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États-Unis : Ilhan Omar, qui dénonce le génocide à Gaza, visée par une perquisition fédérale. Une intimidation politique ?

Aux États-Unis, la pression monte sur Ilhan Omar, l’une des voix les plus critiques de Donald Trump et de la politique israélienne à Gaza. Lundi 12 octobre, des agents fédéraux ont perquisitionné le domicile de la députée démocrate, à Washington, dans le cadre d’une enquête pénale. L’opération, menée par les services du ministère de la Sécurité intérieure, s’inscrirait dans une enquête dont les contours restent flous. À ce stade, aucune preuve de fraude n’a été rendue publique.

Née en Somalie, Ilhan Omar, élue américaine de confession musulmane, est connue pour ses prises de position sans concession sur le génocide  à Gaza. Elle dénonce régulièrement les massacres de civils palestiniens et le soutien militaire américain à Israël. Ilhan Omar est également l’une des cibles récurrentes de Donald Trump. Depuis des années, le président américain multiplie les attaques personnelles contre elle, visant notamment ses origines somaliennes, sa religion et ses positions politiques. Mais la députée ne s’est jamais laissée impressionner. Elle lui a régulièrement répondu avec fermeté, dénonçant ses propos racistes et xénophobes et n’hésitant pas à l’affronter publiquement.

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La députée dénonce aujourd’hui une instrumentalisation des services fédéraux pour intimider les opposants politiques. Cette perquisition, à seulement trois semaines des élections de mi-mandat, suscite de vives réactions chez les démocrates. Une question se pose : cette opération judiciaire est-elle une nouvelle étape dans le bras de fer entre Donald Trump et cette élue américaine qui refuse de se taire, notamment sur Gaza ?

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