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Un activiste du Mouvement du 20 Février en prison pour avoir parodié le roi du Maroc

La monarchie marocaine n’aime guère les bouffons du roi, et il peut en coûter cher de parodier le souverain omnipotent, qui ne badine pas avec l'ironie et encore moins avec des pastiches moqueurs.

Le Roi ne s’amuse pas quand on ose le caricaturer, surtout quand l’affront vient d’un jeune activiste du Mouvement du 20 Février, seule la répression policière, qui est sa réponse impériale, est en mesure de lui arracher un sourire satisfait.

C’est ce qu’a appris à ses dépens l’infortuné Driss Boutarada qui, comme le relate le site Demainonline, a commis un vrai crime de lèse-majesté lors d’une manifestation de protestation organisée par son mouvement contre le pouvoir. Ce dernier a, en effet, revêtu une tenue traditionnelle ressemblant à celle que porte Mohamed VI, poussant le souci du détail jusqu'à se munir d’un accessoire qui a dû faire grincer des dents le monarque et lui faire perdre tout sens de l'humour : il défilait à l’aide d’une canne, tout comme son modèle royal…

Au Maroc, une telle audace n’ouvre aucune porte, ou plutôt celle de la prison dans laquelle a été jeté le jeune homme, accusé de « possession de 15 grammes de cannabis », certainement pour faire plus réaliste et aggraver son cas. Car, convenons-en, être mis à l’ombre au seul motif d’avoir imité le roi est un grief bien dérisoire, qui prêterait à sourire, et peut-être même rire (ô scandale !), s’il ne révélait la face sombre du royaume chérifien.

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