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Le Coran recherche toujours ses lecteurs !

Dans un texte précédent nous disions que pour relire le Coran en évitant de trahir son message nous avions besoin de bases méthodologiques ou analytiques sûres. Lorsque nous lisons les commentaires du Coran ce qui nous surprend toujours c’est l’érudition déployée qui en ressort ; cette érudition est tellement présente dans ces œuvres magistrales, qu’elle nous perd souvent et l’on se retrouve au milieu d’écoles puissantes qui se répondent plus qu’elles ne nous aident à comprendre les attentes du Ciel à l’égard des hommes.

Même dans les hautes montagnes de l’exégèse coranique nous n’arrivons pas toujours à trouver ce que nous recherchons mais parfois, au milieu des milliers de pages, il y a quelques fulgurances (tout ça pour ça !). En réalité, et nous assumons ce que nous disons, la grande majorité des commentaires sur le Coran appartient à l’histoire des idées plus qu’au monde des vivants.

On s’y réfère souvent pour retrouver l’histoire d’un mot ambigu, étape préalable nécessaire mais insuffisante, et il est du devoir du lecteur actuel de chercher à donner à la lettre coranique une certaine épaisseur. Impossible pour l’humble musulman moderne (à l’esprit syncrétique plus que synthétique c’est-à-dire disposant d’un esprit davantage mélangé que structuré) de tirer du Coran une vision du monde à travers une pensée religieuse structurante. Comme le disait Gaston Berger penser demande à la fois de la « lucidité et du courage » ; et le Prophète ne faisait-il pas sa demande à Dieu afin de le protéger contre « la paresse (physique, intellectuelle et spirituelle) » ?

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Nous disions il y a peu que nous abordions le Coran de manière hasardeuse et au gré de nos humeurs et écueils personnels, et nous ne savions pas que nous étions à la lisière de la « pensée sauvage », sans but réel ni méthode efficace. Nos aïeux avaient réussi à développer de multiples approches pour lire et comprendre ce texte fondamental, alors que nous autres contemporains, restions nostalgiques d’un passé scientifique révolu qui ne nous aide pas à régénérer notre vision de l’homme et du monde, et ce afin de faire face aux grands défis et périls qui s’amoncellent devant nous. Je ne parle pas de l’herméneutique (tafsire) coranique ou de l’approche historico-critique nées des sciences sociales.

Les études sur la langue, sa structure, les contextes historiques ou encore la composition du Coran nourrissent avant tout les sciences humaines mais ne nous aident absolument pas « à faire notre travail d’homme » et à pénétrer ce texte « extra-ordinaire », il faut bien le dire, car il ne cesse de surprendre et de nous dérouter. Certains travaux restent passionnants car ils nous éclairent parfois sur certaines intentions du Coran. « En relisant le Coran » de Jacques Berque, l’auteur nous explique que la compilation du Coran répond à une intention des scribes du Prophète et du Prophète lui-même, mais que cette intention, avec les siècles, semble de plus en plus inaccessible. On nous dit que le Coran a été compilé en allant de la plus grande sourate à la plus petite par simple commodité, or la première sourate (al fatiha) est 40 fois plus petite que la suivante (al Baqara). 

Nous n’avons que des indices mais trop peu de certitudes sur ces questions, et le ton péremptoire de certains chercheurs en est la plus éclatante démonstration, car plus on croit savoir moins l’on sait en réalité ; c’est la loi socratique du « tout ce que je sais c’est que je ne sais rien » que l’on retrouve dans la sourate Joseph sous cette forme : « Par-dessus tout être de connaissance, Il (Dieu) est Connaissant », relativisant ainsi, tout savoir. Mais alors, allons-nous rester comme ça, affligés et déprimés de ne pouvoir prendre le Coran indéfiniment que comme un slogan, ce qu’il ne sera jamais, et non comme un message à notre intention, ce qu’il est irrémédiablement ?

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Pour en finir avec les slogans, il nous faut ce qu’il nous manque actuellement, à nous autres musulmans vivant en Europe, à savoir une méthode d’analyse, si possible critique mais surtout accessible à tous, c’est-à-dire capable de nous aider à penser contre nous-même et nous permettant de voir de manière concrète les choses qui s’offrent à nous. Cette méthode porte un nom connu des spécialistes en philosophie mais qui est très peu accessible du grand public : c’est la phénoménologie.

Mais si Husserl a été celui qui a posé les bases de cette nouvelle méthode d’analyse critique pour atteindre la structure des choses, il y eut autant d’approches de la phénoménologie qu’il y eut d’élèves se réclamant du maître. Honnêtement, parfois on s’y perd nous-même, tellement il y a des ramifications nombreuses, c’est comme si nous étions devant un arbre aux multiples branches et dont il serait difficile de les suivre toutes. Nous avons pris notre parti ! C’est la philosophie du voir (qui ressemble à la basira dont parle le Coran) développée par Gaston Berger que nous avons choisie pour nous guider et nous aider à poursuivre l’œuvre d’Iqbal qui était de reconstruire la pensée religieuse de l’Islam.

Gaston Berger était avant tout un homme du concret qui ne se laissait pas envahir comme beaucoup par les subtilités conceptuelles. Une philosophie réelle doit nous aider à « faire notre travail d’homme » et le philosophe, conscient de sa tâche, ne doit pas se poser pendant quelques heures devant un amphithéâtre pour débiter un monde idéel hors de la vie. La philosophie réelle ne sera jamais académique et la phénoménologie bergérienne a, selon nous, cet avantage de pouvoir parler au plus grand nombre, pourvu que l’on puisse utiliser des mots du commun pour expliquer la méthode. Cette philosophie populaire doit permettre à chacun d’avoir un sac de survie intellectuel, pour aider tout un chacun, à affronter les multiples espaces vierges ou non qui agrémentent sa vie. 

Le Coran a été révélé pour être médité d’abord et ensuite, afin que ses valeurs soient incarnées. Le Coran doit être lu « comme s’il nous était révélé à nous-même » dit la tradition. Il peut accessoirement être un objet d’études mais ce n’est que pour mieux éclaircir notre conscience prioritairement, puis notre « agir éthique ».

Force est de constater, que nous le lisons comme un objet qui narre des moments de l’humanité et comme si nous n’étions pas concernés par ses appels et ses exhortations, parfois même, nous en faisons un instrument de démarcation entre nous et les autres, ce qui est la pire manière de l’approcher. « Le Coran met plutôt l’accent sur l’action que sur l’idée » écrivait Iqbal, cela pour bien montrer que ce texte n’est pas dans l’anti-intellectualisme primaire mais qu’il cherche foncièrement à changer les hommes.

Mais aujourd’hui il y a une crise de la pensée qui se trouve morcelée, partielle et précipitée dans un flux qui l’empêche d’être structurée et sûre. Des corps-vivants, des hommes et des femmes, pris par ce flux qui attaque l’aspect permanent d’eux-mêmes, leur nature métaphysique, et qui dramatiquement fait qu’ils ne sont plus qu’un halo d’instincts contradictoires autrement dit, des bombes à retardement et des morts-vivants errant et ne sachant pourquoi ils vivent. Des penseurs contemporains de culture musulmane, ont essayé de rouvrir les débats sur la révolution intellectuelle et spirituelle nécessaires pour retrouver l’élan primitif, qui amena les musulmans à affronter le monde et ces multiples mutations, au point qu’ils façonnèrent le monde des idées pendant plusieurs siècles.

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Mais nous sommes au terminus d’un processus idéologique qui consiste à ne prendre le Coran que comme un slogan souvent politique. Iqbal a ouvert la voie et nous encouragea à poursuivre son œuvre de refondation de la pensée religieuse de l’Islam. C’est ce que nous allons tenter de faire avec prudence et sérénité. Il nous faut pour cela une méthode sûre et offrant aux hommes de l’espérance.

C’est donc, comme nous l’avons dit, à la phénoménologie que nous ferons appel, celle qui a été bellement définie par Gaston Berger. Mais en premier lieu il nous faut dire quelques mots sur cette méthode d’analyse critique qu’on appelle phénoménologie et qui a façonné la pensée durant tout le 20ième siècle et ce, en essayant d’éviter le jargon philosophique autant que faire se peut, car la philosophie doit être l’affaire de tous et non celle d’une élite jargonneuse vivant en circuit fermé comme certains systèmes philosophiques ; il s’agit tout bonnement, de saisir la vie qui nous anime intérieurement. La phénoménologie a été développée par Edmund Husserl (1859-1938). L’aspect le plus essentiel de son œuvre est « sa critique de l’objectivisme ».

Pour notre philosophe-phénoménologue c’est la mise en question « de toute doctrine partant du postulat selon lequel il existe déjà, en dehors de nous et sans nous, des « objets », sensibles ou intelligibles, tout faits ». Il n’est plus possible de saisir « séparément, dans leur extériorité et leur indépendance complète, une chose vierge de tout contact avec la pensée, et, d’autre part, une pensée dont on oublierait qu’elle n’est pensée que si elle pense quelque chose ». Pour le dire autrement, la vérité n’est pas « le reflet d’un être, mais produit d’un acte. »

C’est pourquoi le théologien Karl Barth finit par comprendre que « tout ce que je dis de Dieu, c’est un homme qui le dit » ; les soufis comprenant que le verbalisme est l’ennemi du Verbe chercheront non plus à dire la réalité mais bien plutôt de l’expérimenter. Contrairement à Descartes, la phénoménologie « n’isole pas le « je » du reste du monde » car « dire tout court « je pense », n’a aucun sens puisque la pensée est toujours en rapport avec son objet. » C’est pourquoi comme le dit Husserl : « Le mot « intentionnalité » ne signifie rien d’autre que cette particularité de la conscience d’être conscience de quelque chose ».

Pour encore mieux saisir l’approche révolutionnaire de la phénoménologie nous pouvons reprendre ces propos d’un philosophe rappelant que « si tous les hommes étaient morts, mais que la terre subsiste, avec ses fleurs, ses oiseaux, ses montagnes, ses sources et ses étoiles, ce ne serait pas le monde, car il manquerait quelqu’un pour dire : voici le monde. C’est-à-dire pour en saisir la totalité du sens ». Le hadith le plus connu des musulmans à savoir, « les actes sont toujours accompagnés par leur intention », dit la même chose. Or lorsqu’on le traduit ainsi il ne révèle pas toutes ses potentialités. En revanche, si l’on précise ce propos prophétique en disant que « l’action est l’expression ou l’incarnation d’une conscience humaine qui cherche à faire sens ou à donner du sens », de fait le hadith s’éclaircit et devient plus engageant.

La loi phénoménologique peut se réduire à ces mots : « L’essence du « donné » est de ne pas se suffire, il faut une conscience pour donner du sens. » En réalité, lorsque l’on prend la peine d’y réfléchir l’approche méthodologique de la phénoménologie n’est pas simplement ou seulement une manière de penser mais, comme le dit Gaston Berger, « une conversion radicale de notre existence tout entière ». Une première piste de réflexion à partir de ce qui vient d’être écrit : la rencontre entre le Coran et le « sujet-musulman » doit déboucher sur une conscience donnant du sens.

La lecture réduite à la mémorisation pour psalmodier ou chantonner le Coran ce n’est pas « lire » le Coran. Une fois qu’il est établi que le donné coranique, à l’instar de l’homme d’ailleurs, ne se suffit pas (bien que la Parole divine soit absolue et éternelle) et qu’il faut une conscience humaine pour lui donner toute sa dimension ce qui permettra au lecteur (et/ou auditeur) de se transmuer en « homme du Seigneur » (Rabbani) vecteur de sens, tout en reconnaissant qu’il est insuffisant et perfectible.

La primauté de l’homme voulue par Dieu, et telle qu’elle est exprimée dans la sourate 17, tiendrait essentiellement à ce fait qu’il faut « une conscience humaine pour donner du sens » car « le donné ne peut se suffire » ; l’aspect divin de l’homme tient à cela. Donc, tout propos fait par le croyant sur le Coran doit chercher à être vecteur de sens ce qui légitime l’exercice de l’exégèse mais surtout, l’insuffisance de l’homme démontre la relativité de n’importe quel commentaire ce qui implique la réactualisation de la compréhension du Coran et c’est cela qui lui donne son caractère toujours actuel et donc, éternel. Il est ainsi, erroné de répéter que l’effort d’interprétation du Coran (ijtihad) doit se faire par procuration et à la place du croyant par les « sachants » (chouyoukh). Cet abandon de l’effort de compréhension s’est transmuté en paresse intellectuelle, que nous déguisons malicieusement grâce à la pseudo-loi du taqlid (servilité intellectuelle) et que nous édifions aujourd’hui en une « sainte-ignorance », or le taqlid, faut-il le rappeler, est condamné par le Coran. Cette hérésie ne profite qu’à la caste savante et certainement pas à la pensée religieuse musulmane.  

Ceci ayant été dit, nous verrons dans un prochain texte d’autres implications de la phénoménologie telle qu’elle a été réinterprétée par Gaston Berger et qu’il nomme « la philosophie du voir » (ilm al basira).

8 commentaires

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  1. @ Hakim Fedaoui, “Juste la volonté de faire comprendre au plus grand nombre les recherches sur le Coran et son herméneutique”,…

    En fait, c’est byzare, mais vos articles à vous sont tellement herméneutiques que j’ignore si quelqu’un les lit et les comprend. Même pas le pauvre Djéser qui vous est tout dévoué et vous défend sans vous comprendre, c’est le comble du fanatisme, non?

    Ne vous flattez pas que je vous lises, soyons d’accord, vos articles ne m’intéressent que du fait des accusations collectives qu’ils sussurent, sinon je ne les lirais pas. Je comprends à peine un peu qu’il s’agit de rien de moins que d’une exégèse nouvelle qui se voudrait holliste, encore que vous réduisez au seul sens d’une sourate qui serait à saisir, ce qui est arbitraire, vous devriez n’envisager rien de moins que le sens du Coran dans son entier, d’un seul coup et donc commencer votre exégèse holliste maintenant au lieu de nous faire attendre avec les préambules qui laissent augurer qu’en fait vous n’avez rien derrière, vous écrivez beaucoup vous parce que vous n’avez rien à dire finalement, voilà où j’en arrive. Mais ça ne me gênerait pas, je ne lis pas tous les articles ici, je ne lis les vôtres que depuis que j’ai constaté ces accusations collectives que vous ne me ferai pas oublier, desquelles vous ne vous excusez pas et ne vous déjugez pas, par pur orgueil. Car, quoi d’autre que l’orgueil explique votre mutisme prudent sur ces accusations que vous tentez de faire oublier?

    Pour moi, le site aurait dû vous bannir de ses pages pour ne pas partager ni couvrir vos accusations collectives qui sont illégales, appelons un chat un chat. Sans ces accusations je ne m’intéressais pas à vous, soyez tranquille. Les Musulmans que vous accusez sont plus que vous et moi, je répète.

    Qu’Allah vous guide.

    Croissant de lune.

  2. Salam CdeL,

    Non non sincèrement je n’esquive pas … mais vous prenez un biais qui n’aide pas à comprendre le texte et sa pensée … Et eu égard au sujet ardu du Coran et de son appropriation il faut éviter la polémique et s’attacher à ce qui est écrit dans son ensemble et cela, pour aider les lecteurs à mieux comprendre …

    La série de textes autour de « relire nos sources » vous apportera peut être des réponses plus complètes … attendez la suite … Il n’y a pas de ton professoral juste la volonté de faire profiter le plus grand nombre aux recherches sur le Coran et son herméneutique (exégèse) !

    En tout cas merci pour vos réactions, cela prouve que nos textes vous travaillent l’esprit.

    Hakim FEDAOUI

  3. Oui, Hakim Fedaoui, on s’aperçoit bien que vous ne répondez pas, que vous esquivez. Exemple, je vous demande de me prouver que beaucoup de gens lisent sans chercher à comprendre le message du Coran, au lieu de répondre à cette question simple, vous esquivez, vous faites un pasde côté qui se voudrait professoral, devant tout le monde ici. Vous n’êtes pas le seul, ce refus de répondre est méprisant non pas à moi seul mais à tous ceux qui vous lisent, tout ça pour ne pas mettre en danger vos théories,… Face à ce genre de situations, beaucoup de gens réagissent d’un, “ce n’est pas grave”, mais c’est un clichet, une façon de parler. Qui refuse le débat dialectique et qui en même temps se réclame d’ouverture offense la raison. Les questions que j’ai formulées sont toujours là, écrites, répondez-y authentiquement quand vous voudrez, mais votre esquive déjà vous accable.

    Croissant de lune.

  4. Euh …le Coran n’est pas un roman (CdeL) ! Il y a des présupposés à avoir quand même …Par ailleurs, j’aime les combatifs … donc n’hésitez pas à poursuivre mais sur le fond ça me permettra de vous répondre !

    La logique d’invectives n’appartient à notre tradition …

    Et de votre temps, comme dit le Prophète, il doit être bien utilisé …

    Hakim FEDAOUI

  5. Salam Hakim Fedaoui, encore des pas de côté et de la prétention, du nounoiement royal dans, “Nous attendons toujours des critiques sur le fond.” Ne faites pas ça avec moi SVP! Je suis très anti-royaliste, vous savez?

    Donc il y a ceux qui lisent pour lire et ceux qui lisent pour comprendre son message écrivez-vous. Qu’est-ce que ça veut dire ça? Auriez-vous des preuves un peu convainquantes que des gens lisent pour lire sans vouloir comprendre? Si vous n’en avez pas des preuves, ayez l’humilité de reconnaître que vous n’en avez pas, ça fait mal mais c’est légitime. Si je mesure sur moi, j’essaie de comprendre le message plus ou moins fort selon les pages que je tourne, mais quoi que je fasse, certaines occurrences sont hors d’atteinte de mon intelligence, j’ai lu ou écouté des spéculations, oui mais des spéculations sur le personnage Idhou Qarnain et des Gogues et Magogues, des spéculations, ça n’avance pas ma compréhension. Eh bien, puisque vous êtes un des rares lecteurs que le Coran est sensé chercher en vain, qu’il y en a peu comme vous, alors ne vous faites pas suplier, donnez-nous le message que vous avez compris. Enfin non, je ne vois pas pourquoi vous auriez compris plus que d’autres en fait, mais donnez-nous plutôt les preuves selon quoi certains lisent sans chercher à comprendre le message! Parce que si vous n’avez pas de preuves claires, alors c’est de l’accusation arrogante et vous devez en convenir et vous en excuser.

    Des critiques sur le fond, mais quel fond, le fond des mers? C’est toujours soitdisant plus profond avec vous, j’ai pas envie de plonger si loin.

    Sachez bien Hakim Fedaoui que quand je vous interpelle, c’est pas vraiment pour vous, je ne me soucie pas beaucoup de vous, je me soucie des Musulmans, c’est différent? Eux, ils sont un public, un collectif, une communauté comme vous voudrez, supérieure à moi et à vous réunis, ce que je formules c’est à fin que certains des Musulmans qui vous lisent n’opinent pas sottement du chef et qu’ils ne passent pas du temps après à se faire des reproches suite à vos accusations que vous ne pouvez pas prouver! C’est volontairement indéférent afin que les lecteurs, des Musulmans aient semblable indéférence ou au moins indifférence envers leurs contempteurs qui sont eux dans l’air du temps. Vous dénoncez il semble tout un héritage d’arguments d’autorité, soit. Mais quand on vous lit, on ne trouve que de l’autorité qui se veut dissidente mais qui reste de l’autorité. Tout ça n’est pas important, ce qui compte c’est comment les Musulmans vous lisent, par exemple, vont-ils digérer vos accusations lamentables? Voilà où il est le fond pour moi, votre prose je n’en aurais cure fut-elle anodine sans atteinte de personne. Autrement, je ne connais personne pas même un enfant qui lirait ne serait-ce qu’un conte ou un roman et qui ne voudrait pas le comprendre, ce que vous écrivez a l’air d’exister mais ça n’existe pas. Eh oui, il suffit pas d’énoncer des clichets pour qu’ils aient pertinence, si des gens ne voulaient pas comprendre du tout, eh bien ils ne liraient pas.

    On attend toujours vos excuses claires et sans ambiguïté s’agissant du fait que l’héritage acharite inconscient serait cause de négligeance ou nuisance écologique, on n’a eu qu’une réponse embrouillée. Vous l’iman avec un n de la république, je ne vais pas vous lâcher de sitôt, vous me trouverez face-à-face selon mon temps disponible, pour vous donner la réplique et surtout pour diminuer cette mauvaise impression d’autorité qui vient de vos articles. Du choc des idées jaillit la lumière, entre gens libres, rationels et rigoureux, je ne suis pas sûr qu’il y ait choc avec vous qui comme de bien entendu n’êtes pas partisan des chocs. Avec moi, ces chose-là ne marchent pas!

    Croissant de lune.

  6. Salam !

    Non rien de prétentieux dans le titre … il résume un situation et un constat : il y a ceux qui lisent pour lire et d’autres pour comprendre son message …

    Nous attendons toujours une critique sur le fond …

    Hakim FEDAOUI

  7. @ L’auteur,

    “Le Coran recherche toujours ses lecteurs !”

    Vous n’estimez pas que ce titre est en soit prétentieux? Parce que dites donc, vous êtes un des rares bons lecteurs, alors? Je sais pas mais redescendez sur terre et prenez conscience de votre orgueil que tout le monde ne supporte pas, ok? Tout le temps vous donnez à penser que vous, votre pomme vous êtes original, inclassable, que vous avez découvert ce que des siècles de savants n’ont pas découvert, inclassable que dis-je, exceptionel! En avez-vous conscience ou pas? Parce qu’on se le demande.

    Avec le malaise que légitimement vos articles suscitent en toute personne un peu mesurée et sensée, le site gagnerait en raréfiant vos publications je vous assures. Ah personne ne vous as jamais dit pareille chose? Ben il faut que ça vienne un jour, prenez conscience de vos limites et de votre orgueil!

    Croissant de lune.

  8. Très bien, moi je veux bien @ l’auteur de cette philosophie du réel qui nous aide à affronter les défis et périls du présent et avenir. Sauf que, plus je vous lis et relis, moins je comprends, combien de milliers de pages comptez-vous écrire pour nous simplifier la vie et la compréhension de ces grandes choses? Ah sinon oui, je commence à peine à vous situer, non mais c’est bien sûr, il ne faut situer ni catégoriser personne, mais bon, vous seriez plutôt soufi et inviteriez les Musulmans à votre soufisme. Je doute que ça simplifie les choses nonobstant le temps que ça prendrait, car quoi qu’on dise la soufiya est nécessairement privilégiée, c’est pas donné à tout le monde, il y faut du temps considérable. Pour une fois, vous n’attaquez pas trop directement les Musulmans de France contemporains, bien que, bien que, ça vous démangeait.

    Oui alors, livrez-nous vos exégèses simples du Coran puisque les grands exégètes étaient selon vous dans l’erreur, qu’attendez-vous pour les corriger? Comme de bien entendu, vous, votre pomme n’êtes pas péremptoire, mais original quoi. Vous auriez pu vous faire inviter chez le défunt José-Arthur, il vous eut écouté pendant un certain temps, puis il vous eut décoré d’un, “vous êtes inclassable”, beaucoup prenaient ça pour un compliment, mais le malicieux devait rire en son for intérieur de ces fats qui se croyaient flattés. Un peu d’humilité, de la vraie ne vous ferait pas de mal.

    Croissant de lune.

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