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Le voyage extérieur et intérieur

Qu’est-ce que cheminer ? Aller d’un point à un autre … Mais pour l’être humain, c’est parcourir sa propre réalité, aller à la recherche du trésor caché au fond de lui, comme Aladin qui ne peut entrer dans la caverne que grâce à son innocence, c’est en travaillant sur la sincérité de son intention que le cheminant, la cheminante enfilera les bottes de sept lieues qui pourront lui faire parcourir de grandes distances le temps d’un éclair. Cheminer pour qui ? Pourquoi ? Vers où ? Le souvenir de la patrie perdue, du paradis lointain, de la maison de Paix, de la plénitude éternelle et de la grande quiétude sont inscrits en nous, enfouis en notre âme comme un souvenir, une certitude, et c’est cette certitude d’avoir un jour été dans la Béatitude totale qui nous pousse à prendre le chemin, le chemin du retour qui mène vers la mère patrie. Le troisième principe de la voie soufie Naqshbandi qui compte 11 principes, est Safar dar Watân : Cela signifie voyager vers sa Patrie.

« Le chercheur voyage alors du monde de la création au monde du Créateur. Il est rapporté que le Prophète a dit, “Je vais à mon Seigneur d’un état à un état meilleur et d’une station à une station plus haute.” Il est dit que le chercheur doit voyager du Désir individuel au Désir de la Présence Divine.

L’Ordre Soufi Naqshbandi divise ce voyage en deux catégories. La première est le voyage extérieur et la deuxième est le voyage intérieur. Le voyageur doit voyager d’une terre à une autre à la recherche d’un guide parfait qui va le prendre et le diriger vers sa destination. Cela permet de se déplacer vers la deuxième catégorie, le voyage intérieur.

Le voyage intérieur exige que le chercheur quitte ses mauvaises manières, ses tendances égotiques  et les transforme en caractères louables, il doit extirper de son cœur tous les désirs temporels. Il sera élevé  alors d’un état d’être voilé à un état de témoin de la pure-Vérité. A ce moment-là, il ne voyagera plus de l’extérieur vers l’intérieur mais de l’intérieur vers L’Intérieur Al Batîn qui n’est autre qu’un des Noms de Dieu. Il purifiera son cœur, le rendant pur comme l’eau, transparent comme le cristal, poli comme un miroir, tout élément essentiel  pour sa vie quotidienne lui paraitra clairement, sans aucun besoin d’action extérieur de sa part. Dans son cœur apparaîtront tout qui est nécessaire pour sa vie et pour la vie de ceux qui vivent autour de lui. »

Ces quelques lignes nous décrivent le voyage de manière synthétique mais nous ne devons pas perdre de vue que c’est à chaque instant, chaque jour, dans chaque situation et même dans chaque détail que nous pouvons cheminer « Certes Dieu a prescrit l’excellence en toute chose… » Nous rappelle cette parole du Prophète. A chaque nouvelle étape du chemin, nous allons alors hériter d’une nouvelle connaissance, goûter à un nouveau bonheur mais le chemin est aussi parsemé  d’embûches que seul une détermination sans faille  nous permettra de lever et plus encore les difficultés rencontrées ne sont elles-mêmes que des circonstances que la Providence nous envoie  pour aller au-delà de nos limites. Celui qui chemine petit à petit se rendra compte qu’il est à la fois Le Chemin, Le cheminant et Le But…

Afin de cheminer dans la Paix et l’Amour apprenons à remercier chaque jour de manière consciente avec humilité pour tous les dons que le Ciel nous octroie et c’est à cet effet que la Prière Musulmane appelée Salât, cinq fois par jour nous enjoint à répéter Alhamdoulillah Rabbi al ‘Alamîn, Louange à Dieu, le Seigneur des Univers !

Publié avec l’accord de l’auteur

Source:   Regard Bouddhiste

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