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La sécurité n’a pas de prix face aux manifestations anti-mosquée, dixit le Chef de la police du Lincolshire

En pleine phase de restrictions budgétaires, le comté du Lincolnshire, en Grande-Bretagne, fait des coupes sombres dans tous les secteurs, un sous étant un sous, même dans la police, et ce plus que jamais.

Cette volonté politique, fort louable, de ne plus dilapider les deniers publics a été mise à rude épreuve par la facture salée d’un montant de 240 000 € correspondant au coût du dispositif policier déployé pour encadrer deux manifestations survoltées de l’extrême droite britannique, qui a envahi les rues de la ville de Lincoln en janvier et mars derniers, faisant trembler le pavé au bruit sec de ses rangers, pour hurler son opposition au projet de construction d’une mosquée locale, et en découdre à la moindre occasion.

Face aux 200 esprits chauffés à blanc du groupuscule East Anglian Patriots, que la moindre étincelle de rage suffit à embraser, il n’était pas question de regarder à la dépense pour le chef de la police du comté, Neil Rhodes, qui estime que la sécurité de ses concitoyens n’a pas de prix quand elle est menacée par des hordes gonflées à bloc, dont chacun redoute les débordements incontrôlables. Les 240 000 € qui viennent grever un budget serré sont de « l’argent bien dépensé » a récemment martelé ce dernier en conférence de presse, se félicitant de la réponse efficace et dissuasive opposée par ses troupes aux ultras du nationalisme britannique.

Nick Parker, le porte-parole de l’association contre le racisme et le fascisme, à l’origine des contre-manifestations qui ont protesté pacifiquement contre le danger que représente l’extrême droite britannique, a abondé dans son sens : "Ce groupe, et d'autres comme lui, passent leur temps à voyager à travers le pays pour intimider et apeurer les gens qui ont une couleur de peau ou une religion différentes. Comment pourrait-on regarder à la dépense pour protéger les citoyens de ces dangereux activistes néo-fascistes ?", a-t-il lancé à l'adresse des notables qui demandent aujourd'hui des comptes à Neil Rhodes.

Alors que le Lincolnshire se serre la ceinture de manière exemplaire, s’il y a une dépense qui ne sera jamais taxée de gabegie par les contribuables épris de tolérance, c’est bien la préservation de l’ordre public face à la haine, semeuse de chaos social.

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