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Contextualiser « Le Phénomène Coranique » (2/2)

Religion et prophétisme : une perspective phénoménologique

 C’est pourquoi Malek Bennabi insiste vivement sur le fait que l’hostilité de la modernité à l’égard de la religion ne devait pas être considérée comme un simple conflit entre la religion et la science ou la raison. Pour lui, il est question de conflit entre deux systèmes philosophiques et visions du monde fondamentalement différents.

C’est un conflit « entre le théisme et le matérialisme, entre la religion qui a Dieu comme base et celle qui postule la matière comme une vérité absolue ».[i] C’est, en dernière analyse, une bataille pour le sens ultime de la vie, la nature de l’homme et l’origine et le destin du monde, avec tout ce que cela implique sur les plans psychologique, philosophique et cosmologique.[ii]

C’est avec de telles questions philosophiques et historiques en vue, comme nous l’avons vu plus haut, que j’ai entrepris cette nouvelle édition annotée et integrale du Phénomène Coranique. A mon avis, ce livre représente l’un des efforts les plus mûrs de combat intellectuel musulman avec les prémisses séculières de la modernité et sa vision scientifique matérialiste du monde. Comme j’ai essayé de le montrer, son argument de base est toujours pertinent même au regard du défi du post-modernisme.

Pour développer son argument, Malek Bennabi a adopté une approche complexe à plusieurs couches, sans précédent en matière d’études coraniques et islamiques en général. Des idées de différentes disciplines et domaines de connaissance ont été intelligemment déployées pour développer une nouvelle approche à l’étude de la religion en général et du Coran en particulier.

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Ainsi, la philosophie, l’archéologie, l’histoire, la cosmologie, la sociologie, l’anthropologie philosophique et la psychanalyse sont toutes déployées pour étudier la religion et le prophétisme en tant que phénomènes objectifs qui transcendent tous les contextes historiques et toutes les configurations socioculturelles.

Avec cette approche interdisciplinaire, Malek Bennabi a réussi à vaincre les insuffisances et les imperfections des théories réductionnistes et subjectivistes qui ont prévalu durant une période relativement longue de l’étude de la religion et des phénomènes religieux par les différentes disciplines des sciences sociales. Il commence par une principale observation qui a été une question d’accord entre les savants et penseurs de différentes formations.

Il s’agit du fait que la religion, comme un sociologue Durkheimien l’a dit, « a été la condition pour la vie humaine à tous les âges et sous tous les cieux ».[iii] Cependant, et contrairement à tant de savants modernes de différentes disciplines, Malek Bennabi ne fournit pas de justifications à ce fait par une interprétation historiciste, subjectiviste ou positiviste.[iv] Il voit plutôt dans les différentes manifestations de la religion à travers l’histoire de l’humanité, du simple dolmen au temple le plus imposant,[v] la preuve la plus claire de la religiosité inhérente à la nature humaine.

Ainsi, pour Malek Bennabi, la religion n’est pas une simple activité spirituelle et mentale du psychisme humain. C’est plutôt une disposition essentielle de l’espèce humaine et un fait cosmique profondément enraciné dans la structure de l’univers. Cela veut dire que la religion ne peut pas être réduite à une simple catégorie culturelle acquise par l’espèce humaine à travers l’histoire ou en relation avec les premiers stades du développement socioculturel humain.[vi]

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A cet égard, il convient de mentionner que cette interprétation psycho-cosmologique de la religion a été faite, quoiqu’ en des termes peu clairs, par un certain nombre de philosophes et savants occidentaux qui semblent avoir essayé de se libérer du joug du matérialisme et du positivisme. En tant que personnalité éminente de la psychanalyse, il convient d’accorder ici une attention particulière aux points de vue de Carl Jung.

Dans une tentative d’éviter les inexactitudes de la conception matérialiste du psychisme, Jung a développé une « théorie d’archétypes » selon laquelle « la religion peut être mieux comprise en l’associant à un inconscient collectif » qui constitue une « réalité psychique partagée par tous les humains ».[vii] Selon lui, cet « inconscient collectif comprend tout l’héritage spirituel de l’évolution de l’humanité né de nouveau dans la structure du cerveau de l’individu ».[viii]

Cependant, malgré la suggestive importance de l’idée d’un « héritage spirituel » universel commun de l’humanité, Jung n’a pas poursuivi sa recherche jusqu’à sa fin logique pour aborder la question essentielle des origines et de la nature de cet héritage collectif. En fait, il l’a tout simplement éludée en faisant référence à l’évolution de l’humanité. Une raison pourrait en être ceci : en succombant aux paradigmes positivistes dominants, Jung « a évité toutes considérations métaphysiques et philosophiques ».[ix] Autrement dit, il semble comme si certains jougs ont été établis par l’épistème dominant, et que l’esprit ne doit pas s’en debarrasser !

En considérant les différentes expressions de la religion (comme le totémisme, le polythéisme et le monothéisme), le but immédiat de Malek Bennabi est d’établir la nature éternelle du phénomène religieux en tant que caractéristique de la nature humaine. D’où la description de l’homme comme un animal religieux ou homo religiosus.[x]

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A partir de là, il poursuit son but ultime, à savoir, examiner la révélation coranique et la vocation prophétique du Prophète Mohammed dans le plus large contexte de la tradition monothéiste et mouvement prophétique, qui ont caractérisé trois grandes traditions religieuses vivantes du monde, à savoir, le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam.

Pour cela, il propose une approche où la phénoménologie et la psychanalyse doivent toutes deux jouer un rôle de premier plan. Dans cette approche, le cas particulier de l’Islam serait lié au phénomène religieux en général, tandis que son messager serait considéré comme le maillon ultime de la chaîne du mouvement prophétique.

De même, la révélation coranique doit être considérée comme un couronnement du courant de la pensée monothéiste. D’autre part, une analyse comparative historique et psychologique est nécessaire pour saisir la relation entre les prophètes (messagers) et leurs messages, et les caractéristiques communes déterminant leur personnalité et leur comportement.

Pour aborder cette dernière question, Malek Bennabi étudie la vie et la carrière prophétique du Prophète Israélite Jérémie dont le livre et l’authenticité historique ont été épargnés par la critique biblique moderne. En contraste avec son concurrent, le pseudo prophète Hanania, l’examen du cas spécifique de Jérémie révèle les traits principaux en tant que caractéristiques distinctives du prophétisme :

1. Un pouvoir absolu qui élimine toute volonté personnelle du prophète et détermine son comportement final et permanent concernant sa carrière de missionnaire.

2. Un jugement unique et catégorique sur les faits de l’avenir transcendant toute logique de l’histoire déduite par des êtres humains ordinaires.

3. La comparaison entre Jérémie et d’autres prophètes bibliques comme Amos et Esaïe révèle un troisième trait qui consiste en la similarité et la continuité dans la manifestation des deux premiers traits chez tous les prophètes.[xi]

Selon Malek Bennabi, ces traits qui s’étaient manifestés de la même manière dans le cas du Prophète Mohammed, ne peuvent pas être expliqués comme étant de simples traits subjectifs du prophète ou comme la conséquence d’un état mental perturbé et d’une personnalité déséquilibrée, comme les critiques modernes veulent nous le faire croire.

Au contraire, ils indiquent le caractère impersonnel et la source extérieure de la vocation prophétique qui s’impose plutôt sur la personnalité du prophète et soumet sa volonté de manière absolue. L’impersonnalité et l’externalité du prophétisme sont en outre attestées par la résistance des prophètes à la vocation prophétique, en sorte qu’ils ont tous voulu s’y soustraire positivement. Cette résistance est une claire indication de « l’opposition entre leur libre arbitre et le déterminisme qui plie leur volonté et subjugue leur moi ».[xii]

Ayant établi les caractéristiques phénoménologiques du mouvement prophétique, qui s’étend sur tant de siècles de l’histoire humaine, depuis le patriarche Abraham à Mohammed ibn ÑAbd Allah d’Arabie, Malek Bennabi examine le Coran tant du point de vue phénoménologique que psychanalytique.

Comme il le dit, outre sa continuité thématique des Ecritures précédentes concernant le message principal qu’il apporte à l’humanité, en particulier ses enseignements monothéistes, le Coran lui-même fournit un indice très important soulignant son appartenance au phénomène de la révélation qui a intimement accompagné le mouvement prophétique.

Ainsi, le Coran a enseigné à Mohammed, son destinataire et son transmetteur, qu’il n’est « nullement une innovation parmi les Messagers » (Cor. 46 : 9).[xiii] Cela veut dire qu’il n’était pas en train de « prêcher quelque chose qui n’a pas été déjà prêché par tous les prophètes de Dieu » avant lui.[xiv] En d’autres termes, « la venue de Mohammed comme prophète et messager de Dieu n’a rien d’inouï ou de bizarre. D’autres prophètes sont venus avant lui. Ils étaient tous de simples mortels et faisaient partie du peuple à qui ils étaient envoyés. Telle est en effet l’éternelle et immuable règle du Seigneur et seuls les gens au cœur malade et aveugle par l’orgueil et la haine osent la contester. »[xv]

Mais mis à part sa caractéristique phénoménologique d’appartenir au phénomène de la révélation et d’être le couronnement du monothéisme religieux, le Coran constitue un phénomène en lui-même. C’est la raison, me semble-t-il, pour laquelle Malek Bennabi a intitulé son livre Le phénomène Coranique.

Sa révélation qui embrasse une période d’environ vingt-trois ans en fait plus qu’un simple ‘événement’ comme l’évêque Kenneth Cragg l’a une fois écrit.[xvi] Si un phénomène peut être défini comme « un évènement qui se répète dans des conditions identiques et avec des conséquences semblables »,[xvii] alors la succession des révélations coraniques sur une période de plus de deux décennies rentre dans cette définition.

Un aspect de la manifestation phénoménologique du Coran concerne son destinataire et transmetteur, le Prophète lui-même, alors que l’autre concerne le mode de révélation.

Au niveau du Prophète, les révélations coraniques étaient toujours accompagnées de certains changements psycho-physiologiques qui pouvaient être facilement perçus par ceux qui étaient présents avec lui. Quant aux révélations mêmes, elles s’étaient produites selon des mesures définies et en des intervalles de temps variés, et tout à fait sans égard pour l’état personnel de la personne qui les recevait. Autrement dit, ces révélations avaient lieu sans tenir compte du chagrin et des souffrances ou désirs et aspirations du Prophète lui-même.

Dans l’analyse de Malek Bennabi, ces caractéristiques phénoménologiques du Coran indiquent de façon très nette son impersonnalité et son externalité par rapport au moi du Prophète. Cela implique que les idées et la connaissance, contenu du Coran, supplantent la connaissance personnelle du Prophète et transcendent sa conscience.

Comme Cragg l’a si bien dit, « le Coran n’a jamais été une ambition personnelle, une dignité prévue, un honneur personnel. Il n’aurait pu être autrement qu’une grâce divine ».[xviii] Néanmoins, une objection peut être soulevée ici. En admettant le caractère impersonnel et externe du Coran vis-à-vis du moi de Mohammed, il y a toujours la possibilité de supposer qu’il reflétait la connaissance et les idées – religieuses et autres – qui prévalaient dans son environnement et à son époque.

À cette hypothèse sur laquelle bon nombre d’écrivains occidentaux ont fondé leurs études de l’Islam et de la vie de son Prophète, Malek Bennabi consacre une longue analyse qui, en fait, s’étend sur tout le livre. Un portrait psychologique et intellectuel du Prophète, avant comme après la vocation prophétique, a été dressé avec soin et de façon convaincante pour établir d’abord la ligne de démarcation entre la connaissance et les idées personnelles du Prophète et le contenu du Coran. Ensuite un examen comparatif et historique de divers thèmes coraniques est effectué pour démontrer que la vraie réalité de la source du Coran ne peut être conçue que sur un plan transcendant, métaphysique.

Comme nous l’avons fait remarquer plus haut, le livre de Malek Bennabi est une réponse extrêmement mûre aux défis intellectuels de la pensée moderne philosophique et scientifique. Il peut être aisément considéré comme une nouvelle sorte de pensée islamique théologique et philosophique pour l’exploration des vérités coraniques éternelles sous de nouvelles lumières et dans de plus larges perspectives que cela n’était possible aux savants musulmans classiques.

En effet, l’approche que Malek Bennabi a suggérée et la méthodologie qu’il a appliquée dans son étude du Coran, sont stimulantes et méritent une considération sérieuse de la part de ceux qui cherchent à ouvrir de nouvelles voies pour la renaissance de la pensée islamique et la reconstruction de la société et de la civilisation islamiques.

Sa reformulation de la question de l’i‘jâz ou l’inimitabilité et ‘l’incomparabilité’ du Coran, jusque là considéré en termes linguistiques et littéraires, dans le plus large contexte philosophique et historique du phénomène religieux et du mouvement prophétique, est tout à fait unique en matière d’études islamiques et coraniques.[xix]

Elle invite l’esprit à une lecture différente de l’histoire religieuse humaine et à une compréhension différente de la condition humaine qui va bien au-delà des simples préoccupations des musulmans. Car le Coran « se rapporte au plus vaste monde extérieur à l’expérience [musulmane] partout où l’homme se trouve, dans ses religions ou dans sa sécularité ».[xx]

En conséquence, en développant son approche psychanalytique et phénoménologique au Coran, Malek Bennabi ne cible pas simplement le musulman qui est dans le besoin « d’une solide perception de la valeur du Coran » sur laquelle il fondera sa foi et sa conviction personnelles. Il vise également ceux qui veulent traiter d’Ecritures islamiques « en tant que simple sujet d’étude universitaire ».[xxi]

Autrement dit, cette approche est considérée comme permettant également au non musulman de parvenir à une appréciation correcte et juste du Coran dont le support n’est pas restreint au musulman qui le possède par foi et expérience personnelle. Peut-être pouvons-nous dire, en reprenant les termes de Kenneth Cragg, que la méthode de Bennabi en traitant du phénomène coranique « permettra au Coran d’être possédé de l’extérieur – possédé, c’est-à-dire, non par le propagandiste qui désire décrier ou la dilettante qui le fait par fantaisie – mais par celui qui est sérieusement intéressé, qui a à la fois un fort désir et une réserve, à la fois une attraction et une crainte ».[xxii]

Conclusion

Comme j’ai essayé de le montrer dans les sections précédentes, la conception positiviste de la modernité de la raison et son idéologie scientiste ont eu des conséquences nuisibles pour le sens de la réalité qui a été terriblement aggravé par la pensée post-moderniste.[xxiii] Dans le sillage des processus de mondialisation dans presque toutes les sphères de la vie humaine, il n’est point besoin de mettre ici l’accent sur ces conséquences.

Les réflexions et les points de vue de Malek Bennabi peuvent à juste titre être considérés comme une consolidation des efforts de plusieurs penseurs et savants à travers le monde à combattre les différentes formes et vagues de réductionnisme et de nihilisme qui ont poussé l’humanité dans l’abîme de la sécularisation.[xxiv]

L’oeuvre de Malek Bennabi sur le Coran n’était pas seulement le début de sa carrière intellectuelle en tant qu’écrivain original et penseur visionnaire. Lorsqu’il le termine en affirmant que la religion « semble imprimée dans l’ordre universel comme la loi propre à l’esprit humain »,[xxv] il ne fait point de propos creux ni ne joue sur les mots. En fait, il a, dans son livre, jeté les fondations philosophiques et méthodologiques de ses derniers ouvrages.

On peut affirmer avec certitude que ses efforts intellectuels ultérieurs en théorisation sociale et culturelle sont principalement une élaboration et une justification de la thèse centrale sur l’homme et la religion qu’il a développée dans le présent livre.[xxvi] Cette thèse, bien enracinée dans la vision islamique de l’homme et du monde, se base sur le fait que la religion, et notamment l’Islam, fait par de la « nature innée dont Dieu a pourvu les hommes en les créant » (Cor. 30 : 30).

Mohamed El-Tahir El-Mesawi
Université Islamique Internationale de Malaisie

 


[i] Malik Bennabi : Le Phénomène Coranique, présente édition, p. 31.

[ii] Pour une analyse plus détaillée de cet aspect de la pensée de Bennabi, voir Mohamed El-Tahir El-Mesawi : A Muslim Theory of Human Society : An Investigation into the Sociological Thought of Malik Bennabi (Kuala Lumpur : Thinker’s Library, 1998), pp. 11-38.

[iii] Serge Mascovici : The Invention of Society (Cambridge UK : Polity Press, 1993), p. 33.

[iv] Pour l’exposé détaillé des différentes théories de la religion, voir les ouvrages suivants : Bryan S. Turner : Religion and Social Theory (London : Sage Publications, 1983) ; Malcolm B. Hamilton : The Sociology of Religion (London & New York : Routledge, 1995) ; Daniel L. Pals : Seven Theories of Religion (Oxford University Press, 1996).

[v] Le Phénomène Coranique, p. 29.

[vi] Mohammed Bāqir al-Sadr : Al-Madrasah al-Qur´āniyyah (Beyrouth : Dār at-Ta‘āruf, 1981, p. 115-18.

[vii] Brian Morris : Anthropological Studies in Religion (Cambridge University Press, 1987), p. 168, (italique ajouté).

[viii] Carl G. Jung : The portable Jung, édité par J. Campell (Harmondsworth : Penguin Books, 1971), pp. 45-6.

[ix] Carl G. Jung : Psychology and Religion (New Haven : Yale University Press, 1966), p. 2 ; cf. J. J. Clarke : In Search of Jung : Historical and Philosophical Enquiries (London : Routledge, 1992), p. 35.

[x] Le Phénomène Coranique, p. 30.

[xi] Ibid., p. 51. En développant ses idées à cet égard, Bennabi s’appuit fortement sur l’étude approfondie et bien recherchée réalisée par l’expert des études judéo-chrétiennes, Adolphe Lods, intitulée Les Prophètes d’Israël et les Débuts du Judaïsme. Ce livre a été publié à Paris, d’abord en 1935 par la Renaissance du Livre, puis par les Editions Albin Michel en 1969.

[xii] Le Phénomène Coranique, p. 31.

[xiii] Une autre traduction de ce verset offerte par Sadok Mazigh est la suivante : « Dis : ’Qu’y a-t-il d’étrange dans mon cas ? Tant d’autres prophètes m’ont précédé. J’ignore, toutefois, quel sort nous sera réservé à vous et à moi. Je m’en tiens à ce qui m’est révélé, que je m’applique à suivre. Je n’ai qu’une seule mission : avertir explicitement ».

[xiv] Fakhr al-Dîn Mohammed ibn ÑUmar al-Râzī : al-Tafsîr al-kabîr, connu aussi sous Mafâtîh al-Ghayb (Beyrouth : Dâr al-Kutub al-‘Ilmiyyah, 1411/1990), vol. 14/28, p. 7 ; Nāsir al-Dîn Abū SaÑîd ‘Abd Allâh al-Baydâwī : Anwār al-Tanzīl wa Asrâr al-Ta’wīl, connu aussi sous Tafsīr al-Baydāwī (Beyrouth : Dâr al-Fikr, 1416/1996), vol. 5, p. 178.

[xv] Salah Ed-Dine Kechrid : al-Qur´Én al-KrÊm : Traduction et notes (Beyrouth : Dâr al-Gharb al-Islâmî, 2003), p.443, note 1.

[xvi] Kenneth Cragg : The Event of the Qur’an : Islam in Its Scripture (Oxford UK : Oneworld, 1994 [1971]). L’ouvrage de Cragg est remarquable en ce sens qu’il y a essayé de faire ressortir les aspects phénoménologiques du Coran. Cependant, son analyse semble ignorer le concept du wahy en essayant de l’expliquer sur le plan du génie personnel du Prophète.

[xvii] Le Phénomène Coranique, p. 12.

[xviii] Cragg : The Event of the Qur’an, p. 38-39.

[xix] Les ouvrages de feu Professeur Mohammed ‘Abd Allah Draz méritent d’être mentionnés ici. Ils sont clairement guidés par une disposition d’esprit similaire à celle qui a guidé Bennabi dans le présent livre. Une étude comparative du Phénomène Coranique et de Initiation au Coran et al-Naba’ al-‘Azīm : Nazarāt Jadīdah fī’al-Qur´ān révèleront des similarités frappantes dans leurs prémisses et leur approche méthodologique.

[xx] Cragg : The Event of the Qur’an, pp. 38-39.

[xxi] Le Phénomène Coranique, p. 16.

[xxii] Cragg : The Event of the Qur’an, p. 186.

[xxiii] Pour une profonde et pertinente analyse et discussion à cet égard, voir Roger Trigg : Reality at Risk : A Defence of Realism in Philosophy and the Sciences (The Harvester Press, Royaume Uni & Barnes and Noble Books, USA, 1980).

[xxiv] Pour une profonde analyse philosophique et historique de la sécularisation et du sécularisme, voir Syed Mohammed Naquib Al-Attas : Islam and Secularism (Kuala Lumpur : International Institute of Islamic Thought and Civilization (ISTAC), 1993). Une étude critique plus récente et plus complète (théorique et socio historique) du sécularisme et de la sécularisation peut être trouvée chez John L. Esposito et Azzam Tamimi (éditeurs) : Islam and Secularism in the Middle East (London : C. Hurst & Co. Publishers Ltd., 2000). Les collaborateurs à ce précieux livre comprennent d’éminents penseurs de différentes formations comme John Keane (professeur de science politique à l’Université de Manchester, UK), Rachid al-Ghannouchi (penseur islamique et chef politique du mouvement Ennahda en Tunisie) et Peter Berger (professeur de sociologie à l’Université de Boston, USA).

[xxv] Le Phénomène Coranique, p. 262.

[xxvi] Pour plus de détails, voir mon ouvrage A Muslim Theory of Human Society, ainsi que mon introduction à la traduction anglaise de l’oeuvre de Bennabi On The Origins of Human Society (Kuala Lumpur : The open Press, 1998).

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32 commentaires

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  1. Histoire de résumer le fil des commentaires :

    ça c’est pour zarathoustra :
    youtube.com/watch?v=hJSDOSkvpuQ&t=30

    et là dubitatif :
    youtube.com/watch?v=hJSDOSkvpuQ&t=136

  2. Bien sûr quand on n’a plus d’argument pseudo scientifique on bascule dans le registre religieux. Classique et tellement prévisible.

  3. Pour certains, l’Infinie Précision d’Allah swt ne peut être saisie que de manière limitée et bornée.

    En physique, la réalité c’est la mesure. Nous calculons tous les jours en science de quoi est capable une infime partie saisie de cette Précision Infinie. Telle est la Puissance Créatrice d’Allah swt, le Principe Créateur de l’Eternel, l’Unique.

    Aïdkoum Moubarak

  4. Merci on le sait que ces constantes se mesurent. Peu importe la précision de ces mesures, elles donneront toujours des nombres réels et donc finis. Même un nombre transcendant comme pi avec un développement décimal infini est fini. Peu importe la précision que l’on pourra atteindre pour le déterminer. Il faut en passer par les mathématiques pour parler de fini et d’infini et notamment par la théorie des ensembles quand on parle nombres. Que vous ne le compreniez pas ne m’étonne guère. Les élèves que j’ai pu avoir quand je donnais des « petits cours » me trouvaient pédagogue. Mais j’ai mes limites. Certains ne sont pas faits pour les maths et la physique. C’est ainsi. Mais il reste aussi la sociologie médiévale : les maths ne sont pas requises …

  5. @dubitatif. Qu’est-ce que je vous disais ? Ça se termine toujours par le sionisme. Une prétendue insulte censée vous disqualifier pour de bon. En fait ça marque la fin de l’argumentation et de la pensée rationnelle. Une sorte de rituel visiblement.

    • ça c’est pour le net. dans la vie de tout les jours ça doit se terminer avec des baffes et de l’agressivité, surtout vis a vis de personne plus faible (les femmes et les enfants en premier). comme je l’ai déjà dit, je plain l’entourage de ce genre de personnes que je qualifie de toxique, et qui pour ma part ne représente qu’eux même, et surtout pas la communauté arabo-musulmane, ni magrébine (heureusement).

  6. Ces contantes de physique ne se calculent pas, elles se mesurent. Vous démontrez encore une fois que vous n’avez rien compris à la science et ce que je vous ai expliqué. C’est pourtant la base. Si vous connaissez la fin de ces constantes physique, tant mieux pour vous. Rassurez-vous, le ridicule ne tue pas. Quant à vos tergiversations sur les termes et les définitions, je vous les laisse. Je ne vois pas ce qui me donne tort, au contraire.

    L’infinité de Dieu permet le fini, sans quoi la création ne serait pas possible. Vous aurez au moins appris cela.

    • vu que vous ne sembliez pas presser de me répondre sur l’enseignement du créationnisme en France, (ou inteligent design pour faire anglo saxon), je me suis renseigner, et comme d’habitude ce que vous affirmer avec beaucoup d’agressivité se trouve être complètement faux. les décisions on même été pris au niveau européen :
      C’est dans ce contexte que l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (qui réunit 47 pays) a adopté, le 4 octobre 2007, la résolution 1580 sur “Les dangers du créationnisme dans l’enseignement”.
      et j’attends toujours l’annonce de votre grande conférence qui va bouleversé l’histoire des civilisations et de la science, même dans un endroit moins prestigieux que le MIT…..

  7. Dernier point. On ne voit pas non plus le rapport avec votre invention « d’athéegrisme sioniste ».

    Et ce que vous appelez le « litteralisme abscons » ça s’appelle des maths et de la physique. C’est sûr que ça n’est pas accessible au premier venu. En maths, tout commence par des définitions. Maintenant vous savez ce qu’on peut entendre par « fini » et « infini ». Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas, la prochaine fois qu’un autre scientifique se moquera de vous à raison.

    Je vous invite aussi à vous renseigner sur les notions philosophiques d’infini actuel et d’infini potentiel qui sont débattues dans le contexte de la physique.

    En bonus, les propos d’un astrophysicien, Christian Magnan, qui rappelle qu’un nombre est fini (pas de nombre plus grand que les autres) pour un scientifique et dénonce plus profondément l’imposture de l’infini en physique et notamment en cosmologie :
    https://lacosmo.com/infini-encore.html

  8. Les « nombres décimaux infinis » n’existent pas. Dans votre document, l’expression est placée entre guillemets car il s’agit d’un abus de langage pour simplifier le discours auprès de lycéens (« dont l’écriture décimale comporte une infinité de chiffres après la virgule » qu’il suffit de remplacer par « non décimaux »). Les nombres décimaux ont au contraire une partie décimale ou un développement décimale finis. C’est leur définition même dans le cadre de la théorie des ensembles. Ils sont aussi finis.

    De même que les entiers « infinis » sont une construction mathématique. Le terme « infinis » est placé entre guillemets et la définition est explicitée dans un autre document du même auteur car justement ça ne relève pas de l’usage (c’est aussi un abus de langage) : https://www.mathenjeans.fr/sites/default/files/nombres_infinis.pdf

    Par ailleurs, cet espace i ne fait pas partie de l’enseignement officiel des mathématiques en secondaire. Il s’agit là d’ateliers Maths en jeans, soit des travaux de recherche ponctuels, associant des mathématiciens, des professionnels et des lycéens. Renseignez vous sur les programmes du lycée que vous ne connaissez pas à l’évidence. Autre preuve que vous n’avez pas de formation mathématique de base.

    L’espace i a encore moins d’existence officielle pour les scientifiques. Le jour où ça arrivera, croyez moi, il sera rebaptisé car « nombre infini » ça ne veut rien dire pour un scientifique. Par ailleurs, je ne vois toujours pas le rapport avec les constantes physiques. Sinon démontrez qu’une constante physique appartient à l’espace i.

    La notion d’infini existe bien évidemment en maths. Elle est rattachée à d’autres notions : dénombrement, limite, continuité, … On parle même d’ordinaux infinis mais rien à voir avec votre discours qui se réfère aux non décimaux et montre que vous êtes un béotien. Tous les nombres dont on parle (en l’occurrence les constantes physiques) sont finis car ce sont des réels. Donc arrêtez de digresser sans fin alors que vous avez tort.

    Voici une définition mathématique de « fini » :
    On appellera « finie » une quantité (positive) qui est inférieure à un certain entier naturel, et, a contrario, « infinie » une quantité qui est supérieure à tous les
    entiers naturels (reste à voir ce que cela veut dire). » (en p 2 de cet article : http://www.madore.org/~david/math/infinity.pdf ).

    Elle est rigoureusement équivalente à celle que j’ai donnée à savoir : est fini ce qui est borné, est infini ce qui ne l’est pas.
    Plus loins (p 4) :
    De même, tout nombre réel fixé est majoré par un certain entier naturel : (∀x ∈ R)(∃n ∈ N)(x ≤ n) — les réels ne vont pas « plus loin » que les entiers naturels, tous deux méritent le qualificatif de « fini ».

    Au passage si on utilise cette définition, on constate que les entiers « infinis » de Guirardel sont bornés par [9] et sont donc finis !

  9. http://www.cnrtl.fr/definition/décimal

    “I.- Adj. Qui est fondé sur une division par dix.
    A.- MATH. et usuel. Fondé sur un système de numération de base dix. Chiffre, notation, numération, symbolisation décimal(e). Le calcul décimal peut convenir à un peuple mercantile; mais il n’est ni beau, ni commode dans les autres rapports de la vie, et dans les grandes équations célestes (Chateaubr., Génie,t. 2, 1803, p. 297).Notre arithmétique décimale (Cournot, Fondem. connaiss.,1851, p. 306):
    Proposons-nous cependant de diviser un mètre en trois parties égales et de calculer la longueur de chacune des parties en utilisant le système décimal. Un mètre vaut dix décimètres; son tiers est donc trois décimètres, plus le tiers d’un décimètre. De même, le tiers d’un décimètre est trois centimètres, plus le tiers d’un centimètre, et ainsi de suite, indéfiniment. Le tiers d’un mètre a donc pour mesure la fraction décimale indéfinie… E. Borel.Les Paradoxes de l’infini,1946, p. 24.
    ……..”

    Oh mince il existe un livre sur “Les paradoxes de l’infini”. MDR

    Pire, en m’insultant, voici avec une recherche assez facile à faire, pour peu qu’on soit de bon aloi, qui il insulte également :
    Les nombres infinis, Encadrés par Vincent GUIRARDEL (chercheur), Anne COPROS et Boris VÉRON (professeurs). Cours niveau lycée MDR.
    “Vous connaissez les “nombres infinis décimaux” dont la lecture se fait normalement : de gauche à droite, et qui dont l’écriture décimale comporte une infinité de chiffres après la virgule. 0,123123123… par exemple.
    Nous, nous avons travaillé sur un autre type de nombres infinis. C’est à dire un entier qui a la particularité de se lire de droite à gauche avec une infinité de chiffres vers la gauche. Certains de ces nombres ont une période que l’on note comme dans cet exemple : …[682417]682416″
    perso.univ-rennes1.fr/vincent.guirardel/mej/2006/nombres_infinis.pdf

    Je m’arrête là par contre car l’objectif n’est quand même pas de faire des maths ici. Les chercheurs, les professeurs, le cnrs, les équipes de recherche seront ravis d’apprendre qu’ils sont tous nuls. L’athéegrisme sioniste empêche de saisir l’esprit de la lettre scientifique par un littéralisme abscons car ça attaque les neurones sévère et ceci à la dixième décimale près quoiqu’il semble que mes contradicteurs ne soient pas finis.

    Je m’arrête ici car tout le monde comprendra qu’aucun sophisme mathématique ne peut rien contre l’EVIDENCE, que dis-je, L’UNIQUE CERTITUDE : ALLAH swt et la VERACITE du Noble Coran.

    • personnellement, lorsque je suis sûr d’une chose, je ne me sent pas l’obligation de la répéter, encore et encore, à longueur de phrase, de mots, en tout lieux et en toute circonstance…car comme dit par un autre que moi, “ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément”, N. Boileau. une petite démonstration, et on en parle plus…a l’évidence pas votre cas. Vous semblais plus être dans la méthode Coué, à mettre de grande MAJUSCULE (pour votre culture une majuscule n’a pas valeur d’argument), et ponctué l’ensemble avec encore une flopée d’insultes…. c’est bien triste, et vous nuisez grandement à votre cause.
      ps: j’attend toujours l’université française pour l’intelligent design, ainsi que votre grand conférence au MIT,
      cordialement

  10. En plus vous ne savez pas lire. Je n’ai jamais dit que les constantes physiques étaient des nombres décimaux. J’en passe par les maths et les nombres pour vous expliquer des termes que vous ne savez pas employer : fini et infini dans le cas des constantes physiques.

    Infini désigne en maths ce qui n’est pas borné et est représenté par un symbole. Aucun nombre ne peut prétendre à ce statut. Les constantes physiques sont des nombres. Qu’on les fixe expérimentalement de manière plus ou moins précise ne change rien à l’affaire. Leur valeur reste bornée. On peut les considérer comme négligeables (nulles) ou infinies quand on les compare à d’autres termes. On raisonne alors en termes d’ordre de grandeur. On fait des approximations. On simplifie des équations. C’est ainsi que l’on passe d’un cadre théorique à un autre, par exemple de la relativité restreinte à la mécanique newtonienne quand les vitesses des systèmes étudiés sont très en deçà de la vitesse de la lumière. Toujours est il qu’on dit que la vitesse de la lumière est finie et justement pas infinie. Peu importe sa valeur exacte et sa détermination expérimentale plus ou moins précise. Peu importe qu’il s’agisse d’un nombre décimal ou non (avec un développement décimal infini). Elle est finie. C’est la base même de la relativité comme de l’étude du cosmos. C’est la base même de votre raisonnement sur la sourate de la lumière.

    Vous citez donc des articles sans en comprendre le sens parce que vous ne maîtrisez ni les termes ni les concepts scientifiques. Vous les reliez de manière incohérente parce que vous ne maîtrisez pas le raisonnement scientifique.

  11. Le SI n’a juste rien à voir avec le sujet. La question est : est-ce que ça a du sens de parler de constantes physiques infinies ? La réponse est non. Point barre.

    Que pi soit un nombre transcendant et qu’un rationnel ait un développement décimal périodique, aucun rapport avec le sujet non plus.

    pi n’a d’ailleurs rien à voir non plus avec le SI. C’est un nombre. Défini comme le rapport entre la circonférence et le diamètre d’un cercle, on pourrait même dire que ce rapport est adimensionnel en physique. Raison de plus s’il en fallait d’affirmer qu’il n’a rien à voir avec le SI. Il est le même quelle que soit l’unité de longueur choisie. Il est également toujours le même, quel que soit le cercle. En cela il s’agit d’une constante mais pas physique.

    Si vous aviez été un scientifique et donc en possession d’un bon bagage mathématique, vous auriez débattu le bout de gras à propos de mon affirmation « tout nombre est borné ». Vous êtes tombé dans le piège pour la bonne raison que vous n’êtes pas équipé pour le voir.

    Non seulement vous n’avez jamais parlé de nombre décimaux : c’est moi qui ai introduit le terme. Mais en plus vous n’en maîtrisez toujours pas la définition après mon explication. Encore une fois on ne parle pas de nombre infini mais de développement décimal infini. Et par définition un nombre décimal à un développement décimal fini (non nul). Ça a donc encore moins de sens de parler de nombres décimaux infinis !!! Vous vous enfoncez mon pauvre ami. Vous ne maîtrisez pas les ensembles de nombres les plus élémentaires comme D et vous voulez faire le malin avec les nombres transcendants ! La farce !

  12. “En latin, « ratio » signifie compter. Etymologiquement, un nombre irrationnel est un nombre que l’on ne peut pas compter. On dirait plutôt aujourd’hui, que l’on ne peut pas écrire car le nombre de décimales qui le constitue est infini mais de surcroît ces décimales se suivent sans suite logique.
    On l’oppose par définition au nombre rationnel quotient de deux entiers dont l’écriture décimale peut être infinie mais dans ce cas nécessairement périodique.”

    Mais grande surprise : on parle de NOMBRES INIFINIS décimaux et NOMBRES FINIS décimaux. Le terme “décimaux” n’étant là que pour préciser. Le tartuffe m’explique ici que les constantes sont des nombres finis décimaux. Je lui explique que dans la REALITE, non.

    “Et si les nombres pouvaient être infinis à gauche de la virgule plutôt qu’à droite…”
    images.math.cnrs.fr/Et-si-les-nombres-pouvaient-etre.html?lang=fr

    Bref, on peut jouer sur les définitions du niveau secondaire autant que vous le voulez. Il ne sert à rien de prendre la tangente. “Infini” prend tout son sens quand on sait de quoi on parle. Pi est un nombre transcendant également. Encore aurait-il fallut que vous soyez capable de cette précision quand on souhaite faire le malin. Je ne doute plus de votre niveau de primaire mais bon je ne peux aller jusque là niveau vulgarisation.

    Merci mais encore une fois, un soi-disant “scientifique” qui ne comprend même pas le SI en dénigrant le cnrs + une équipe de recherche chinoise reconnue internationalement, j’en ai que faire. J’en suis vraiment navré mais on a le niveau qu’on mérite. La mythologie a quand même des limites et est bien bornée. Je vous laisse avec votre fan pour qui pi est une constante finie de 3,14. C’est sûr que son jugement ici est non partisan, comme quoi le doute n’est pas toujours rationnel.

    Tchuss les guss

  13. Quand on s’y connaît en maths, on n’utilise jamais le terme « infini » pour désigner un nombre quelqu’il soit, y compris avec une infinité de décimales. Déjà on précise « décimales non nulles » car 2 a une infinité de décimales nulles. On parle a la rigueur de nombres non décimaux. On distingue surtout les nombres (non décimaux) rationnels comme 1/3 et irrationnels comme pi. L’infini désigne ce qui n’est pas borné. Tout nombre est borné. pi est ainsi compris entre 3,1 et 3,2.
    En physique, on n’utilise pas plus le terme « infini » pour désigner une constante. Quand on parle de constante physique, on parle d’une grandeur qui a une valeur nécessairement finie, c’est à dire bornée. On la désigne par un symbole : c, h, G. Peu importe le système d’unités. La valeur peut changer mais elle reste finie.
    L’exactitude n’a pas plus avoir avec la notion d’infini en maths comme en physique. Une expression mathématique exacte comprend ainsi des symboles pour les nombres non décimaux comme pi, racine carrée de 2, ln (3), …
    Les calculs en physique sont rarement exacts. L’exactitude est absolue. Elle fait le plus souvent appel à une expression mathématique symbolique. La précision est relative. Elle correspond à une approximation numérique.
    En arriver à devoir expliquer ça est plus que pénible pour un scientifique. Être scientifique ne s’improvise pas. On a un langage et un mode de raisonnement qui permettent immédiatement de repérer quelqu’un qui est scientifique et quelqu’un qui ne l’est pas. On cite aussi toujours sa formation et sa spécialité. Et ce n’est pas en faisant référence à des articles de vulgarisation scientifique qu’on peut faire illusion …

      • Disons que je n’aime pas les imbéciles qui ne savent pas de quoi ils parlent, spécialisés dans tout et en fait dans rien, qui plus est quand ils sont arrogants. Leur stratégie d’enfumage est toujours la même : affirmation gratuite et floue ; quand vous posez une question comme vous le faites pour centrer le débat, la plupart du temps pas de réponse ou alors confuse ou alors on dérive sur autre chose ; pour finir l’insulte, les attaques ad hominem, les procès en sionisme ou en islamophobie. Bref le degré zéro de la réflexion et du débat civilisé.

  14. Ah vous voilà démasqués les nazes!
    La honte vient de s’abattre sur vous, vous ne savez même pas à quel point. Si vous êtes des scientifiques alors je suis le père noël et on est à la saint glinglin.
    Il paraît que pi est un chiffre fini tout autant que la constante de Planck et finalement toutes les constantes mais on se garde bien d’en citer une. J’avais espéré qu’il y avait au moins un véritable scientifique parmi mes contradicteurs mais non.
    On aurait pu parler de mesure, du système international (SI). Mais apparemment ils sont restés à l’étalon débile du petit pouce du roi arrogant et de leur science infuse wikipédia-youtube. C’est sûr que ma question posée ne trouve pas réponse aisée en googlant.

    1 – L’intelligent design fait partie de cours universitaires du monde entier et notamment en France. Désolé pour votre ignorance mais au moins vous le savez désormais. Si on parle de sélection, c’est bien qu’il y a un sélectionneur grâce à un environnement paramétré finement où le changement même minime de certains paramètres empêcherait toute vie sur terre.

    2 – Je vous invite à être au courant des changements internationaux en science et en physique, ces dernières années ont été très intéressantes. Je vous renvoie vers cette article en premier lieu afin de comprendre comment on établit et on décide de fixer une constante : lejournal.cnrs.fr/articles/ces-constantes-qui-donnent-la-mesure
    On parle de PRECISION en science et c’est justement selon notre capacité de mesure et de calcul que nous arrivons à de plus en plus de précision. Et surprise, on dirait bien que cela n’a pas de fin MDR. On parle de précision de x chiffres après la virgule reproductible expérimentalement pas de x chiffres après la virgule car cela n’a pas de fin. Le SI est défini par l’Homme afin que les scientifiques puissent communiquer de manière normalisée. On parle de NORME.

    3 – Croyez-le ou non mais ces constantes sont le nerf de la guerre. Par exemple la constante de gravité et la balistique : theconversation.com/constante-gravitationnelle-universelle-quelle-inconstance-104119 ou le zéro kelvin et la refonte de la physique.

    4 – Une question vu que certains ici confondent philosophie, métaphysique, épistémologie et théorie histoire de les faire réfléchir. Est-ce que les constantes, notamment cosmologiques sont fixes, constantes, dans un univers en expansion et dans le cadre conceptuel d’un univers fini? Au passage, le concept d’univers fini en expansion est tout à fait coranique et a permis des avancées spectaculaires en physique.

    5 – C’est ce que j’expliquais dans mes commentaires. Nous voyons bien que les scientistes apprennent doctement la science sans rien y comprendre. On a à faire ici à des littéralistes non fondamentalistes athéegristes orwelliens du scientisme. Bref, des idiots incapables de saisir l’esprit de la lettre, la substance spirituelle des sciences car non connectés à Dieu. Même les hadiths des scientifiques sont déformés et abîmés avec eux pour satisfaire leur passion athéiste.

    Pour terminer, si vous êtiez un tant soit peu cultivés, vous auriez compris que ce que je dis est déjà expliqué en science et reconnu par les plus grands scientifiques. A ceci près bien sûr que je place cela dans le contexte du Noble Coran.

    Fin de la partie car vous critiquez sans savoir ni rien comprendre.

    • encore un post remplie d’agressivité, d’insulte….et de non démonstration.
      je ne vais pas vous répondre sur le fond, je n’ai ni le temps, ni l’envie. En revanche je vous invite une nouvelle fois à aller à la rencontre de contradicteur “de meilleur qualité”. Je remarque d’ailleurs que vous ne donner pas suite à cette invitation, sans doute la peur du ridicule…
      De plus je vous saurai grés de ne plus me coller vos pré supposer(athéegristes orwelliens du scientisme, idiots incapables…) vous ne me connaissez pas, et je n’ai pas l’habitude de me répandre sur un forum. La seul chose que vous êtes arrivé a prouvé est votre gout pour les apriories et les préjuger.
      Et pour clore cette échange non concluant, car ne respectant pas le minimum de respect que l’on doit à son interlocuteur, je vous demande bien humblement de m’indiquer le centre universitaire et scinetifique enseignant “l’intelligent design”.

  15. Last but not least. Une constante physique qui fait partie des constantes universelles ? Celle dont vous nous expliquez régulièrement qu’elle peut-être calculée à partir du coran pour en démontrer la véracité : la vitesse de la lumière. C’est surtout une preuve supplémentaire que vous nous enfumez en disant tout et son contraire et que vous ne connaissez rien à la science.

  16. Non l’intelligent design n’est pas reconnu scientifiquement. Il est dénoncé dans des revues comme Nature.

    L’impredictibilité n’est pas liée à des variable inconnues ou en nombre infini dans la théorie du chaos. Le chaos est déterministe et pas stochastique. Je sais je perds mon temps à introduire ces subtilités qui vous échappent.

    Quant à la destinée déterminée par Dieu, on est dans le domaine de la théologie. Renseignez vous sur les doctrines du libre arbitre et de la prédestination ça permettrait de clarifier votre pensée nébuleuse.

    Les constantes physiques c’est vous qui en parlez mais vous ne savez même pas en quoi ça consiste et encore moins les utiliser à l’appui de votre propos. C’est parce qu’elles ont des valeurs finies et bien déterminées qu’on se pose la question du hasard en cosmologie.

  17. L’intelligent design est reconnu tout à fait scientifiquement et n’a rien à voir avec le crétionnisme évangéliste qui explique que les dinosaures auraient vécu en même temps que l’Homme préhistorique parce que la terre aurait 10 000 ans. Le christianisme et le judaïsme doivent évoluer dans leurs fondements spirituels dogmatiques qui ne tiennent plus debout face à la science. Quant à l’athéegrisme qui lutte contre Dieu aveuglément, cela devient tout autant maladif et totalement irrationnel.

    Déterminisme et imprédictibilité ne s’opposent pas. C’est bien ce que j’ai expliqué. En quoi est-ce différent de la notion de destinée déterminée par Dieu sans que nous puissions forcément la prévoir mais dont la finalité peut parfois être énoncée ou connue. Quand on réussit à théoriser et lever une inconnue pour comprendre le tout, on retombe sans cesse sur une autre inconnue. Peu importe l’approfondissement de notre connaissance, de notre science, c’est comme si nous sommes obligés de reconnaître que la recherche est sans fin et donc que la Science, le Savoir et La Connaissance de Dieu sont infinies.

    On nous explique ici qu’il existerait des constantes finies qui indiqueraient que le principe créateur est fini. Où sont ces constantes? Il suffit de m’en trouver une seule, on verra qui est l’idiot mythologique par la suite.

    • pi = 3.14 pour la relation entre droite et courbe
      c pour la vitesse de la lumière………………….
      après regarde dans la documentation scientifique (constante de Planck, etc, etc….),

  18. Dernier point Einstein. Pas besoin d’une infinité de « paramètres » pour ne pas être en mesure de prédire quoique ce soit. Un système a 3 degrés de libertés peut être chaotique. Inversement, on peut tout à fait faire des prédictions avec un système avec une infinité de degrés de liberté. C’est justement le cas dans la mécanique des fluides. Si ce n’était pas le cas, vous ne pourriez pas prendre l’avion. Mais c’est sûr qu’il faut avoir dépassé le stade de Pif gadget ou des contes de Grimm pour le comprendre.

  19. Le dessein intelligent est une pseudo science forgée par les chrétiens américains qui n’est jamais qu’un avatar du créationnisme. Bref encore des croyants qui se prennent pour des scientifiques et veulent vendre leur soupe. L’évolutionnisme est l’une des théories les plus solides de la science. Le débat porte surtout sur l’origine des pressions expliquant l’évolution des espèces : internes ou externes.

    Mettre dans le même sac Newton et Einstein voilà bien une absurdité aussi bien sûr le plan scientifique que spirituel. Einstein a donné tort à Newton et raison à Maxwell. C’est comme ça qu’il a abouti à la théorie de la relativité. Einstein critiquait les monothéismes quand Newton se déclarait chrétien. Depuis Laplace, on se passe de Dieu comme cause dans les explications scientifiques.

    Les constantes en physique notamment en cosmologie ne sont pas infinies mais finies ! Encore une absurdité.

    L’homme moderne sort d’Afrique et pas de l’Arabie qui n’est que l’une de ses destinations lors de ses périples migratoires. Encore une absurdité.

    Hasard, déterminisme, prédictibilité. Quel fatras incompréhensible et surtout pseudo scientifique. En science, le déterminisme a été illustré par l’image du démon de Laplace. Si l’on (en l’occurrence le fameux démon) connaissait l’ensemble des lois qui régissent l’univers, traduites en équations mathématiques, et l’état de l’univers a un instant donné, on serait capable de connaître son état à n’importe quel moment dans le passé ou le futur. Cette prétention a été entre autres remise en question par la théorie du chaos. L’impossibilité de déterminer avec une absolue précision ce qu’on appelle les conditions initiales empêche toute prédiction à long terme de certains systèmes. L’exemple le plus connu est celui de la météo avec le fameux effet papillon que l’on doit à Lorenz. En clair et sans décodeur, un système peut être soumis à un déterminisme rigoureux et demeurer imprévisible dans le long terme. Déterminisme et imprédictibilité ne s’opposent pas.

    Bon on ne va pas relever toutes les idioties qui émaillent ce charabia qui se veut savant mais démontre une ignorance crasse de la science. Quand on n’est pas armé intellectuellement, on évite surtout de se ridiculiser en dégoisant sans fin.

  20. …..
    Entrons dès lors dans la critique et refondons ces fausses croyances occidentales dans une optique islamique afin de proposer un autre modèle universel où l’Homme redécouvre Dieu et l’islam grâce aux sciences. L’objectif est de démonter combien il est facile de casser ce que beaucoup de oulémas appellent de leurs voeux.

    Sans parler des différentes et multiples théories de l’évolution, nous allons replacer ce que nous expliquent le Noble Coran et la sunna en prenant part à la conception philosophique des théories scientifiques dans une épistémologie islamique. L’islam est une science qui transcende toutes les autres sciences.

    1 – L’intelligent design replace Dieu mais lutte ardemment et plutôt avec malice contre les véritables spécificités et attributs divins, contre la vision adamique et plus largement contre toute vision religieuse et spirituelle. Seulement, là encore, l’islam est le plus fort.

    2 – L’existence de Dieu est obligatoirement reconnue : infinité des constantes qui font la création, gravité inexpliquée où Newton et Einstein reconnaissent la nécessité d’un Dieu Créateur, organisme vivant disposant d’un code génétique et de briques constituantes réfléchis, écosystèmes qui comme on les étudie ont forcément été pensés tant la logique est évidente. Nous parlons de lois et toute loi doit être énoncée, légiférée.

    3 – Nous savons que l’Homme est étranger à la planète ou du moins inutile. Enlever l’Homme dans un écosystème ne changera rien, mettez l’Homme dans un écosystème et il faudra en appeler à sa responsabilité et à tous les attraits qui sont énoncés dans le Noble Coran. Supprimer les abeilles et il en sera tout autrement car comme le Noble Coran le dit et la phylogénétique l’explique, il y a des taxons, des espèces mères (non vraiment totalement identifiables à cause des limites de l’analyse génétique) déposées, il y a un tout écologique où différents écosystèmes s’imbriquent.

    4 – Peu importe celui qui exista avant homo sapiens puisqu’il aurait entièrement disparu. Ce que nous pouvons émettre comme hypothèse dans le out africa est que l’apparition de l’homo sapiens s’est faite en Arabie. Adam a toute sa place ici. Là encore, les dates sont stupéfiantes de précision (ironie) puisqu’on parle d’une apparition il y a 100 000 ou 50 000 ans. Bref, les dates dans les théories de l’évolution sont toutes sauf précises et encore moins empiriques ni démontrables sinon par de belles tables de statistiques basées sur nos connaissance réelles (ironie) de la matière.

    5 – La hasard, ah le hasard. Le dieu des athées, des scientistes qui ne comprennent rien aux maths car des vrais matheux je me demande bien combien il y en a. Mais cassons ce mythe où seuls les ignorants ou les dogmatiques scientistes le contredisent. Le hasard n’existe pas. Ce sont les paramètres qui deviennent trop nombreux et notre incapacité à saisir le Tout car seul Dieu peut le faire, Seul Dieu embrasse le Tout de Son Savoir. Il est la conscience ultime du Tout à chaque instant : l’Omniscience et Il a le pouvoir sur Tout à chaque instant : l’Omnipotence. Les stats et les proba permettent justement de prédire et si on parle de prédiction on parle d’un certain déterminisme qui nous échappe forcément. Il n’y a donc aucun hasard. Vous me direz qu’une fécondation est forcément hasardeuse pendant que je vous réponderez que si un spermatozoïde a atteint l’ovule avant les autres c’est que celui-ci était prédisposé selon sa situation et le contexte de départ à l’atteindre avant les autres. Vous me direz qu’on ne peut jamais savoir si un athlète va remporter une course de sprint, je vous réponderez que de savants calculs prenant en compte la biologie métabolique, l’état d’esprit, le vent pendant la course, la sensibilité au bruit, les autres athlètes etc pourraient absolument arriver à prédire tout type de résultat car dans la mesure ou le tout peut être analysé, en quoi cela n’est pas connaissable puisque maîtriser le hasard c’est maîtiser ce qui est prédictible. Et dans la mesure où on s’apercevrait qu’il existe une loi autre qui décide malgré notre connaissance du Tout, cela ne ferait que démontrer l’existence d’une autorité supérieure car l’aléatoire n’est-il pas là encore le signe d’une volonté, d’un choix supérieurs : Dieu. Bref, le hasard est cerné. Le hasard fait un peu trop bien les choses dirons-nous pour ne pas être une preuve complémentaire de Dieu.

    6 – Toute la soi-disant super science ultra-innovante etc etc n’est même pas capable de remplacer l’eau et la nourriture. C’est pourtant basique. Nous en sommes dépendants et ce sont des bienfaits journaliers que Dieu nous fait miséricorde. Alors, passez-vous en et on pourra en reparler. C’est un défi clair! Passez-vous de l’eau et de la nourriture terrestres si vous pensez prétendre vous passer des bienfaits de Dieu ou faites le ramadan pour le remercier en le priant.
    Jouer à l’apprenti-sorcier sur les questions du clonage est dangereux alors que les organes in vitro indique bien ce que Dieu a expliqué dans le Noble Coran : chaque maladie a une solution qui guérit.

    7 – Le christianisme et le judaïsme ne sont pas antérieurs à l’islam rien ne le prouve car au contraire aucune thora ni évangile n’existent d’avant le Noble Coran. Il est impossible d’énoncer cela scientifiquement sans démontrer une croyance. L’islam existe depuis Adam, j’en veux pour preuve le Noble Coran qui contient des miracles scientifiques jusqu’à retrouver la valeur de la vitesse de la lumière dans le fameux verset de la lumière. Chose impossible à savoir avant qu’on ait déterminé cette valeur, ce qui constitue bien un miracle contemporain parmi beaucoup d’autres!

    Je ne suis ici ni exhaustif et encore moins suffisamment précis car j’aurais par exemple pu parler des dinosaures où en tant que musulmans nous savons que ceux qui vivaient avant l’Homme sur terre furent décimés car le meurtre et la violence s’étaient répandus. Je pourrais parler des paradigmes mathématiques et physiques. En fait, de beaucoup de sciences en passant par l’informatique même et la psychologie également. Car cette dernière discipline est elle aussi réconciliable avec Notre Créateur, il suffit d’en comprendre les contours et de rétablir cette science véritablement car enlever l’analyse de l’état de la fitra par exemple est un non sens pour tout psychologue qui s’annoncerait musulman. Ôter le bien être spirituel et le remplacer par des médicaments parfois inutiles et souvent dangereux est idiot et malvenu. Le structuralisme est incomplet.

    • Bonjour,
      au lieu de formuler vos théories sur le forum d’un site internet (certe de qualité), pourquoi ne pas les confronter à une assemblé de scientifique.
      Ils seront sans doute plus a même de vous répondre, positivement, ou négativement, à l’aide de d’argument plus étayer, d’exemple et de démonstration. Je vous encourage à écrire un article dans une revu reconnu, ou à proposer une conférence (tedX, ou collège de France). Souvent c’est dans la confrontation (respectueuse) des idées que l’on arrive à perfectionner ses théories.
      en espérant ne pas vous offenser,

  21. Nous nous apercevons très vite que ceux qui s’annoncent athées sont en réalité des scientistes dont le spiritisme permet de masquer leur faible spiritualité. En effet, de nos jours, il est effrayant d’observer que l’occident a glissé dans un scientisme pur et dur.

    J’aimerais d’abord tirer les caractéristiques commune à cette religion (le scientisme) dont la folie n’est plus à démontrer :
    1 – Enoncer la théorie de l’évolution comme une alors qu’il y en a plusieurs et pire la voir comme une vérité quasi immuable alors que tout bon scientifique sait que celle-ci est très loin d’être validée. C’est une théorie par essence non empirique.

    2 – Il est effarant que ceux qui avancent détenir la raison pure, le tout raison, viennent avec une ostentation prétentieuse poser des dates du genre 7 millions d’années par ci, 200 mille ans par là comme si la date d’anniversaire de création de chaque astre, chaque organisme vivant était précisément connue.

    3 – La vision de l’Homme centre du monde très spécifique au judéo-christianisme a aboutit à une maladie du centrisme en occident. En effet, il est très difficile pour cette zone civilisationnelle de sortir du schéma de pensée où leur égocentrisme fait voir le monde uniquement à travers leur histoire romancée et leur philosophie absconse. C’est une particularité culturelle qui les rend incapables de jauger le monde, je pèse mes mots et je ne suis pas le seul à le démontrer.

    4 – Les taoistes sont très critiques envers l’occident justement. Et c’est ce que j’expliquais dans l’article 1/2. L’occident ne repose plus sur rien et on s’aperçoit que l’appel au bouddhisme et aux sciences est très souvent ignorant et superficiel. Il n’y a aucune proposition sinon une négation ignorante. Pire que ça, il n’y a plus aucune profondeur dans la connaissance, le savoir, la spiritualité.

    5 – L’histoire elle-même participe au mythe occidental, à un conte qui ne démontre en rien la complexité de cette science et qui ne permet pas d’en saisir la complexité car devenue dogmatique, idéologique, si tant est qu’elle ne fut pas un jour. Le modernisme à l’occidental (car il en existe d’autres) n’est rien d’autre qu’une négation de la spiritualité pour un tout matérialiste alors que ce n’est même pas le matérialisme qui a élevé sa performance scientifique.

    Sans être exhaustif, nous comprenons parfaitement pourquoi l’occident a échoué dans son stratagème de domination mondiale car sa science n’est pas dans une réalité objective ni dans une profondeur de la connaissance. Forcément, sa critique casse facilement les fondements même de son idéologie. Derrière le nihilisme se cache le vide. Si une certaine domination matérielle eut existée, aucune domination idéologique n’a pu émerger sans que celle-ci puisse facilement être balayée à l’instar d’une toile d’araignée. Le chaos guette une fois que le matérialisme ne sera plus capable de faire survivre le nihilisme.

    De nos jours et ce qui est triste, l’Homme occidentale passe par différentes croyances. Il croira aux réptiliens, aux ovnis, aux E.T., au super ordinateur style matrix, au voyage vitesse de la lumière mais ne lui parlez surtout pas scientifiquement de Dieu, des Anges etc car forcément cela est identique à ce que le christianisme tout à fait spécifiquement à faussement expliqué. Le dogme de la terre plate, de Jésus dans le ciel et de l’homme (pas la femme bien sûr) demi-dieu n’est quand même pas un dogme islamique mais bel et bien gréco-judéo-chrétien.

    Nous comprenons dès lors ce que j’appelle nécrose de l’esprit scientifique dans une incapacité à renouer avec une véritable spiritualité connectée scientifiquement au Créateur. Pire c’est l’impossibilité, l’incapacité de cette zone civilisationnelle de se ressourcer en son sein car comme je l’ai déjà dit, les plus grands scientifiques-savants de son âge d’or ont pris soin de définitivement casser le faux et empêcher donc tout retour dans ce qui constituait la “spiritualité” “occidentale”. Le schéma égocentriste, le scientisme comme seule explication devenue religieuse tant les théories scientifiques sont répétées doctement avec ignorance et la critique par négation de l’islam sont ancrés en occident comme une sorte de refus d’accepter la vérité. Pourtant c’est l’antidote parfait au sionisme athéiste messianiste apocalyptique qui a pris trop d’importance sur cette hécatombe. Arqueboutés qu’ils sont, il s’agit bien d’une décadence que personne ne semble pouvoir arrêter.
    …..

  22. Bonjour.

    On a l’impression que vous (ou plutôt Bennabi dont vous rapportez la pensée) cherchez à démontrer l’éternité et l’universalité du fait religieux. Pour l’éternité du fait religieux, ça va être vite réglé. L’homme n’a pas existé de toute éternité. Il est un produit de l’histoire même dans une vision religieuse créationniste puisqu’Adam est créé au 6eme jour. Dans une vision scientifique évolutionniste, son apparition est également datée (4 millions d’années) et par conséquent également celle de sa croyance religieuse. Tout comme la création de la Terre (entre 4 et 5 milliards d’années) et celle de l’univers (environ 15 milliards d’années). Rien que cela conteste l’idée d’un dieu démiurge qui aurait placé l’homme au cœur de sa création. L’histoire de l’homme est en effet négligeable dans l’histoire de l’univers. Et certains pressentent que notre espèce est menacée et finira par disparaître. La vie qui a commencé bien avant nous se poursuivra sans doute bien après nous. L’apocalypse ne marquera pas la fin de l’histoire.

    Quant à l’universalité du fait religieux, pourquoi pas. Mais il y a bien d’autres choses qui sont universelles parmi les hommes. Ne vous en déplaise ils sont tous constitués de matière, organisée à partir d’un génome unique. Le langage, l’invention de techniques, l’organisation en sociétés ou encore la peur du feu sont également des faits universels. Et alors ?

    Mais si l’on prend en compte le contenu du fait religieux, il est multiple. Il n’y a pas que les principales religieux monothéistes. Il y a bien d’autres mythes qui expliquent l’existence de l’univers. En quoi le monothéisme serait plus valable que ces autres mythes ? L’islam en particulier a des spécificités mais relativement marginales par rapport aux monothéismes qui l’ont précédé. Les croyances fondamentales sont les mêmes, tout simplement parce que comme vous le rappelez elles s’inscrivent dans une filiation de prophètes. Elles correspondent aussi à une aire culturelle qui s’est étendue à partir du levant. L’hindouisme puis le bouddhisme correspondent à d’autres croyances différentes et à une autre aire culturelle. Notamment la notion de dieu et plus encore celle de dieu unique et démiurge n’ont guère de sens dans le bouddhisme. Quand bien même le monothéisme serait une croyance universelle, l’homme serait donc infaillible ? L’homme serait donc la mesure de l’univers ? Tout votre raisonnement repose sur une pensée fondamentalement idolâtre qui mène également à la tautologie : l’homme démontre Dieu car l’homme est au centre de l’univers sans doute parce que les monothéismes l’ont pensé à l’image de Dieu.

    Vous considérez donc naturellement un certain type d’hommes, les prophètes, en leur attribuant des caractéristiques impersonnelles et externes (sous entendu à leur humanité) pour fonder la preuve d’une transcendance. On pourra vous dire aussi que les gourous ou les hommes politiques partagent des caractéristiques communes et sont autant des types d’hommes. Vous invoquez la psychanalyse -qui a été par ailleurs critiquée comme une discipline conduisant à des raisonnements ad hoc (toujours vrais) – pour expliquer de manière plus décisive que ce qui arrivait à Mahomet était étranger à lui même. Mais c’est la base même de la psychanalyse que de considérer que le moi n’est pas maître chez lui ! D’après Freud, c’est le propre de TOUS les êtres humains d’être ainsi mus par des conflits psychiques qui leur échappent, qu’ils relèvent de la première topique (inconscient, préconscient, conscient) ou de la deuxième topique (ça, surmoi et moi). La notion de structure rend également compte de fonctionnements psychiques différents entre les hommes, qu’ils soient considérés dans la norme ou pathologiques.

    Mais surtout au final, vous prétendez critiquer le modernisme en recourant à des disciplines issues du modernisme (psychanalyse, archéologie, …) ! C’est en cela qu’il n’y a aucun retour arrière possible. Le modernisme est à la base même du raisonnement de nos jours. Vous n’y échappez pas. Personne n’y échappe sauf à rétablir l’obscurantisme en faisant table rase des connaissances acquises depuis des siècles.

    Vous avez cependant raison. Aujourd’hui on peut attester que l’esprit religieux est universel mais pas son contenu. Nietzsche disait aussi : l’homme préfère croire en rien que ne rien croire. Il dénonçait en cela le vide conceptuel qui s’était développé derrière le mot Dieu, par abstraction progressive, dans le cadre du christianisme qui était la figure du monothéisme à son époque. Vous avez tort. L’avenir de cet esprit religieux n’est pas un des monothéismes existants. Et la science n’a absolument pas détruit cet esprit. Elle l’a juste transformé. Einstein prétendait ainsi que le bouddhisme ressemblerait sans doute bien plus à la religion cosmique qu’il appelait de ses vœux. De l’Asie sont sorties toutes les grandes religions. Mais c’est aujourd’hui celles de l’extrême orient qui inspirent la science moderne : la mécanique quantique et la relativité, les neurosciences et plus généralement toutes les disciplines de l’esprit. Vous avez donc cité Jung à juste titre. C’est également l’extrême orient qui lui a inspiré sa psychologie des profondeurs. L’islam essaie surtout en revanche de raccrocher les wagons avec beaucoup de difficultés. Il vit juste aujourd’hui ce que le christianisme a vécu avant lui.

  23. Joli texte encore une fois!

    Il faut aller plus loin. Toutes les sciences ont un besoin impératif de renouer avec Le Créateur. Il faut atteindre une nouvelle lecture selon les nouvelles connaissances, dans la continuité, l’approfondissement, l’éclaircissement et ceci collégialement. La révélation doit redevenir concrètement spirituelle et démontrer l’Unique et Véritable Certitude. Personnellement, j’y arrive très bien en utilisant les mêmes données des sciences. Les théories scientifiques actuelles expliquant le monde sont purement idéologiques. Elles consistent à écarter l’Evidence. Le nihilisme est l’échec des scientistes.

    Ainsi, je rejoins parfaitement la pensée du présent article. L’islam et uniquement l’islam car c’est la seule religion qui implique un équilibre entre foi et raison dans sa production scientifique monothéiste et ceci jusque dans sa pratique, peut parfaitement donner à l’humanité les moyens de renouer avec Allah swt via uniquement la raison afin d’éveiller le coeur des Hommes, la fitra innée avec laquelle nous naissons et commune à tous. Peu importe sa religion pourvu que la personne dise UN dans une conceptualisation universelle respectueuse du libre arbitre et acceptant le cheminement libre et des affiliés aux autres religions et croyances tout en démontrant leur faux par la raison et en considérant, appuyant leur vrai.

    La métaphysique, les métasciences qui en ressortiront feront émerger un nouveau monde en harmonie, remplit de paix mondiale en supprimant toutes les oppressions et les guerres injustes pour une économie prospère et écologique.

    Le temps scientifique est à l’argumentation en toute vérité, la synthèse véritable, la refonte des sciences pour l’émergence de nouvelles sciences par la Miséricorde d’Allah swt. Seul le Noble Coran est encore debout comme étant L’Unique Livre Saint confirmé par les sciences. Le comprendre c’est atteindre par la raison et par le coeur ceux qui n’attendent que des preuves concrètes pour s’éveiller au Créateur. Ceci concerne surtout les musulmans eux-mêmes afin qu’ils deviennent de véritables croyants et remplissent leur rôle de vicaire et de témoin. L’islam préserve, il catalyse pour faire ressortir le meilleur.

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