in

Introduction générale à l’esprit de la lettre du Saint Coran (2/2)

La sagesse hindoue emploie très généralement le négatif relativement à Dieu : ainsi, il vaut mieux dire que Dieu n’est pas ceci ni cela plutôt qu’affirmer qu’Il est ceci et cela, à moins que nous ne répétions ce qui aura été préalablement révélé. D’ailleurs, l’émir ‘Abd al-Qâdir al-Jazâïrî (‘), dans son Livre des Haltes, parce qu’il était du nombre de ceux qui connaissaient le Seigneur, ne diverge guère des Hindous à ce propos.

Certains musulmans, en effet, considéraient Dieu (*) comme Transcendant —ils avaient raison. D’autres Le voyaient Immanent —là aussi, l’émir ne les réfuta point. Mais continua-t-il : «si tu dis que Dieu est Transcendant et Immanent, tu n’as pas menti bien que tu n’aies point tout dit. Et si tu dis qu’Il est autre chose que Transcendant et Immanent, cela demeure toujours incomplet.» Ainsi, en se limitant à ce négatif, il n’est pas arrêté de définition de Dieu, ce qui correspond bien mieux à l’état d’humilité et de sagesse caractérisant l’individu sensé. C’est d’ailleurs nécessaire que nous nous y limitions, puisque Dieu, étant la Vérité, le Bien, la Justice, bref : l’Absolu, ne peut être défini, auquel cas Il ne serait plus Absolu.

Et contrairement à ce que beaucoup croient, l’absence de définition ne rend pas la chose en question inexistante ou incompréhensible. Que l’on prenne l’exemple de la Vérité : qui donc osera affirmer ne pas appréhender ce qu’elle est ? Et en cas qu’un extravagant sceptique voudrait remettre en cause cet axiome, imaginons-le accusé d’un crime qu’il n’aurait commis ; nul doute qu’on l’entendra se défendre : «Ce n’est pas vrai ! Je n’ai rien fait !», ce qui suffit à le contredire de façon radicale et définitive, tant sur la Vérité que sur le Bien et autres Attributs divins (*).

Mais comme nous le relevions, l’Humanité moderne se caractérise par son Oubli de l’Être, faisant que ce qui était intuitivement su ne l’est plus et que, par conséquent, nous devions en recourir au Concept ; de la sorte, il est normal que nous en soyons venus à excogiter des définitions sur ces Attributs divins : c’est ainsi que la justice est devenue le principe moral impliquant la conformité de la rétribution avec le mérite, le respect de ce qui est conforme au droit. Comprenons que toute tentative de définition d’un Attribut divin restera caricaturale en tant qu’elle ne consiste qu’à tracer des carrés en un cercle tout en espérant vainement en couvrir la surface. Ainsi, et relativement à la Justice (comme aux notions assimilées), la définir est impossible, d’où il sort que pour l’intellectualiser, il faille en revenir à son opposé, c’est-à-dire l’injustice.

N’étant pas un Attribut, elle est donc aisément définie : il figure d’ailleurs pas moins de quinze occurrences de sa définition en le Coran (2:114, 6:144, 32:22, inter alia) qui toutes, en substance, la qualifient en tant qu’elle est le fait de dissimuler, dénier, altérer ou abandonner délibérément la Vérité (*). Il est à remarquer que la même racine trilittère Z‒L‒M exprime, en plus de l’injustice, le concept de Ténèbres qui ne peuvent être qu’opposées à Dieu (*) :

« Dieu est le Maître tutélaire de ceux qui ont foi en Lui. Il les fait émerger des ténèbres vers la lumière, tandis que les infidèles ont pour patrons leurs fausses divinités qui les arrachent de la lumière pour les plonger dans les ténèbres et les faire choir pour l’éternité dans l’Enfer» (Cor. 2:257).

C’est que la Vérité (*) induit Justice et Lumière quand le Faux vient avec l’Injustice et les Ténèbres. Par suite, la définition donnée de la Justice est donc bien fade, car la Vérité, en tant qu’elle contient les Attributs de Bien et de Justice, ne se réduit pas à ne dire que la vérité : ceux qui la manifestent indiquent plutôt qu’ils ont la claire certitude de la certitude d’être. Inversement, ne sont trompés que ceux qui n’ont pas cette absolue certitude d’être ; l’escroc multi-récidiviste Christophe Rocancourt s’accorde volontiers avec ce constat quand il déclare : «quelqu’un qui est foncièrement honnête, tu peux pas lui prendre de l’argent !»

C’est donc faute d’être que nous nous risquons au Faux ou à commettre un acte injuste —ce dernier cas nous rendant alors passibles de la Sanction divine. Illustrons donc.

Le Coran nous relate les divers châtiments subis par certains peuples des temps anciens : les ‘Âd furent exterminés par un ouragan ; un grondement terrifiant anéantit les Thamûd ; la Terre happa Coré, ses acolytes et les Madyanites ; l’Eau châtia les Égyptiens qui mécrurent en Moïse (‘’) et la plupart des contemporains de Noé (‘’). Tous furent injustes, mais chacun à leur manière : Coré se montra d’un orgueil extrême, les Thamûd dénièrent un Signe manifeste de la Vérité, Pharaon la dissimula à son peuple… car un même concept peut se décliner de diverses manières ; c’est ainsi que le concept d’Humain, auquel nous répondons tous, ne nous rend pourtant pas uniformes de visage.

Ceux qui s’imaginent que le Coran s’en prend à telle ou telle fraction de l’Humanité ne font que montrer par là leur vision tribale du monde car notre Dieu ne punit que l’injustice et jamais l’appartenance ou la non-appartenance à une quelconque fraction illusoire. Quelques exemples prouveront nos affirmations.

         ” Et quand ils refusèrent d’abandonner ce qui leur avait été interdit, Nous leur dîmes : «Soyez transformés en singes répugnants ! (Cor. 7:166)

À la lecture de ce verset, il en qui se choquent en imaginant que le Coran établit un parallèle entre juifs et singes, ce qui est une véritable inconséquence. À un premier égard, ce parallèle est faux en tant qu’à cette époque, il ne s’agissait pas de juifs mais de membres de la oumma ou ekklesia (termes signifiant communauté) de Moïse (‘’) qui ne pouvaient être que musulmans (il est toutefois plus que probable que leurs descendants se judaïsèrent, ce qui d’ailleurs explique la confusion générale sur les concepts de juif, Hébreu, israélite et autres similaires). À un second égard, si il est des juifs de par le monde, c’est bien qu’ils ne furent pas tous transformés. Il suffit que ces critiques se soignent de l’hémiplégie mentale dont ils souffrent en lisant le verset qui le précède : «Puis lorsqu’ils oublièrent ce qu’on leur avait rappelé, Nous sauvâmes ceux qui avaient dénoncé le mal et infligeâmes un châtiment terrible aux injustes pour leurs actes pervers» (Cor. 7:165). Et pourtant, les entendra-t-on jamais dire que Dieu a sauvé “des juifs” ?

              ” C’est aussi à cause de la pratique de l’usure, bien qu’elle leur [aux juifs] ait été interdite, et de leur habitude de s’accaparer injustement des biens d’autrui, que Nous avons préparé pour ceux d’entre eux qui sont infidèles de terribles tourments. (Cor. 4:161)

L’on voit encore une fois la précision et la justesse du discours divin. Ceux qui, parmi les juifs, pratiquent l’usure sont effectivement des criminels. Le Coran est loin des poncifs antisémites du XIXè siècle qui voulaient que l’usurier soit juif et que le juif soit usurier puisque l’interdiction figure dans le Coran de façon générale :

             ” Ceux qui pratiquent l’usure se présenteront, le Jour de la Résurrection, comme des aliénés possédés par le démon et ce, pour avoir affirmé que l’usure est une forme de vente, alors que Dieu a permis la vente et a interdit l’usure. Celui qui, instruit par cet avertissement, aura renoncé à cette pratique pourra conserver ses acquis usuraires antérieurs et son cas relèvera du Seigneur ; mais les récidivistes seront voués au Feu éternel.” (Coran 2:275)

              ” Tu n’exigeras de ton frère aucun intérêt ni pour argent, ni pour vivres, ni pour rien de ce qui se prête à intérêt. Tu pourras tirer un intérêt de l’étranger, mais tu n’en tireras point de ton frère, afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout ce que tu entreprendras au pays dont tu vas entrer en possession.” (Deutéronome 23:19-20)

On le voit : si Dieu est Justice, ce qu’Il qualifie de profondément mauvais doit être interdit non seulement pour tous mais aussi vis-à-vis de tous. Y aura-t-il des individus pour ne pas voir que ce Livre-là contient des principes universels quand ce Livre-ci enseigne une justice à double standard ? Que Dieu soit loué, la différence est claire !

Dieu propose comme exemple aux infidèles la femme de Noé et celle de Loth. Toutes deux étaient unies à deux vertueux d’entre Nos serviteurs et elles les trahirent. Mais le fait d’avoir été leurs épouses ne les sauvera point du châtiment du Seigneur lorsqu’elles s’entendront dire :

          «Entrez dans l’Enfer avec les autres damnés !» (Cor. 66:10)

Ce qui vient une nouvelle prouver que Dieu ne S’en prend qu’à l’injustice et à ceux qui effectivement la commettent. Dieu est Si Juste qu’Il sauva Loth (‘’) mais non sa femme, bien qu’ils fussent mariés : vraiment, la conscience tribale de certains est plus qu’étrangère au Dieu de l’Islam. Ne sont punis que les criminels et jamais le peuple auquel il appartient, car en effet, l’acte de subsumer un criminel à un peuple entier ne peut s’accorder avec Sa Justice.

À rebours des idées reçues, ne doutons donc jamais que Dieu (*) ne punit que l’injustice ; ainsi, tout individu qui, indépendamment de sa religion, de son origine et autres critères, commettrait un même péché connaîtra une même condamnation ; en effet, le Dieu des musulmans ne pratique ni la condamnation ab ante ni in solidum. En opposant la morale islamique universelle à la juive particulière, nous voyons bien l’écart. Mais il est plus flagrant encore lorsque nous lisons en l’Ancien Testament (Nombres 31:18) que furent exterminés tant de peuples tout en veillant à épargner les petites filles «qui n’ont pas partagé la couche d’un homme, et qu’elles soient à vous», ! Serait-ce par féminisme avant l’heure ou pour d’autres projets bien peu avouables ? Pharaon aussi tua les garçons et sauvegarda les filles, ce qui lui valut d’être qualifié par Dieu (*) d’abominable criminel (Cor. 28:4) et de subir le châtiment afférent. En bref, l’on suspecte l’Islam de véhiculer des principes que d’autres appliquent effectivement ! Mais cette suspicion n’est hélas pas sans fondements au vu de l’actualité et de l’état général des musulmans. Il nous appartenait seulement d’en montrer la fausseté quant à Dieu (*) et au Livre.

Ainsi, lire le Coran avec une conscience tribale ou tout simplement aliénée est forcément inopérant. Quant aux chrétiens qui s’y prêteraient, parce qu’ils sont en concurrence avec l’Islam qui est, à l’instar du Christianisme, une religion universelle, mais surtout en tant qu’ils admettent que Dieu ait pu se montrer d’une telle injustice puisqu’ils croient en l’origine divine de l’Ancien Testament, il faut que les conclusions qu’ils pourraient tirer de la lecture du Coran soient généralement faussées. Mais comme nous l’exposions, le problème est aussi chez les musulmans qui souvent s’imaginent le comprendre (ce fait est plus prégnant encore chez les titulaires d’une ijâza qui supputent que ce titre équivaudrait à une reconnaissance divine absolue et définitive). Car enfin, cet essai n’eût été possible, c’est-à-dire nécessaire, si les oulémas avaient tous tenu que Dieu (*) était effectivement la Vérité, le Bien et la Justice.

En fin de compte, comprenons que le Coran ne se révèle pas nécessairement aux musulmans car il s’ensuivrait que nul ne pourrait sincèrement se convertir à l’Islam : au contraire, le Coran ne se laisse comprendre que par ceux qui le lisent avec un cœur humble et pur, c’est-à-dire qui s’efforcent d’être objectifs et dont l’être est tourné vers le Bien, l’Impersonnel, l’Universel, le Tout (*). Se méprennent donc gravement ceux qui imaginent que seuls les musulmans en appréhendent le sens puisque l’islamité d’un individu ne le prévient nullement d’être un pervers. Il est d’ailleurs à noter que ceux qui haïssent au plus haut point l’Islam pensent de même que les assassins prétendument musulmans : les deux citent et font la même lecture de quelques passages bien précis, éludant bien volontiers le reste.

Ce n’est point étonnant, puisque l’un et l’autre n’y cherchent que ce qu’ils voulaient bien y voir. C’est donc très à propos que parlait Rûmî (‘) : «la Vérité est un miroir tombé de la Main de Dieu et qui s’est brisé ; chacun en ramasse un fragment et dit que toute la Vérité s’y trouve». Mais hélas, une lecture pervertie voudrait nous faire croire que Rûmî serait un apologète de la divergence et du «chacun sa vérité». Bien au contraire, le Coran, Parole de Vérité (*), agit à la façon d’un miroir de sorte que tous y voient non seulement ce qu’ils cherchaient mais davantage ce qu’ils sont effectivement. Et c’est cela qu’il nous appartient d’améliorer en nous-mêmes (par l’introspection) et chez les autres (par le bon exemple) car il n’y eût tant de débats sur l’Islam si les musulmans se comportaient ainsi que le commandait le Réel (*). D’ailleurs, le très pénétrant al-Ghazâlî (‘) avertissait : «la responsabilité de l’impiété est pour moitié imputable aux méfaits des musulmans eux-mêmes !» Que Dieu, donc, nous pardonne et nous guide ! 

En conclusion, et pour résumer ce qui précède, nous laisserons d’abord de côté le sujet initial sur lequel nous reviendrons plus loin.

Car en effet, nous craignons que certains ne soient comme désarçonnés face à l’amplitude des sujets que touche notre essai. Mais la chose était nécessaire, parce que la Réalité (*) forme un Tout (*) et qu’il n’est de véritable savoir sans que l’esprit n’ait ne serait-ce qu’effleuré ce Tout. À rebours des spécialisations en lesquelles les humains s’enfermèrent, si nous nous promenons dans la rue, nous ne verrons pas ici de l’économie, de la sociologie et plus loin, de la physique : le Tout est lié et ne porte signification qu’embrassé en sa totalité.

Ce n’est donc pas en vain que le Coran emploie la racine trilittère ‘A‒L‒M qui exprime notamment les concepts Univers, savoir, sage, Omnisapience [divine] ; d’ailleurs, le mot ouléma (grossièrement traduit par savant) la contient pareillement. Mais contrairement aux prescriptions du Coran indiquant que le véritable ouléma s’identifie à & comprend l’Univers, nous préférâmes ériger l’ouléma en tant que spécialiste.

Les Latins déjà intuitionnèrent que le vrai savoir est ainsi que le pose le Coran, c’est pourquoi ils employaient le terme comprehendere, qui signifie prendre, saisir ensemble, saisir par l’intelligence, pénétrer le sens de, surprendre, appréhender, etc. Ce que nous disons là n’est donc ni nouveau ni caché. Et au lieu de comprehendere ce Tout (*), ces spécialistes décomposèrent le Savoir (qui n’est autre que le Tout) en parcelles de spécialisations à l’origine des disciplines de fiqh, tafsîr, ‘aqîda, etc. Or n’est-il pas exact qu’une tour carrée apparaîtra sans doute de forme circulaire au loin faisant que l’individu se trouvant à sa proximité en viendra à diverger de celui en étant éloigné ? Par suite, seule une véritable comprehensio de la chose permettra l’émergence du Vrai : c’est pourquoi ceux qui se conforment tout-à-fait aux Révélations de Dieu jamais ne divergent puisqu’ils ne considèrent que le Tout qui ne varie pas en fonction des regards subjectifs que nous y portons.

L’on raconte qu’en le pays du matin calme, lors d’un beau jour de printemps, un disciple se prit à observer les branches d’un arbre être soufflées par le vent. Il interrogea son maître : «Maître, des feuilles ou du vent, lequel se meut ?»

Sans même y porter regard, le maître sourit et répliqua : «En réalité, il n’est rien qui se meut sinon ton cœur et ton âme.»

Et c’est en divisant ce Tout (*) en sujets et objets que naquit la discorde, ainsi que le Seigneur le révèle :

       ” Revenez donc repentants vers le Seigneur ! Craignez-Le et observez la Prière ! Ne soyez pas du nombre des idolâtres ; de ceux qui ont fait éclater leur religion en sectes différentes de sorte que chaque secte se mit à se prévaloir de sa doctrine (Cor 30:31-32).

Ne soyons donc point étonnés si le monde musulman qui pourtant croule d’universités et d’instituts islamiques se contredisant tous sur la plupart des sujets n’avance guère alors qu’il devrait être la Lumière du Monde en recommandant le Bien et en interdisant le Mal ainsi qu’il nous est commandé (Cor. 3:110). Et au lieu de noter la décadence de la chose, trop encore y voient un signe de richesse intellectuelle à tel point que, pour nombre de musulmans, la divergence est devenue normale sinon objet de louanges ; par suite, et pour se différencier des autres courants concurrents, certains excogitèrent la nécessité qu’il y avait de se qualifier de musulman chiite, de musulman salafi, etc., comme pour signifier que le Seigneur n’avait été suffisamment précis ; et bien que l’idée fût choquante, beaucoup y adhérèrent malgré l’Avertissement divin nous appelant à n’être point «du nombre des idolâtres qui font éclater la religion en sectes différentes». Par conséquent, le triomphe de cette version de l’Islam, en tant qu’elle a colonisé tant d’esprits, rend impossible toute critique radicale et efficace sans un développement prolixe et complexe —développement qui tend à exprimer notre appartenance à un Tout que notre mode de vie moderne nous pousse à rejeter dont la forme est involontairement ardue car le Concept ne pourra jamais précisément exprimer les Attributs divins (*).

Ces éléments nous ont permis d’aborder de façon adéquate l’objet principal de notre essai : le Coran est-il antisémite ? Appelle-t-il à l’agression ou au meurtre ?, puisqu’il nous a semblé qu’il y avait lieu de désigner les présupposés que ces questions contiennent. À titre d’illustration comique mais éclatante, en se demandant si notre conjoint nous trompe, une réponse ne suffit souvent pas ; c’est bien plutôt la raison qui nous fit douter qu’il faille examiner. Relativement à notre sujet, il apparaissait clairement qu’il s’agissait d’une remise en cause même de la religion islamique puisque le fait de se demander si les discriminations et la violence sont des principes islamiques induit déjà l’idée que le Coran est injuste, ce qui amènera bien des esprits à une conclusion simple : le Dieu des musulmans, n’étant ni la Vérité ni le Bien ni la Justice, fait que l’Islam est intrinsèquement pervers, d’où la nécessaire modération qu’il faille lui imposer.

La tribune publiée, en avril 2018, par diverses personnalités publiques françaises a suscité bien des réactions parmi les musulmans mais nous n’en trouvâmes point qui s’attaquait au cœur du problème, la plupart préférant soit discuter de leur caractère sémite —au demeurant improuvé, sauf à considérer autre que le Coran— qui les rendrait nécessairement anti-antisémites soit proposer d’autres versets, parler de la doctrine de l’Abrogation, etc….  en ces deux cas, il n’était de critique efficace puisque les fondements mêmes des questions vicieuses qui furent posées jamais n’étaient remis en cause. C’était donc à l’effet de produire une réponse efficace que nous nous y arrêtâmes.

Considérant d’abord l’Attribut de Vérité, nul doute qu’on ne trouvera de musulman qui osera nier que Dieu est la Vérité. Et pourtant, la plupart le nient lorsqu’ils admettent la doctrine de l’Abrogation qui pose, ainsi que nos temps modernes l’enseignent, qu’il n’est de vérité absolue et que Dieu (*) peut simultanément être la Vérité tout en modifiant Sa Parole. Mais qu’est-ce là sinon un blasphème évident et une attaque envers la Raison ? Car si la Vérité est amenée à changer, il faut qu’elle ne soit plus vérité ; davantage : qu’est-ce donc qui nous retient de jurer au Nom d’un Dieu inconstant pour ensuite allègrement nous dédire ? Cette parabole sera probablement plus parlante : Dieu est-il à l’exemple des Américains qui, après avoir juré qu’ils maintiendraient l’équation 35 dollars pour une once d’or, se défirent de leur engagement, causant que nombre de pays qui leur faisaient confiance en vinrent à se retrouver submergés de devises dont la valeur n’était plus que fiduciaire ?!

C’est parce que cette folie est si enracinée en les consciences que nous en arrivons à des aberrations toujours plus délirantes. Et comment serait-elle racinée si nous continuons à penser le monde par procuration et à travers des catégories inopérantes ? Mais surtout, il n’était possible de discuter du Bien et de la Justice divines si nous n’avions rappelé l’absolue identité de Dieu et de la Vérité. Ainsi, Dieu n’a jamais abrogé Sa Parole ; même, Il ne l’a jamais pu puisque Sa Parole est la Vérité (*), c’est-à-dire Lui-Même ; autrement dit, quand l’on tient que Dieu a abrogé Sa Parole, l’on dit donc que Dieu S’est abrogé, effacé, anéanti, détruit — et on ne pourra concevoir plus absurde que cela. Ceux qui, après cet enseignement, continueraient à professer cette folie, doivent savoir qu’ils s’en prennent à leur Seigneur en son Essence, péché équivalent à l’Associationnisme (alshirk).

Passant ensuite à la notion de Bien, nous illustrâmes notre propos par l’histoire de deux des fils d’Adam en opposant les récits biblique et coranique qui divergent relativement à l’identité de l’individu qui vit son offrande agréée. Dans celui-là, c’est la victime qui fut reconnue par le Seigneur (*) parce qu’elle offrit la plus belle part de sa production ; dans celui-ci, et avant qu’il ne conçût la moindre idée de crime, c’est le meurtrier qui le fut en tant qu’il sacrifia sans autre considération que plaire à Son Seigneur ainsi que l’enseigne le Coran. On le voit : quand certains posent déjà l’acte fondateur d’une Alliance mercantile avec le Seigneur, d’autres s’y refusent et s’arrêtent à n’accomplir le Bien que pour le Bien ; c’est d’ailleurs ce à quoi Spinoza appelait quand il écrivit que la béatitude n’est pas la récompense de la vertu mais la vertu même, et ce n’est pas parce que nous réprimons les désirs capricieux que nous jouissons d’elle, c’est au contraire parce que nous jouissons d’elle que nous pouvons réprimer les désirs capricieux. Or les musulmans croient encore massivement en la version biblique ainsi que des spécialistes en tafsîr la leur enseignent, de sorte que ce principe d’Alliance mercantile idolâtre perdure. Qu’il nous soit permis de conter un épisode qui vit un imam s’adresser à son auditoire duquel nous faisions partie : «Vous savez, Dieu compte ! Si vous faites des bonnes actions, cela vous rapportera tant de bons points [hassanat] ; et si vous faites autrement, vous aurez des mauvais points [sayyiat] !» À bon entendeur.

En en venant enfin à la Justice, nous montrâmes qu’elle était indéfinissable à l’exemple de la Vérité et du Bien puisqu’il ne s’agit, en fait, que de quelques unes des innombrables appellations de Dieu (*). Pour en approcher le sens d’un point de vue conceptuel, il a fallu effectuer un travail de négation du négatif : nous utilisâmes donc le concept d’injustice dont la définition est aisée en tant qu’elle n’est pas Dieu et nous vîmes qu’elle consistait en le fait de nier sciemment la Vérité, le Réel (*) ; de là, il découlait que la Justice appelle nécessairement la Vérité & le Bien et que la Vérité n’est pas le simple fait de ne jamais mentir, mais que, incarnée en l’Humain, elle le rend à lui-même et au monde, de telle sorte qu’il devienne comme allergique au Faux, aux Ténèbres et, par extension, au Mal. Dans son Ihyâ’, al-Ghazâlî (‘) rapporte que Moïse (‘’), après son entretien de quarante jours avec le Seigneur (*), ne pouvait entendre de vains discours sans être pris de nausées et de dégoût, tant enivré était-il du Discours Pur et Vrai de son Seigneur.

Nous portâmes par la suite notre attention sur les divers récits relatifs aux châtiments que subirent certains des peuples anciens et conclûmes qu’ils avaient été punis non en raison d’une caractéristique génétique quelconque mais seulement parce que tous se montrèrent, d’une façon ou d’une autre, injustes et enténébrés, c’est-à-dire frontalement opposés au Dieu de Justice et de Lumière Mêmes :

           “ Ils veulent par leur mensonges éteindre la Lumière de Dieu, mais Dieu tient à parachever Sa Lumière, n’en déplaise aux négateurs !” (Cor. 9:32)

Une comparaison particulière retiendra notre attention. En effet, le Coran et l’Ancien Testament s’opposent radicalement sur le problème de l’usure. Quand les musulmans se l’interdisent non seulement entre eux mais envers tout autre Humain, d’autres professent une morale à double standard qui la permet en certains cas et toujours envers l’Étranger, comme si nous n’avions pas tous la même filiation. Certains croiraient que ce reproche ne pourrait être fait aux chrétiens ; pourtant ils croient que l’Ancien Testament provient effectivement de Dieu : de la sorte, comment serait-il possible que le Faux ne parût en leur doctrine ou en un autre élément constitutif de leur pratique religieuse ? D’ailleurs, n’est-il pas exact que la Chrétienté se convertit à l’Usure quand bien même les Textes de l’Église la prohibaient ? Et il est normal que l’interdit absolu de l’Église ait cédé puisque Dieu l’aurait permise de façon relative !

Mais les musulmans n’en sont pas tous en reste puisque nombre d’oulémas, bien que n’entendant que peu à l’économie mais voulant tout de même s’exprimer sur le sujet, tiennent souvent que Dieu aurait interdit l’usure parce qu’elle appauvrirait ceux qui s’y adonneraient. Et l’on voit le résultat, puisque la conclusion est d’une absurdité telle que nombre de musulmans, de nos jours, ne semblent avoir de scrupules lorsqu’ils se font co-contractants avec Mammon. (Nous taisons volontairement le cas de ces véritables insensés qui supputent qu’elle serait permise parce que nous vivrions en Occident.) Mais rappelons que notre propos se restreint à ne montrer que la disjonction radicale entre ce que des musulmans présument et ce que Dieu a posé.

Ainsi, nous avons donc bien rédigé une Introduction générale à l’Esprit de la Lettre du Saint Coran : introduction, car ne prétendait qu’à indiquer et montrer la nécessité de la chose ; générale, en tant que nous n’avons été exhaustifs en exposant ses éléments fondateurs ; enfin, esprit de la lettre, parce qu’il s’agissait de dépasser la lettre pour toucher l’esprit auquel elle est liée sans toutefois pouvoir l’exprimer de façon adéquate, c’est-à-dire totale.

C’est faute d’avoir compris ce dernier point que tant d’écrivains se fourvoyèrent en Saintes Introductions générales à la Lettre de l’Esprit du Coran. Le renversement que nous opérons est réalisé à dessein : nous disons saintes puisque rarement contredites et venant parfois occuper un rang quasi-similaire au Saint Coran (*) ; lettre de l’esprit parce qu’elles sont le produit de consciences qui n’embrassent point le Tout, faisant que ces ouvrages soient souvent érudits mais peu sages, qu’ils ne s’épanchent que sur l’étude des sens premiers, qu’ils abondent en reprises du Pentateuque et qu’ils en viennent parfois à traiter de litotes et autres figures de style coraniques. À ce propos, il nous est parvenu un texte qui prétendait garantir l’origine divine du Coran puisqu’«il suffit d’apprécier sa finesse, ses comparaisons, ses métaphores, ses exordes, ses transitions, ses constructions pour réaliser un degré d’éloquence que ne pouvait atteindre un simple mortel».

Quant à nous, il n’est nullement question de tenir que la chose soit absolument inutile ; mais nous doutons fort qu’il ait existé des individus s’étant convertis en clamant : «le Coran contient tant de palindromes que j’en fus chamboulé au point de me convertir !» Car Dieu jamais ne révéla le Coran sur les considérations que nous citons là : Il ne le fit descendre que par miséricorde envers l’Humain qui oublia sa nature profonde.

C’est pour cela que le Coran est qualifié de Rappel. En réalité, le Coran n’est autre que le moyen de s’en retourner à soi-même en déchirant la déchirure qui tous nous affecte en tant qu’elle nous éloigne de notre Seigneur, la Vérité, la Réalité, le Bien, la Justice (*). Déchirure que nous-même n’avions déchiré puisqu’en 2014, nous rédigeâmes À propos du Coran, essai en lequel nous osâmes mentionner le fait abrogatoire. Ceci ne se produisit que parce que nous prenions l’imagination pour l’intellect, de sorte que l’idée même de nous interroger quant aux excogitations d’oulémas voulant nous faire croire que Dieu S’abrogeait volontiers jamais ne pouvait naître. Il faut donc que nous présentions nos excuses au Lecteur pour nous être montré si impie et que nous priions pour que jamais la chose ne se reproduise. Nous espérons sincèrement avoir abrogé le Faux auquel nous adhérions par les quelques éléments posés en cette Introduction.

En synthèse, aux questions le Coran est-il antisémite ? Appelle-t-il à la violence ou au meurtre ?, nous disons que notre présent essai, bien qu’objectivant certains principes évidents pour ceux étant déjà dans le Vrai, s’avérera toutefois dépourvu d’efficace en général, puisque l’on n’a jamais vu des humains se convertir à une religion du simple fait qu’un virtuose du Logos leur aurait produit un raisonnement vrai —en effet, relativement à la Foi, il est davantage question de persuasion, de sentiments et d’intuition.

Ainsi, à ces questions, il faut donc répondre “c’est selon” car en tant qu’il vit séparé de lui-même, l’individu qui se prête à sa lecture ne verra que ce que sa subjectivité voudra ou pourra voir et qui n’est autre que ce que sa subjectivité effectivement est : il verra donc des contradictions, des appels au meurtre, bref, tout ce que sa subjectivité dit de lui ; quant à ceux qui auront effectué ce travail d’introspection visant à déchirer la déchirure, ils aboliront le mensonge en lequel leur être était pris et la pure objectivité qui en naîtra leur permettra de voir en toutes les directions qu’il n’est qu’un Étant, Dieu, le Réel, la Vérité, le Bien, la Justice, le Tout (*). Soli Deo Gratia.

 

⁂⁂⁂

Explication de nos choix de traduction

Il n’est de verset que nous n’inscrivions ni de miracle que nous ne fassions sombrer dans l’oubli sans que nous n’en apportions un similaire ou plus manifeste. (Cor. 2:106)

 Nous avons décidé d’employer à profit la polysémie arabe du mot ayat qui est généralement traduit, selon le contexte et à juste titre, en tant que miracle ou verset.

La similarité n’est relative qu’aux versets en tant qu’ils sont tous la Parole de Dieu dont la qualité ne change pas : Dieu (*) était, demeure et sera la Vérité, le Bien et la Justice ; par suite, Ses Paroles sont toutes absolument et nécessairement vraies, bonnes et équivalentes.

Quant aux miracles, il suffit de considérer notre entendement qui n’embrasse simultanément qu’un nombre restreint de choses ; partant, un miracle que nous verrions est nécessairement amené à n’être en notre entendement que pour une certaine durée car supplanté par d’autres pensées, ne serait-ce qu’émanantes du quotidien. C’est d’ailleurs le privilège de certains élus que d’avoir toujours présent en le cœur le Seigneur, malgré les vicissitudes de la vie terrestre. Ainsi, pour les premiers, passer outre un miracle n’est pas si grave seulement en ce sens qu’un autre sera présenté au regard, puisque nous baignons tous dans la Création de Dieu en laquelle il n’est de partie qui n’exprime la Totale Immanence transcendantale de Dieu (*). Mais les élus sont sur un plan tout autre. Bref, ceux-là agissent aux stimuli périodiques qui leur sont envoyés par Dieu et qui provoquent chez eux des accès de piété démonstrative ; ceux-ci agissent, en tant qu’ils sont des élus, c’est-à-dire que leur cœur contient déjà bien assez pour discerner adéquatement le Vrai du Faux et connaître le Seigneur (*). Mais comprenons surtout que, en réalité, ce n’est pas tant la spécificité des miracles qui nous marque, c’est plutôt notre marque qui les spécifie en tant que miracles, puisque l’émerveillement est en nous et non en l’objet considéré. C’est donc seulement à propos des miracles qu’il peut y avoir des plus ou moins manifestes, car dépendant de notre subjectivité, mais jamais relativement à la Parole divine.

Parce que Dieu sait que faire descendre, lorsque Nous proposons un autre miracle à la place de celui attendu ils s’exclament :

             “Tu n’es qu’un faussaire !» Mais [ils montrent par là à quel point] ils sont hors du  Tout.” (Cor. 16:101)

 Ici, nous avons encore une fois employé à profit la polysémie du concept arabe puisqu’il nous paraît hautement inopérant d’imaginer que des impies aient pu attendre un verset particulier en tout temps alors que le Coran recense bien plus de passages où il est effectivement cité l’exemple de certains peuples qui souhaitaient un miracle précis comme par exemple voir Dieu, voir les Anges et autres demandes découlant d’un orgueil sans bornes (Cor. 6:37, 6:109, 7:106, 7:203, 13:7, 17:59, 20:133, 43:48, inter alia). Or Dieu voulait les éprouver, car il n’y a pas lieu de se conformer à la Vérité parce qu’on aurait été témoin d’un événement extraordinaire : on s’y conforme pour l’amour d’Elle (*), tout simplement.

En disant ils sont hors du Tout, nous ne faisons que transposer là ce que nous disions en notre Conclusion : la racine ‘A‒L‒M exprime les concepts d’Omnisapience, Univers, savoir, sage… Nous disons Omnisapience à dessein, puisque la science partage la même racine sci– que les concepts schizophrénie, scier, scinder... de sorte que la Science n’est que l’Art de découper le Tout auquel le Seigneur n’a de part : Il ne peut donc être Omniscient, malgré les traductions popularisées. Aussi, le Coran nous apprend que celui qui ne comprend rien n’embrasse ni ne respire ni ne ressent le Tout qui l’entoure et qui pourtant, à chaque instant, est porteur d’enseignements profonds. Inversement, la véritable intelligence ne consiste pas en un Quotient Intellectuel ou en la capacité d’élaborer de complexes équations : est intelligent celui qui sait ce qu’il est tant en lui-même que relativement à son rapport au Monde et aux autres êtres.

             ” Et, avant toi, Nous n’avons envoyé de Messager ou de Prophète sans que, une fois investi [en ce monde phénoménal], le Démon ne cherchât à discréditer [aux yeux d’autrui] leurs attributions que Dieu maintient et renforce [faisant par là plier les siennes] : davantage, Dieu parfait Ses Signes parce qu’Il est le Tout, le Parfait.” (Cor. 22:52)

Nous pensons que seul un conditionnement particulier peut expliquer que tant de gens ont vu en ce verset que Dieu avalisait la doctrine de l’Abrogation. Rappelons que la racine N‒S‒KH se présente le plus souvent dans le Coran pour signifier inscription ou enregistrement : bref, il exprime l’idée de permanence positive (puisque l’abrogation est une permanence négative).

Quant à la racine M‒N‒Y, elle exprime le souhait, le sperme, une émission, une convoitise. Or que désire le Démon sinon que nous nous enténébrions ? L’un des moyens qu’il emploie à cette fin est bien le discrédit sur les Envoyés qui au contraire appellent à la Lumière.

Alors Dieu effectue une N‒S‒KH, en tant qu’il octroie une permanence positive aux attributions des Envoyés de sorte que la parole de Satan voulant que Dieu ne trouve que peu d’Humains reconnaissants ne se vérifie qu’envers les véritables dénégateurs et non contre ceux qui auraient pu adhérer au Rappel (*) si ils l’avaient entendu (Cor. 7:16-17) : «Puisque Tu as décrété ma perte, je guetterai désormais les hommes le long de la Voie droite pour les harceler par devant et par derrière, sur leur gauche et sur leur droite, en sorte que Tu n’en trouveras que peu qui Te seront reconnaissants !»

De plus, nous approchâmes la racine H‒K‒M par le concept de Perfection, car l’Omnisapience est déjà signifiée par ‘A‒L‒M.

Pour être honnête, il faut que le lecteur comprenne que nous n’avons tout dit ici, non par ignorance mais par choix délibéré. Que nous nous expliquions. Relativement à un même évènement, est-il normal que la Parole de Dieu change ? Pourtant, c’est bien ce que nous lisons quand nous est contée dans le Coran l’arrivée de Moïse (‘’) au Mont. Ainsi, il n’est pas moins de trois déclarations différentes de Dieu. En la sourate 20, Dieu dit innanî (première personne du singulier) ; en la 27, c’est innaho (troisième personne du singulier) ; enfin, en la 28 figure innî (première personne du singulier mais le degré d’affirmation diffère notablement de son pendant en la sourate 20). Il n’est, à notre sens, que trois hypothèses.

L’on peut supposer qu’un copiste fit des facéties, qu’il est proprement inutile que de s’y intéresser ou que la langue arabe est en réalité fondamentalement incapable d’exprimer de façon adéquate ce que Dieu a réellement prononcé ce jour et qui devait ne tenir qu’en une phrase (et non en trois). Si nous nous intéressons à la première hypothèse, elle ne tient pas l’examen puisque Dieu garantit avoir préservé le Coran (Cor. 15:9). Quant à la deuxième, nous croyons au contraire que tout ce que Dieu (*) fait est Vrai et Réel (*). Il ne nous reste plus que la troisième hypothèse : la langue arabe est obligée d’user de diverses désinences afin que nous ayons une idée de ce qui fut effectivement dit. Ce qui conduit immédiatement à l’une des conclusions auxquelles nous aboutîmes, à savoir que le Vrai Savoir n’est qu’un Savoir du Tout. Davantage : ces désinences viennent contredire la croyance de beaucoup qui s’imaginent que le Coran est en langue arabe alors qu’il contient nombre de concepts issus de la langue première, à savoir celle des Anges et de l’Humanité avant Noé (‘’).

C’est une connaissance toute parcellaire de cette langue qui, en réalité, nous conduisit à certaines traductions. Par conséquent, un ouvrage traitant de l’Esprit de la lettre du Saint Coran se doit, si il veut prétendre à l’exhaustivité, de parler de cette langue première. Mais peut-être Dieu ne veut-Il pas que la chose soit dévoilée, de sorte que chacun fasse son effort spirituel ? Terminons avec Spinoza : «et cela certes doit être ardu qui est trouvé si rarement. Comment serait-il possible en effet, si le salut était sous la main et qu’on pût y parvenir sans grand’peine, qu’il fût négligé par presque tous ? Mais tout ce qui est remarquable est difficile autant que rare.»

39 commentaires

Laissez un commentaire
  1. Salam Mr Gassama… alors pourquoi pas : ”Formes traditionnelles et cycles cosmiques” ?

    ”http://www.rene-guenon.ch/Rene_Guenon/Gu%C3%A9non%20Ren%C3%A9%20-%20Formes%20traditionnelles%20et%20cycles%20cosmiques.pdf”

  2. Vous saviez pour que je sois bref : on est parti bien loin dans le délire et le mensonge ainsi la manipulation bref c’est du diable! Pour moi ce que vous racontez la c’est juste “un truc de nos jours” l’extrême droite, l’antisémitisme tous sa sont des mensonges et trompent que ceux qui ne font l’effort d’être différent! enlever le diable qui en vous; vous verrez vous changer et vous devenez des humains, le diable vous apprends : la Peur, l’égoisme le mensonge la corruption l’injustice et enfin la croyance a d’autre dieu voire carrément l’athéisme , suivez votre identité arrêter de nous faire de la Science po, car avec le développement que vous faites vous mettez un diable contre un autre…dieu disait dans l’un de ses verset : et j’ai crée le diable et l’être juste pour la simple cause de croire en moi.

    • eh quoi ! est-ce de mon fait si Dieu voulut, pour que nous échangions, que nous fassions usage du concept ? comment donc cela peut-il être satanique ?

  3. Je ne suis pas d’accord sur tous ce que vous dite MALIK ,mais je suis quand même d’accord sur pas mal de chose et bravos pour votre intervention pleine d’explication interesante sur le noble coran ,Barak allah hou fik !

    • Merci @Alikhan07 : Lah ibark firk.
      L’objectif est d’apprendre à raisonner les paroles d’Allah swt dans le Noble Coran soi-même, je suis donc content que vous ne soyez pas entièrement d’accord avec moi tout en faisant que nous soyons en accord et unis et en recherchant uniquement l’agrément d’Allah swt 🙂
      Il aurait été intéressant de savoir en quoi….

      Salam

  4. Avant de poser la question de l’antisémitisme, il faut poser celle du …sémitisme. Pour être contre quelque chose, il faut d’abord réfléchir sur ce qu’est cette chose. Sémite, c’est un cercle linguistique, une approche du monde dans le cadre d’une logique de pensée et de langue, par le biais d’un système linguistique. Sémite, c’est donc au départ une aire de communication. Tous ceux qui pensent, qui réfléchissent, qui croient, à partir des textes produits ou circulant dans cette aire de communication historique sont donc, à différents degrés des “Sémites”, culturels, ce qui est le cas des juifs, des chrétiens, des musulmans, indépendamment de leur origine biologique, et aussi des “athées” marqués par la culture et la pensée issues de ces trois étapes religieuses historiques …Donc, les antisémites, ce sont ceux qui s’attaquent à ce qui a été produit à partir de l’hébreu, de l’arabe, de l’araméen, de l’amhara, du tigrinya, etc. Donc, ce sont entre autres ceux qui s’attaquent au souffle spirituel et intellectuel parvenu à nous à partir de la Bible et/ou du Coran. C’est à cela que les néo-païens laïcs comme religieux se sont attaqués fondamentalement, avant de s’attaquer aux êtres humains en chair et en os qui portaient à leurs yeux plus particulièrement ce message et cette lignée. Cela peut donc viser des juifs, des musulmans, des chrétiens ou des athées reprenant consciemment ou non une partie de l’héritage historique “sémitique”, à un moment donné de l’histoire. …ce que les nazis avaient très bien compris en leur temps, et ce que les islamophobes comprennent très bien aujourd’hui. En fait le nazisme ou l’islamophobie ou la christianophobie ou l’antisémitisme visant les juifs ou d’autres “Sémites culturels”, c’est d’abord, dans le monde actuel, une haine de soi avant d’être projetée vers une haine de l’autre. C’est quelque chose qui peut naître dans le coeur d’un “chrétien” colonialiste, d’un “juif” sioniste, d’un “musulman” intégriste, d’un “athée” nihiliste, et de tout être humain ou groupe humain réduit à ses passions reptiliennes.

    • merci pour votre commentaire !

      toutefois, ce que vous évoquez me paraît périphérique sinon hors propos car, et ainsi que j’ai cru l’avoir montré, le problème ne réside nullement en la définition du sémitisme mais plutôt à savoir si le Coran est la Parole de Dieu ou non. on aura beau batailler sur l’étymologie du sémitisme et autres éléments afférents, si nous ne voyons pas que ce sont les fondements mêmes de la religion islamique qui sont attaqués, tout ce qu’on produira comme réponse sera inefficace. c’est faute de l’avoir vu que nombre d’oulémas ne rédigèrent que des communiqués médiocres et insipides… et je le dis sincèrement, en espérant qu’ils comprennent et changent.

      • @Souaréba
        Il serait mieux de dire que votre intervention est plus judicieuse en mettant de côté vos critiques qui peuvent paraître acerbes et en les invitant à y réfléchir. La bonne parole est importante : facile à faire mais dur à mettre en oeuvre (ce n’est pas totalement spinoziste mais presque).
        Tous les communiqués n’ont pas été si médiocres que ça comme vous le notez. Répondre à la propagande et l’immédiateté n’est pas toujours évident quand on y est contraint.
        Quand on sait quelque chose mieux que les autres, on est doux, pas sec. La pédagogie appelle à la patience et à la vertu. Cela aussi : facile à faire mais dur à mettre en oeuvre (encore une fois : ce n’est pas totalement spinoziste mais presque).
        Au lieu de : “c’est faute de l’avoir vu que nombre d’oulémas ne rédigèrent que des communiqués médiocres et insipides”
        Un : “c’est faute de l’avoir vu que nombre d’oulémas se méprirent en rédigeant des communiqués qui n’avaient pas lieu d’être”
        Si j’étais ouléma, j’en serais moins rebuté. Je prendrais donc votre parole plus en considération car Dieu swt juge l’intention avant tout acte.

        Joli article dans l’ensemble en tout cas.

        Salam

        • vous êtes très très bon pour chipoter -_-

          obligé étais-je que de critiquer… j’ai commencé par là car c’est ce qui me fit réagir. mais si toutefois vous avez un communiqué d’intérêt, voudriez-vous m’en faire part ? car ceux que j’ai lu étaient effectivement médiocres et insipides. tant que ne sont pointés du doigt les fondements, l’on s’égare. quant au côté acerbe de ma critique, il faut ne jamais oublier qu’elle ne serait point si leurs communiqués avaient été efficaces. or répondre en se disant sémites (comme la plupart le fit) montre bien qu’on est -hélas- dans la médiocrité et l’insipidité, surtout que la chose est improuvée…
          car enfin, si ces gens qui se disent oulémas -donc guides de la Oumma- répondent à côté alors qu’ils sont censés nous défendre, où va-t-on ? doit-on faire comme en Arabie où les oulémas, lorsqu’interrogés sur les graves impiétés de leurs dirigeants, disent qu’il faille que la critique soit silencieuse ou que leur manière de faire est judicieuse quand le mal est apparent, public et pérenne ? sans moi !

          et ne faites pas fi de la fin de mon commentaire : “et je le dis sincèrement, en espérant qu’ils comprennent et changent.” !

          de nos jours, les gens ne veulent plus que l’on mette les mots sur les choses.
          “vous vous trompez” doit devenir “j’ai une autre vision de la chose”…
          mais puisque l’on confond l’individu et ses productions, il faut que lorsqu’on critique la production, l’individu se sente par là même critiqué, bien que ce ne soit pas l’objet de la critique. ceux qui, donc, se retrouvent en cela, devraient vraiment changer.

      • Pour un musulman conséquent, l’antisémitisme par son néo-paganisme s’attaque à la parole de Dieu, bien sûr, mais pour un chrétien libre, un juif libre, un athée penseur libre tous de “culture sémitique”, l’antisémitisme s’attaque à leur propre héritage de pensée. Ce qui élargit largement le front de ceux qui sont concernés par la problématique que vous mettez de l’avant, ce qui devrait favoriser la grande union des hommes libres par delà leurs appartenances formelles ou profondes et contre les perversions subies par leurs propres écoles de pensée. Et permettre aussi à des non-musulmans de regarder sans oeillères l’islam. Ce qui ne me parait pas tout à fait “périphérique” mais au moins complémentaire, sinon central. C’est seulement ensuite que l’on pourra aborder en toute liberté la question de Dieu, et aussi celle de pouvoir répondre librement à la question de savoir si le Coran est la parole de Dieu. Votre texte est fort créatif pour un lecteur qui possède une culture musulmane et y adhère mais il faut penser aussi du point de vue de ceux qui ont une autre “culture” …qui n’est pas si éloignée que ça de la “culture” islamique.

        • oui, je reconnais qu’en effet, l’antisémitisme (bien qu’indéfini de mon point de vue musulman) attaque des fondements juifs et chrétiens. donc oui, quand l’on se demande si le musulman ne serait pas antisémite, on l’érige par là comme ennemi du “judéo-christianisme” et, en un sens, est alimentée la thèse du conflit de civilisations.

          et comme vous le dites, je prie pour que cette union des humains de bonne volonté se fasse !

          je crois donc comprendre ce que vous vouliez dire !
          mes critiques allaient principalement aux oulémas qui reprennent la théorie du sémitisme sans même s’y connaître effectivement (car l’histoire de Noé n’est que très partiellement contée en le Coran). ainsi, je m’adressais surtout aux musulmans qui, ayant lu ces oulémas, ne trouvèrent de réponse adéquate à la tribune publiée. certes : je faisais fi du point de vue judéo-chrétien, mais il existe néanmoins. merci.

          • Votre approche vis à vis des oulémas est effectivement tout à fait judicieuse mais l’islam doit aussi être replacé pour qu’il joue son rôle au centre de la tradition de la révélation car il en représente et l’aboutissement et le juste équilibre. Le judéo-christianisme, cela n’existe tout simplement pas, c’est une invention sioniste de pure propagande politique remontant aux années 1960 pour mettre les Européens dans leur camp contre les Arabes. Le christianisme s’est fondé en opposition théologique frontale contre le judaïsme, car les “judéo-chrétiens”, les disciples de Jésus qui refusaient de rompre avec les règles juives pratiquées par Jésus, ont été exclus de l’Eglise chrétienne dès l’époque de St Paul. Ce qui explique pourquoi les pays chrétiens, à quelques exceptions près, maltraitaient systématiquement les juifs. C’est l’islam qui, en reprenant des relations avec les juifs, a représenté un juste milieu entre les déformations ritualistes et tribales subies par le judaïsme rabbinique talmudique et les déformations néo-païennes subies par le christianisme romain. L’islam, de l’avis même des rabbins, est théologiquement beaucoup plus proche du judaïsme sur la conception du Dieu unique que le christianisme, alors que d’un point de vue spirituel et humain, l’islam est beaucoup plus proche du christianisme que le judaïsme. L’islam est venu corriger en fait les déformations humaines subies par la religion abrahamique, ce qui en fait vraiment la dernière brique d’un édifice adressé à toute l’humanité.

          • en effet, je n’avais jamais vu les choses de cette façon mais j’avoue pencher vers ce que vous dites ! l’Islam a une proximité tant avec le Judaisme que le Christianisme en tant que l’Islam est la Vérité et que le Judaisme, ainsi que le Christianisme, contient du Vrai et du Faux.

            je vous remercie.

            question de curiosité : supposons que l’on vous demande de choisir une autre religion que l’Islam, laquelle prendriez-vous ? pourquoi ?

    • @Drewski

      Et pour quelle raison les athées en seraient réduits à leurs “passions reptiliennes”. Juste pour mémoire, le terme de “cerveau reptilien” est désormais obsolète”, au même titre que ne concept de zone spécialisée. (La destruction chirurgicale d’une zone spécialisée n’entraîne pas obligatoirement l’annihilation de la fonction dédiée).
      Peu importe, c’était juste histoire de causer. En attendant, nier aux athées toute aptitude à la réflexion, ou toute mulsion morale est pour le moins osé.
      Le chasseurs cueilleurs, qui, ab initio, ignoraient tout de la religion, étaient bien plus compatissants que l’homme moderne. Généreux, serviables, partageurs, et non violents. Ils s’abstenaient même d’administrer mes 100 coups de fouet réglementaires à la femme infidèle, vu qu’ils ne croyaient pas à grand chose.
      Cette remarque a surtout pour objet de relativiser le concept de bien. Mais une chose au moins est certaine. Le Bien, tel que défini par l’Islam, ne constitue qu’une donnée culturelle limitée dans le temps et l’espace.
      Souaréba cite l’exemple de l’usure. Seul l’Islam considère le prêt avec intérêts comme immoral. Ceci dit, quelle différence entre un placement en actions, et un prêt rémunéré? Le fait que le placement en actions rapporte plus? L’employé de la Banque Postale qui m’a prêté 2000 Euros pour acheter une bagnole d’occase ira-t-il en enfer? Sachez que je suis contre. Je ne tiens pas à finir mon éternité en compagnie de banquiers (ou d’huissiers).
      En attendant, le capitalisme ne saurait se passer de crédit. Et il ne m’a pas paru que les musulmans avaient rompu avec le capitalisme. Ils en seraient plutôt les plus fidèles serviteurs, comme tous les autres religieux. Alors, allez jusqu’au bout de vos engagements, les mecs. Puisque l’injustice sociale vous agrée, prenez l’ensemble du panier garni.
      Enfin, pour terminer, sachez que, bien que dépourvu d’âme, je suis plutôt hostile aux inégalités. C’est à cause du sens de l’équité, que j’ai hérité de mes cousins primates. (Contrairement à vous, je suis un animal).
      Bref.

      • salut Patrice,
        je crois qu’Henry de Lesquen serait en désaccord avec vous quant au cerveau reptilien 😛

        il n’y a de femme et d’homme infidèle que lorsque l’union des deux n’est plus sainte ni jouissive (ces deux termes sont synonymes). si donc, à l’époque, nous étions moins névrosés, il faut que ces délires d’adultères à la chaîne et de pédophilie N’AIENT JAMAIS PU ÊTRE NI MÊME ÊTRE PENSÉS.
        ainsi, le Bien n’est pas de se faire fouetter ou non : il est dans la compréhension radicale de la racine des choses. tant que nous continuerons à proroger cette déchirure qui tous nous affecte, il faut qu’il y ait de l’infidélité et autres délires, et donc les punitions afférentes. encore une fois, le Bien ne change pas ; ce sont bien les Humains qui ont changé. et tout ce qu’il faut, c’est qu’ils en reviennent à eux-mêmes. je ne doute point qu’ils seront alors heureux.

        relativement à l’usure, le Christianisme et le Judaisme aussi le considéraient IMMORAL et PECHE. regardez les rois de France qui expulsèrent les juifs ou la bulle Vix Pervenit (de mémoire)…. quant au placement en actions, il diffère de l’emprunt à intérêts en ce sens que sa rentabilité dépend des bénéfices de l’entreprise. pas de bénéfices ou faillite : bobo.
        alors en effet, le Capital a besoin du crédit : c’est pour cela qu’il l’a créé, d’ailleurs.
        je préfère ne pas m’ériger en messie et laisser le Tiqqoun Olam à Jésus. mais à mon niveau, j’essaie d’être droit et utile à mon prochain. car je ne vois pas qui peut détruire le capitalisme, quand bien même un milliard de musulmans pourtant désunis le voudraient. après, il est effectivement des musulmans qui sont ultra-capitalistes car ainsi que je l’écrivis, on a des “oulémas” qui siègent aux conseils d’administration ou autres instances de banques FAUSSEMENT islamiques. mais ils ne représentent qu’eux-mêmes et les musulmans en quête de biens de ce monde. sont-ce tous les musulmans ? j’en doute ! mais il est certain que mon petit essai rédigé voilà six ans n’aura pas d’efficace si la France autorise l’activité de ces menteurs patentés.

        • @Souréba

          Merci pour votre réponse.
          – La fidélité conjugale s’inscrit dans un système de classes. La notion même de famille vise la transmission des biens à la personne la plus compétente pour les gérer: Le fils aîné, par exemple. L”éducation collective des enfants, observée chez les primitifs, disparaît dans les sociétés sédentaires au profit d’une éducation adaptée à chaque classe sociale. La famille a aussi vocation à transmettre des valeurs morales, également confortées par la religion, et dont la fonction est de poser des règles fondamentalement inéquitables, mais parfaitement fonctionnelles dans le strict cadre d’une société productiviste. On comprend donc que le “Bien” imposé par le monde sédentaire, diffère considérablement du Bien, tel que perçu au Paléolithique.
          – L’usure a longtemps été condamnée par un monde qui refusait l’ascension sociale. La richesse y procédait de l’héritage, en non du mérite. Mérite étant à prendre entre guillemets, s’agissant de la réussite capitaliste. Difficile, donc, de déterminer si l’on condamnait des profits usuraires, autrement dit, une forme d’arnaque, ou la possibilité pour le bourgeois de devenir plus riche que le Seigneur, dont la fortune était héritée. Tel commerçant qui empruntait pour affréter un bateau, et rapporter des soieries des Indes, ne risquait-il pas à terme de pouvoir racheter des terres seigneuriales?
          C’est d’ailleurs bel et bien ce qui est advenu après la révolution. Du coup, la bourgeoise ayant rapté le pouvoir, les prêts rémunérés sont devenus acceptables.
          – S’agissant du fameux cerveau reptilien, la tendance actuelle est à la dé-compartimentation. On ne parle même plus de cerveau, mais de système nerveux, en réintégrant dans la genèse de la pensée, non seulement, l’ensemble du réseau nerveux, avec ses annexes décentralisées (Gate control system, réticulée, thalamus), mais aussi tout ce qui au niveau organique, influe sur l’équilibre mental, et incluse l’influence des bactéries, entre autres celles des intestins. Même si le cortex cérébral demeure le siège de la conscience, il ne saurait être considéré comme autonome et coupé de l’ensemble du corps. En toile de fond du fameux Wille de Schopenhauer, on trouve aussi, non seulement les instincts animaux, et la programmation culturelle, mais aussi l’influence des bactéries intestinales (!), dont les déséquilibre peuvent entraîner des comportements pathologiques. (iu immoraux…). Les chinois ont bien mieux compris que nous les liens entre psyché et organes. (Cf les bases du taoïsme).
          La dichotomie corps/esprit, qui avait marqué 2000 ans de pensée occidentale, ou proche-orientale, apparaît aujourd’hui comme difficilement défendable. Il en va de même de la dichotomie homme/animal. A ce propos, comment expliquer les performances cognitives hallucinantes du perroquet gris, qui ne possède quasiment pas de cortex? (Cf les observations réalisées sur le fameux N’Kisi).
          Bref.

          • quelle preuve avez-vous de cela ? il était bien des tribus qui vivaient comme à l’époque (donc ne connaissant pas l’argent ni de classes) et qui avaient des couples fidèles. mais tant qu’on ne sait ce qu’est l’amour réellement, il faut que nous l’imaginions comme impossible.

            si les religions l’ont interdit, ce n’est pas pour restreindre les héritages ni pour bloquer l’ascension sociale : en le Coran, elle est opposée à la charité. si donc la charité procède de l’amour de son prochain, l’usure en est l’exact inverse : elle le nie. peut-être publierai-je un papier à ce propos.

          • @Souaréba

            Merci pour votre réponse.
            Le mode de vie des chasseurs cueilleurs est doublement documenté.
            – Tout d’abord, tous n’ont pas encore disparu. On découvre même en Amazonie des tribus coupées du monde depuis 15000 ans, dont il est loisible de documenter le comportement social.
            – Les fouilles archéologiques nous confirment certains des aspects observés encore aujourd’hui chez les primitifs. Par exemple, les premiers meurtres remontent à 11000 ans. (Squelettes porteurs de traces d’agressions par armes).
            – Enfin, l’étude du comportement animal, celui des primates supérieurs, permet de mieux comprendre les règles de la morale naturelle.

          • franchement, j’ai beau m’être renseigné sur le sujet, je n’ai jamais vu d’endroit où la partouze était la règle !

            quant aux comportements d’autres espèces qui nous ressemblent (génétiquement ou morphologiquement), je pense qu’ils ne peuvent nous aiguiller précisément. dixit Libération : “Les mâles montent des alliances pour aller capturer des femelles, ils se font aider par d’autres groupes de mâles pour être certains de se trouver en nombre supérieur à celui de l’adversaire.” et pourtant, les primates, nous et les dauphins sommes très très proches génétiquement.

          • @Souaréba

            Le terme de partouze n’est pas vraiment celui qui convient. Disons juste que la structure familiale est floue chez les primitifs, et inexistante chez les primates.
            On ne peut bien sûr comparer en tous points les comportements des primates supérieurs et ceux des primitifs. Par exemple, les chimpanzés sont passablement agressifs, attachés à leur territoire, et sexuellement possessifs, caractéristiques dont on ne découvre que des traces atténuées chez les chasseurs cueilleurs. Le terme “partouze” en revanche, s’applique assez bien aux bonobos, qui règlent tous leurs conflits de cette manière.
            L’important est donc de retenir, chez les primitifs, une certaine liberté sexuelle, presque absente de tabous (hormis celui de l’inceste), et élevant les enfants de manière collective.
            Notons aussi le fait que, s’agissant de tribus isolées, le problème des MST était négligeable, ce qui autorisait le recours aux partenaires sexuels multiples. Car l’interdiction de l’adultère vise aussi à freiner la propagation des maladies. Par contre, le brassage génétique en vase clos accélère l’érosion génétique, et donc la propagation des mutations délétères. (Cf les problèmes de consanguinité).
            Dans tous les cas, les sociétés primitives sont beaucoup plus” libérées” que les sociétés sédentaires, surtout celles dotées d’une religion moralisatrice.

          • @Patrice,
            je continue à penser que ces primitifs-là (qui nous étaient supérieurs à plusieurs endroits) avaient une réelle compréhension de l’amour entre un homme et une femme de sorte qu’ils se réservaient à l’autre être aimé.
            c’est précisément en un monde tel que le nôtre (musulman ou non!) qu’il faille recourir à une multiplicité de partenaires sexuels afin que nous compensions par la quantité ce que nous ne parvenons à fertiliser qualitativement. or vous-mêmes, ainsi que vous semblez le montrer, vous notez que ces primitifs (terme absolument pas péjoratif ici) étaient en une morale naturelle… or je continue à croire que cette morale naturelle est d’abord faite d’amour et sa manifestation la plus “vivace” est effectivement celle entre l’homme et la femme. mais parce que différents, il faut que cet homme-là ou cette femme-là me plaise davantage que un/une autre. ayant trouvé notre “moitié”, je ne vois pas alors pourquoi l’on irait ailleurs (par là est donc posé le problème de tous ces queutards et affolées de la ””CENSURÉ””). toutefois, ce que je dis là ne vient nullement présager des diverses formes d’éducation des enfants possibles car encore en Afrique, et bien que l’enfant soit né d’un père et d’une mère, son éducation appartient à la famille élargie.

        • @Drewski

          Les textes sont une chose, leur interprétation en est une autre, et la fonction des religions une troisième chose. L’e NT, par exemple, fait l’apologie du partage, donc de l’équité, mais il a cautionné la monarchie, puis le capitalisme sauvage sans états d’âme. J’ai déja tenté d’expliquer pourquoi: La genèse des religions morales est liée à la sédentarisation, et la naissance d’une société de classes, multi-spécialisée. Sauf que, comme la nouvelle morale s’opposait au sens inné de l’équité, hérité de nos cousins primates, elle a dut faire quelques concessions formelles à la morale naturelle. Comprendre quand même que c’est un peu comme les projets écologiques de Nicolas Hulot: De l’enfumage.
          Pour comble, l’AT et le Coran sont des textes rédigés par des puissants, ou à leur instigation. Il est donc assez difficile d’y découvrir des propos révolutionnaires. Ca ne change pas grand chose, au vu de l’histoire de la chrétienté. Les Croisades et l’Inquisition ont elles été inspirées par les Évangiles? Bien sûr que non. Mais le Vatican a applaudi, ou même ordonné ces exactions. Que reste-t-il de la Théologie de la Libération? Pas grand chose, comme des projets de réforme du Pape François. Notez au passage le fait que ce dernier critiquait la Théologie de la Libération. Le seul qui a souhaité réformer en profondeur fut le pauvre Luciani, qui a fait trois semaines. (Et est reparti avec un mug et une boîte de jeux).
          Car tel est le destin inéluctable des religieux qui s’opposent au capitalisme sauvage: Le décès prématuré. Normal. La religion n’est pas au service des pauvres. Le fameux tronc pour les pauvres, c’est la boîte dans laquelle les pauvres déposent leur obole, pour financer les agapes de Monseigneur (Touchez ma bosse).
          Bref.

  5. Salam

    La substance générale est ce qui doit être compris. Joli article. J’ai bien évidemment quelques remarques ici et là.

    Vous dîtes :
    «Vous savez, Dieu compte ! Si vous faites des bonnes actions, cela vous rapportera tant de bons points [hassanat] ; et si vous faites autrement, vous aurez des mauvais points [sayyiat] !» À bon entendeur.
    Je remarque :
    L’aspect mercantile semble attirer votre attention mais n’en est pas un. Parler de justice signifie qu’il y aura une balance en fonction du poids de nos actions. La majortié des musulmans pratiquants n’ont pas cette vision mercantile. Nous savons tous qu’une seule action pourra nous faire entrer ou sortir du Paradis et que seul sans sa miséricorde, nous serions tous perdus. Dieu dit bien que chaque atome de bien nous sera compté et qu’Il décuplera nos bonnes actions.
    s99v7 : “Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra,”
    s99v8 : “et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra.”
    s6v160 : “Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice.”
    En quoi la parole du ouléma vous a-t-elle finalement dérangé ? Il n’était peut-être pas soufi ?

    Vous dîtes en citant notamment Spinoza :
    “la béatitude n’est pas la récompense de la vertu mais la vertu même, et ce n’est pas parce que nous réprimons les désirs capricieux que nous jouissons d’elle, c’est au contraire parce que nous jouissons d’elle que nous pouvons réprimer les désirs capricieux.”
    et que : “la Vérité n’est pas le simple fait de ne jamais mentir, mais que, incarnée en l’Humain, elle le rend à lui-même et au monde, de telle sorte qu’il devienne comme allergique au Faux, aux Ténèbres et, par extension, au Mal”
    Je remarque :
    Parfaitement d’accord avec vous, c’est une des définitions que j’accorde avec : “Nulle contrainte en religion”.

    Vous dîtes :
    “A-L-M” (Alif Lâm Mim) en donnant des définitions de ces termes et en disant : “est intelligent celui qui sait ce qu’il est tant en lui-même que relativement à son rapport au Monde et aux autres êtres”
    Je remarque :
    Pour moi, ces lettres sont également la mise devant le fait que nous ne savons rien et que personne ne peut apporter de définition mais uniquement des suppositions. Je préfère rester très circonspect là-dessus même si je sais que certains y trouvent volontiers des définitions. Être intelligent est donc pour moi reconnaître son ignorance en premier lieu. C’est le questionnement et la recherche qui nous fera entrevoir la Vérité. Je ne suis pas de ceux qui sécularise la foi. Je reste persuadé que la foi concerne également la raison et qu’on peut devenir croyant par la raison et renforcer ainsi sa foi. Dieu appelle à raisonner pour déceler le vrai du faux. N’envoie-t-Il pas des signes pour qu’on raisonne ?

    Vous dîtes :
    “Davantage : ces désinences viennent contredire la croyance de beaucoup qui s’imaginent que le Coran est en langue arabe alors qu’il contient nombre de concepts issus de la langue première, à savoir celle des Anges et de l’Humanité avant Noé (‘’).”
    Je note :
    C’est votre avis mais je vous prie de ne pas le poser comme une affirmation sans argumentaion plus solide. Tout le monde n’est pas d’accord et je suis personnellement en désaccord avec vous.

    Vous dîtes :
    “Par conséquent, un ouvrage traitant de l’Esprit de la lettre du Saint Coran se doit, si il veut prétendre à l’exhaustivité, de parler de cette langue première.”
    Je vous demande :
    Quelle est-elle, pourriez-vous apporter plus d’éléments ? En quoi diffère-t-elle de la langue arabe ?

    Vous dîte en citant toujours ce fameux Spinoza :
    «et cela certes doit être ardu qui est trouvé si rarement. Comment serait-il possible en effet, si le salut était sous la main et qu’on pût y parvenir sans grand’peine, qu’il fût négligé par presque tous ? Mais tout ce qui est remarquable est difficile autant que rare.»
    Je réponds :
    Pas vraiment. En science, nous disons d’une théorie qu’elle est forcément fausse si elle est trop compliquée. Alors qu’on patauge, les découvertes paraissent d’un coup tellement évidentes. L’Homme est fait pour lutter, c’est sa nature et il se découvre et découvre de cette manière. Un érudit sachant exprimer sa foi avec verve et l’écrire avec talent ne sera pas forcément meilleur que le paysan des montagnes. La langue fourche, la plume dérape, quand on ne sait pas les utiliser on reste au plus simple et à l’évident.

    Vous dîtes :
    “et au lieu de noter la décadence de la chose, trop encore y voient un signe de richesse intellectuelle à tel point que, pour nombre de musulmans, la divergence est devenue normale sinon objet de louanges”
    Je vous réponds :
    L’immense majorité des musulmans sont d’accord sur l’essentiel et n’en divergent point : Dieu l’Unique, la prière, la zakat, le ramadan, le pélerinage. Les désaccords se font sur des broutilles : comment faire ceci ou comment faire cela, comment dire ceci ou comment dire cela. Si la diversité de pensée est enrichissante, c’est en faire des points de discorde qui est condamnable :
    s6v159 : “Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n’es responsable en rien: leur sort ne dépend que d’Allah. Puis Il les informera de ce qu’ils faisaient.”
    s6v160 : “Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice.”
    s6v161 : “Dis: «Moi, mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite, la religion d’Abraham, le soumis exclusivement à Allah et qui n’était point parmi les associateurs.”
    s6v162 : “Dis: «En vérité, ma Salât, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers.”
    s6v163 : “A Lui nul associé! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre.»”

    Perso, je me méfie de ceux qui croit avoir tout compris et qu’en appliquant ceci ou cela alors tout irait mieux pour le meilleur du monde. Tous ceux qui ont pensé cela se sont fortement fourvoyés et ils peuvent venir de n’importe quel bord musulmans ou pas.

    Enfin, franchement j’aimerais bien qu’on sorte du carcan Spinoza, Ghazali, Rumi pour en arriver à une sécularisation anti langue arabe. Ce sont des auteurs imposés par la pensée occidentale dans l’objectif énoncé. Je vous invite à lire les théories culturalistes ou comment créé-t-on une culture en mettant en avant des personnages. Il y en a tellement d’autres encore plus intéressants.
    J’apprécie la pensée soufi mais celle-ci n’est que la moitié du sunnisme : si le coeur parle très bien, on sent toujours que la raison est délaissée.

    Salam

    • salam !

      1° il est certes évident que de toutes nos actions, nous rendrons compte. ce que je dénonce, c’est la vision comptable de la chose que l’imam cité véhicule. vous dites : «la majorité des musulmans pratiquants n’ont pas cette vision mercantile», or où est votre preuve ? moi, en tout cas, j’ai cité la parole d’un imam et à cette époque, j’étais jeune (13 ans) et nul ne broncha dans la salle.
      de plus, même les Prophètes n’ont pas la certitude absolue d’entrer au Paradis car ce dernier est conditionné à la seule miséricorde et non à leurs actions qui pourtant sont toutes bonnes. NUL N’ENTRERA AU PARADIS PAR SES OEUVRES, est-il dit. or cet imam semblait bien montrer autre chose par sa déclaration. ce que je voulais signifier, en bref, c’est qu’on se doit de faire le Bien sans rien attendre et ne pas escompter un bénéfice futur relativement à ce Bien.

      3° je ne donne pas de définition de ‘A-L-M (d’ailleurs, ce n’est pas un ALIF mais un ‘AYN) : je ne fais que synthétiser ce que le Coran en dit effectivement ; et le Coran emploie cette racine pour signifier ouléma, Univers, savoir… par suite, il n’y a qu’un pas pour naturellement conclure que Dieu qualifie l’individu intelligent comme celui qui embrasse l’Univers.

      4° j’ai pourtant bien argumenté ! j’ai commencé par exposer les trois désinences et j’ai donné les trois hypothèses qui me paraissaient les plus probables : nous pouvons imaginer que Dieu est imprécis en son langage, qu’un copiste fit des facéties et qu’enfin, Dieu veut réellement dire quelque chose en employant ces désinences. DONC IL Y A DE L’ARGUMENT ! car je n’insulte jamais personne et me montre respectueux de mes lecteurs. ce sont les «savants» qui ont bien plus la tendance de vous imposer un avis sans vous exposer les tenants et aboutissants. moi, je m’adresse toujours à l’intelligence de mes lecteurs, d’où la longueur de mes articles et le soin que je prends à faire que le fil de ma pensée soit compréhensible, cohérent et vrai. si donc, vous avez de quoi me contredire, faites, car j’y gagnerai volontiers. mais, de grâce, ne dites pas que mon argumentation n’est pas solide sans que vous ne montriez en quoi tout en me disant être en désaccord sans expliquer en quoi.

      5° je ne comprends pas ce que vous vouliez dire ici, sincèrement ! voudriez-vous reformuler ? en quoi ce que Spinoza a dit est «pas vraiment» exact ?

      https://oumma.com/introduction-generale-a-lesprit-de-la-lettre-du-saint-coran/#comment-33295
      c’est de la diversité de pensée, c’est-à-dire de l’Individualité-Reine ou Subjectivité-Reine que naît le Faux. ainsi que je le montrai dans mon article «Radicale critique…», ceux qui veulent instaurer un calendrier déjà divergent entre eux, de même que ceux qui nous demandent de prier selon leurs horaires calculés. Or si nos cœurs et nos individualités étaient entièrement tournés vers Dieu, nous ne divergerions pas. Par suite, la divergence de pensée est surtout perverse. ATTENTION : JE NE DIS PAS QUE QUI DIVERGE D’AVEC MOI EST UN MAUVAIS ! Je dis : si nous, musulmans, prenions le Coran avec sérieux, nous nous efforcerions d’être, ainsi qu’un hadith nous le commande, tel UN SEUL ORGANISME. Or il est évident que nous ne sommes absolument pas ainsi. Quant au fait qui me fait discuter avec mes lecteurs, il vient du respect que j’ai pour mon lecteur et aussi parce que je me sais imparfait et loin de ce que je devrais être. Mais la théorie ne change pas. Et lorsque le Messie viendra, nous serons tous guidés et la divergence disparaîtra naturellement car elle n’est pas une richesse mais la preuve évidente de notre décadence. Ne confondons donc jamais le Vrai et le Faux !

      7° Se méfier sans exposer en quoi la méfiance est fondée conduit à ce que ce méfiant fasse l’objet de méfiance. Croyez-le ou non, il est possible pour TOUT INDIVIDU d’embrasser le Monde d’une connaissance au moins principielle, si le Seigneur le permet.

      https://oumma.com/considerations-laffaire-ramadan-dit-musulmans/#comment-27558
      Je ne suis pas sunnite, je ne suis pas soufi et je me moque de Spinoza, al-Ghazali ou Rumi en tant qu’individus car la seule chose qui m’intéresse, c’est la Vérité. Arrêtez-vous à cela, de grâce ! Les citations que je faisais de ces auteurs, sont-elles pertinentes et vraies ou non ? Et le fait que je les cite ne signifie en rien que je sois un spinoziste, un ghazaliste ou un rumiste !Si donc la Vérité provient même d’un violeur, je la prends. N’ai-je pas cité Rocancourt ? Cela fait-il de moi un agent d’une déculturation ou un escroc en puissance ? Il est peut-être des auteurs d’intérêt autres que ceux-là mais je prie le lecteur de ne considérer que la Vérité et non des formes accessoires.

      • 1° Entièrement d’accord à ceci près qu’on doit rechercher l’agrément d’Allah swt.

        3° On est d’accord.

        4° Je pense simplement que votre argumentation ne suffit pas. La langue arabe s’est elle-même enrichie suite à la révélation. La langue originelle se rapproche de l’arabe qui est la première langue connue en mésopotamie, lieu de naissance de la civilisation (où certains situent Adam).

        5° Spinoza pose la difficulté de trouver le salut. Pas vraiment car Dieu facilite cela à qui Il veut et le rend difficile à qui Il veut. Certaines choses paraîtrait ardues à l’un et facile à l’autre malgré la difficulté. Dieu peut transformer nos peurs en force etc.

        6° Intéressant. Je notais le fait qu’il ne faille pas s’en soucier et agir selon ce qu’on pense être le meilleur. Un peu comme vous le faites.

        7° Supprimons le verbe “méfier” qui est inconvenable. Je parlais plutôt de mesure et de prudence. “il est possible pour TOUT INDIVIDU d’embrasser le Monde d’une connaissance au moins principielle, si le Seigneur le permet” : je le sais bien et c’est justement la somme de ces connaissances au moins principielle qui doivent faire dire que la diversité de pensée est importante pour arriver à faire “un seul organisme”.

        8° C’est une très bonne chose. Je note simplement que votre argumentation contient pour pas mal de soufisme imprégnée de pensées et concepts occidentaux (esprit, incarnation etc). Ceci n’est pas péjoratif mais bon c’est un peu redondant tellement c’est repris ici et là.

        PS : Je n’ai pas une vision négative des oulémas personnellement. Ils ne sont en rien supérieur à qui que ce soit, ce sont les premiers à le savoir. Si certains dérivent, ils dérivent d’eux-mêmes et ne réussiront à faire dériver que ceux qui le sont déjà. Nul doute que Dieu nous donne ce que nous avons cherché à acquérir.

        Salam

        • 4° je ne vois toujours pas en quoi mon argumentation ne suffit pas. vous dites le penser, c’est fort bien, mais vous ne dites toujours pas clairement en quoi vous avez raison de le penser.

          5° Dieu facilite le Salut à qui est droit car ainsi que le Coran le dit, Dieu ne guide pas les injustes (9:19 ; 9:109…). par suite, je ne saisis pas votre “objection” car la droiture n’est pas simple ni n’est retrouvée chez tous les humains : elle requiert un tel effort de mise en conformité avec la Vérité, le Bien et la Justice qu’en réalité, peu s’y adonnent effectivement. la citation de Spinoza est donc plus qu’adéquate ici ! preuve additionnelle en 5:35 et autres.. ! il y a un TRAVAIL, un EFFORT à faire sur nous-mêmes et Spinoza m’a paru être celui qui posait les meilleurs mots à ce propos.

          7° la Vérité ne connaît pas de versions. pour qu’il y ait un seul organisme, tous doivent absolument être en accord et fonctionner en symbiose, ce qui ne se produit que lorsque tous ont leur être tourné vers la Vérité Qui est Unique. c’est précisément lorsqu’est considéré autre que Dieu que la scission apparaît. encore une fois, je vous conseille d’abandonner cette idée néfaste du “vive la divergence”. toutefois, voici cette vidéo car je crains que vous ne persistiez en vos positions malgré mes arguments : https://www.youtube.com/watch?v=s25UwA0ChKk
          là encore, mon message ne change pas de l’essence de ce qui y est dit ! mais il est barbu, lui.

          8° eh bien je regrette que votre idée première ou seconde ou autre ait consisté à penser que mon argumentation contient du soufisme au lieu de n’y voir que la Vérité. si j’ai menti ou me suis trompé, dites. mais si ce que je dis est exact, pourquoi chercher à me catégoriser au lieu d’accepter la Vérité, tout simplement ?

          • 4° Si je vous le dis, vous devez me croire parce que je suis le grand ouléma suprême : je sens que vos cheveux frisent et se dressent par intermittence MDR
            Plus sérieusement :
            “La langue qu’Allah a choisie est la langue arabe. Il a fait descendre son précieux livre (le Coran) en arabe, et en a fait la langue du dernier des prophètes. Et pour cela, on dit qu’il est du devoir de chacun capable d’apprendre l’arabe de l’apprendre, car elle est la première langue.” Achafi’i (772-826).
            Il faisait quand même partie de la prestigieuse dynastie des Hachémites gardienne de la Mecque et de Quds jusqu’à ce que ….. ouch je n’arrive pas à le dire.
            La langue première pour étudier l’islam est l’arabe. Néanmoins, on peut se le faire expliquer dans une autre langue.

            Fussilat (Les versets détaillés) s41v1-4:
            “H’â, Mîm.
            [C’est] une Révélation descendue de la part du Tout Miséricordieux, du Très Miséricordieux.
            Un Livre dont les versets sont détaillés (et clairement exposés), un Coran [lecture] arabe pour des gens qui savent,
            annonciateur [d’une bonne nouvelle] et avertisseur. Mais la plupart d’entre eux se détournent; c’est qu’ils n’entendent pas.”

            Az-Zumar (Les groupes) s39v27-30:
            “Nous avons, dans ce Coran, cité pour les gens des exemples de toutes sortes afin qu’ils se souviennent.
            Un Coran [en langue] arabe, dénué de tortuosité, afin qu’ils soient pieux!
            Allah a cité comme parabole un serviteur appartenant à des associés se querellant à son sujet et un [autre] serviteur appartenant à un seul homme: sont-ils égaux en exemple? Louanges à Allah! Mais la plupart d’entre eux ne savent pas.”

            7° Avant de me présenter votre barbu, je vous invite à comprendre ce que j’ai voulu bien dire : “c’est justement la somme de ces connaissances au moins principielle qui doivent faire dire que la diversité de pensée est importante pour arriver à faire “un seul organisme””. Chaque pensée contient sa part de vérité, à nous de corriger la nôtre.
            Je vous prie donc de ne plus dire que la langue arabe n’est pas nécessaire parce que sans vos barbus ou soufistes arabophones je sens que vous seriez perdu et qu’il vous faudrez bel et bien l’apprendre pour prétendre à une véritable connaissance via uniquement le Noble Coran. Merci donc à Allah swt de faire que certains oulémas existent. Je vous invite à faire ce que Spinoza vous recommande : UN EFFORT pourtant pas si compliqué et si dur que ça (un enfant en primaire arrive très bien à apprendre la langue arabe bien que ce soit relatif).
            Si la vérité ne connait pas de version, elle contient une profondeur sans égale car universelle.

            5° Vous écrivez : “la droiture n’est pas simple ni n’est retrouvée chez tous les humains : elle requiert un tel effort de mise en conformité avec la Vérité, le Bien et la Justice qu’en réalité, peu s’y adonnent effectivement” : le pensez-vous tout du moins. Car vous dîtes bien : “la Vérité n’est pas le simple fait de ne jamais mentir, mais que, incarnée en l’Humain, elle le rend à lui-même et au monde, de telle sorte qu’il devienne comme allergique au Faux, aux Ténèbres et, par extension, au Mal”
            Je vous avais répondu : “Parfaitement d’accord avec vous, c’est une des définitions que j’accorde avec : “Nulle contrainte en religion”.”
            En synthèse : Nous sommes faits pour lutter selon le Noble Coran même. Nos capacités et compétences nous permettent par exemple d’étudier, de travailler, voyager, construire etc etc. Tout ceci n’est pas dénué d’efforts. En quoi serait-ce si difficile que tout autre chose finalement. N’est-ce pas dans nos compétences innées d’y arriver. A côté de la difficulté se trouve ….. une facilité :
            s94v5 : “A côté de la difficulté est, certes, une facilité!”
            s94v6 : “A côté de la difficulté est, certes, une facilité!”

            8° Je n’ai pas dit que vous avez dit faux mais incomplet :
            J’ai écrit : “J’apprécie la pensée soufi mais celle-ci n’est que la moitié du sunnisme : si le coeur parle très bien, on sent toujours que la raison est délaissée.”
            Vous écrivez : “puisque l’on n’a jamais vu des humains se convertir à une religion du simple fait qu’un virtuose du Logos leur aurait produit un raisonnement vrai —en effet, relativement à la Foi, il est davantage question de persuasion, de sentiments et d’intuition.” Ceci est vrai mais la persuasion, les sentiments et l’intuition ne peuvent pas être dissociées de la raison à même de corriger notre persuasion, nos sentiments et notre intuition et inversement. La foi rend la raison droite. La raison droite augmente sa foi. En cela est la force de la droiture dont la meilleure qualité est la patience. Dieu dit à plusieurs reprises : “Ne raisonnez-vous donc pas!”. Le virtuose du Logos dans le Noble Coran est tout de même Dieu…
            Puisqu’il s’agit de se réconcilier avec notre bon sens. Celui-ci est présent chez tout le monde. En quoi la raison ne pourrait pas y aider et pourquoi devrait-elle être mise au second plan ? Ceci est un non sens.

            Je ne vous contredis nullement mais rajoute ma vérité en fonction de ma diversité de pensée. Peut-être me comprendrez-vous.

            PS : Dieu avait appris à Adam toutes choses que les anges mêmes ne connaissaient pas. Il fut le premier prophète de l’humanité dit-on. Dieu était déjà dans son coeur car la croyance d’Adam n’a jamais était discutée puisqu’évidente. Dieu est dans le coeur de tous, nul doute à cela. Ainsi, la connaissance de toute chose rappelle à Dieu. J’ai l’habitude de dire que le premier prophète de l’humanité est la raison car Dieu est dans notre coeur à tous. La connaissance de Dieu réconcilie le coeur et la raison. L’un ne va pas sans l’autre. Les fausses croyances d’ailleurs insistent beaucoup sur les sentiments qui ne sont que passion quand la raison n’est plus.

            Dieu sait mieux et est plus savant
            Salam

          • 4° Il est très probable qu’al-Chafi se soit ici trompé, hélas.
            Quant à ces versets que vous me citez, je vous propose 56:37. Si Dieu le permet, peut-être verrez-vous ? Sinon, j’ai déjà cité al-Dabbagh mais il y a d’autres individus qui eux-mêmes savent fort bien que l’arabe n’est pas la première langue. al-Suyuti relate que la langue en laquelle nous serons interrogés dans la tombe est cette première langue. Al-Bulqini de même. Al-Wasiti est parvenu à identifier des concepts de cette langue en le Coran.. Al-Jawaliqi, en citant Abu Ubayda, nota que les Arabes n’étaient pas familiers du mot al-rabbaniyyun ; et son hypothèse était que ce mot était ou hébreu ou de la première langue. à cela al-Suyuti dit que ce mot était effectivement de cette première langue.
            bref, je n’aime pas ce concours de citations érudites. donc je vous propose de regarder 56:37 et surtout de prêter attention à la racine. aussi, vous dites qu’al-Chafi était de la dynastie… mais cela ne le prévient nullement du Faux. il suffit de regarder les contradictions entre lui d’une part et Malik, les hanafis et hanbalis d’autre part. toutefois, moi aussi je puis me tromper ! cependant, sur ce point, je ne doute pas : la langue arabe n’est pas la première. Que Dieu nous pardonne et nous guide, néanmoins !

            7° La seule chose qui permet à un humain d’être guidé, c’est la Volonté de Dieu et non «un barbu ni un soufiste arabophone». Si vous pensez que ce sont eux qui m’auraient guidé, vous vous trompez, hélas.

            5° ben c’est vous qui chipotiez vainement en ne comprenant pas la citation de Spinoza… si c’est pour au final dire que j’ai raison, … -_-

            8° là encore, je ne comprends pas vos chipotages..
            le fait de dire qu’il est DAVANTAGE QUESTION de persuasion (etc.) ne signifie pas que la raison est au second plan ainsi que vous le dites. d’un point de vue islamique, quand l’on agit, il est DAVANTAGE QUESTION d’avoir l’intention pure mais cela ne vient pas nier ou mettre au second plan le fait que l’action aussi doive être conforme à certaines règles ! si je donne 10 euros à un pauvre alors que je galère, ce n’est pas comme si je donnais 1000 euros en étant millionnaire (ça rime) ! l’intention est totalement différente !

            c’est justement mon désaccord : si la vérité n’est pas objective (vous dites «ma vérité»), elle n’est déjà pas une vérité mais une opinion. bien entendu, opinez ! mais ne confondez pas vérité et opinion. c’est valable pour vous, moi et tous !

          • @Souaréba
            Quand je dis ma vérité, cela signifie ce que je comprends humblement de La Vérité.
            Le Noble Coran est descendu en arabe, les oulémas ou autres ne sont que des vecteurs pour qu’on comprenne dans l’agrément d’Allah swt.
            Enfin, si il vous plait de dire que je suis d’accord avec vous, vous semblez volontiers mettre de côté mes arguments ou ne pas me dire ce que vous pensez sur le reste de mes commentaires.
            Je note donc qu’on est d’accord :
            1 – Sur l’arabe en tant que langue première POUR APPRENDRE ET COMPRENDRE le Noble Coran
            2 – Sur la soi-disant mercantilité
            3 – Sur la raison et le coeur indissociables
            4 – l’incomplétude de Spinoza
            5 – Qu’on peut être d’accord en ayant des compréhensions (j’enlève diversité de pensée pour m’exprimer différemment) qui se complètent ou se corrigent. Dans tous les cas, quand on recherche uniquement l’agrément d’Allah swt, on ne se trompera pas et tout le monde se corrigera car il est l’Omniscient, le Sage, toujours présent dans n’importe quelle situation. Il suffit soit de se le rappeler soit d’avoir cette chance de toujours le sentir et l’avoir en conscience. Ce n’est pas pour rien qu’en islam être sociable est important. Le Noble Coran est trop vaste pour une seule personne et ne pourra être entièrement compris qu’à la fin des temps.

            Salam

          • ce que l’on comprend de la vérité est opinion alors que la vérité est la vérité.

            je crois que vous chipotez et écrivez pas mal pour au final ne pas être véritablement pertinent… car encore là, je n’ai toujours pas de réponse quant à votre incompréhension de mon développement sur la langue arabe, je n’ai toujours pas de communiqué d’oulémas prétendument non médiocre ni insipide (vous disiez qu’il y en eut)… il faut d’ailleurs noter la contradiction qui veut qu’il y ait de bons communiqués et que simultanément vous justifiiez les médiocres en parlant d’urgence, comme si l’urgence était une excuse et qu’on ne devait pas réfléchir avant que de rédiger quoique ce soit… vous préférez m’embêter sur “médiocre” plutôt que de vous attaquer aux causes réelles…

            oui, salam !

    • brrr
      j’ai répondu en comptant mal car je n’ai pas fait attention à ce paragraphe sur la langue. excusez-moi. faites comme si il n’était pas, de sorte que mon décompte tienne lol.

      que j’y réponde, toutefois.

      la langue première diffère de l’arabe en tant que cette langue première lui est antérieure, d’une autre structure et universelle car elle est celle que nous parlions en la Communauté Première Humaine. c’est au fil du temps et de nos divisions qu’apparurent les langues que nous connaissons. imaginez-vous Adam parler le kabyle ? (question rhétorique)
      mais pour vous donner une idée :

      Animi tamen non armis, sed Amore, & Generositate vincuntur (Ethique, IV, c. XI).
      Les âmes cependant ne se vainquent pas par les armes mais par l’Amour et par la Générosité.

      en latin, il nous faut neuf mots quand le français en exigera dix-huit.
      disons que le rapport de la langue latine à cette langue première (9:1) est très supérieur à celui du français et du latin (18:9) car cette langue première consiste non en mots mais en lettres, ce qui montre la profonde intelligence des Humains d’avant. d’ailleurs, si vous comparez le latin et le français, voyez à quel point notre intelligence s’est affaissée : ce qui allait de soi ne l’étant plus, nous avons “enrichi” le langage de mots additionnels alors que c’est plutôt marque de la pauvreté de nos esprits (mais le français garde malgré tout une élégance que beaucoup envient). et Dieu sait mieux ! ainsi, pour dire ce que Spinoza venait de dire, il suffirait peut-être de deux ou trois lettres dans cette langue, sinon moins.

      je ne vous demande pas de me croire et je ne puis rien vous apporter d’autre car cela provient de certaines lectures particulières (al-Dabbagh), d’une maîtrise partielle de l’hébreu, du latin et de l’arabe et d’études linguistiques. ainsi, ce qui est affirmé sans preuve pouvant être rejeté sans preuve, je ne relèverai pas le fait que vous soyez ici en désaccord. Dieu sait mieux !

      • Salam… Mr Gassama, vous dites : ” cela provient de certaines lectures particulières (al-Dabbagh), d’une maîtrise partielle de l’hébreu, du latin et de l’arabe et d’études linguistiques.”
        Cela me fait penser à René Guénon (qui en plus des langues orientales, parlait le latin, le grec, l’hébreu, l’anglais, l’allemand, l’italien, l’espagnol, le russe et le polonais [cf. ”La vie simple de René Guénon”, Paul Chacornac¸].), lequel soutenait fermement l’existence d’une langue primordiale liée à une Tradition Primordiale, bien antérieures aux langues sacrées connues aujourd’hui (hébreu, latin, arabe, sanskrit…) et les traditions y rattachées (tao, kabbale, mystique, soufisme, védanta…).
        Ainsi que l’unité de toutes les traditions, ce qui ne peut être autre que Vérité.

        Il me semble que cela requiert un très élevé niveau de connaissance et de maîtrise alors que dans leur majorité les ulémas…

        Cordialement.

        • salam, Tahar,

          je ne savais pas que Guénon était en ce cas de figure ! comme quoi, l’on se retrouve si l’on dit vrai. mais j’avoue avoir essayé de le lire (j’ai pris un livre au hasard) et je l’ai trouvé si compliqué que j’ai renoncé et ai revendu le livre lol

          je tiens toutefois à spécifier que si j’avais été un humain véritablement droit, je n’eus besoin de recourir à la culture pour savoir cela ; en effet, j’ai comme “croyance” que Dieu est en chacun de nous et que pour l’y découvrir, il faut se défaire du Faux, ce que je n’ai pas réussi à faire… ! car il me semble y avoir “deux” voies pour connaître Dieu : 1° immédiatement 2° médiatement (j’observe la Création, j’y vois une certaine “logique” divine, je suis physicien, je suis cultivé…). la première me semble la meilleure car elle évite que nous ne nous méprenions et que nous ne fétichisions certaines Créations. en réalité, la voie médiate me paraît être la plus difficile, bien qu’elle soit celle qui rameute la plupart. nous préférerons toujours le tangible à ce qui ne l’est pas tout à fait. mais ce n’est sûrement pas la seule raison !

          bien entendu, ceux qui ne sont ni en la première ni en la seconde sont gravement égarés. lol

          salut !

          (et Dieu sait)

          • Mr Gassama, salam… tout à fait d’accord, toutefois, sans être un érudit et encore moins un spécialiste, mais juste un curieux qui cherche, si je peux me permettre ;
            – Guénon n’est pas compliqué, ce qu’il expose l’est, notamment ”L’homme est son devenir selon le Védanta”. Mais ”La crise du monde moderne” ou ”Les principes du calcul infinitésimal” sont très abordables et d’une extrême concision et justesse à mon avis.

            Quant à la connaissance immédiate (”im” comme préfixe privatif, donc entendre ”sans média” ou connaissance directe, intuitive), il n’y a aucun doute qu’elle est la plus vraie. Ainsi la connaissance visuelle, donc utilisant un média, l’œil, peut contenir le faux, déjà parce qu’elle peut être prise pour une connaissance directe… d’où le crédit du témoin oculaire. Mais l’œil ne peut se voir et ne peut donc être crédible. Le coran évoque la vision du cœur, comme les traditions orientales le troisième œil, parfois assimilé ou lié à la fonction de certains rêves qui peuvent apporter cette connaissance im-médiate. Encore faut-il un sérieux distinguo.

            On est loin des ex-cogitations des ulémas et des ratiocinations modernes sur des sujets que des enfants (parce qu’ayant un cœur vivant) perçoivent de façon naturelle (intuitive).

            Cordialement.

          • je vous remercie pour ces conseils, je vais rechercher l’ouvrage portant sur le calcul ! cela m’intéresse. d’ailleurs, je crois que le prochain article que je publierai sera relatif à l’Astronomie.

            à bientôt, sûrement !

            quant à ce que vous écrivez, je suis en total accord !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Du dialogue en général au dialogue interreligieux en particulier

Les imams tunisiens appellent au boycott du Hajj 2018