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Floride : une femme, actuellement sous les verrous, pour avoir pénétré dans une mosquée et menacé de la faire exploser

Alors que le soleil disparaissait derrière l’horizon, dans le sillage du carnage d’Orlando, l’inquiétante silhouette de Irina Bihary, 40 ans, une habitante de la localité de Sunrise, en Floride, défavorablement connue des dignitaires musulmans locaux pour les avoir invectivés à plusieurs reprises, était aperçue dimanche dernier par des fidèles, rôdant autour de la Fondation islamique en posant d’étranges questions, avant de faire une irruption fracassante dans la salle de prière en menaçant de « tout faire sauter ».

Munie de son téléphone portable et d’un obscur objet enveloppé dans un sac qu’elle a brandis nerveusement, devant des témoins dont la stupeur des premiers instants laissa très vite place à la peur, cette intruse, en proie à une exaltation hystérique qui en faisait une bombe à retardement depuis longtemps, se mit à crier : «  Je ne peux pas supporter ce lieu. Je ne peux pas attendre davantage pour le détruire. Vous allez tous mourir ! Peu importe si nous mourrons tous ici et que tout explose, car nous allons tous mourir de toute façon ».

Fort heureusement, Sheryar Wahid, un membre du conseil d’administration de la Fondation islamique du Sud de la Floride, réussit à joindre les forces de l’ordre pour les prévenir de l’incroyable agression islamophobe qui prenait pour cible son lieu de culte. Partie sur les chapeaux de roues, la police de Sunrise, craignant le pire quelques jours après le massacre d’Orlando, arriva rapidement sur place, toutes sirènes hurlantes, parvenant à intercepter Irina Bihary, affolée, sur le parking, tandis qu’elle essayait de fuir en voiture.

Après avoir procédé à l’évacuation de la mosquée pour que puisse intervenir une équipe de déminage, sous la houlette du FBI appelé en renfort, les autorités locales ont pu totalement rassurer la communauté musulmane quant à l’absence de bombe dans l’enceinte sacrée.

Pendant ce temps-là, celle qui fit trembler les murs de la mosquée de Sunrise et causa une immense frayeur aux fidèles était conduite, sous bonne escorte, vers le centre médical le plus proche afin d’évaluer son état psychologique, car, en l’occurrence, la frontière entre la haine pathologique de l’islam et la folie meurtrière (elle avait menacé de poignarder son voisin musulman avant d’attaquer la mosquée) semble ténue.

Actuellement sous les verrous, Irina Bihary pourrait être libérée sous caution en attendant son procès, mais elle ne sera pas relâchée dans la nature sans être placée sous haute surveillance électronique.

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