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La brutale irruption d’un homme armé dans une mosquée de Lyon a pétrifié les fidèles

Alors qu’une kermesse battait son plein, samedi 30 mai, dans une ambiance familiale et conviviale, au sein de la mosquée de Saint-Genis-Laval, près de Lyon, la brutale irruption d’un homme armé sur le coup de 16 heures a figé sur place les nombreux fidèles, hommes, femmes et enfants, qui y participaient.

Jouant les trouble-fête de la pire espèce, l’individu, décrit comme « ivre » au moment de son incursion fracassante et des insultes plein la bouche, a menacé les fidèles avec un pistolet « apparemment chargé » comme l’a précisé Abdelkader Laïd Bendidi, le président du Conseil régional du culte musulman (CRCM), ce dernier assurant qu'il avait été déposé en voiture par « des complices ». Un détail qui fait froid dans le dos, accréditant la thèse de l’agression islamophobe préméditée.

Dans un communiqué officiel, la préfecture du Rhône a rapporté que ce sombre énergumène « a été immédiatement interpellé par les services de la Gendarmerie Nationale», tandis que Michel Delpuech, préfet de la région Rhône-Alpes, a aussitôt appelé de ses vœux qu’il soit « lourdement condamné », mais sans plus de précisions sur son identité, profil et motivations, seul son placement en cellule de dégrisement ayant filtré. 

Le président de l'Observatoire national contre l'islamophobie et membre du bureau exécutif du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, a condamné vigoureusement cet acte odieux qui vient allonger la longue liste des actes islamophobes perpétrés depuis les attentats de janvier, en insistant sur le boom vertigineux de l’islamophobie sur le territoire national : en hausse de 500% au cours du premier trimestre 2015, 178 actes ayant été enregistrés en janvier, contre 14 l’an passé.

L’Etat a fait part de son indignation, par le truchement de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, qui a témoigné dimanche tout son soutien à la communauté musulmane du Rhône, saluant "le sang-froid des fidèles et le professionnalisme des gendarmes, qui ont immédiatement interpellé l'agresseur. Cette réactivité témoigne de l'importance de la mobilisation des forces de l'ordre engagées dans la protection des lieux de cultes, renforcée par l'État depuis janvier 2015".

"Dans notre République laïque, le respect doit prévaloir: chacun doit pouvoir exercer paisiblement son culte", pouvait-on lire dans le communiqué officiel, avant que soit mise en exergue la ferme détermination gouvernementale à ce "qu'aucun acte anti-religieux ne demeure impuni".

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