman”. Car a moins d’être idiot, aujourd’hui, en français, le terme “musulman” correspond a quelque chose de bien précis, a savoir l’application de l’islam tel qu’on l’entend actuellement. Or Abraham était soumis à des règles différentes qui ont été abrogées depuis (aucun musulman actuel n’a de mezouzah à sa porte ou ne fait kipur). Appeler Abraham ou Jesus “musulmans” au lieu de s’en tenir à la traduction du sens apparent, ça crée de la zizanie avec les deux autre monothéismes qui ont l’impression qu’on leur “vole” leurs prophètes.

      Et evidement qu’Abraham pratiquait le rite juif…. vue que c’était le normatif voulu par Allah à l’époque. Il faut arreter de croire que les lois coraniques étaient deja sous leur forme définitives a cette époque…. le concept de l’abrogeant et de l’abrogé ça ne concerne pas uniquement le Coran, mais aussi les lois antérieures. Sinon il va falloir expliquer la disparition des 600 et quelque mitzvoth ou le fait qu’avant Muhammad (saws), le vin était licite avec une certaine limite.

      • Salam La Tisseuse et bonne veille de l’aïd En êtes-vous sûre qu’Abraham/Ibrahim “SAWS” était Juif, suivait les rites Juifs? Il a vécu bien avant Moussa “SAWS”, par exemple, il ne tenait pas le Sabbat, ni la loi Mosaïque postérieure à sa vie. Ibrahim tenait certes la circoncision, obligation alors, elle ne l’est plus autant aux Musulmans d’aujourd’hui, sur ce point il a transmis la circoncision obligatoire aux Juifs. Ne peut-on pas dire plutôt qu’Ibrahim “SAWS” fut monothéiste, soumis à Allah, qu’il était certes Hébreux, mais pas encore Juif, est-ce correct de le qualifier de juif alors que le Judaïsme n’était pas encore constitué?Hébreux ou même tou simplement Sémite, puisque les Sémites n’étaient peut-être pas encore séparés selon les branches que nous croyons connaître aujourd’hui? Maintenant, là où je suis d’accord, c’est que nous ne pouvons pas dire que les prophètes étaient “Musulmans” au sens o nous l’entendon maintenant, ils étaient “Muslimina li Allahi”, en Arabe, soumis à Allah, monothéistes par conséquent.Au sens ou le mot ne désignait pas encore les tenants de l’Islam comme dine et religion, qui n’en ont même pas porté le nom dans les débuts de l’hégire, ils se sont nommés ainsi après la révélation de la sourate d’Ibrahim. Entendu ainsi, les autres monothéistes n’ont pas à ressentir cette sorte de spoliation des prophètes. Il est plus droit de disputer avec eux sur ce qui fut ransmis dans leur livres, lorsque leurs traditions semble s’éloigner de l’Unicité, parexemple le problème de la trinité, qu n’est même pas dans la Bible mais affaire d’exégètes. La divinisation de l’Homme et l’humanisation de Dieu et beaucoup d’autres choses où ils s’éloignent de l’Unicité ou carément la nient.

        Croissant de lune.

        • @Croissant

          Le culte juif s’est élaboré graduellement entre -800 et -400. Ca n’est qu’en -400 que la Bible a commencé à ressembler à celle d’aujourd’hui. …. Et donc que la construction des personnages mythiques comme Adam, Abraham, et Moïse a été parachevée. Leur historicité étant nulle, difficile de deviner ce qu’ils pensaient. Ce qui importe est ce qu’on leur fait dire. Merci, par conséquent, de rendre à César ce qui est à César, et aux juifs leurs créations mythologiques.
          La religion musulmane est née au 7ème siècle, soit plus d’une dizaine de siècles après la rédaction de la Bible. C’est donc une secte du judaïsme, comme la religion chrétienne. Évitons donc de mettre la charrue avant les boeufs.
          Ceci étant bien compris, ça ne me dérange en aucune manière qu’une religion récupère les croyances de cultes antérieurs. Les juifs aussi ont repris des mythes existants. Aucune religion n’est jamais née ex nihilo, par l’opération du St Esprit, comme disent les chrétiens. Il est aussi de la nature des religions de muter, évoluer, et produire des schismes. Le protestantisme en est un bon exemple. Je trouve juste navrant que les croyants s’entre-tuent ensuite au nom de Dieu du fait se ces dissensions. Reste à savoir si ce Dieu infiniment bon prise les massacres commis en son nom.

        • @La Tisseuse

          Dans l’hypothèse, au demeurant controversée, où Abraham aurait existé, ou celle selon laquelle un personnage réel aurait inspiré le personnage mythologique, ce dernier aurait vécu entre le XXème et le XXIIIème siècle avant Jean Claude, en Egypte. On parle de l’assassin d’Isaac. Pas de chance. La Bible fut écrite entre le 8ème siècle et le 4ème siècle avant Jean Christophe.
          Donc, je ne pense pas que le supposé Abraham historique était juif, il manque 1800 ans, ou musulman, il manque 2800 ans. Ceci dit, l’historicité de ce personnage est non démontrée, si bien que vous pouvez aller vous recoucher en paix.
          Si ça vous console, même l’historicité de Jésus est contestée. Par exemple, Nazareth a été bâtie au IIIème siècle. Ca ne prouve rien, mais ça jette un froid.
          Mais lui, au moins, il fait une ligne dans Tacite. Contestée, peut-être rajoutée par un copiste, mais c’est mieux que rien.
          Ceci dit, si Jésus a vraiment existé, on imagine qu’il doit avoir les boules. Il vient nous rendre visite, et on lui fait la peau. Bonjour la politesse. J’aurais jamais fait un truc pareil. D’ailleurs, je milite contre la peine de mort. Surtout par crucifixion, lapidation, ou flagellation. Sauf qu’il y a des gens qui trouvent ça bien. Et, comme je suis résilient, je ne dis trop rien.
          Ok! Dans le Coran, il a échappé aux barbares. Et il a fait quoi ensuite? Buteur au PSG? Bien. Personne ne lui a dit que c’était un club tenu par la concurrence?

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