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Amour et Connaissance

Dans une tradition sainte où la Présence Divine s’exprime par la bouche du Prophète Muhammad. Dieu a dit : “J’étais un trésor caché et j’ai aimé à être connu. Alors j’ai créé les créatures afin d’être connu par elles“. De là, nous déduisons en tant que soufis, que tout acte créateur est un acte d’amour, et que cet Acte est une invitation à la Connaissance. L’amour se doit de nous amener à la Connaissance et la connaissance à l’Amour… C’est ainsi que l’on peut comprendre les merveilleuses paroles de Compassion qui nous sont rapportés de la part des Êtres Réalisés. Comme exemple, cette parole édifiante du Prophète Muhammad qui lors d’un séjour à Taîf, s’étant fait raillé par les gens de cette ville qui le chassèrent en lui jetant des pierres qui finirent par le blesser et lui faire couler son sang au niveau de ses jarrets ,se retournant vers eux, et posant sur ses détracteurs son regard de Miséricorde, s’adressant à la Présence Divine, il dit : « Pardonne leur, Mon Dieu car ils ne savent pas… »

Nous voyons là que cette compassion n’est pas une vertu surajoutée, mais plutôt le fruit d’une conscience donc d’une connaissance qu’a le Prophète sur ceux lui jette la pierre. On pourrait d’ailleurs très facilement comparer cet épisode avec celui de Jésus disant « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ! ». Juste par cette phrase, Jésus ouvrit la conscience de ceux qui était présent et leur permit de revenir vers eux même et ainsi de se connaître… De la même façon lors de cet épisode le prophète accompagné de quelques personnes se vit interroger « mais pourquoi, dis-tu cela Ô Envoyé de Dieu ? » Et il répondit « Il se peut qu’Allah fasse sortir de leur reins une descendance qui se consacrent au Seigneur et qui Le serviront ».

Aimer quelque chose n’est-ce vouloir se fondre en Elle, cette recherche de l’Unité toute inconsciente qu’elle soit, cet élan vers l’Autre doit nous mener à l’Unification à l’objet de notre Amour. Et la recherche de notre Origine, de la Source de la Vie est innée chez tous les êtres humains quel que soit notre cheminement, croyant ou non-croyant, nous ne faisons que chercher le Paradis perdu qui en réalité n’est autre que la Perfection Divine d’où nous procédons tous. Mais cette recherche peut se faire à travers des prismes qui sont autant d’objet d’amour : l’amour de la famille, de la patrie, être au service d’une cause etc.

On ne cesse d’aimer, et de chercher l’Unité même paradoxalement, en étant raciste par exemple, on voudrait que tout le monde soit comme nous ! Mais cette conscience limitée de la Réalité et de l’Unité divine ne satisfera jamais totalement notre âme car nous ne serons en Paix que lorsque nous serons enfin dans la Réalisation de l’Unité qui n’est autre chose qu’aimer toute la création, c’est comme si donc Amour et Connaissance n’était en final que les deux faces d’une même Réalité !

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Commentaires

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  1. Bonjour Cémwé… j’avoue ne pas vous comprendre. Je ne vois vraiment pas ce que vous voulez dire… j’ai peur de comprendre ceci : vous corrigez comme un professeur le fait avec un mauvais élève. Dans quel intérêt ? Cela apporterait quoi et à qui ? Cela avance à quoi ?

    Il est clair qu’un argument ne vaut que par sa pertinence, non par la valeur de sa source. L’argument d’autorité -telle personne l’a dit, donc c’est vrai, est insuffisant- n’est pas toujours acceptable. Il est nécessaire de considérer le contenu de ce qui est avancé et non seul le contenant pour qualifier l’argument de valable ou non.

    Alors, si vous voulez aller plus loin dans l’échange, je suis disponible… autrement la polémique ne m’intéresse nullement, car stérile.
    Les différences d’avis, opinons, point de vues sont de l’ordre des choses et il appartient à l’individu d’écouter la parole et de choisir ce qu’elle contient de meilleur.

    Belle journée Cémwé.

  2. Génial votre com NG merci.
    Jusqu’à récemment, la réponse à ce genre de questions était relativement simple, pour un homme, imaginer temps et espace dans un univers en expansion (*1*) « avant » le big bang n’a aucun sens, il en découle par conséquent que des questions comme qu’y avait-il « avant » la création ou encore où était-il ou enfin qui a créé le créateur n’ont pas plus de sens non plus.
    Des travaux récents nous renvoient vers encore plus d’humilité devant l’œuvre divine.
    Votre réponse à votre fils – Dieu vous garde tous les deux- me convient parfaitement et ce que vous lui avez dit « pour s’occuper de toi si un jour il m’appelle. », est tellement juste quand on se souvient de l’histoire du grand El Khidr encore plus savant que Moise lui-même ce qui n’est pas peu dire et qui a été envoyé en mission spéciale notamment pour eux… et pour cause… leur père était…
    وَأَمَّا الْجِدَارُ فَكَانَ لِغُلَامَيْنِ يَتِيمَيْنِ فِي الْمَدِينَةِ وَكَانَ تَحْتَهُ كَنزٌ لَّهُمَا وَكَانَ أَبُوهُمَا صَالِحًا فَأَرَادَ رَبُّكَ أَن يَبْلُغَا أَشُدَّهُمَا وَيَسْتَخْرِجَا كَنزَهُمَا رَحْمَةً مِّن رَّبِّكَ ۚ وَمَا فَعَلْتُهُ عَنْ أَمْرِي ۚ ذَٰلِكَ تَأْوِيلُ مَا لَمْ تَسْطِع عَّلَيْهِ صَبْرًا (82)
    [82] Pour ce qui est du mur, il appartenait à deux orphelins de la ville, et il recelait à sa base un trésor qui leur revenait. Comme leur père était un homme vertueux, le Seigneur, dans Sa bonté, a voulu qu’ils ne pussent le déterrer qu’à leur majorité. Je n’ai donc rien fait de mon propre chef. Voilà toute l’explication que tu n’as pas eu la patience d’attendre !»
    Enfin la fabuleuse fitra des enfants oui et qui me laisse à chaque fois admiratif. Ma fille à l’époque très jeune et sans que je lui ai rien appris de spécial là-dessus, n’a jamais pu tenir en place à se retrouver au milieu d’un groupe de femmes de la famille -qu’elle aime pourtant énormément et qui le lui rendent bien-, dès qu’elles commençaient à dire du mal d’untel ou d’untelle…
    (*1*)
    وَالسَّمَاءَ بَنَيْنَاهَا بِأَيْدٍ وَإِنَّا لَمُوسِعُونَ (47)
    « Le ciel, nous l’avons construit renforcé. En vérité nous l’étendons »
    Début de citation
    Le ciel, traduction du mot samâ’, n’est-ce pas précisément le monde en dehors de la Terre dont il s’agit ?
    Ce qui a été traduit par « nous l’étendons » est le participe présent pluriel mûsieûna du verbe awsaea qui signifie : élargir, étendre; rendre plus vaste, plus spacieux, lorsqu’il s’agit d’objets.
    Fin de citation

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