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Californie : un homme armé a menacé de faire un carnage dans une mosquée

A l’heure où l’effroyable massacre qui a endeuillé la petite ville de Newtown relance l’épineux débat sur le port d’armes aux Etats-Unis, un homme de 30 ans a fait irruption, mercredi dernier, dans une mosquée en Californie, menaçant de faire un carnage.

C’était peu avant 14h, un inconnu a pénétré dans le Centre islamique Ibrahim Khalilullah de la ville de Fremont, rompant brutalement la quiétude qui y régnait, en hurlant qu’il était armé aux fidèles présents, alors en plein recueillement.

Si à la vue de l’imam, qui n’a pas craint de s’approcher de lui, l’homme a préféré battre en retraite, la fusillade, survenue au mois d'août, tuant six personnes dans le temple Sikh du Wisconsin, est restée dans toutes les mémoires comme le dernier crime de masse raciste perpétré sur le sol américain par un ancien soldat.

Le président du centre, Mohammed Zarabi, se veut toutefois rassurant, se félicitant de travailler en étroite collaboration avec la police de Fremont, à qui il a immédiatement remis les enregistrements des sept vidéos de surveillance qui sécurisent la mosquée.

Dans le quartier la « petite Kaboul », en plein centre ville, l’inquiétude était en revanche palpable parmi les musulmans qui y résident ou tiennent un commerce, à l’instar de Omar Wais, un restaurateur qui a quitté sa terre natale l’Afghanistan, en 1979, pour les Etats-Unis, après avoir perdu plusieurs membres de sa famille. Ce dernier n'a pas caché l'angoisse qui l'habite depuis le 11 septembre, et qui a été ravivée par la tuerie dans le temple Sikh.

Pour ces musulmans de Fremont que la peur ne quitte plus, l’incompréhension et les amalgames pernicieux savamment entretenus sur l’islam sont à l’origine de ces passages à l’acte violents. "L'islam est mal compris, mal perçu en Amérique, parce que nous n’avons pas suffisamment de leaders musulmans en mesure d'apporter un autre éclairage, qui sera audible pour le plus grand nombre", a commenté Fareed Wardak, un membre du conseil islamique local, ajoutant : "les événements qui agitent le monde ne facilitent pas une approche éclairée et constructive."

"L'Islam est paix. L'Islam n'est pas le mal", insiste pour sa part Omar Wais. "Toutes ces choses que vous voyez dans le monde entier n'ont rien à voir avec l'islam, il s'agit là de la politique. Or, nous, nous avons le même coeur et les mêmes souhaits que les autres citoyens américains, nous voulons mener une vie normale, élever nos enfants, et réaliser notre rêve américain comme tout le monde", a renchéri le restaurateur de Fremont étreint par l'anxiété.

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